Mardi 20 septembre : De la férie

Une dernière remarque sur les mauvais Anges, si l’exorcisme ne nous concerne pas touts, tous nous subirons ses attaques ! C’est ce qu’indique le livre de Job… Celui-ci nous raconte que Job était un homme droit et craignant Dieu. Mais Satan prétendit devant Dieu que si il restait fidèle c’est parce qu’il avait été comblé de bienfaits, mais que cela ne durerait pas si l’épreuve l’atteignait ! Dieu permit alors au diable de l’éprouver mais sans toucher à sa vie. Le diable se déchaina alors en détruisant ses possessions, décimant sa famille, et le frappant d’un ulcère mauvais qui le renvoya sur le fumier sous les critiques acerbes de sa femme… Mais au milieu de l’épreuve, Job resta fidèlement attaché au Seigneur qui finalement le récompensa et lui rendit toutes ses bénédictions.

Tous les éléments de l’action du diable sont indiqués dans ce livre : – Le diable est mauvais et sa fureur destructrice est totale : s’il le peut, il casse tout ! – Cependant son pouvoir de nuisance ne peut dépasser la permission de Dieu… Ainsi un baptisé qui s’écarte des influences diaboliques sera toujours protégé de Dieu. – Enfin nous tous, nous connaîtront la tentation, mais jamais au dessus de nos forces. Les principaux noms que la Bible donne au diable disent beaucoup sur lui : Satan, c’est-à-dire l’adversaire ; le Diable, c’est-à-dire le diviseur ; et encore, selon le livre de l’Apocalypse : l’accusateur de ses frères… Surtout tenons nous sagement loin de ce mauvais ! Et ne participons pas à ses mauvaises œuvres : la révolte, la division, la critique de ses frères…

Pratique : Ne dire de mal de personne en ce jour !

Lundi 19 septembre : Saint Janvier et ses compagnons

Le salut des justes vient du Seigneur ! Tiré de la liturgie du jour

Saint Janvier, évêque de Bénévent, et ses compagnons, furent martyrs au temps de Dioclétien (Au tout début du 4° siècle). Saint Janvier est célèbre pour être un grand protecteur de la ville de Naples. Chaque année, son sang, conservé dans une ampoule, se liquéfie miraculeusement, sauf si de graves dangers menacent la ville de Naples.

Mais aujourd’hui est aussi l’anniversaire de l’apparition de Notre Dame à la Salette. La sainte Vierge apparut donc le 19 septembre 1846, dans la montagne au dessus du petit village de la Salette dans les Alpes. Et la vision qu’eurent Mélanie et Maximin, les deux petits voyants, est extraordinaire : une femme, au milieu d’une grande lumière, vêtue comme une femme du pays, et qui ne cesse de pleurer… On aurait dit une maman que ses enfants auraient battu et qui se serait ensauvée dans la montagne pour pleurer, dira Maximin. La sainte Vierge, tout en pleurant, demandera de faire passer à tous le peuple qu’elle ne cesse de prier pour nous, pour nous éviter les punitions que nous méritent nos péchés… Remarquons que la sainte Vierge apparaît au début de la fête de Notre Dame des sept douleurs (fêtée aujourd’hui le 15 septembre, mais qui se fêtait à cette époque le troisième dimanche de septembre). Les fêtes de la liturgie sont des liens entre le Ciel et la terre, ne l’oublions pas… Remarquons surtout ces larmes qui bouleversent jusqu’à nos jours. Il est difficile de méditer sur ces larmes sans ressentir la folie des hommes dans leur oubli de Dieu…  

Pratique : Pensons à nous confesser régulièrement

Dimanche 18 septembre : 15° dimanche après la Pentecôte

Ne pleure pas ! Tiré de l’Evangile du jour.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avait dans les 14 ans quand elle apprit qu’un criminel appelé Pranzini allait être condamné à mort pour ses crimes et qu’il semblait obstinément impénitent. Elle résolut alors d’obtenir sa conversion et multiplia les prières et les pénitences, et demandait au Seigneur un signe de sa conversion. Le jour de son exécution elle ouvrit le journal et vit que celui-ci avait refusé l’aide de l’aumônier mais qu’au dernier instant il s’était retourné et avait embrassé le crucifix. Son premier enfant, comme elle l’écrira elle-même, était sauvé !

