Vendredi 21 octobre : De la férie

Il devra dire beaucoup de chapelets ! (Parole de la sainte Vierge au petit François)

Lors de la première apparitions à Fatima, deux sentiments se mélangent. D’un coté l’émerveillement devant la beauté du Ciel. Nous vîmes, sur un petit chêne-vert, une Dame, toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil, irradiant une lumière plus claire et plus intense qu’un verre de cristal rempli d’eau cristalline traversé par les rayons du soleil le plus ardent… Raconte sœur Lucie. Oh la belle Dame ! Ne cessaient de répéter les deux autres, Jacinthe et François. Tous ils mettaient plusieurs heures à se remettre de la splendeur qu’ils avaient contemplée. Comme ce serait bien si nous retrouvions les yeux et la foi d’un enfant pour croire au Ciel ! Mais l’autre sentiment est moins idyllique, c’est la surprise devant l’exigence que le Ciel nous impose ! Contrairement à ce qu’on entend dans la majorité des enterrements, aller au Ciel ne va pas de soi. Il faut gagner, par ses bonnes actions, l’entrée dans cette terre bénie ! Ainsi quand Lucie interroge la sainte Vierge sur le sors d’Amélia, morte peu de temps auparavant, elle répond qu’Amélia devra être purifiée longtemps avant d’y entrer. Et même François, le petit voyant rêveur se voit imposé une condition : Il devra dire beaucoup de chapelets !

Chacun a son chemin, et ce qui est demandé à l’un ne le sera peut-être pas à l’autre. Qu’est ce que le Ciel attend de moi pour entrer un jour dans la vraie vie ? Certainement de la bonne volonté… Ne croyez vous pas qu’on pourrait en faire un peu plus ?

Pratique : Demandons quotidiennement au Seigneur d’aller un jour au Paradis.

Jeudi 20 octobre : Saint Jean de Kenty

la foi, sans les oeuvres est morte en elle-même.. Tiré de la liturgie du jour.

Jean naquit dans le village de Kenty, près de Cracovie, en Pologne. Enfant doux et pieux, il se révéla rapidement aussi très doué pour les études. Il étudia la philosophie et la théologie à l’université de Cracovie et devint professeur de cette même université. Ses cours de théologie enflammaient leurs auditeurs de l’amour de la foi catholique. Bientôt prêtre, il fut un temps curé de paroisse, mais angoissé par la responsabilité du salut des âmes, il renonça bientôt à cette charge pour retourner enseigner. Dans le temps que lui laissaient ses études, il s’adonnait à la prière et au secours du prochain, particulièrement les pauvres. Un épisode de sa vie nous montre la grande simplicité de cœur à laquelle il était parvenu : sur le chemin d’un pèlerinage à Rome, des voleurs le dévalisèrent, et comme il attestait ne plus rien avoir, ils le quittèrent. Mais bientôt il se souvint de pièces d’or qu’il avait encore, cousues dans son vêtement. Il rappela alors les voleurs en criant. Ceux-ci, stupéfaits de sa franchise, lui rendirent instantanément tous ses biens ! Décédé le soir de Noël, le 24 décembre 1473, Jean de Kenty est l’un des patrons de la Pologne et de la Lituanie.

A travers les épisodes de sa vie, on devine en Saint Jean de Kenty, une personnalité très savante mais restée très simple. Il sut unir une science brillante et profonde avec la pratique fervente du bien. Qu’il nous aide à ne négliger ni l’étude de la foi, ni la bonté que le Seigneur nous a demandé !

Pratique : Surveillons aujourd’hui nos paroles qu’elles soient vraies et charitables !

Mercredi 19 octobre : Saint Pierre d’Alcantara

J’ai renoncé à toutes choses, les regardant comme des ordures, afin de gagner le Christ ! Tiré de la liturgie du jour.

C’est un saint un peu effrayant par sa pénitence que nous fêtons aujourd’hui ! De son nom d’origine, Pierre Garavito, il naquit à Alcantara, en Espagne, l’an 1499. Après une enfance admirable, il entra à l’âge de 16 ans dans l’ordre des Franciscains. Il se révéla un grand prédicateur qui faisait fondre en larmes de repentir ceux qui venaient l’écouter. Cherchant la perfection, il sera le fondateur d’une réforme franciscaine près de Pedrosa en Espagne, réforme dont les pénitences nous font frémir aujourd’hui : cellules minuscules, jeûne rigoureux, etc. Saint Pierre d’Alcantara pratiqua lui-même la pénitence à des niveaux extrêmes. Pour ne donner qu’un exemple, il ne dormait habituellement qu’une heure et demie par nuit ! Le Seigneur manifesta sa grande sainteté à travers des grâces mystiques exceptionnelles et des miracles, comme ce jour où ses frères le virent un long moment élevé en l’air et brillant d’une forte lumière… Il fut le conseiller de sainte Thérèse d’Avila, qui eut la faveur de la vision de son entrée et aussi de l’entendre dire : O bienheureuse pénitence, qui m’a valu une si grande gloire ! Il mourut le 18 octobre 1562 à l’âge de 63 ans.

