Lundi 10 août : St Laurent

Voilà les trésors de l’Eglise ! D’après les anciennes traditions, Laurent aurait été un des sept diacres de Rome au 3° siècle. Du fait de ce poste important il gérait les finance de l’Eglise et était spécialement chargé de faire la charité, c’est-à-dire de donner de l’argent de l’Eglise pour les pauvres. Mais voilà que l’empereur Valérien avait repris la persécution contre les chrétiens. Juste avant de mourir, le Pape Sixte II demanda à Laurent de donner tous l’argent de l’Eglise aux pauvres pour éviter d’attirer la cupidité de l’empereur. Et quand Laurent fut lui-même arrêté, l’empereur lui demanda de donner tous les trésors en sa possession. En guise de réponse, il fit venir devant l’empereur des pauvres et des malades et il dit : Voila les trésors de l’Eglise ! Inutile de vous dire que la réponse ne plut guère à l’empereur qui le fit mourir sur un grill le 10 août 258. Mais cette réponse n’est pas une plaisanterie en fait… La vraie richesse de l’Eglise c’est l’amour de Dieu qui la remplit, et aussi l’amour qu’elle donne aux autres. Sommes nous vraiment d’accord avec cette vision ? Alors on devrait donner avec facilité et générosité aux misère que l’on croise. Et se faire ainsi un trésor dans le ciel comme le dit Jésus dans l’Evangile…

Pratique : Un don pour un pauvre

Dimanche 9 août : 11° dimanche après la Pentecôte

Il mit ses doigts dans ses oreilles et sa salive sur sa langue…

Pour guérir ce malade, Jésus accomplit trois signes. Il le met à l’écart de la foule, il accomplit des gestes de purification, et enfin il soupire auprès du Père. Ce n’est pas pour Lui qu’il a fait tout cela, mais pour nous ! Pour nous servir d’exemple et nous montrer comment on peut se sortir d’un vice, cette terrible maladie qui nous ligote et nous humilie, nous rend incapable d’agir normalement. Alors si vous souffrez d’une paresse chronique, d’une addiction humiliante, de crises de colère ou de vanité enracinée, retenez bien ces conseils précieux ! Ils vous aideront ! La première chose à faire, c’est de s’écarter de la tentation comme Jésus écarte le malade de la foule ! C’est pas sérieux de dire qu’on veut s’en sortir, et de garder bien proche de soi, l’occasion de pécher, pas vrai ? Ensuite il faut faire des efforts répétés pour obtenir la victoire, comme les gestes de purification que Jésus répète sur ce pauvre homme ! Sérieusement, comment a t on assez d’illusion pour penser qu’on peut arriver à une vraie victoire sans aucun effort ? Enfin demander l’aide de Dieu toujours, comme Jésus qui soupire vers son Père… Encore une fois si vaincre ses défauts était facile cela se saurait… En fait, l’aide de Dieu est tout simplement nécessaire ! Bon courage à nous tous !

Pratique : Un effort contre notre plus grand défaut

Samedi 8 août : St Jean Marie Vianney

Si vous avez déjà été à Ars, peut-être avez vous vu le petit édifice derrière le presbytère d’Ars. C’est une chapelle offerte par souscription auprès de tous les curés du monde et elle contient, en précieux reliquaire, le cœur du saint Curé ! Patron de tous les curés du onde entier, vous pesez un peu ce que l’Eglise veut vous dire ? C’est qu’il a exercé le ministère à la perfection et que tous les responsables de paroisse peuvent trouver en lui, une source d’inspiration sûre pour mener leur charge ! Regardez le confesser pendant des heures, faire le catéchisme tous les jours, s’occuper des orphelines, des écoles d’Ars et de toutes les misères. Et vous saurez ce qu’il vous reste à faire… Regardez le pratiquant la pénitence pour son village, luttant contre le Diable, portant le souvenir accablant de sa misère en face des ses responsabilités, et supportant les critiques tant des paroissiens que des confrères prêtres. Et vous connaîtrez les croix à porter quand on est curé. Regardez le enfin, accueillant les pèlerins venant du monde entier, et offrant toute sa vie pour sauver les âmes, et vous comprendrez combien ce rôle est précieux, irremplaçable pour tous les hommes, de par la volonté de Dieu. Regardez bien car c’est si beau et si puissant un curé fidèle à sa mission. En fait, c’est Jésus qui revient marcher sur les route de notre monde…