L’Evangile de ce dimanche nous raconte la compassion du Seigneur pour une pauvre veuve confrontée à la mort de son fils unique, et que Jésus ressuscita. Cette compassion du Seigneur est passée dans son Eglise, et il est toujours émouvant de voir des âmes comme celle de sainte Thérèse saisies par cet amour venu tout droit du cœur de Dieu, et qui se penchent vers leurs frères dans la détresse. Ministère de compassion pour soigner les misères corporelles du mal et de la mort, ou les misères spirituelles du péché et de l’ignorance des choses de Dieu, peu importe, restons simplement ouverts aux appels que le Seigneur mettra sur notre route !

Pratique : Pratiquer la charité pour une détresse proche de nous

Samedi 17 septembre : De la sainte Vierge au samedi, mémoire des stigmates de St François

Seigneur Jésus-Christ, qui, lorsque le monde se refroidissait, avez voulu, pour enflammer nos cœurs du feu de votre amour, renouveler les sacrés stigmates de votre passion dans la chair du bienheureux François, accordez-nous, s’il vous plaît, que, par ses mérites et ses prières, nous portions continuellement la croix, et que nous fassions de dignes fruits de pénitence.

Au séminaire où je me trouvais, on récitait l’oraison de la Messe des stigmates de saint François, citée ci-dessus, à chaque chemin de Croix ! Cette oraison rapporte le choc que fut pour les contemporains l’apparition de ce signe mystique étrange, la reproduction des blessures des mains, des pieds, et du coté de Jésus dans le corps de saint François ! Deux ans donc avant sa mort, saint François se retira dans la solitude du mont Alverne et il y jeûna quarante jours. Il ressentit alors un vif sentiment de l’amour de Dieu, et vit comme un séraphin du Ciel aux ailes resplendissantes et portant les stigmates de Jésus. Il ressentit alors une vive douleur aux mains, au pieds et au coté, et apparurent les sacrés stigmates dans sa chair. Saint François ne put tenir caché longtemps cette grâce, qui faisait par surcroit  des miracles. Le bruit s’en répandit bien vite déclenchant un vrai courant de vénération envers saint François et un renouvellement de la ferveur populaire.Chaque époque a ses signes… Et la nôtre n’en manque pas, à travers le saint Suaire ou la sainteté d’un Padre Pio, premier prêtre à porter les stigmates et pour nous un contemporain. Si seulement les hommes pouvaient écouter et s’enflammer d’amour pour Jésus qui nous a tant aimés !

Pratique : Méditer quelques instant la Passion de Jésus

Vendredi 16 septembre : Saints corneille et Cyprien

Les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et le tourment de la mort ne les touchera pas ! Tiré de la liturgie du jour.

Corneille, Pape et Cyprien, évêque de Carthage, non seulement se connurent, mais eurent l’occasion de se soutenir tous deux dans leurs épreuves ! Corneille fut Pape de 251 à 253. De son pontificat, on retiendra trois choses : d’abord sa bonté d’accepter dans l’Eglise – après pénitence –  la réintégration des « lapsi » : ceux qui avaient apostasié pendant la persécution sanglante pour sauver leur vie. Ensuite, grâce à la générosité d’une chrétienne fervente, fortunée, et généreuse, sainte Lucine, il donnera une sépulture honorable aux restes de saint Pierre et saint Paul. Enfin comme sa prédication obtenait de nombreuses conversions, il fut exilé à Civita Vecchia où il mourut martyr un 14 septembre, soutenu par les lettres de saint Cyprien. Quand à Cyprien, il fut un célèbre évêque au milieu du 3° siècle, à l’époque – malheureusement révolue – où le nord de l’Afrique était profondément marquée par le christianisme. Cyprien, encore païen, fut d’abord avocat à Carthage, puis il se convertit et fut ordonné prêtre puis devint évêque ce Carthage. C’est un des esprit les plus brillant parmi les pères de l’Eglise au point que saint Jérôme disait de lui : Il est superflu de parler de sa grandeur, car ses œuvres brillent comme le soleil ! Mais sa vie chrétienne était tout aussi brillante ! On étudie encore aujourd’hui et on lit avec grand profit ses livres notamment sur la morale chrétienne et sur l’unité de l’Eglise : Celui qui n’a pas l’Eglise comme mère ne peut pas avoir Dieu comme Père écrira-t-il ! Il mourut martyr le même jour que Corneille, un 14 septembre en 258 près de Carthage.

Un vrai saint, n’est pas seulement un homme qui prie beaucoup et pratique la pénitence, mais son âme est remplie d’amour. Pas étonnant, alors, de voir entre eux de grandes amitiés ! Prenons, nous aussi, ces saints comme nos amis !

Pratique : Prier pour nos amis

Mercredi 15 septembre : Notre Dame des sept douleurs

Debout près de la croix de Jésus se tenait sa mère… Tiré de l’Evangile du jour.

