Je ne peux m’empêcher de revenir sur le saint d’hier, qu’on n’a pas pu fêter à cause du dimanche qui prime toujours. Jean Gualbert était un noble Florentin du début du 11° siècle. Il a la foi depuis son enfance, mais les facilités et plaisirs de la vie l’ont porté à une vie clairement relâchée et surtout, à Florence, en recherche de pouvoir, comme beaucoup de jeunes nobles. Et voilà que dans une de ces querelles pour le pouvoir son propre frère Hugues est tué. Fou de douleur Jean se promet de se venger. Et, le jour du vendredi saint 1016 il croise providentiellement le meurtrier de son frères dans un chemin étroit. Jean est avec ses amis, l’autre presque seul. il dégaine son épée pour le tuer. Mais l’autre, qui n’a pas d’épée, se met à genoux les bras en croix et lui demande pardon au nom du Christ. Quelle tension dans le cœur de notre saint, d’un coté la foi qui ne l’a pas quitté lui montre le Christ mourant en Croix, de l’autre la mort de son frère. Après un instant, à la stupéfaction de ses compagnons, il prend l’autre dans les bras et lui pardonne. Un peu plus loin, encore tremblant de l’immense effort qu’il vient de faire, il entre dans une église, et là il voit le crucifix bouger et incliner doucement la tête vers lui. Un peu comme si Jésus lui disait, moi aussi je te pardonne tes péchés ! Du coup il renonce au monde et devient moine bénédictin. Il fondera même une branche de cet ordre, l’ordre de Vallombreuse. Il mourra le 12 juillet 1073, et reste pour toute l’Eglise un exemple de la bénédiction que fait descendre du Ciel un pardon donné du fond du cœur.
Pratique : Pardonner à ceux qui nous ont offensés