Pratique : une prière pour notre curé

Vendredi 7 août : St Gaétan de Thienne

Un travail intéressant s’est accompli dans l’âme de saint Gaétan. Il est né dans une famille noble dans la république de Venise en 1480. De bonne famille, intelligent et travailleur, il a tout pour réussir. Après de fortes études de droit, il est appelé à Rome par la Pape Jules II, il sera son secrétaire, ainsi que du Pape suivant, Léon X. Mais c’est l’époque fastueuse du 160 siècle ou le luxe et même l’immoralité règnent des la hiérarchie de l’Eglise. Éduqué dans la piété, sa première réaction c’est de faire son travail et de ne pas se mêler à ces excès, et il redouble de charité envers les pauvres. Mais après la mort de sa mère si pieuse, il rentre à Vicence pour l’enterrement. Et sa conscience est un peu troublée. Ne devrait il pas faire plus pour l’Eglise ? Il renonce alors à tous ses titres de Rome, fonde un hôpital à Vicence, devient prêtre, et fonde l’institut des Théatins. Des prêtres qui devaient soigner les pauvres, enseigner la foi au peuple, et surtout vivre pauvrement et même ne jamais demander d’argent se contentant de ce qu’on leur donnait spontanément… Après le sac de Rome, en 1527, souvent interprété par les contemporains comme une punition divine, Gaétan ira se dévouer à Naples. Il y terminera sa vie le 7 août 1547 en refusant un matelas pour mourir sur la cendre. Ce sont des saints comme lui qui ont rendu à l’Eglise l’immense service de montrer le chemin de la réforme qui sera pris après le Concile de Trente : Croire en l’Evangile et l’appliquer vraiment !

Pratique : Un sacrifice aujourd’hui pour notre Eglise

Jeudi 6 août : Fête de la Transfiguration de Jésus

Faisons ici trois tentes !… A tout ceux qui cherchent le bonheur, saint Pierre leur dirait que lui il l’a vu ce bonheur préparé pour toute l’humanité ! C’était un beau jour où Jésus l’a invité, avec Jacques et Jean à monter sur une montagne. Alors il a vu le plus beau spectacle qu’on avait jamais vu sur la terre ! Jésus comme rempli de lumière ! C’était si beau qu’on comprenait tout de suite que c’était ça le but de notre vie ! Il s’est alors exclamé qu’il resterait bien là tellement on y était bien ! Il n’y a qu’à planter quelques tentes… Le jour de la transfiguration de Jésus, saint Pierre, Moïse et Elie qui apparaissent auprès de lui, la voix du Père dans le Ciel, la figure pleine de beauté de Jésus, tout ne cesse de nous crier : Avez vous compris que c’est Lui, Jésus qui est le bonheur de toute l’humanité ? Ne cherchez pas ailleurs un bonheur qui vous fuira, ne cherchez pas d’autre sauveur que Lui, ne manquez pas ce rendez vous qu’il vous propose ! Car c’est bien le deuxième sens de la fête d’aujourd’hui. Si Jésus est transfiguré, alors ne le suivant, nous le serons nous-même un jour. Moi aussi, un jour, je serai transfiguré dans le beau paradis ? Pourquoi ai-je tant de mal à le croire ?

Pratique : Une offrande de soi à Jésus.

Mercredi 5 août : Dédicace de la Basilique sainte Marie Majeure à Rome

Parmi les nombreux visiteurs de l’immense basilique sainte Marie Majeure à Rome, je pense que peu connaissent deux des grands secrets de cet édifice ! Le premier c’est son antiquité ! Car elle a été construite au 5° siècle juste après le Concile d’Ephèse. Peut-être à la place d’une église plus ancienne datant du Pape Libère. Mais comme à Ephèse on avait proclamé Marie comme Théotokos, c’est-à-dire Mère de Dieu, la dévotion envers Marie avait saisi tout le peuple chrétien, et de nombreuse églises avaient été construite en son honneur ! Au cours du temps, cette basilique saint Marie Majeure a été recouverte des marbres chers aux romains qui lui donnent aujourd’hui une apparence baroque, mais l’Eglise du 5° siècle est pourtant toujours debout devant eux ! L’autre secret en elle c’est l’icone Salus populi romani ! Icône de Marie le salut du Peuple Romain ! Elle serait datée entre le 6 et le 8° siècle, mais reproduit sans doute, au moins pour le visage, une icône encore plus ancienne qui se trouvait à Constantinople, et attribuée par la légende à l’Évangéliste saint Luc. Cette icône a protégé Rome plusieurs fois au cours de son histoire. N’oublions pas de fêter toutes les fêtes de Marie avec une dévotion particulière, et nous verrons alors sa protection sur nous !

Pratique : Une prière spéciale à Marie

Mardi 4 août : St Dominique

Tout est parti d’une gigantesque prise de conscience… Quand Dominique, chanoine de la cathédrale d’Osma accompagne son évêque pour une mission diplomatique en 1203, il passe par la région de Toulouse. Il constate là bas les ravages de l’hérésie cathare. Et il comprend d’un coup pourquoi cette hérésie se répand. Parce que les cathares, malgré leur erreurs doctrinales, vivent pauvrement au contraire des prédicateurs catholiques. Alors il comprendra qu’il faut un ordre qui vivra pauvrement et avec des frères bien formés qui pourront prêchera la vérité sans relâche ! C’est ainsi qu’est né l’ordre dominicain, un des plus nombreux et des plus fécond de l’Église. Il compte aujourd’hui des dizaine de milliers de membres. Saint Dominique aura donc bien fait d’ouvrir les yeux en vérité sur la situation de l’Eglise de son époque et de travailler à ‘y apporter une réponse… Qu’il nous apprenne à faire de même en occident aujourd’hui où l’Eglise s’enfonce depuis bien longtemps sans que cela ne semble inquiéter grand monde. Et que saint Dominique prie pour nous !