La fête des sept douleurs de Marie tire son origine tout d’abord de la Bible. Le vieillard Siméon prédit à Marie qu’un glaive de douleur transpercera un jour son âme. Ce qui se réalisera quand le Seigneur Jésus mourra sur la Croix. Saint Bernard va même jusqu’à dire que le coup de lance du Centurion transperça bien plus l’âme de Marie que celle de Jésus, puisque Celui-ci était déjà mort ! Dans l’histoire de l’Eglise, on remarque que les premiers siècles honoraient déjà Marie comme Reine de martyrs, mais il faudra attendre le 17° siècle et l’ordre des Servites, pour voir naître une fête spécifique aux douleurs de Marie. Le Pape Pie VII, revenu heureusement de sa captivité Napoléonienne en 1814, étendit à l’Eglise universelle la célébration de la fête des sept douleurs de Marie.

Ô Mère, source de tendresse, Fais-moi sentir grande tristesse, Pour que je pleure avec toi ! L’admirable séquence de la Messe d’aujourd’hui, due au franciscain Jacopone de Todi, est remplie de pieux sentiments. L’histoire nous montre que les cœurs humains les plus durs, peuvent se fissurer devant les larmes d’une mère pleine de bonté… Quand au Pape Pie VII, en donnant cette liturgie à toute l’Eglise, il voulait rappeler les grandes souffrances qu’elle venait de traverser. Tel est le mystérieux destin de l’Eglise dans son histoire terrestre, elle portera toujours la marque de la Passion comme de la Résurrection ! Elle sera toujours combattue, mais toujours glorieuse de la présence de Dieu en elle. Que la sainte Vierge la protège !

Pratique : (re)lire le Stabat mater.

Mercredi 14 septembre : Exaltation de la sainte Croix

Pour nous, il faut nous glorifier dans la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Tiré de la liturgie du jour.

Notre fête du 14 septembre, l’exaltation de la sainte Croix, célèbre le retour de cette précieuse relique à Jérusalem en 630. Chosroas, le roi des Perses, avait ravagé Jérusalem et une partie de l’empire romain d’orient, et emporté chez lui la sainte Croix du Seigneur. L’empereur Héraclius demanda la paix qui lui fut refusée par Chosroas, alors Héraclius après avoir jeûné et prié, réunit une armée qui défit celle de Chosroas. Héraclius obtint la paix et exigea le retour de la précieuse Croix à Jérusalem. Un miracle se réalisa à cette occasion : Comme l’empereur portait lui même la Croix pour la remettre à sa place, habillé de ses riches habits d’empereur, il fut paralysé sur place. L’évêque Zacharie lui conseilla alors de revêtir des habits humbles pour imiter l’humilité de Jésus portant sa Croix. Ayant obéi, Héraclius put alors porter sans peine le précieux trésor !

Dans les tout premiers temps du christianisme le supplice de la Croix, toujours en vigueur et particulièrement humiliant, faisait horreur. Mais il tomba en désuétude et le signe de la Croix devint bientôt un symbole particulier des chrétiens. Ainsi Tertullien, vers l’an 200 écrit que les chrétiens se marquaient le front du signe de la Croix en toutes occasions ! Aujourd’hui, pour nous qui sommes héritiers d’une longue tradition, il est une fierté, le signe de l’extraordinaire amour de Dieu pour nous ! Doux bois, doux clous, qui portaient le doux fardeau du Corps du Christ ! Seule la Croix était digne de recevoir la récompense des siècles ! Chante la liturgie…

Pratique : Soyons fiers de garder chez nous un Crucifix

Mardi 13 septembre : De la férie

Mieux vaut se confier dans le Seigneur que dans les hommes. Tiré de la liturgie du jour.

Finissons en avec l’exorcisme ! Avec deux remarques importantes… Tout d’abord tant les conseils officiels de l’Eglise que les exorcistes sérieux, tous s’accordent pour dire qu’on ne doit pas croire trop vite à une attaque diabolique ! Quand quelqu’un pense être attaqué par le diable, une enquête sérieuse s’impose. Les soucis rencontrés peuvent-ils s’expliquer par une maladie psychologique ou physique ? Tout comme on peut se sentir mal suite aux problèmes humains rencontrés dans sa vie… Il est alors fréquent qu’on rejette sur une personne de son entourage « qui vous veut du mal », ou sur l’attaque de l’esprit des ténèbres, une fragilité personnelle ou un échec de vie. Sans parler des charlatans de tout poil qui voient automatiquement « du noir sur vous » ou « une entité qui n’est pas partie dans la lumière !  » quand on les consulte. Sachons discerner pour aider les personnes en vérité.

