Lundi 22 mars : Lundi de la Passion

Nous vous en prions, Seigneur, sanctifiez nos jeûnes, et accordez-nous, dans votre bonté, le pardon de toutes nos fautes. Tiré de la liturgie de la Messe.

Dans cette semaine de la Passion, nous allons parler des liens, nombreux, entre la Passion de Jésus et le sacrement de Pénitence…

Jésus parlait souvent aux apôtres de sa Passion qui allait venir. Il a beaucoup attendu son heure, où il rendrait témoignage. De même il a beaucoup parlé du pardon des péchés des hommes et l’a beaucoup désiré. Quelques indices nous le manifestent clairement. Alors que Jésus ne baptisait pas Lui-même, ni ne confirmait, ne donnait pas d’Extrême Onction ni ne mariait, alors qu’Il attendra le jeudi-saint pour donner l’Eucharistie et l’ordination à ses apôtres, Jésus ne pourra attendre pour accorder le pardon des péchés ! Il pardonne au paralytique, Il pardonne à la femme adultère, Il pardonne à celle qui vient pleurer à ses pieds chez le pharisien ! Remarquez que déjà du temps de Jésus, les femmes se confessaient plus que les hommes…

Jésus insistera encore auprès de ses apôtres le soir de la Résurrection, Il soufflera sur eux, en disant, recevez le Saint-Esprit, ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils seront pardonnés, ceux à qui vous les retiendrez, il leur seront retenus ! Peut-on être plus clair ?

Je vous dit que Jésus n’attends que cela ! Ce n’est pas de mettre les mains dans le cambouis de nos péchés qui Lui fait peur, c’est simplement que nous Lui fermions la porte ! Aujourd’hui L’Eglise vous fait clairement demander : Nous vous en prions, Seigneur, sanctifiez nos jeûnes, et accordez-nous, dans votre bonté, le pardon de toutes nos fautes.

Pratique : N’oublions pas de nous unir en esprit à une Messe célébrée aujourd’hui

Dimanche 21 mars : 1° dimanche de la Passion

Salut, ô Croix, unique espérance ! En ces jours de la Passion, accrois la grâce chez les justes, efface le crime des coupables. Tiré de l’hymne « Vexilla Regis » du temps de la Passion

Avec ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion, temps où nous méditons particulièrement les souffrances du Seigneur. Et l’Eglise parle, elle s’exprime à travers les magnifiques symboles de la liturgie. Ainsi, selon une ancienne coutume, on voile de violet les statues des saints et les Croix, mais on laisse apparentes les stations du chemin de la Croix. On retire aussi dans les offices les gloria Patri, manifestation explicite de la gloire de Dieu, voilée en ces jours. Selon la belle expression de Dom Pius Parsch, l’Eglise prend le voile des veuves… Mais pourquoi voiler les Croix me direz-vous ? Ces Croix voilées viennent d’un temps où les Croix étaient souvent d’or, sans Christ, garnies de pierres précieuses. Ces Croix glorieuses évoquaient le triomphe du Seigneur, d’où la nécessité de les voiler en ce temps dramatique…

Ils prirent donc des pierres, pour les jeter sur lui…

L’Evangile d’aujourd’hui est d’une brutalité qui nous effraie . Mais imaginez un peu la scène ! Ces juifs devant notre Seigneur l’insultent copieusement, n’avons nous pas raison de dire que tu es un samaritain et un possédé ! Et en conclusion ramassent froidement des pierres dans le but de lapider notre doux Maître ! Pourquoi cette haine ?

Mais pourtant Jésus vient avec une grande noblesse, dit des paroles profondes de vérité, et fait des miracles de bonté ! Ne devrait-Il pas être accueilli par tous les hommes ? C’est bien naïf de le penser… En fait c’est toujours le contraire qui se passe ! Quand on prêche le message de salut aux hommes, leur réponse est d’abord : Combien cela va me coûter ? Et s’ils sont trop attachés à leurs défauts et leur mauvaise conduite, la réaction suivante est détruisons ce qui est un reproche vivant pour nous !

