Samedi 22 mai : Vigile de la Pentecôte

Faites, nous vous en supplions, Dieu tout-puissant : que la splendeur de votre clarté brille sur nous ; et que l’éclat de votre lumière confirme, par l’illumination de l’Esprit-Saint, les cœurs de ceux que votre grâce a fait renaître. Tiré de la liturgie du jour.

Quelques explications liturgiques sont nécessaire pour comprendre la cérémonie du jour. L’antique liturgie romaine veillait, la nuit précédent la Pentecôte, et célébrait une longue vigile comme celle de Pâques. On y baptisait et confirmait aussi les catéchumènes, tout comme on le faisait à Pâques. Avec les temps, cette vigile fut avancée à l’après-midi du samedi, puis, avec la réforme de Pie XII fut supprimée, ne nous laissant que la Messe à célébrer avec les ornements de couleur rouge ! Les textes de la Messe évoquent donc naturellement le renouvellement que l’Esprit-Saint accomplit en nous, tant au baptême qu’à la confirmation. C’est l’occasion, pour nous qui voulons vivre de la liturgie, de nous souvenir de notre baptême et de notre confirmation. En ces moments là, même si nous n’avons rien ressenti, le Saint-Esprit à bouleversé nos âmes et les a marqué pour toujours de l’amour de Dieu. Cela vaut bien un anniversaire, vous ne trouvez pas ?

N’oublions pas aussi, en cette vigile, de nous préparer à la Pentecôte, moment particulier de la venue du Saint-Esprit dans notre monde. En ce jour où l’Esprit-Saint se répand sur toute la terre, prions plus profondément pour tous nos frères humains qui ne connaissent pas l’Evangile de Vie ! Que l’Esprit-Saint les éclaire ! Que la splendeur de votre clarté brille sur nous !

Pratique: se confesser pour cette grande fête

Vendredi 21 mai : De la férie

votre visage, Seigneur, je le rechercherai, ne détournez pas de moi votre face, alléluia, alléluia ! Tiré de la liturgie du jour

Nous en sommes déjà au 21 du mois et nous n’avons pas parlé de la sainte Vierge, en ce beau mois de mai qui lui est consacré ! Racontons donc aujourd’hui les apparitions de l’Ile Bouchard. C’est une apparition proche de nous puisqu’elle eût lieu la semaine après le 8 décembre 1947 ! L’île Bouchard est un petit village de Touraine d’un peu plus de 1000 habitants. Trois enfants, Jacqueline Aubry, 12 ans, et sa sœur Jeannette, 7 ans, ainsi que Nicole Robin, 10 ans, vont à l’Eglise ce lundi 8 décembre pour prier juste avant de se rendre à l’école. Il faut dire que la sœur qui fait la classe leur a demandé de bien prier pour la France. Les jeunes filles se rendent devant la statue de Marie pour dire une dizaine de chapelet. Et là dit Jacqueline: Je vis tout à coup, à ma gauche, entre le vitrail de Notre-Dame de Lourdes et l’autel, une grande lumière, vive et non éblouissante, écrit Jacqueline. Au milieu, apparut une belle dame, se tenant dans une grotte. Elle avait à sa droite un ange. Ce que leur dit Marie: Dites aux petits enfants de prier pour la France. Elle en a grand besoin ! La Vierge demandera encore aux enfants de chanter le « Je vous salue Marie », cette prière qu’elle aime bien, Elle leur apprendra à bien faire le signe de la Croix, leur demandera de faire construire aussi une grotte dans l’église… La Vierge fait encore des remarques touchantes : – Elle apparaît ici parce qu’il y a des personnes pieuses et que sainte Jeanne Delanoue y est passée. – Je mettrai du bonheur dans les familles, dit-elle encore.

A l’Ile Bouchard, la Vierge Marie n’est pas venue pour faire des miracles, mais demander de prier pour la France. Elle guérira cependant Jacqueline d’une maladie d’yeux, et le dernier jour des apparitions elle enverra, en signe de vérité, devant une église comble, un rayon de soleil qui contournera le pilier pour éclairer les voyants. Et les désordres qui menaçaient la France à cette époque commencèrent de refluer…

Comme Marie le rappelle très sérieusement en apprenant aux enfants un lent signe de la Croix, veillons à bien nous préparer à la prière: le plus grand moment de notre journée.

Pratique: Notre signe de Croix toujours bien fait…

Jeudi 20 mai : Saint bernardin de Sienne

Seigneur Jésus, qui avez accordé au bienheureux Bernardin, votre Confesseur, un très ardent amour pour votre saint nom, nous vous supplions, par ses mérites et son intercession, de daigner, dans votre bonté, répandre en nous l’esprit de votre charité. Oraison de la Messe de saint Bernardin.

