Samedi 17 avril : De la sainte Vierge au samedi

Regina Coeli laetare alleluia ! Quia quem meruisti portare, alleluia ! Resurrexit sicut dixit, alleluia ! Ora pro nobis Deum, alleluia ! Antienne à la sainte Vierge pour les complies au temps pascal.

Reine du Ciel, réjouissez-vous, alléluia ! Car Celui que vous vous avez mérité de porter, alléluia ! Est ressuscité comme Il l’avait dit, alléluia ! Priez Dieu pour nous, alléluia !

L’histoire nous apprend que les chrétiens ont eu la dévotion aux joies de Marie, bien avant de penser à ses douleurs ! L’hymne ci-dessus date en effet du 12° siècle, et dés 1422 les franciscains inaugurèrent un chapelet des 7 allégresses de Marie. Ne nous y trompons pas, la vie de Marie qui pourtant marquée par la pauvreté et les peines, était aussi remplie de joie. Réjouis toi Marie! lui dit l’ange Gabriel ! Toutes les générations vous diront bienheureuse, précise Elisabeth. Mon âme exulte en Dieu mon Sauveur, ajoute Marie. On imagine aussi sans difficulté les joie de Marie lors de la Nativité, des visites des Mages et des bergers. De même lors de la Présentation au Temple, de la vie cachée et publique, et particulièrement à Pâques.

Pourquoi Marie était-elle profondément joyeuse ? Parce qu’Elle ne cherchait qu’à servir le Seigneur et voyait son Salut d’amour arriver sur cette terre. Si nous savions mettre nos désirs à ce niveau, ne trouverions nous pas, nous aussi, la joie profonde de la vie ?

Pratique : prendre nos décisions de la journée dans le but de plaire à Dieu

Vendredi 16 avril : De la férie

ce qui remporte la victoire sur le monde, c’est notre foi.Tiré de la liturgie du jour.

Une coutume de la liturgie au temps pascal est de se tenir debout pour la prière. Des anciens textes d’Église interdisaient même la position à genoux à cette période ! Cette attitude convient au baptisé puisqu’elle symbolise l’homme ressuscité, renouvelé par la grâce de Dieu. C’est l’attitude de la fierté chrétienne ! Cette attitude symbolise aussi celui qui attend, tout comme le chrétien est dans l’attente du retour du Seigneur à la fin des temps.

S’il est vrai de dire que nous sommes d’humbles pécheurs en quète de pardon, il est tout aussi vrai d’affirmer que nous sommes aussi des enfants de Dieu, d’une immense beauté, surtout si nous sommes ressuscités avec le Christ. Reste à savoir ce que nous en faisons de cette beauté et de cette dignité… Ce qui remporte la victoire sur le monde c’est notre foi ! clame saint Jean. Un leçon à méditer…

Pratique : A notre prochaine Messe, quand nous serons debout, souvenons-nous de ce que nous professons !

Jeudi 15 avril : De la férie

Pour les jours de férie prochains, parlons de la spiritualité propre au temps pascal ! Exultez en Dieu notre protecteur, jubilez en l’honneur du Dieu de Jacob. Tiré de la liturgie du jour.

Au temps pascal parlons d’abord de la joie ! Toutes les Messes du temps pascal sont remplies de joie : On multiplie les alléluias et les chants joyeux. L’Eglise veut nous voir heureux à la suite du grand mystère de Pâques que nous venons de fêter. Mais cette joie est-elle raisonnable ? Quand de partout les médias nous parlent d’épidémies, de crise, de drames, est-ce raisonnable de se réjouir? Certainement oui.

Parce que la résurrection du Seigneur n’est pas simplement un événement passé dont on se souvient, un anniversaire sympathique. C’est du présent et de l’actualité ! Jésus qui ressuscite, c’est le mal et la mort qui sont vaincus aujourd’hui encore. C’est donc une lumière pour nos vies difficiles, c’est de l’espérance qu’un monde nouveau et beau nous attend. Pourquoi ne pas d’avantage profiter de cet amour de Dieu si facile à trouver ? Ne négligeons pas cet immense réservoir d’amour au dessus de nos têtes, nous sommes accompagnés par le Seigneur sur les chemins difficiles de cette vie ! Prenons le chemin de son Royaume, la maison du Père. Revenons souvent à ce bonheur profond, et n’hésitons pas à le laisser transparaître…

Pratique: Soyons disponible aux autres

Mercredi 14 avril : Saint Justin

Less Juifs demandent des miracles, et les Grecs cherchent la sagesse ; mais nous, nous prêchons le Christ crucifié… Tiré de la liturgie du jour.