La Passion de Jésus est tout sauf un événement doucereux, c’est un combat contre le mal et sa violence, combat auquel nous devons prendre part avec lucidité et sans aucune méchanceté ! Mais écartons tout de suite les illusions pacifistes, puériles et décalées… Ils prirent donc des pierres, pour les jeter sur lui…

Pratique : Méditons la Passion de Jésus quelques instants

Samedi 20 mars : De la férie

Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, dit le Seigneur, et vous qui n’avez point d’argent, venez et buvez avec joie. Tiré de la liturgie du jour.

Pour clore ce chapitre de la réparation de nos péchés, il me reste à vous parler des Indulgences. De quoi s’agit-il ? Du pouvoir qu’à l’Eglise d’attribuer à un effort ou une prière, une valeur plus grande de purification des péchés. Ainsi l’Eglise attribue une indulgence plénière (capable d’obtenir la purification de tous nos péchés si elle est gagnée plénière) à celui qui récite le chapelet dans une église ou adore le très saint sacrement pendant une demi-heure au moins. Ces indulgences sont donc vraiment précieuses et elles nous aident fortement dans notre effort de purification des péchés ! Les anciens y étaient très attachés.

L’histoire nous rapporte cependant que Luther fut scandalisé devant la prédication du dominicain Tetzel. Celui-ci collectait les dons pour bâtir la basilique saint Pierre à Rome, et, pour l’occasion, une indulgence était accordée aux fidèles qui donnaient leur obole. Les protestant reprochent encore aujourd’hui aux catholiques cette doctrine des indulgences… Des excès ont évidement pu exister au cours de l’histoire, mais on ne voit pas bien pourquoi un don d’argent, gagné par son travail, pour bâtir une église, ne pourrait pas être valorisé devant Dieu ? Notre Seigneur n’a-t-il pas loué la vieille femme qui venait déposer deux pièces dans le trésor du temple ? Tout comme il conseillait aux pharisiens de donner aux pauvres pour obtenir la pureté intérieure… Ne craignons pas de Pratiquer ces indulgences, comme un cadeau du Ciel qui nous est gratuitement proposé ! Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, dit le Seigneur, et vous qui n’avez point d’argent, venez et buvez avec joie.

Pratique : Pensons à prier pour tous les pauvres

Vendredi 19 mars : Saint Joseph

Tu lui donneras le nom de Jésus ! Tiré de l’Evangile de la fête.

Saint Joseph est un des rares cas où je suis un peu fâché avec l’art chrétien. On représente en effet la plupart du temps saint Joseph comme un homme âgé, discret, timide et dans son coin ! Mais d’où tire-t-on cela ? On me dit que la Bible ne dit pas grand chose de lui qui pourrait nourrir notre curiosité et notre dévotion… Mais alors pourquoi en faire un introverti ? Et puis, regardez de plus près, il n’y a pas que le diable qui soit dans les détails, le bon Dieu s’y cache aussi parfois !

Premier détail, saint Joseph fut le père adoptif de Jésus. Aujourd’hui, la psychologie moderne nous explique que la part du père dans la formation de l’adulte est absolument irremplaçable. En clair, l’enfant se construit en regardant son père comme un modèle. On peut donc conclure que la personnalité de Jésus, telle qu’on la voit dans l’Evangile reflète un peu ce que fut saint Joseph. Et vous serez d’accord que Jésus n’était pas vraiment un introverti !

Deuxième détail, Dieu lui donna une responsabilité incroyable en lui confiant la sainte Vierge et Jésus, Lui-même. Du coup, il lui donna forcément des grâces spéciales pour bien remplir sa mission ! Est-ce que le saint Curé d’Ars n’a-t-il pas reçu des grâces spéciales pour faire ce qu’il faisait ? Tout le monde ne peut confesser 15 heures par jour tout en jeûnant et ne dormant quasiment pas… Donc saint Joseph dut recevoir de grandes grâces de force et de sagesse pour s’occuper de la sainte famille, dans l’exil et la pauvreté…