L’apôtre du nom de Jésus ! Bernardin albizesca, naquit à Carrare, dans la république de Sienne en Italie, en 1380. Ses parents l’éduquèrent pieusement et il fut un enfant excellent. Il priait beaucoup, surtout la sainte Vierge Marie, pratiquait la pénitence et vivait dans une grande pureté. Son ascendant sur les autres était remarquable, au point que personne n’osait avoir des paroles licencieuses en sa présence ! Suite à une longue maladie, il décide d’entrer dans l’ordre franciscain, où on l’ordonnera prêtre et on le destinera à la prédication. Il doute de ses capacités pour ce ministère vu sa faiblesse et sa voix rauque… Obéissant cependant, il sera guéri de son mal de gorge et fera merveille en pacifiant les esprits et en réformant les mœurs dissolues. Il marquera toute l’Italie de la puissance de sa prédication ! Il avait une grande dévotion envers le nom de Jésus, et faisait précéder sa venue de prédicateur par une bannière où étaient inscrite les lettres IHS. Sur son influence, ces lettres du nom de Jésus se répandirent partout. Saint Bernardin mourut à Aquila en 1444, et fut canonisé 6 ans après.

Savez vous l’influence considérable que nous avons les uns sur les autres ? Par une bonne parole, un geste de bonté, un sourire, une prière on peut faire tant de bien ! Saint Bernardin de Sienne, lui, illuminait les autres par son amour pour Jésus. Mais au fait, nous, quelle influence avons nous ceux avec qui nous vivons ?

Pratique : Un grand respect quand nous prononçons le Nom de Jésus.

Mercredi 19 mai : Saint Pierre Célestin

Dieu, qui avez élevé le bienheureux Pierre Célestin à l’éminente dignité du souverain pontificat, et qui lui avez appris à mettre l’humilité au-dessus de cette élévation, accordez-nous, dans votre bonté, la grâce de mépriser, à son exemple, tous les biens de ce monde, et de parvenir heureusement à la possession des récompenses promises à ceux qui sont humbles. Tiré de la liturgie du jour.

Nous fêtons aujourd’hui un saint à l’histoire vraiment atypique ! Homme du 13° siècle, Pierre de Morone naquit à Isernia dans les Abruzzes. Attiré dés sa jeunesse par la vie monastique, il fut tour à tour, ermite, puis fondateur d’une congrégation bénédictines qui s’appellera les Célestins. Suite à un conclave de deux ans (!) il fut élu Pape par les cardinaux pour des raisons qu’on suppose peu glorieuses (Un Pape peu qualifié pouvait arranger certains calculs politiques…). Il prit alors le nom de Célestin V. Après 6 mois de règne, se rendant compte qu’il n’était pas fait pour cette charge, il l’abdiqua humblement, et retourna à la vie monastique. Son successeur, Boniface VIII, craignant qu’on ne le manipule le fit enfermer dans le château de Fumerone. Dans cette prison, le saint raconta qu’il passa les meilleures années de sa vie, pouvant prier tranquille ! Il mourut le 19 mai 1296 et fut enterré à Aquila dans les Abruzzes.

Au début de ce mot spirituel, j’ai cité la longue oraison de sa Messe, très belle, et qui nous rappelle combien l’humilité, qui brilla dans la vie de saint Pierre Célestin, est importante aux yeux de Dieu ! D’ailleurs, pour souligner cette belle vertu dans sa vie, Dieu lui accorda de faire de nombreux miracles sur le chemin entre Rome vers Fumerone !

Pratique : Pour gagner de l’humilité, veillons aujourd’hui à laisser parler les autres !

Mardi 18 mai : Saint Venant

O Dieu, qui avez consacré ce jour par le triomphe du bienheureux Venant, votre Martyr, exaucez les prières de votre peuple, et faites qu’honorant ses mérites, nous imitions la constance de sa foi. Tiré de la liturgie du jour.

Venant vécut au 3° siècle à Camerino dans les Marches. A l’âge tendre de 15 ans il subit un martyre d’une cruauté inouïe vers l’an 250, au cours de la terrible persécution de l’empereur Dèce. Il fut flagellé, brulé avec des torches, suspendu la tête en bas, et pendant ce temps Venant continuait de prêcher au peuple ! Son corps repose encore à Camerino dans l’Eglise qui fut construite pour lui.

Que nous imitions la constance de sa foi ! Nous sommes si petits, en face de ces champions de la foi que furent les martyrs comme Venant… Mais si les tourments et le courage de saint Venant nous paraissent effrayants et inimitables, sachons, au moins, l’imiter par la fidélité dans la foi ! Et c’est déjà une grande et belle chose, dans un monde qui devient de plus en plus païen et persécuteur, qu’on y trouve des vrais chrétiens. C’est-à-dire des chrétiens qui osent dire qu’ils le sont, qui témoignent d’une vraie vie de prière et qui pratiquent leur religion. En les voyant, la foule de ceux qui souffrent de ce monde matérialiste pourront avoir l’espérance de s’en sortir ! Soyons au moins des témoins, il ne sert de rien de se lamenter sur l’état religieux de nos pays si nous ne bougeons jamais le petit doigt pour y changer quelque chose !