D’origine grecque, mais né en Palestine dans une famille païenne vers l’an 100, Justin chercha longtemps la vérité dans la philosophie. Mais un jour, suite à une rencontre avec un vénérable vieillard qui lui indique la sagesse chrétienne il se convertit et devient un fervent disciple du Christ. Il écrit alors de nombreux ouvrages ( des « apologies ») qu’il ne craindra pas d’adresser jusqu’à l’empereur… pour défendre la foi chrétienne et la répandre comme la vraie philosophie, la vraie sagesse de vie. Il tient une place particulière dans l’histoire de l’Eglise comme le plus grand des Pères apologistes du 2° siècle. Justin sera martyrisé par l’empereur Marc Aurèle vers 165.

Saint Justin entendit le vénérable vieillard lui dire : Prie avant tout pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, parce que personne ne peut voir et comprendre, si Dieu et son Christ ne lui accordent pas de comprendre. Et il chercha la vérité de tout son cœur. Aujourd’hui on crève d’entendre répéter sur tous les tons que le plus important est de tolérer toutes les opinions… Le plus important est bien plutôt de chercher la vérité d’un cœur sincère ! Que saint Justin nous guérisse. Qu’il nous donne un grand amour de la vérité, et un vrai enthousiasme pour la prêcher.

Pratique : Veiller à la vérité dans nos paroles

Mardi 13 avril : Saint Herménégilde

celui qui ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple.. tiré de l’évangile de la fête

Une foi et un courage impressionnants ! Saint Grégoire le Grand, ami de saint Léandre, nous a conservé, dans ses dialogues, le récit impressionnant de la vie et du martyr de saint Herménégilde : A l’époque ou tout le royaume Visigoth était infecté d’hérésie arienne, Herménégilde, fils du roi Léovigilde, fut converti à la foi catholique par saint Léandre, évêque de Séville. Son père lutta farouchement contre le choix de son fils. Il le fit mettre en prison comme rebelle à ses ordres. La persécution atteignit son sommet quand à l’occasion de Pâques il lui fit envoyer un évêque arien pour lui porter la communion. Herménégilde refusa énergiquement ce signe d’adhésion à l’Arianisme, et son père, rendu furieux, ordonna à ses soldats d’exécuter le désobéissant dans sa prison. C’était le 13 avril 585 à Séville. Des miracles se produisirent, juste après la mort du martyr, et son père regretta le mal commis. A la mort du roi, Récarède, son second fils, se convertit à la vraie foi avec tout son peuple.

On tremble à s’imaginer dans la position de saint Herménégilde… Que choisirait-on entre sauver sa peau et rester fidèle à son Dieu et à la vraie foi ? Quel destin ! Pourtant toute l’histoire de l’Eglise nous montre que ceux qui furent fidèle à Dieu, même au sacrifice de leur vie, avaient raison. Ils attirèrent des bénédictions merveilleuses sur leur temps et arrivèrent tout droit au Ciel ! Savons nous le prix de nos actes de courage et de fidélité ?

Pratique : Promettons d’être fidèle à ce que le Seigneur nous indiquera aujourd’hui

Lundi 12 avril : De la férie

Nous vous supplions, ô Dieu tout-puissant, de faire qu’après avoir achevé la célébration des fêtes pascales, nous retenions, au moyen de votre grâce, l’esprit de ces fêtes dans nos habitudes et dans notre vie. Oraison de la Messe du jour.

Nous venons d’achever la semaine sainte. La grande fête de Pâques a duré elle-même pendant toute une semaine, et on entre maintenant dans le temps pascal. Alors que le carême durait 40 jours, le temps pascal va nous occuper pendant 50 jours ! Manière de nous dire combien la religion catholique est vraiment une grande promesse de bonheur ! Pendant cette semaine la liturgie multiplie les alléluia joyeux et on se tient debout, plus qu’à toute autre période de l’année, car nous avons été renouvelés et embellis par la Résurrection de Jésus.

