Vendredi 13 février : Sœur Lucie de Fatima




Jacinta et Francisco, je vais les emmener bientôt. Mais toi tu restes ici encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer

Ces paroles de la Vierge Marie à La petite Lucie de Fatima en 1917 sont incroyables… D’abord parce qu’au Ciel on n’a peut être pas la même notion du temps que sur la terre ! En effet, alors que ses cousins Jacinthe et François mourront dans les deux ans après l’apparition, Lucie de Fatima, atteindra presque ses 98 ans ! En aussi parce que nous autres, qui n’avons pas vu Marie, nous ne sommes pas si pressé que cela d’aller au Ciel… Pas vrai ? Et pourtant, c’est certainement Marie qui a raison… En dehors de la grâce exceptionnelle du choix de Jésus et Marie sur elle, Lucie se révéla une enfant d’une forte piété, et une religieuse extrêmement fidèle à sa règle. Plus de 1600 miracle ont aussi été recensé par son intercession ce qui laisse supposer sa béatification prochaine. Que sœur Lucie nous apprenne à aimer le cœur de Marie et, comme elle de s’y réfugier souvent dans les moments difficiles…

Jeudi 12 février : Les sept saints fondateurs des Servites de Marie

Quand Dieu parle par la bouche des enfants !

Un jour que les sept fondateurs des Servites de Marie entraient dans un village, vêtus de leur habit noir symbole des douleurs de Marie qu’il devaient prêcher au monde, un enfant se mit à s’exclamer : Voilà les serviteurs de Marie ! Et depuis, ce nom leur est resté pour la postérité ! Servites de Marie ! Mais qui étaient ils ? C’étaient sept nobles Florentins, très pieux, qui décidèrent de quitter leurs charge et leur maison, de donner leur biens aux pauvres et de vivre ensemble dans la pauvreté, la prière et la dévotion à Marie, et le dévouement pour le salut des âmes. Reconnus par l’évêque, ils fondèrent un ordre toujours vivant de nos jours. Quand ils moururent on mit dans le même tombeau ceux qui avaient toujours étés unis d’une profonde charité sur la terre ! Demandons leur d’être aussi nous-mêmes des vrais serviteurs de Marie !

Mercredi 11 février : Fête des apparitions de Marie à Lourdes




Deux choses me plaisent par dessus tout quand j’ai la chance de passer au sanctuaire de Lourdes. D’abord de voir des gens simples venir avec foi auprès de Marie. C’est tellement pesant ce monde qui se vautre dans le matérialisme et la technologie et rejette la foi ! Et c’est tellement beau de voir tous ces gens prier Marie avec la ferveur d’un enfant. Du coup ça revigore d’être environné de croyants ou au moins de personnes cherchant sincèrement la vérité ! Merci du coup de pouce ! L’autre chose, c’est de croiser là-bas des gens qui viennent de tous les pays du monde ! Ici un sénégalais, là bas un coréen ou un chinois, des Italiens à foison ! Un confrère français prêtre quelques année au Sri Lanka me disait que les catholiques de là bas économisaient pendant plusieurs année pour se payer le voyage à Lourdes et revenaient enchantés en disant que la France est un pays rempli de catholiques ! Aïe, si seulement Lourdes était représentatif de la France… En tout cas, à Lourdes la sainte Vierge est chez elle ! Merci Marie d’être venue jusqu’à nous !

Mardi 10 février : Sainte Scholastique


St Grégoire le grand, Pape et ancien moine bénédictin écrivit la vie de saint Benoît moins de 50 ans après sa mort. Et il raconte aussi la vie de sainte Scholastique la sœur de saint Benoît et la première moniale bénédictine. Une fois par an, le frère et la sœur s’entretenaient des choses de Dieu. Et cette année là l’heure de fin de la réunion était passée, mais Scholastique, sentant sa fin prochaine, demanda à son frère de pouvoir continuer un peu la discussion pour le bien de son âme. Mais le frère refusa catégoriquement de manquer ainsi à la règle ! Alors Scholastique se mit en prière et un orage se déclencha immédiatement ! Qu’avez vous fait? lui dit saint Benoît. Vous ne vouliez pas m’écouter, mais Dieu, lui, m’a entendu ! Et ils restèrent donc à parler de Dieu… Trois jours après Benoît vit l’âme de scholastique sous la forme d’une colombe qui entrait au Ciel. Il vint donc chercher son corps et le mit dans le tombeau préparé pour lui même qui réunit donc ceux qui avaient si bien servi Dieu ! Veillons sur notre famille !

Lundi 9 février : Saint Cyrille d’Alexandrie

Je trouve très surprenant qu’il y ait des gens pour se demander vraiment si la Sainte Vierge doit être appelée Mère de Dieu. Car si notre Seigneur Jésus est Dieu, comment la Vierge qui l’a porté et mis au monde ne serait-elle pas la Mère de Dieu? Telle est la foi que nous ont transmise les Saints Apôtres, même s’ils n’ont pas employé cette expression…

Ces fortes paroles de saint Cyrille d’Alexandrie montrent bien ce que fut sa vie. D’abord un lutteur infatigable pour la foi, conscient de son rôle d’Évêque et de conducteur des fidèles. Il combattit et condamna ainsi les hérésies de son temps. Mais aussi sa dévotion à Marie ! Il défendit son titre de Mère de Dieu avec force et fidélité au célèbre concile d’Ephèse de 431. ! Et enfin son souci de l’unité de l’Eglise, puisqu’il cherchait de tout son cœur à convaincre les hésitant d’être unis dans la profession de la vraie foi ! Il est une des gloires de l’Eglise d’Alexandrie si rayonnante à son époque ! Que ce grand docteur nous donne un grand amour de la doctrine catholique, si pleine de lumière pour nous…