N’essayons pas de faire la compétition avec saint Pierre d’Alcantara pour la pénitence, nous avons perdu d’avance ! Mais demandons lui d’avoir l’esprit de pénitence, de savoir sacrifier régulièrement quelques facilités de nos vies, pour que nos âmes soient ferventes !

Pratique : quelques sacrifices aujourd’hui ?

Lundi 17 octobre : Sainte Marguerite-Marie

Seigneur, vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, …vous les avez révélées aux petits. Tiré de l’évangile du jour.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque naquit à Vérosve, en Bourgogne, le 22 juillet 1647. C’est une enfant pieuse, brûlant d’amour pour Dieu dans l’Eucharistie et pour la sainte Vierge Marie, ce qui la mena, toute jeune, à faire l’offrande à Dieu de sa virginité. En 1671, elle entre dans l’ordre de la Visitation a Paray-le-Monial, un monastère réputé très fervent ! Elle y reçoit de nombreuses grâces mystiques, spécialement la vision du Sacré-Cœur, qui a tant aimé les hommes et n’en reçoit pour récompense qu’ingratitude et mépris… Marguerite sera chargée par le Seigneur de répandre cette dévotion dans toute l’Eglise, aidée du Père de la Colombière. Elle eut beaucoup à souffrir de ses supérieures du fait de la mission que le Seigneur lui avait donnée, mais eut la joie de voir le bien immense que cette dévotion obtiendra dans l’Eglise, selon la promesse du Seigneur. Elle mourut à 43 ans, le 17 octobre de l’an 1690.

L’histoire de sainte Marguerite Marie peut paraître un peu idyllique ! Une jeune fille pure qui s’offre au Seigneur dés son enfance… Mais c’est une vie difficile qu’elle va connaître avec ses rudes combats en priant, en obéissant, en vivant dans la pauvreté et la chasteté. L’Eglise enseigne que ce combat de la vie religieuse est vraiment fécond pour le monde entier. Et c’est par cette petite religieuse que tout son époque sera renouvelée par la dévotion au Sacré Cœur ! A notre place, prenons part au combat pour l’amour de Dieu et des autres !

Pratique : Soyons toujours fidèles à notre chapelet.

Dimanche 16 octobre : 19° dimanche après la Pentecôte

Les noces sont prêtes, mais ceux qui avaient été invités n’en étaient pas dignes. De l’évangile du jour.

Dans le fond, l’histoire que Jésus nous raconte aujourd’hui dans l’Evangile est un peu triste… C’est l’histoire d’un roi pitoyable qui malgré sa puissance n’arrive pas à se faire aimer de ses concitoyens… Quand il envoie des invitations en bonne et due forme, ses amis trouvent des excuses pour ne pas venir. Et quand il va finalement chercher tous les vagabonds et errants du pays, il arrive bien à remplir sa salle de noces, mais il s’en trouvent encore qui ne se donnent même pas la peine de passer la robe nuptiale de rigueur…

Ce roi pitoyable, c’est Dieu ! Dieu qui ne cesse d’appeler ses enfants à venir près de Lui et n’est jamais rebuté par leur ingratitude. Dieu qui s’est manifesté à nous dans la douceur d’un enfant le soir de Noël, dans l’humilité d’un condamné sur la Croix, et sous l’aspect fragile de son Église. Dieu qui espère toujours, après 2000 ans d’histoire de l’Église, que les hommes vont se tourner vers son amour… La petite carmélite sainte Marie Madeleine de Pazzi avait compris cela et elle courrait le soir dans les couloirs de son couvent en criant l’Amour n’est pas aimé ! Espérons que la lecture de cette parabole remplisse notre cœur de honte. Honte de ne pas assez aimer Dieu, honte de négliger le travail pour son Royaume, honte surtout de gaspiller les grâces et les invitations qu’il nous donne quasiment tous les jours au fond de nos âmes !