Que nous retenions, au moyen de votre grâce, l’esprit de ces fêtes dans nos habitudes et dans notre vie. Il s’agit maintenant de « transformer l’essai » comme on dit au Rugby. Pour cela attention à ne pas relâcher nos prières ou nos bonnes lectures ! Evidemment nous ne sommes plus en carême, mais ce serait tout de même absurde de ne pas profiter des progrès que nous avons accomplis, et ne pas faire durer le plus longtemps possible la joie qui nous habite ! C’est du Ciel que vient la joie la plus pure et la plus parfaite ! Enfin, comme le conseillait Mère Teresa, faisons quelque chose de beau pour Dieu ! Que pourrions nous faire de beau, de grand de généreux qui plaise vraiment au Seigneur ? Pas en idée, mais là où le Seigneur nous a placé… Il n’est pas interdit de rêver et de faire des merveilles, il faut juste essayer…

Pratique : Une résolution de Pâques

Dimanche 11 avril : 1er dimanche après Pâques

Approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais fidèle.Tiré de l’évangile du jour.

Le premier dimanche après Pâques est très riche. On l’appelle « in albis » pour rappeler que les nouveaux baptisés avaient déposés leurs vêtement blancs et participaient maintenant à la Messe comme « chrétiens adultes ! ». On l’appelle aussi le dimanche de la miséricorde depuis que Notre Seigneur, dans ses apparitions à sœur Faustine, demanda que ce dimanche fut consacré à fêter sa Miséricorde divine.

En ce dimanche, nous lisons le célèbre passage de l’apparition de Jésus aux apôtres et à saint Thomas. La plupart des lecteurs trouvent saint Thomas très sympathique et comprennent bien son doute… car il à l’air d’être un esprit fort et scientifique qui ne s’en laisse pas compter ! Cependant, soyons francs ! Bien sur que Thomas est sympathique, mais toute de même, il est un peu « gonflé » de réagir comme il le fait ! Les apôtres, devant lui, témoignent tous qu’ils ont vu Jésus ressuscité, mais lui, non seulement refuse de les croire, mais encore exige une apparition pour lui tout seul pour daigner croire ! Et le plus étonnant dans cette affaire, c’est que Jésus va s’exécuter, apparaître de nouveau le dimanche suivant et demander à saint Thomas de mettre sa main dans la plaie du côté ! Là, saint Thomas capitulera tout de même… et tombera à genoux aux pieds du maître, nous laissant une attestation de la Résurrection d’une force particulière !

Veillons sur notre foi, quelle chance c’est de savoir d’où nous venons, et où nous allons ! Quelle lumière pour notre vie ! Comme nous devrions veiller à la nourrir ! Et méfions nous de ce monde moderne corrosif et révolté qui demande de respecter tout le monde mais se moque ouvertement de la foi chrétienne !

Pratique : Récitons avec dévotion le « Je crois en Dieu », spécialement en ce jour !

Samedi 10 avril : Samedi in albis

il vît les linceuls posés à terre… Tiré de l’évangile du jour.

Il y a un temps pour tout ! nous dit le sage ecclésiaste dans la Bible. Pâques est la grande fête pour les nouveaux baptisés qui gardaient autrefois leur belle robe blanche toute la semaine de Pâques. Mais en ce samedi, ils la déposaient et, après la fête, ils entraient dans le combat quotidien de la vie chrétienne. Voilà pourquoi on appelle ce samedi, le samedi « in albis », le samedi où l’on déposait les vêtements blancs. Voilà aussi pourquoi l’évangile parle des vêtements de Jésus restés à terre après la Résurrection…

Nous aussi nous avons reçu la robe blanche le jour de notre baptême et le prêtre a prié pour nous en disant : Reçois cet habit blanc et porte-le sans tache devant le tribunal de Notre-Seigneur Jésus-Christ, afin que tu aies la vie éternelle ! Avons nous été fidèles ? La nuit de Pâques, nous avons, en quelque sorte repris notre habit blanc quand nous avons renouvelé les promesses de notre baptême. Mais maintenant le temps de la fête, bien nécessaire, est derrière nous. Nous devons maintenant reprendre, avec un courage nouveau, le combat de la vie chrétienne ! Une résolution s’impose pour tout chrétien en ce temps de Pâques. D’être soi-même apôtre ! La société chrétienne d’autrefois n’est pas arrivée toute seule. Des milliers de chrétiens ont prié, ont incité les païens et les indifférents à devenir chrétiens. Ils ont pratiqué la charité, ils ont mouillé leur chemise pour le royaume de Dieu, et nous ? Avons nous cherché à éclairer le voisin qui vient parfois nous visiter, le collègue de bureau qui nous raconte sa vie, la voisine qui expose ses ennuis ? Avons nous proposé nos services à notre curé ? Faisons nous la prière dans notre famille ? Réveillons nous ! Le temps de la fête est passé, le travail est devant nous !