L’autre remarque, qui pourra vous étonner, c’est que ce ministère nous concerne tous ! Je ne veux pas dire que nous aurons tous à connaître une persécution diabolique violente, Dieu merci ! Mais nous devrions tous prier pour nos frères qui connaissent ce combat, prier aussi pour que nous soyons protégés contre les attaques du mauvais, et prier pour que l’Eglise résiste à ce terrible adversaire qui l’assiège. Vous le faites d’ailleurs tous les jours, peut-être sans le savoir, quand vous récitez le « Notre Père » et demandez que nous soyons « délivrés du mal » !

Pratique : Réciter le « Notre Père » pour ceux qui connaissent un combat violent.

Lundi 12 septembre : Fête du saint Nom de Marie

Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Tiré de l’Evangile du jour.

La fête du saint Nom de Marie fut instituée par le Bienheureux Pape Innocent XI, en mémoire de la victoire miraculeuse des armées chrétiennes sur les envahisseurs turcs à Vienne en 1683. Le premier sens de la fête d’aujourd’hui est donc d’abord une action de grâce pour la protection de Marie au cours des siècles, Elle est vraiment le secours des chrétiens ! L’autre sens qui ne manquera pas de nous toucher est le nom particulier qui fut donné à celle que nous fêtons aujourd’hui : Marie. Le sens exact du Myriam hébreu se perd dans la nuit des temps, mais les recherches les plus poussées ont indiqué que ce mot pouvait signifier soit souveraine, soit protectrice, ce qui rejoint assez étonnamment les deux  titres (mère et Reine) que la piété des chrétiens à donné à Marie depuis la nuit des temps… La touchante ferveur médiévale, à travers saint Bernard, pensait que Marie signifiait étoile de la mer. Cette conviction fut l’occasion d’un immense élan d’affection dans un magnifique sermon (qui nous touche encore aujourd’hui) du moine cistercien envers celle qu’il aimait profondément. Remarquons aussi que Myriam était le nom de la sœur d’Aaron, appelée la prophétesse dans le livre de l’Exode, celle qui chantait la victoire sur les Egyptiens et qui accompagnait Moïse dans la libération du peuple de Dieu !

Le saint nom de Marie, pieusement répété par nos ancêtres depuis des siècles, nous est particulièrement cher et sacré. Si nous savons, nous aussi mettre, la sainte Vierge au cœur de nos projets, ses merveilles de bonté se renouvelleront sur notre terre !

Pratique : Assister à la Messe en l’honneur de Marie

Dimanche 11 septembre : 14° dimanche après la Pentecôte

Nul ne peut servir deux maîtres… ou il haïra l’un et aimera l’autre… Tiré de l’Evangile du jour.

Il y a des année de cela, du coté du Tarn, je connaissais un ouvrier en bâtiment. Il savait tout faire, maçonnerie, plomberie, électricité. Il travaillait à son compte et ses affaires étaient florissantes. Comme je lui demandais comment il s’y prenait pour réussir ainsi, il me dit, le grand secret c’est de choisir son patron ! Ainsi il n’acceptait pas tous les contrats, mais sélectionnait, dans les demandes qui lui étaient faites, le patron qui ne serait pas procédurier ou problématique… Avons nous cette sagesse ? Dans l’Evangile du jour, Jésus nous demande justement, de choisir entre deux patrons, soit Dieu soit l’argent ! Pour qui voulons nous travailler ? Qui est le meilleur de ces deux patrons ?

L’argent est un patron tyrannique… Vous avez remarqué qu’on en veut toujours d’avantage ! Celui qui a une maison essayera d’en avoir deux, celui qui a une augmentation de salaire se demande quand il pourra en demander une autre. Celui qui reçoit un héritage regarde combien les autres ont pu recevoir… Un tyran, je vous disais ! Qui nous fait perdre la paix en prime, nous fait repousser toute demande de générosité, et nous éloigne de Dieu. Le saint Curé d’Ars évoquait ainsi cet avare qui en mourant regardait le crucifix que le prêtre lui tendait en disant : Voilà un crucifix en argent qui doit bien peser trois onces… Dieu est un patron d’un tout autre style. Il est patient et lent à la colère, il pardonne même les infidélités ! Quand on travaille pour lui, on est en paix, comme quand on s’est confessé ou qu’on a assisté à la Messe du dimanche. Et il récompense au centuple par le don de la vie éternelle… Réfléchissez bien, qui voulez vous vraiment servir ?

Pratique : Donnons aujourd’hui à un pauvre