Quand Jésus guérit l’aveugle-né à la piscine de Siloé, ce fut un choc dans tout Jérusalem. Les pharisiens interrogèrent alors l’homme guéri par deux fois. Comment cette guérison était elle possible ? L’autre leur répondit avec tranquillité Ce que je sais, c’est que j’étais aveugle et maintenant je vois ! et il ajouta que pour lui, il croyait en cet homme. Du coup les pharisiens l’injurièrent et le chassèrent de la synagogue… Voilà bien le danger du vice de la colère ; on en perd son jugement ! Du coup on perd toute paix intérieure, on devient injuste dans ses décisions, on persécute son entourage, on peut même en arriver à la haine et la violence comme ces pharisiens qui se débarrassèrent de Jésus sans trop d’état d’âme… Que de misères ! Pas d’autres solutions que la maîtrise de soi, si l’on veut éviter une vie marquée par l’injustice et espérer grandir un peu en sagesse. Les apôtres Jacques et Jean avaient été surnommé par Jésus Boanergès, les fils du tonnerre ! C’est vous dire leur tempérament ! Ils ont du bien travailler là dessus car, au moins pour saint Jean la bonté de ses lettres est vraiment remarquable. Donc on devrait pouvoir y arriver aussi…
