Dimanche 19 août : 13° dimanche après la Pentecôte

Les neuf autres, où sont-ils ? Dans l’Evangile de ce jour, nous voyons dix lépreux s’approcher de Notre Seigneur, lequel les envoie se montrer aux prêtres, et les guérit sur le chemin. Mais un seul d’entre eux, samaritain de surcroit, rebrousse chemin pour remercier le Seigneur de la guérison obtenue… Beaucoup de commentateurs développent cet Évangile en expliquant que nous devons  apprendre à mieux remercier le Seigneur pour tous ses bienfaits. Cependant comment peut-on reprocher aux lépreux guéris de ne pas revenir sur leur pas puisque c’était le commandement de Jésus Lui-même ! Remarquez aussi qu’à l’époque du Christ, un lépreux n’était pas seulement quelqu’un atteint d’une terrible maladie, c’était socialement un exclu… En effet, la loi juive demandait qu’il ne soit pas admis dans la vie normale du Peuple élu tant qu’un prêtre n’avait pas dûment constaté la guérison de leur chair.

Ainsi il me semble comprendre que le Seigneur faisait découvrir à ces lépreux que l’amour de Dieu était bien plus grand que ce qu’ils croyaient et venait chercher les pauvres au delà de toute exclusion et toute loi. Un seul a compris que Dieu l’avait touché et aimé, tout lépreux qu’il était, et il est revenu… émerveillé ! Pour les autres, le Seigneur ne pouvait que dire : Où sont-ils? La même parole que Dieu disait en constatant la fuite d’Adam dans le jardin terrestre… Quand comprendrons nous que Dieu veut notre amour ? Combien de visites devra-t-Il nous faire pour que notre cœur lépreux, vaincu, ou plutôt guéri, lui donne l’amour qu’il attend et une vraie louange ? Tard je t’ai aimée, Beauté cachée! soupirait saint Augustin… Pour nous, ne perdons pas notre temps !

Pratique : Relire l’Évangile de ce dimanche

Samedi 18 août : de la sainte Vierge au samedi

Signum magnum apparuti in caelo, mulier amicta sole… Un grand signe apparut dans le Ciel, une femme revêtue du soleil…

La Messe de la fête de l’Assomption reprends la vision de saint Jean dans l’Apocalypse, du signe extraordinaire qu’il vit dans le Ciel : Une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de 12 étoiles… Lors de la dernière apparition de la sainte Vierge à Fatima, Lucie raconte que la sainte Vierge ouvrit les mains et un rayon de lumière partit alors le soleil. Le soleil alors en un instant se mit à danser dans le ciel, et une foule énorme assista au spectacle merveilleux. Tel est le signe que le Seigneur a voulu nous proposer au début du 20° siècle : Une femme, reine du Ciel et dont le cœur était plein de tendresse pour ses enfants ! Avons nous su l’accueillir et la prier profondément ?

Pratique : Durant tout l’octave de l’Assomption, soyons généreux à prier Marie

Vendredi 17 août : saint Hyacinthe

Saint Hyacinthe était polonais de Cracovie, il vécut au 13° siècle. Il était doué dans les études et parvint au poste respecté de chanoine de la cathédrale. Mais il fut alors touché par la forte prédication de saint Dominique et les miracles qu’il accomplissait, il quitta donc sa charge et reçut l’habit des frères prêcheurs des mains même de saint Dominique. Plus tard, de retour dans son pays comme dominicain, son zèle le fit fonder plusieurs couvent de son ordre. Le bréviaire rapporte de lui qu’un jour où il voulait se rendre à Visegrad pour y prêcher, il fut arrêté par le fleuve Vistule qu’il ne pouvait absolument pas franchir, aucun bateau n’osant s’aventurer sur le fleuve en crue. Hyacinthe, dans un élan de foi étendit son manteau sur les eaux et traversa la fleuve avec ses compagnons ! Il mourut le 15 août 1257, après avoir récité son bréviaire, et spécialement le passage qui disait : Seigneur, entre vos mains je remets mon esprit… Son tombeau se trouve à Cracovie.

Saint Hyacinthe sut faire le sacrifice d’une vie aisée et respectée quand il vit l’exemple magnifique de saint Dominique. La beauté du Royaume de Dieu est toujours aussi puissante pour entrainer les âmes, mais savons nous la montrer à tous ceux qui ne croient pas ?

Pratique : Fleurir ou décorer une image pieuse qui certainement trône chez nous.

Jeudi 16 août : saint Joachim

Sous le nom de saint Joachim, nous fêtons le père de la bienheureuse Vierge Marie. Sa fête, célébrée très tôt en Orient, et plus tardivement en occident, a beaucoup voyagé dans le calendrier liturgique : j’ai trouvé au moins 7 jours différents de célébration selon les églises et les temps !