Troisième et dernier détail, l’ange vient lui transmettre à lui les messages du Ciel. Dieu respecte donc l’autorité qu’il lui a donné ! Voilà sans doute pourquoi sainte Thérèse d’Avila disait qu’elle ne l’avait jamais prié sans être exaucée… avis aux amateurs ! Moi je vous dis que saint Joseph est un gars sur qui on peut compter, mais vous n’êtes pas obligés de me croire…

Pratique : une dévotion particulière à saint Joseph

Jeudi 18 mars : De la férie

Lorsque le Seigneur l’eut vue, touché de compassion pour elle, il lui dit : Ne pleure point. Puis il s’approcha, et toucha le cercueil.Tiré de l’Evangile du jour.

L’Evangile d’aujourd’hui est l’épisode où Jésus, touché de la peine de sa mère, va ressuscitée un enfant. Ce sont bien les larmes de la maman qui obtiendront le miracle pour l’enfant. Et c’est l’occasion aussi pour moi de vous pousser à faire réparation, pas simplement pour vos péchés personnels, mais aussi, par charité, pour ceux de vos frères !

Nous avons en effet cette belle capacité, par l’union qui existe entre nous, de pouvoir porter les fardeaux les uns des autres. On peut donc réparer pour les autres ! Le saint curé d’Ars était bien connu pour cela. Un jour, un de ses confrères prêtres fut un peu scandalisé d’apprendre qu’un pécheur depuis de longues années était venu se confesser chez le saint curé, mais n’avait reçu qu’une légère pénitence. Il vint en faire le reproche au saint curé d’Ars qui lui répondit, Que voulez vous ? Ils viennent de si loin… Alors j’ai une coutume : Je fais le principal de la pénitence, et leur laisse le reste ! Et chez le saint curé ces mots n’étaient certainement pas des mots en l’air ! Heureux fidèles dont le pasteur veille ainsi sur eux !
Les raisons de réparer sont innombrables de nos jours : oubli et mépris de Dieu, égoïsme, sensualité s’affichent partout et de manière revendiquée ! Pensons, au moins, à pleurer les fautes de notre famille proche, et, sans rien dire, à pratiquer ainsi une douce charité.
Lorsque le Seigneur l’eut vue, touché de compassion pour elle, il lui dit : Ne pleure point. Puis il s’approcha, et toucha le cercueil.


Pratique : Un sacrifice pour réparer une faute constatée dans la journée, chez soi ou chez  les autres.

Mercredi 17 mars : De la férie

Seigneur, ne nous traitez pas selon nos péchés, et ne nous punissez pas selon nos iniquités.  De la liturgie du jour.

 Travaillons à la réparation de nos péchés ! Je dis cela en souriant un peu, parce que c’est vraiment un conseil décalé aujourd’hui ! Il n’y a pas grand monde qui aille dans ce sens, même à l’intérieur de l’Eglise… Pourtant, n’est ce pas un amour authentique que de réparer ses péchés ? N’est ce pas une bonne manière de préparer son éternité ? N’est ce pas un excellent exemple qui serait donné autour de nous ? N’est ce pas ce que la sainte Vierge demandait aux enfants de Fatima ?Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé… ? Si nous avions encore besoin d’arguments pour nous y mettre, je vous en donnerais deux autres : d’abord si nous avons la foi, nous savons que les péchés non purifiés ici bas doivent être purifiés après dans le purgatoire ! On comprend alors la folie de laisser s’accumuler, parfois pendant des années, la responsabilité de péchés confessés à la va-vite, à peine regrettés et pas du tout réparés ! Enfin, et même si cela peut paraître curieux, la purification des péchés laisse une grand paix dans l’âme ! Les Pères du désert nous ont laissé l’histoire étonnante de ce frère qui arrivait près de la mort avec une grande paix. Pourtant sa vie avait semblé plutôt médiocre ! Alors on lui demanda s’il n’avait aucune crainte d’arriver ainsi devant le jugement de Dieu ? Il répondit qu’il n’en avait aucune parce que toute sa vie, il avait veillé à pardonner à ceux qui l’avaient offensé ! Et qu’il espérait donc être aussi accueilli selon la parole du Seigneur… Sa pratique l’avait non seulement purifié, mais lui donnait la paix au moment du passage dans son éternité ! Seigneur, ne nous traitez pas selon nos péchés, et ne nous punissez pas selon nos iniquités.  