Dimanche 8 février : Dimanche de la Sexagésime

Une partie tomba dans la bonne terre…

Baden Powell, le fondateur du mouvement scout, avait l’habitude de dire que dans le pire voyou de Londres, il y avait quand même 5% de bon. C’est une des leçons de notre parabole d’aujourd’hui, je crois. Et elle est pleine d’espérance ! N’allons pas croire, en effet que tout est fixé d’avance. St François d’Assise était une bonne terre et il est devenu un saint, Judas était une mauvaise terre et il s’est perdu… En vérité nous sommes une terre mélangée ! Parfois la parole de Dieu nous gène et on n’est pas mécontent que le diable nous la fasse oublier… Parfois on est paresseux on abandonne ce que Dieu nous demandais, c’est décidément trop dur ! Parfois ce sont les soucis de la vie nous passionnent tellement qu’on a pas le temps de s’occuper du règne de Dieu. Et Parfois on s’y met simplement et humblement et on est surpris de récolter de vraies victoires ! Oui nous pourrions tous devenir des saints, et si on n’y arrive pas ce n’est pas la faute de Dieu…

Samedi 7 février : Saint Romuald

Saviez vous qu’il existe un saint patron de ceux qui ont des troubles psychiques ?

C’est justement saint Romuald que nous fêtons aujourd’hui ! Et il y a plusieurs raisons à cela… D’abord il avait une sensibilité exceptionnelle. On raconte qu’il pleurait en disant la Messe, tellement il voyait l’amour de Dieu pour les hommes. Mais aussi parce que cet homme de prière avait habituellement un tel sourire sur le visage que ceux qui le croisaient et avaient des peines intérieures étaient pacifiés rien qu’à le regarder ! Romuald cherchait l’absolu de Dieu de tout son cœur et il fut successivement ermite, pèlerin, et il fonda aussi l’ordre des Camaldules, qui existe encore aujourd’hui, et est considéré par l’Eglise comme le deuxième ordre le plus parfait juste après les Chartreux. N’hésitez pas à le prier, pas forcément parce que vous avez des soucis psychiques (j’espère que vous n’en avez pas…), mais parce qu’on a bien besoin de revoir des chrétiens comme lui, joyeux et cherchant Dieu de tout leur cœur !   

Vendredi 6 février : Saint Tite



Saint Paul l’appelle « son fils » dans la lettre qu’il lui écrivit et qui appartient au nouveau testament dans la Bible. D’après cette lettre, on voit que saint Tite fut un excellent lieutenant de St Paul, l’accompagnant dans ses missions avec succès. Il fut placé par saint Paul comme premier évêque de Crète avec mission d’installer des « anciens » dans toutes les villes de Crète. Ce qui montre, au passage, que l’organisation et la hiérarchie de ‘lEglise ne sont pas une invention tardive, mais venant des apôtres eux-mêmes… Tite serait mort très âgé, et ses reliques sont à Héraklion, en Crète. Que la providence nous place dans les premiers rôles ou dans le service des autres, peu importe, ce que nous devons faire et ce que nous enseigne saint Tite, c’est de servir de tout son cœur le Seigneur !

Jeudi 5 février : Sainte Agathe

Elle aurait protégé la ville de Catane de l’éruption volcanique de l’Etna !

Les siciliens ont gardé une immense vénération pour Agathe, la sainte Patronne de Catane. Cette jeune fille noble aurait subi le martyr sous l’empereur Dèce l’année 251. Et ses tortures auraient été particulièrement violentes et cruelles. On aurait été jusqu’à lui couper les seins, et les représentations de la sainte la montrent portant ces attributs féminins sur un plateau ! A sa mort un tremblement de terre aurait ébranlé toute la région, émouvant touts les habitants. L’année d’après, se produisit une éruption violente de l’Etna. Et comme le volcan crachait sa lave en direction de Catane, les habitant placèrent devant ce flot le voile qui recouvrait le tombeau d’Agathe, et la lave s’arrêta devant ce voile ! Agathe est citée dans le canon de la Messe, signe d’une antique et profonde dévotion pour elle ! N’oublions pas que toutes nos bonnes actions sont puissantes aux yeux de Dieu, et qu’elles obtiennent de grandes bénédictions autour de nous !

Mercredi 4 février : St André Corsini

Dieu parle-t-il encore par les rêves ?

Jeune homme, notre André était un joyeux fétard. Quand on est d’une noble famille, pourquoi se priver ? Du coup il profite de la vie, il joue, a une vie de débauche et manque même de respect à sa mère… Mais voilà que sa mère lui rappelle un rêve étrange qu’elle a fait à sa naissance. Alors qu’elle était enceinte, elle a rêvé qu’elle donnait naissance à un loup qui deviendrait un agneau en rentrant chez les religieux carmes. Il y a tant de conviction dans ce récit qu’André est ébranlé. Il se rend dans l’Eglise des carmes de sa ville de Florence, et il prie là auprès de l’autel de Marie. Il sent alors que Dieu l’appelle vraiment à donner sa vie ! C’est pour lui l’heure de la conversion… Il devient un frère carmes exemplaire et bientôt est nommé évêque de Fiesole. Partout il s’occupe des pauvres, vit dans une grande austérité, et il touche les cœurs par sa prédication. Il mourra, chargé de bonnes œuvres, le 6 janvier 1374. Comme quoi Dieu peut employer tous les moyens pour nous convertir…