Pratique : écouter les bonnes inspirations pendant notre journée

Samedi 15 octobre : Sainte Thérèse d’Avila

Seigneur, je suis une fille de l’Eglise ! Dernières paroles de sainte Thérèse d’Avila

Sainte Thérèse marquera son siècle et toute l’histoire de l’Eglise ! Thérèse de Cepeda y Ahumada, que les Espagnols appellent « la grande » naquit à Avila, en Espagne, l’an 1515 (et oui, ce n’est pas que la date de la bataille de Marignan…). Sa famille était noble, et son cœur ne l’était pas moins : à l’âge de 7 ans, elle fugua de chez elle dans le but d’aller chez les Maures y subir le martyre pour le Christ ! Je veux voir Dieu ! déclara-t-elle à son oncle qui la ramenait chez elle et voulait connaître la raison de son escapade… A l’adolescence, la lecture de romans de chevalerie profanes enflamme son caractère passionné et elle tombe alors dans la mondanité. A l’âge de 20 ans, elle se décide tout de même d’entrer au monastère de l’Incarnation d’Avila, mais elle passera de nombreuses années oscillant entre la ferveur et la tiédeur, d’autant que la règle y était assez relâchée. Elle a 39 ans lorsqu’elle a une vision du Seigneur souffrant dans sa Passion ; elle se convertit définitivement et envisage alors une forme de vie plus donnée. Elle fonde 6 ans plus tard le premier Carmel réformé, qui connaît un grand succès, puis bientôt elle en fondera 34 autres dans toute l’Espagne, au prix d’une générosité incroyable ! Thérèse recevra de grandes grâces mystiques, et écrira, à partir de son expérience spirituelle, des ouvrages réputés parmi les plus remarquables jamais écrits, et qui lui valurent le titre de Docteur de l’Eglise. Elle meurt le 4 octobre 1582 à Alba de Tormès, en proclamant qu’elle est fille de l’Eglise.

De son vivant sainte Thérèse d’Avila charmait tout le le monde, et encore après sa mort elle plut à des générations de chrétiens ! Comme quoi la loi de l’Evangile suivie avec perfection ne retire rien de nos qualités, et les fait même briller tout particulièrement !

Pratique : Prenons un temps de méditation devant Dieu

Vendredi 14 octobre : Saint Calixte

J’exhorte les anciens qui sont parmi vous… : Devenez les modèles du troupeau. De la liturgie du jour

Saint Calixte eut une vraie vie de roman ! Né vers 155, esclave et descendant d’une famille grecque installée à Rome (« Calixte » vient du grec et signifie : « le plus beau »), Calixte fut baptisé au début de sa vie d’adulte. Il était une sorte de banquier et fit banqueroute, ajouté au fait qu’il perturba la réunion d’une synagogue, cela lui valut d’être condamné aux mines de Sardaigne pendant 3 ans… Libéré puis affranchi, il fut remarqué par le Pape Zéphirin qui en fit son archidiacre et auquel il succédera en 217. Calixte devint alors un bon pasteur, fondant un cimetière près des catacombes, établissant une église en l’honneur de la Vierge Marie dans le quartier du Transtevere, et décidant d’accepter à la pénitence les pécheurs quelques soient leurs péchés (Il eut, notamment à cause de cela, à supporter la jalousie tenace et la persécution de l’antipape Hippolyte qui finit martyr lui aussi…). Il fut martyrisé lors d’une émeute antichrétienne le 28 septembre 222, son corps repose dans la basilique sainte Marie du Transtevere.

Est-ce à cause de son histoire tumultueuse que saint Calixte était porté au pardon ? Sans doute, car celui à qui on pardonne beaucoup aime beaucoup dira Jésus Lui-même… En tous cas son histoire rappelle de manière éclatante que, quelles que soient nos fautes, celui qui se convertit vraiment du fond du cœur est accueilli à bras grands ouverts par Dieu et dans son Église, la maison de la miséricorde !

Pratique : Pardonnons du fond du cœur à ceux qui nous ont offensés.

Jeudi 13 octobre : Saint Edouard

Que nous l’honorions sur la terre de manière à mériter de régner avec lui dans les cieux. Tiré de la liturgie du jour.

Il y deux saint Edouard dans l’histoire d’Angleterre ; nous fêtons aujourd’hui le second, surnommé le confesseur, petit-fils du premier qui fut roi et martyr. Notre saint Edouard vécut de l’an 1002 à l’an 1066. La première partie de sa vie fut agitée ! Il dut vivre en exil du fait des violentes batailles fomentées par les Danois qui cherchaient à le tuer pour s’emparer du pouvoir royal. Au milieu de ce monde violent, Edouard étonnait par sa piété et sa douceur. Passant de longs moments à prier, aimant la compagnie des hommes de Dieu, il disait préférer renoncer au trône plutôt que de devoir l’obtenir dans les carnages et le sang ! Appelé au trône à 35 ans, il rétablit tout à la fois la concorde, la foi, et la prospérité du royaume ! Il était appelé le père des orphelins et des indigents, et avait une immense dévotion envers l’évangéliste saint Jean. Saint Jean apparut un jour à un groupe de pèlerins anglais en leur disant : Portez cet anneau au roi ; c’est lui qui me l’a donné un jour que je lui demandai l’aumône en habit de pèlerin ; dites-lui que, dans six mois, je le visiterai et le mènerai avec moi à la suite de l’Agneau sans tache. Edouard mourut à la date annoncée par l’Evangéliste : le 6 janvier 1066.