Pratique : Pensons à pardonner à tous nos ennemis !

Mardi 16 mars : De la férie

le Seigneur s’apaisa, et il résolut de ne point faire à son peuple le mal qu’il lui voulait faire… Tiré de la liturgie du jour.

Si vous le voulez bien, revenons sur le sens de cette réparation que l’église nous demande. Elle répond à notre profond désir de justice. J’ai connu, il y a des années de cela un homme qui, suite à de grosses bêtises, passa quelques années en prison. Plus tard, à chaque fois qu’on évoquait devant lui ses erreurs de jeunesse, il répondait, en regardant droit dans les yeux : J’ai payé pour tout ça ! Et personne n’osait rien dire alors… La pénitence qu’il avait subi lui avait rendu sa fierté ! C’est exactement ce que l’Eglise voudrait pour nous, que nous réparions nos fautes autant qu’il est possible, et nous rendre notre fierté. Il y a d’ailleurs une réparation qui est obligatoire, c’est par exemple de rendre l’argent qu’on aurait volé, et, si on ne peut retrouver la personne, donner l’équivalent à une bonne œuvre où à l’Eglise. On doit pareillement réparer les calomnies qu’on a pu dire des autres, par exemple en disant du bien d’eux. De même celui qui a aurait attaqué l’Eglise publiquement devrait réparer en pratiquant publiquement la religion. Au delà de cette réparation obligatoire, le reste dépend de notre générosité. On peut réparer beaucoup ou peu nos fautes… Ne serait-il pas bon que les chrétiens retrouvent ce sens de la justice et de la réparation ? Pourquoi ne pas s’inspirer des pratiques des temps passés, en faisant une grande chose, pèlerinage, journée de jeûne, don d’argent, pour réparer nos fautes entièrement, quand bien même le prêtre ne nous aurait donné qu’une faible réparation ?, Que nous puissions nous aussi dire, au jour de la rencontre avec Dieu, j’ai payé pour tout ça ! Le Seigneur s’apaisa, et il résolut de ne point faire à son peuple le mal qu’il lui voulait faire…

Pratique : De quand date notre dernier don aux pauvres ?

Lundi 15 mars : De la férie

Faites-nous la grâce, ô Dieu tout-puissant, qu’en pratiquant chaque année ces saintes observances avec une religieuse fidélité, nous vous soyons agréables de corps et d’âme… Tiré de la liturgie du jour

Il nous reste encore à parler de la dernière partie de la confession, j’ai nommé la satisfaction, appelée aussi la réparation. Si vous vous êtes déjà confessé, il s’agit de la prière ou de l’effort que le prêtre vous demande d’accomplir après votre confession. Cette pénitence est obligatoire. Si on pensait ne pas pouvoir l’accomplir, on devrait demander son changement au prêtre. Son rôle est très simple à comprendre. Même si Jésus a obtenu pour nous le pardon des péchés, on demande tout de même au pénitent de collaborer au pardon par un effort personnel.