Nous ne savons rien de sa vie, mais la piété populaire s’est emparée rapidement de sa personne ; on remarquera avec intérêt que des écrits apocryphes indiquent qu’il était d’une grande générosité, divisant en trois ses revenus : une partie pour lui-même, une partie pour les pauvres, et une partie pour le Temple !

En plus de cette générosité qui lui est attribuée, la liturgie insiste surtout sur sa descendance prestigieuse : Père de la sainte Vierge et grand-père de l’Enfant-Jésus, ce n’est tout de même pas rien, vous en conviendrez aisément..  A rebours de ce monde où règne l’égoïsme, l’exemple de saint Joachim nous pousse au sacrifice pour les générations à venir.               Sachons leur enseigner la plus grande des richesses : la générosité !

Pratique : Un don pour une œuvre d’Eglise.

Mercredi 15 août : Fête de l’Assomption

Nous sommes le jeudi 25 mars 1858, Bernadette Soubirous, une enfant, remonte en courant depuis les berges du Gave. Voilà plusieurs semaines qu’elle voit une belle dame et souvent elle lui a demandé : Madame, qui êtes-vous? Aujourd’hui elle sait la réponse : la dame si bonne est l’Immaculée-Conception, la Mère de Dieu descendue du Ciel pour réveiller ses enfants et répandre les bénédictions de Dieu sur cette terre ! Dans le monde entier va se répandre la nouvelle, non seulement Marie est au Ciel, mais elle continue de s’occuper de ses enfants…

Quand le Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, proclame solennellement le dogme de l’Assomption de la sainte Vierge Marie au Ciel, il définit précisément que Marie est montée au Ciel avec son corps et son âme. Mais cela indique bien plus : Marie est auprès du Seigneur pour prier pour le monde entier, une mère dans le Ciel veille sur nous ! Ne craignons pas de prier notre mère souvent, Elle nous entend et nous aime ! Ne craignons pas de parler d’Elle à ceux qui ne croient pas, qu’il entendent au moins une fois dans leur vie qu’ils ont une mère au Ciel. Ne craignons pas de fêter particulièrement les nombreuses fêtes de Marie que nous donne la liturgie, la sainte Vierge y est très sensible !

Pratique : Pourquoi ne pas dire le Rosaire en ce beau jour ?

Mardi 14 août : Vigile de l’Assomption

Assumpta est Maria in caelo, gaudent angeli ! Marie a été prise dans le Ciel, les anges se réjouissent! (Antienne des vêpres de l’Assomption)

L’Assomption est une fête particulièrement joyeuse, et si les anges se réjouissent du spectacle, les hommes devraient exulter plus encore ! En effet, sur cette terre, on voit de la joie chez les hommes quand leur club gagne ou quand un compatriote remporte une médaille d’or. Un peu de la gloire des vainqueurs retombe alors sur ceux qui leur sont proches. Mais quelle joie et quelle fierté pour nous, quand nous voyons la Vierge Marie monter au Ciel ! La petite fille de notre terre, si semblable à nous mêmes, triomphe merveilleusement, jour de gloire pour nous tous… Et si Elle a pu entrer dans ce lieu de bonheur, nous pourrons nous aussi, à sa suite, y pénétrer un jour !

Demandons à Marie qu’elle nous montre le chemin du paradis, vers la maison du Père, aujourd’hui aussi maison de notre Mère !

Pratique : Pensons à nous confesser avant l’Assomption

Lundi 13 août : De la férie

… prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets.  C’est par ces mots que le pieux roi Louis XIII consacra la France à la très sainte Vierge Marie, le 10 février 1638. Le 15 août devenait alors la fête patronale de la France, et l’on devait relire publiquement chaque 15 août le texte de cette consécration. Cette consécration nous engage toujours aujourd’hui, et la France demeure, d’une manière spéciale, la « terre de sainte Marie » et devrait veiller à garder une grande dévotion envers elle…

Du coté de la sainte Vierge, cette consécration a été clairement acceptée, puisque la sainte Vierge multipliera les apparitions sur le sol de notre pays : Le Laus, la rue du Bac à Paris, Lourdes, La Salette, Pontmain, L’île-Bouchard… La Vierge est venue avertir ses enfants si souvent turbulents et oublieux de leurs promesses… Mais l’avons nous écoutée ? Avons nous gardé la dévotion de nos pères? Pour ce 15 août qui s’approche, veillons à nous consacrer particulièrement à Marie, ou à renouveler cette consécration si nous l’avions déjà faite.

Pratique : Préparer notre consécration du 15 août par un renouvellement de la prière à Marie.