Pratique : Une prière pour l’Eglise

Lundi 3 août : De la férie

Même si sa fête était hier, saint Alphonse est un saint trop important pour être passé sous silence ! Cet avocat brillant du 18° siècle se consacra à Dieu comme prêtre et pour évangéliser les pauvres de Naples. Il a laissé trois choses immense à toute l’Eglise. D’abord sa théologie morale, un ouvrage qui expliquait donc les actes humains bons ou mauvais, et qui changea son époque par un regard rempli de miséricorde. Cet ouvrage valut à saint Alphonse le titre de docteur de l’Eglise ! Ensuite une méthode d’apostolat renouvelée : Il allait dans les quartiers de Naples, convertissait parfois même des bandits, et leur demandait après de faire le catéchisme autour d’eux ! En quelques années la ville de Naples fut complètement renouvelée par des centaines de ces nouveaux catéchistes ! Enfin il écrivit plus de cent livres, remplis de piété et d’amour de Dieu. Leur lecture fait encore aujourd’hui un bien considérable ! Et si vous essayiez vous aussi ? Quel travail il a accompli ! Et quelles belles indications pour les apôtres futurs qui s’inspireront de ses initiatives avec fruit !

Pratique : Lire quelques pages d’un de ses livres

Dimanche 2 août : 10° dimanche après la Pentecôte

Qui s’abaisse sera élevé !

Si l’on a le droit de poser des questions difficiles sur l’Evangile, je poserais volontiers celle là aujourd’hui : Dieu aime-t-il notre humiliation ? Faut-il passer ses journées à répéter à Dieu qu’on est nul pour lui plaire ? C’est bien ce que semble recommander l’Evangile : Ce publicain qui n’ose pas lever les yeux et qui s’exclame : Mon Dieu venez en aide au pécheur que je suis ! En fait, Jésus nous dit exactement le contraire ! Si nous saisissons, dans un éclair de lucidité que nous sommes des publicains. Que nous sommes égoïste et qu’on se moque un peu des autres dans le fond. Qu’on n’aime pas beaucoup Dieu et qu’on ne sacrifie pas grand chose pour Lui. Qu’on est fragile devant l’impureté, la gourmandise, la colère et qu’on perd si facilement du temps à ne rien faire. Alors surtout, ne laissons pas le Diable nous toucher par le tableau désespérant de notre humanité blessée ! Allons vite dire à Dieu de nous venir en aide ! Parce qu’il aime ses enfants et qu’il a assez d’amour pour nous faire devenir des vrais saints. Le croyons-nous ? Tu peux être mondain comme saint Ignace de Loyola l’était, violent comme le bon Larron, impur comme sainte Marie Madeleine, le Seigneur n’ a absolument pas de dégoût de toi, et il est prêt à te transformer, comme Il l’a fait pour eux… si tu acceptes de t’abaisser pour lui demander…

Pratique : Un acte de confiance en la bonté de Dieu

Samedi 1er août : St Pierre Julien Eymard

a sœur de notre saint d’aujourd’hui, saint Pierre Julien Eymard, a raconté qu’elle l’avait trouvé, encore enfant, en train de prier auprès du tabernacle, donc en présence donc de Jésus dans l’Hostie. Et il lui avait alors dit : C’est que je l’écoute et je l’entends mieux ici… Toute la vocation de notre saint était déjà présente dans cette remarque d’enfant… Car si Pierre Julien commença sa vie de prêtre dans la communauté des Maristes pendant 17ans, il eut l’intuition auprès de Notre Dame de Fourvière à Lyon, qu’il devait fonder une nouvelle congrégation consacrée à l’adoration de Jésus dans l’Hostie. Il la lança à Paris, le 13 mai 1856. Les maisons de la congrégation devaient être des centres d’adoration perpétuelle, et ils devaient aussi former les enfants et les adultes à bien communier. Il y a actuellement dans le monde encore 140 de ces maisons ! Saint Pierre Julien meurt épuisé le 1er août 1868 à La Mure, son village natal où il essayait de se reposer. En son souvenir, prenons la résolution nous même de prendre régulièrement un temps de prière silencieuse auprès de Jésus dans l’Hostie. Vous verrez tout ce que cela apporte !

Pratique : un temps d’adoration auprès du tabernacle