Ils lui disaient de se taire, mais lui criait de plus belle !
J’avoue que les cours de catéchisme m’amusent souvent, les enfants découvrent la vérité avec tellement de naïveté ! Par exemple à chaque retour de vacances je leur pose la question : J’espère que vous n’avez pas oublié de faire votre prière le matin et le soir ? Et il y en a toujours l’un ou l’autre qui reconnaît avec simplicité : Moi j’ai oublié ! Et je lui dit alors : Tu as oublié ? Mais est ce que tu as aussi oublié de manger un repas ? Il me répond non, évidemment… Et je lui dit alors : Tiens c’est curieux on oublie facilement le bon Dieu mais on n’oublie pas son ventre ! Ils me regardent alors avec stupéfaction pensant que je dois être un grand sage pour faire des remarques aussi profondes ! Quelque part cette leçon est aussi celle de l’Evangile d’aujourd’hui avec cet aveugle qui crie de toutes ses forces pour que Jésus le guérisse. Il s’en moque qu’on lui crie dessus, qu’on lui demande de se taire, il veut vraiment guérir ! Mais est ce que nous voulons aimer le bon Dieu et changer nos défauts autant que celui ci a envie de guérir ? Pas vraiment, avouons le humblement… Voilà notre pauvre cœur qu’il faudrait faire progresser… Et le carême est là pour cela. Soyons prêt à faire des efforts ! Crions à Dieu un peu plus fort pour qu’il nous guérisse !