Pratique: Veillons à prier pour les détresses de notre monde.

Lundi 17 mai : Saint Pascal Baylon

O Dieu, qui avez orné l’âme du bienheureux Pascal, votre Confesseur, d’un admirable et tendre amour pour les mystères sacrés de votre corps et de votre sang, accordez-nous, dans votre bonté, que nous méritions de retirer de ce banquet divin la même abondance de grâces qu’il y a trouvée. Tiré de la liturgie du jour.

Pascal Baylon naquit à Torre-Hermosa, en Aragon. Son enfance fut simple et pieuse, à tel point qu’il était un exemple pour les autres enfants. Désireux de se donner tout à Dieu, il entra dans l’ordre des Franciscains comme frère destiné à servir dans des humbles taches. Sa piété était merveilleuse envers la Vierge Marie et surtout envers Jésus dans le Très saint Sacrement : il multipliait les temps de présence à l’église auprès de son Seigneur et y trouvait force et joie. Fidèle au milieu de grandes épreuves, saint Pascal mourut à Villaréal près de Valence à l’âge de 52 ans, le jour qu’il avait lui-même prédit : le 17 mai 1592. Un miracle admirable vint, après sa mort, couronner son ardente piété eucharistique : alors que son corps était exposé dans la chapelle du couvent et qu’on y célébrait la Messe, on vit, au moment de l’élévation de l’Hostie sainte, saint Pascal par deux fois ouvrir et fermer les yeux en signe de vénération ! Il fut alors déclaré patron des œuvres eucharistiques.

Au delà de la vie humaine, la vie de cette terre que nous connaissons bien, il y la la vie spirituelle, c’est-à-dire la connaissance de Dieu et la vie de prière, l’avons nous découverte ? Saint Pascal, Baylon, l’humble frère, connaissait la joie profonde de prier auprès de Jésus dans l’Eucharistie. Qu’il nous entraîne à sa suite !

Pratique : Un temps d’adoration auprès de Jésus dans l’Eucharistie

Dimanche 16 mai : Dimanche après l’Ascension

…le Paraclet que Je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité… Tiré de l’Evangile du jour.

Ce dimanche après l’Ascension était appelé au Moyen-âge le dimanche des roses. En effet, c’était l’époque des premières roses, et existait alors la coutume d’en répandre dans les églises, comme hommage au Seigneur. A Rome, en ce jour, on jetait des pétales de roses depuis la coupole du Panthéon, pendant que le Pape prêchait et annonçait la venue du Saint-Esprit !

Dans les matines du jour, saint Augustin nous donne ce conseil : Que nos pensées soient là où il (Jésus) est, et ici-bas ce sera le repos. Quel fin psychologue, doublé d’un grand saint ! Il avait remarqué une loi humaine toute simple. Quand on pense aux choses matérielles, on se rabaisse, cela nous alourdit et nous tourne vers cette terre et la tristesse. Mais quand on pense aux chose du Ciel, alors la joie nous remplit immédiatement ! Pensons donc à ces si beaux mystères du Ciel ! Pensons à Jésus trônant dans le paradis. Pensons à notre arrivée à nous dans ce paradis. Pensons aux anges et les saints qui nous accueillerons avec des cris de joie, nous l’espérons, parceque nous aurons essayé d’être fidèles. Pensons à la vue, si belle de la sainte Vierge Marie. Pensons à tout ce monde lumineux, rempli de joie ! Tout cela fait tant de bien… Pensons aussi à l’Esprit-Saint qui va bientôt descendre dans les âmes qui Lui seront ouvertes. Comment il va répandre l’amour, le don de soi, l’esprit de prière… Comment ne pas désirer ce Paraclet, ce « consolateur » si bienfaisant ? Profitons bien des quelques jours qui nous séparent de la Pentecôte pour prier plus intensément…

Pratique: Prions plus fortement cette semaine en demandant le Saint-Esprit

Samedi 15 mai : saint Jean-Baptiste de la Salle. En certains lieux, Marie, Reine des apôtres.