Pratique : Une résolution apostolique

Vendredi 9 avril : Vendredi de Pâques

voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des siècles ! De l’évangile du jour.

Dans cette dernière apparition à ses apôtres, Jésus parle avec solennité, rappelant que tous les pouvoirs lui ont été donnés, et demandant aux apôtres de convertir rien moins que le monde entier ! Aucun risque de chômage dans le royaume de Dieu, ni même de travail à temps partiel, le boulot est considérable et jusqu’à la fin du monde !

Cependant la dernière promesse nous laisse un peu songeurs Voici que je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des siècles ! Mais nous connaissons un peu notre catéchisme… Après la Résurrection, il y a l’Ascension, donc le départ de Jésus vers son Père ! Jésus prendra du temps, le jeudi-saint pour expliquer à ses apôtres qu’Il va bientôt partir et même que là où Il va, ils ne peuvent venir… Et les apôtres seront même sincèrement attristés de voir combien Jésus désire les quitter pour retrouver le Père !

Jésus dit pourtant la vérité… Il va partir vers son Père et on ne le verra plus de nos yeux de chair. Cependant Il restera toujours présent parmi nous. Cette promesse est une des plus grandes richesses de notre Eglise. Nous savons que Jésus glorieux est là au milieu de nous, et qu’Il veille sur nous. Cette promesse s’est particulièrement accomplie à travers la sainte Hostie. Dans toutes nos églises, Jésus glorieux est là, les mains remplies de grâces pour celui qui veut bien venir les chercher… Ne le laissons nous pas trop souvent seul ?

Pratique : Visiter, au moins en esprit, Jésus présent dans le tabernacle.

Jeudi 8 avril : Jeudi de Pâques

Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Tiré de l’évangile du jour.

Beaucoup aiment les belles histoires d’amour, surtout celles qui se terminent bien… Alors que tous les romantiques profitent bien de l’évangile d’aujourd’hui qui raconte une belle histoire d’amour, toute surnaturelle, celle de sainte Marie Madeleine pour Jésus ! Là où les apôtres semblent réfléchir et se demander ce qu’est devenu le Corps de Jésus, là où les saintes femmes, vont nettoyer le Corps de Jésus, sainte Marie Madeleine, elle, reste au tombeau, en pleurant et souhaitant ardemment revoir ce corps du Seigneur qu’elle a tant aimé ! Saint Grégoire remarque même que les anges semblent ne pas l’intéresser plus que cela, puisqu’elle ne veut que son Maître ! Jésus, bien vivant, l’interpelle alors Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Mais c’est le Corps de son Seigneur qu’elle cherche ! Il ne comprends donc rien ce jardinier ? Mais le jardinier l’appelle alors par son prénom Myriam ! Et Marie Madeleine est ravie de revoir son maître, non plus dans son corps mort, mais bien vivant devant elle et elle réponds avec une grande affection. Rabbouni ! Petit Maître ! Et Jésus de répondre Va dire à mes frères que je monte vers mon Père !

Cette leçon est belle, ne trouvez vous pas ? Pour l’œuvre missionnaire, pour éclairer nos frères qui n’ont pas encore accepté de le message de Jésus ressuscité, Jésus ne cherche pas tant des gens doués, où des gens riches, non, Il veut des âmes remplies d’amour. Celles là seront rayonnante du monde surnaturel qu’elle veulent annoncer. Celles là seront fidèles dans les difficultés qu’on rencontrera toujours sur le chemin. Celles là seront toujours comprises et crues par ceux qui les verront. Pourquoi es-tu venue ici ? Demandait un jour un vieil africain malade à une sœur missionnaire qui le soignait dans sa pauvre case. Tu es jeune, tu es jolie, tu avais sans doute une famille une belle maison, pourquoi es tu venue ici ? Et la sœur de montrer le crucifix qu’elle portait en disant C’est à cause de Lui ! C’est à cause de mon Dieu dont tu vois ici l’image que je suis venue m’occuper de toi ! Le vrai amour est crédible…

Pratique : Se dévouer au cours de la journée.