Sa grande douceur et son amour pour la prière indique que saint Edouard était plus du Ciel que de la terre. C’est ainsi que ses grands amis était saint Jean, un saint du Paradis. Que saint Edouard nous apprenne le bonheur céleste que donne la dévotion aux saints ! Pour notre plus grand bienfait spirituel…

Pratique : Aujourd’hui nous veillerons à éviter toute colère.

Mercredi 12 octobre : De la férie

Nous vous supplions, Seigneur, de garder votre famille par l’assistance continuelle de votre bonté, afin que, par votre protection, elle soit délivrée de toute adversité et qu’elle soit fervente dans la pratique des bonnes œuvres, pour la gloire de votre nom. Tiré de la liturgie du jour.

E la mia spada ! C’est mon épée ! C’est ainsi que le Padre Pio appelait son rosaire, et il le brandissait fièrement ! Sans doute connaissait-il l’histoire de Lépante de 1571 où, suite aux prières ferventes des confréries du rosaire, la flotte chrétienne fut miraculeusement avantagée, et put remporter la victoire contre les envahisseurs. Peut-être avait-il aussi entendu parler de la victoire de Petrovaradin en 1716 contre les turcs. Victoire que le Pape Clément XI attribua à la ferveur, là encore, des confrères du Rosaire qui avaient prié publiquement par milliers. Mais plus que tout, parce qu’il priait lui-même le rosaire, il savait les merveilles de victoire qu’il peut nous obtenir ! Ainsi quand il entendait parler d’une détresse, d’une souffrance, ou d’un pécheur endurci, il prenait son rosaire et priait la sainte Vierge de venir une nouvelle fois en aide aux pauvres hommes ! Qui saura dire les milliers de grâces qu’il a ainsi fait descendre sur les misères de notre terre ?

Mais, au fait, s’il brandissait ainsi son fameux rosaire, son épée, devant ses visiteurs, ce n’était pas seulement pour dire qu’il priait pour eux, mais pour les encourager à entrer eux même dans l’armée sainte des priants du rosaire ! Hier comme aujourd’hui on embauche ! De nombreuses misères sont encore à porter !

Pratique : Prions notre chapelet fidèlement en ce mois.

Mardi 11 octobre : Fête de la Maternité de la Vierge Marie

Bienheureux le sein de la Vierge Marie, qui a porté le Fils du Père éternel ! Tiré de la liturgie du jour

Nous sommes aujourd’hui bien loin des discussions passionnées du Concile d’Ephèse, en 431, qui aboutirent à la condamnation de Nestorius, et pourtant ce Concile nous donna une définition très importante pour toute l’histoire de l’Eglise… Pour affirmer précisément que Jésus était à la fois Dieu et homme, les Pères du Concile (je parle bien de celui d’Ephèse…) définirent que Marie était la Theotokos, Celle qui a enfanté Celui qui est Dieu. On exprimait ainsi parfaitement qui était Jésus, et on se mettait à dire des choses merveilleuses sur Marie ! A la suite de cette définition, ce fut une explosion de joie dans Ephèse, et les fidèles, raconte-t-on, raccompagnèrent les évêques en cortège jusqu’à leur demeure, avec des flambeaux ! Et peu après, dans toute la chrétienté, ce fut une explosion de dévotion mariale, et l’on construisit de nombreuses églises dédiées à la Mère de Dieu. En souvenir de ce Concile, le Pape Pie XI en 1931, 1500 ans plus tard, dédia le 11 octobre comme la fête de la Maternité divine ; ce jour fut choisi comme jour d’ouverture du Concile Vatican II, et pour l’ouverture de l’année de la Foi demandée par le Pape Benoît XVI !

Nous devrions particulièrement prier pour l’Eglise aujourd’hui, pour que la foi soit proclamée toujours plus clairement. N’oublions pas non plus la leçon d’Ephèse

Pratique : Aujourd’hui, nous prenons le temps de réciter le Credo, comme affirmation forte de notre foi et de notre disposition à suivre le Seigneur