Ils persévéraient dans la prière avec des femmes et Marie, la mère de Jésus…

Toute l’Eglise va partir de là ! Quelques personnes sont rassemblées, elles prient intensément et surtout au milieu d’eux se trouve la plus sainte personne de cette terre, la plus pure, la sainte Vierge Marie dont le cœur est grand comme le monde. Bientôt le Saint-Esprit va descendre et embraser les apôtres de son feu, bientôt ils vont parcourir toute la terre pour répandre l’Evangile de vie, bientôt les nations vont se convertir et former une chrétienté vivante et joyeuse…

Tout part de là ! Dans l’Eglise, tout part d’abord de la prière et de l’ouverture personnelle à la puissance de Dieu, ne l’oublions jamais ! Tout part aussi de la sainte Vierge Marie de son amour si pur qui a tout pouvoir sur Dieu. Cette leçon peut se lire tout au long de l’histoire de l’Eglise. A chaque fois que les chrétiens croiront en la force de la prière, chaque fois qu’ils prieront Marie avec un cœur d’enfant, mystérieusement la parole des apôtres touchera les cœurs, les âmes les plus opposées s’ouvriront à Dieu, et le Saint-Esprit manifestera sa puissance. Cisterciens du 11° siècle, Dominicains, franciscains et Carmes du 13° siècle, Jésuites de la contre réforme au 15° siècle, communautés du 19° siècle, manifesteront tous un tendre amour de Marie et l’attachement à la prière. Ce seront les époques les plus bénies et les plus joyeuses de ce monde ! Retenons la leçon pour nous même et pour notre temps !

Pratique : Une prière à Marie, de notre choix. Et pour se mettre à sa disposition !

Vendredi 14 mai : De la férie

Dieu est monté au milieu des cris de joie, et le Seigneur au son de la trompette. Tiré de la liturgie du jour.

Comme nous le disions hier, la liturgie acclame Jésus au jour de son Ascension. Les cris de joie et le son de la trompette ne se sont pas produits quand Jésus est monté au Ciel, mais ils doivent se produire tout au long de l’histoire de l’Eglise quand les chrétiens rendent gloire à leur maître qui monte au Ciel ! La gloire, comme le remarque finement saint Thomas d’Aquin, se trouve dans celui qui honore. Un champion de tennis qui vient de gagner un trophée est acclamé par la foule, c’est là la gloire ! S’il avait gagné en trichant ou devant une foule maigrelette, il n’y aurait pas de gloire… Ainsi quand les chrétiens pensent à la montée de Jésus dans le Ciel, après tout ce qu’Il a fait, ils ont envie de louer de chanter, de remercier ce Seigneur si bon qui a fait si bien toutes choses ! Quelle gloire ! Et nous mêmes, où en est notre propre gloire ? Si un sportif pense à ses trophées, les parents à l’éducation de leurs enfants, un quinquagénaire au bilan de sa vie, un chrétien devrait surtout penser à sa rencontre avec Dieu et son entrée au Paradis. Y aura -t-il motif de louange de la part des anges et tous les saints ? C’est maintenant que s’écrit notre futur triomphe !

Pratique : Méditer quelques instants sur notre arrivée au Ciel…

Jeudi 13 mai : Solennité de l’Ascension

sous leurs regards Il fut élevé et une nuée Le déroba à leurs yeux. Tiré de l’Evangile du jour.

C’est tout de même surprenant ! Avez vous noté, dans le récit de l’Evangile la discrétion avec laquelle Jésus quitte cette terre ? sous leurs regards il fut élevé et une nuée le déroba à leurs yeux. Et c’est tout ? Mais où sont les anges triomphants dont parle la liturgie ? Où est le cortège des patriarches ? Où sont les acclamations et les trompettes ? Il n’y a rien ni dans le Ciel ni sur la terre… A Noël les anges chantaient, même à l’Agonie l’ange entourait Notre Seigneur, et à Pâques ils proclamaient la nouvelle aux saintes femmes. Ici ils se contentent d’envoyer les apôtres au boulot ! Circulez, il n’y a rien à voir ? Et les apôtres s’en reviennent plein de joie cependant…

Il me semble qu’on comprend mieux cette fête, en voyant l’exemple de nos frères humains qui ont eu une apparition du Ciel. Que faisait Bernadette après avoir vu la belle jeune fille dans la grotte de Lourdes ? Se roulait-elle par terre de dépit de son départ ? Courrait-elle dans toute la ville pour raconter ce qu’elle avait vu ? Non, ses yeux encore pleins de lumière, et le cœur rempli de joie, elle se taisait, faisait au mieux son devoir quotidien et retournait fréquemment à la prière où elle se sentait la plus proche de son amie du Ciel…

C’est cela l’Ascension. C’est une fête toute céleste, et intime. Remplie de la présence de Jésus qui règne maintenant auprès de son Père. Et cela nous remplit de joie, parce que notre cœur est fait pour cela. Alors, bien entendu la liturgie chante ce mystère avec les mots de la terre, comme le triomphe d’un empereur romain, et cela nous permet de mieux comprendre la gloire que nous devrions rendre à Jésus. Mais l’essentiel se vivra toujours dans le cœur et la paix et la joie que nous devrions ressentir en ce jour !

Pratique : Un temps de prière silencieuse