Dimanche 12 août : 12° dimanche après la Pentecôte

D’après les récits authentiques, lors de la huitième apparition de Lourdes, le 24 février 1858, la Vierge Marie regarde la foule qui entoure la grotte, son visage devient triste et elle dit à Bernadette : Vous prierez Dieu pour les pécheurs…

La parabole du bon Samaritain nous enseigne un peu la même chose que la Vierge à Lourdes : N’est-il pas triste de vivre dans ce monde rempli de blessures et de péchés ? Comme ces blessures données par les brigands pour le pauvres voyageurs… Comme ces péchés du Prêtre et du Lévite, ces indifférents devant la misère des autres… Mais au milieu de ces tristesses existe aussi des manifestations de bonté, de tendresse, de prière. Comme ce samaritain, personnage mal vu, qui montre pourtant un si grand amour de celui qui souffre… Selon la belle parole du Père Eloi Leclerc, notre vie ici bas est partagée en l’exil et la tendresse. Qu’est-ce qui l’emportera dans nos cœurs ?

Les Pères de l’Église voyaient en ce samaritain une image de Jésus-Christ, qui est venu d’auprès du Père, subissant la persécution, pour soigner l’humanité malade, la confier à l’Église en attendant son retour… Notre Seigneur a répandu dans ce monde ce nouveau souffle de tendresse ; Il nous a confié aussi le soin de continuer sa mission…

Pratique : Ne blesser personne aujourd’hui

Samedi 11 août : de la sainte Vierge au samedi

Profitons des jours de férie à venir pour nous préparer à la grande fête de l’Assomption. Le saint Curé d’Ars disait qu’un prêtre ne devrait pas penser à sa mère sans pleurer ! Il savait combien chacun reçoit du dévouement de sa mère et de son père… Sa propre mère, Marie Béluse, femme exemplaire et pieuse, avait toujours compris et soutenu la vocation de son fils.

Cette piété filiale est, selon les théologiens, une des grandes raisons de l’Assomption de Marie au ciel en corps et en âme. Le Seigneur Jésus avait voulu sa mère Immaculée, celle-ci L’avait porté et élevé, avait donné toute sa vie pour son Fils jusqu’à souffrir le glaive de douleur de la Passion… Comment alors Jésus aurait-il pu laisser le corps de sa mère connaître la corruption du tombeau ? Il ne pouvait en être question ! Marie devait rejoindre son Fils avec son corps et son âme pour être récompensée de tout ce qu’elle avait fait…

Et nous qui allons fêter dans quelques jours notre Mère couronnée au Ciel, n’oublions pas la piété filiale que nous devons à nos parents ! On voit aujourd’hui si peu d’amour et de respect des anciens, que les croyants devraient veiller à être exemplaire sur ce point.

Pratique : Une prière pour nos parents

Vendredi 10 août : saint Laurent

La fête de saint Laurent était la deuxième solennité romaine après celle les apôtres saint Pierre et saint Paul, et de nombreuses églises de Rome lui sont dédiées. Laurent vécut au 3° siècle. Premier diacre du Pape Sixte II, il avait pour charge l’administration des biens de l’Église romaine, ce qui était un poste d’importance considérable (beaucoup de premiers diacres devinrent Papes au cours de l’histoire). Il fut mis à mort pendant la persécution de l’empereur Valérien (253-260) qui recherchait particulièrement à éliminer les membres de la hiérarchie sacerdotale et cherchait aussi à récupérer l’argent de l’Église. Son martyr très impressionnant est relaté par des sources très anciennes et marquera des générations de chrétiens : Laurent fut arrêté et pendant sa captivité il convertit à la foi son gardien saint Hippolyte. Le préfet de Rome lui demanda alors de donner les biens de l’Église. Celui-ci demanda deux jours pour les apporter et il vint avec la troupe des pauvres et des malades auxquels il avait tout distribué et il dit : voilà les trésors de l’Église ! Il fut alors torturé et brulé sur un grill ardent, et il raillait ses bourreaux en disant : Tu peux me tourner maintenant, mon corps est assez cuit de ce coté ! plus tard il ajouta : Me voici enfin suffisamment cuit, tu peux manger ! puis il se tourna vers le Seigneur en rendant grâces : Je vous remercie, Seigneur de m’avoir admis à votre porte ! et il rendit l’esprit. Sur son tombeau s’élève une des sept basiliques patriarcales de Rome : la basilique saint Vincent hors-les-murs.

Il ne nous est habituellement pas demandé des sacrifices aussi grands qu’à saint Laurent, mais veillons au moins à garder le sourire, même dans les moments pénibles…

Pratique : La paix et la bonne humeur en tous temps