Cette pénitence, assez restreinte aujourd’hui, a toute une histoire derrière elle… Dans les temps anciens, ceux qui avaient commis des fautes graves et publiques devaient en faire pénitence publiquement. Ces pénitents publics, dont nous avons déjà parlé devaient, pendant tout le carême, être revêtus de sacs et couverts de cendres, attendre tout l’office devant la porte de l’église et pratiquer le jeûne et les pénitences, attendant le pardon de l’évêque le jeudi saint. Ainsi l’histoire rapporte que saint Ambroise refusa l’entrée de la cathédrale de Milan à l’empereur Théodose, coupable du massacre de Thessalonique. L’empereur répondit à saint Ambroise que le roi David lui-même avait bien péché. Saint Ambroise répondit à son tour : Puisque tu l’as imité dans son péché, imite le par sa pénitence ! Et Théodose accepta… A partir du 6° siècle se répandit l’habitude de la confession régulière et du coup, pour des raisons pratiques, on a transporté la pénitence après l’absolution alors qu’auparavant elle se pratiquait avant. Et avec le temps celle-ci se réduisit fortement… Aujourd’hui l’Eglise demande juste à ses prêtres d’adapter cette pénitence à la confession du pénitent. Si quelqu’un a été avare, on pourra lui conseiller un aumône. S’il a été impie, on lui conseillera une œuvre de dévotion. S’il a été égoïste, on pourra lui indiquer une œuvre de générosité pour les autres. Mais il reste toujours permis et encouragé de faire bien d’avantage que ce le confesseur demande ! Faites-nous la grâce, ô Dieu tout-puissant, qu’en pratiquant chaque année ces saintes observances avec une religieuse fidélité, nous vous soyons agréables de corps et d’âme…

Pratique : Un sacrifice en réparation de nos péchés

Dimanche 14 mars : 4° dimanche de Carême

Où achèterons-nous des pains pour leur donner à manger ? Tiré de l’Evangile

La Bible nous rapporte que 500 ans avant la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ, le peuple hébreux était retenu captif à Babylone. Là-bas les païens leur demandaient de chanter des cantiques de leur pays. En pleurant, ils répondaient : Comment donc pourrions nous chanter les cantiques du Seigneur dans une terre étrangère ? Ne ressentons pas aujourd’hui la même chose avec ce dimanche de laetare qui voudrait nous pousser à la joie ? Comment nous réjouir aujourd’hui avec l’Eglise quand beaucoup souffrent, quand nous sommes limités dans notre vie par les confinements et autres couvre feu ? Quand la semaine sainte risque d’être réduite ?

Sans prétendre répondre au grand mystère des misères de cette terre, je remarque tout de même que, dans la vie, les épreuves peuvent être l’occasion d’une générosité exceptionnelle ! N’est-ce pas devant l’horreur de la bataille de Solférino qu’Henri Dunant fonda la Croix-Rouge ? N’est-ce pas devant un homme qui n’avait jamais osé confesser ses péchés à un prêtre que saint Vincent de Paul se résolut à devenir un saint ? N’est-ce pas en constatant de conduites légères chez les prêtres de son pèlerinage de Rome, que sainte Thérèse comprit combien il était important de prier et de s’offrir pour la sanctification des prêtres ? Et si le Seigneur nous attendait là ? Où achèterons-nous des pains pour leur donner à manger ?

Pratique : Prions pour que des générosités nouvelles se lèvent

Samedi 13 mars : De la férie

Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la pierre le premier ! Tiré de l’Évangile du jour.

Plutôt que scruter ou juger le péché du voisin, Jésus nous invite aujourd’hui à chasser le péché qui est en nous… Et donc à pratiquer la confession ! Mais au fait, avec quelle fréquence ? On ne peut pas donner de réponse qui vaut pour tout le monde. Mais on peut dire que généralement on ne se confesse pas assez !

Un chrétien est obligé de se confesser de ses péchés graves au moins une fois l’an , généralement à Pâques. Mais ne serait ce pas normal de se confesser aussi aux grandes fêtes de l’année ? Comment laisser passer la Toussaint, Noël, l’Ascension ou l’Assomption sans purifier son âme ? De même un chrétien qui voudrait communier tous les dimanches, ne devrait-il pas, comme le disait un ancien curé de ma connaissance, se confesser une fois par mois ? Devraient se confesser souvent les enfants pour grandir sous l’influence de la miséricorde de Dieu, les adolescents qui découvrent les combats de la vie, tout comme les fiancés, et en général tous ceux qui sont dans l’épreuve ou la tentation ! Sans aller jusqu’à recommander la confession quotidienne qu’ont pratiquée certains saints, comme le padre Pio, on jugera de la vitalité de notre vie chrétienne et de la vitalité d’une paroisse au souci de se confesser et garder la pureté de l’âme ! Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la pierre le premier !

Pratique : Prendre une résolution de confession régulière.