Vendredi 19 juin : Ste Julienne Falconieri

Ste Julienne fut une religieuse Servite de Marie très rayonnante. Elle entraîna beaucoup de ses contemporains soit à se consacrer à Dieu soit à mener une vraie vie chrétienne. Mais cette femme du 14° siècle est célèbre pour un miracle tout à fait étonnant. Comme elle avait pratiqué une forte mortification, elle eut une maladie d’estomac qui faisait qu’elle ne pouvait plus rien manger ni même recevoir l’Eucharistie ! Arrivée à ses derniers instants, elle demanda au prêtre au moins d’approcher d’elle la sainte Hostie qu’elle avait tellement vénéré. Et quand le prêtre le fit, alors l’Hostie disparut de ses mains, et Julienne expira avec un magnifique sourire. Plus tard on trouva imprimé sur sa poitrine l’image même de la Croix telle qu’elle se trouvait sur l’Hostie ! Que ce miracle nous pousse à souvent faire la communion de désir si on ne peut pas facilement assister à la Messe. Qu’au moins on prenne un moment pour désirer la venue de Jésus dans l’Hostie dans notre âme !

Pratique : Une communion spirituelle

Jeudi 18 juin : St Ephrem

Le Pape Benoît XVI appelait saint Ephrem le plus grand poète de l’époque patristique. Et c’est un vrai compliment de la part de ce Pape, grand intellectuel et authentique artiste ! Ephrem naquit à Nisibe dans la province romaine de Mésopotamie. Né dans une famille païenne, il se tourne vers la religion catholique et passa sa vie à diffuser la foi. Par la fondation d’une école de théologie d’abord et aussi en écrivant de nombreux texte et poésies pour la répandre. Il n’hésitait pas à les chanter lui même à la harpe, attirant une foule nombreuse ! Sa dévotion pour la sainte Vierge Marie était remarquable. .Il écrit en Syriaque ses textes sont toujours utilisés dans la liturgie de l’église Syriaque. En plus de sa passion d’enseigner, il savait aussi prendre soin des misères de ses contemporains. Il mourut de la peste à Edesse en 373. Qu’il nous donne l’amour de la foi et le sens de la beauté de la religion !

Pratique : Chantons un chant religieux qui nous élève

Mercredi 17 juin : St Grégoire Barbarigo

Une rencontre avec le pape le transforma !

Grégoire Barbarigo, était le fils d’un illustre sénateur de Venise, et sa famille était célèbre dans tout la sérénissime République ! Ce jeune homme intelligent et pieux se destine à la diplomatie et il est envoyé par Venise pour négocier la paix au traité de Westphalie en 1648. Mais il rencontre là-bas, le Cardinal Chig, le futur Alexandre VII ! Cette rencontre le bouleversa et il abandonna la voie des honneurs pour suivre celle de Dieu ! Il aurait voulu devenir ermite, mais on l’orienta plutôt vers les études de droit et la prêtrise. Ordonné prêtre à 30 ans, Alexandre VII l’appelle à Rome pour organiser le soutien aux malades de l’épidémie de peste. Il s’y dévoue pendant 2 ans, puis est nommé évêque de Bergame puis nommé Cardinal et finalement évêque de Padoue. Loin de se laisser entraîner par les honneurs qu’il avait voulu fuir, il vit simplement, donne ses biens aux pauvres, visite ses paroisses et fait le catéchisme aux enfant, tout cardinal qu’il est ! Il fondera aussi un séminaire à Padoue à la pointe dans la formation des prêtres et l’étude des langues orientale et des langues de la Bible. Il meurt un 18 juin 1897 juste après une visite pastorale, nous laissant une image bien belle d’un pasteur tout conné à sa charge ! Comme quoi il y a des rencontres qui changent toute une vie !

Pratique : Revenir sur les grandes grâces de sa vie et voir ce qu’on en a fait…

Mardi 16 juin : St Jean-François Régis

Je ne sais pas si vous connaissez l’Ardèche ? Mais au cœur de cette région authentique se trouve le petit village de la Louvesc, village de moins de 500 habitants mais lieu spirituel célèbre depuis qu’un saint Missionnaire y est mort : saint Jean François Régis que nous fêtons aujourd’hui. Né en 1597 dans une famille pieuse, Jean François Régis décidé de devenir Jésuite. Et, une fois ordonné prêtre, il rêve de la Mission du Canada, celle qui agitait tous les esprit a cette époque. Mais ses supérieurs, bien inspirés, lui répondirent : Votre Canada ce sera le Vivarais ! Et il va se dépenser dans cette terre dévastée par les guerres de religion et la pauvreté, avec des résultats magnifiques. Sa parole touche les cœurs et il ne cesse de faire du catéchisme, de confesser, et s’occupe aussi de trouver du travail aux habitants ! En décembre 1640 il monte au village de la Louvesc et y confesse pendant des heures, les pieds dans la neige. Il y attrape une pneumonie et meurt là à 43 ans épuisé par la fatigue et le froid en disant a son confrère : Ah, mon frère, je vous Notre Seigneur et Notre Dame qui m’ouvrent le Paradis ! Quand les habitants apprendront que ses confrères Jésuites veulent reprendre je corps pour l’emmener au Puy, ils refuseront obstinément de laisser partir leur saint ! Et St François Régis continue aujourd’hui de bénir les pèlerins de la Louvesc !

Pratique : NE pas perdre de temsp aujourd’hui !

Lundi 15 juin : Ste Germaine de Pibrac

Sans le bon Dieu, personne n’aurait rien sur de la vie héroïque de sainte Germaine Cousin, appelée aussi sainte Germaine de Pibrac. Cette petite jeune fille, née handicapée dans le village de Pibrac, proche de Toulouse et qui perdit sa mère alors qu’elle avait 4 ans. Son Père se remaria et nouvelle belle mère ne la supportait pas et la persécutait de toutes manière notamment en l’excluant de la vie familiale. Mais Germaine trouva en Dieu et dans la prière, son soutien et elle développa une piété très forte et un service de tout le monde sans jamais se plaindre. Elle mourut à 22 ans, un jour de juin 1601. Et on l’enterra vite. Mais 43 ans après sa mort, quand on a creusé la tombe des Cousin, on tomba sur un corps miraculeusement conservé. Les anciens du village reconnurent le corps de Germaine ! On vint prier devant cette tombe et bientôt des miracles se produisirent. Du coup l’Eglise ouvrit une enquête qui aboutit à la canonisation de notre sainte le 29 juin 1867. Et la dévotion à sainte Germaine ne s’est jamais arrêtée depuis ! Qu’elle nous encourage à la fidélité, quelles que soient les difficultés du chemin !

Pratique : Supportons paisiblement les peines de notre journée

Dimanche 14 juin : Solennité du Sacré-Coeur

Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé…

J’ai toujours été saisi par la profondeur de cette phrase, qui vient de l’Ancien Testament et du prophète Zacharie, mais que saint Jean applique directement au moment où le cœur de Jésus sera transpercé sur la Croix. La citation complète est encore plus parlante, la voici : Il arrivera, en ce jour-là… Je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication. Ils regarderont vers moi, Celui qu’ils ont transpercé, ils feront une lamentation sur lui, comme on se lamente sur un fils unique ; ils pleureront sur lui amèrement, comme on pleure sur un premier-né. C’est vrai que le Sacré-Cœur ouvert contient d’abord une grâce contemplative. Saisi par le spectacle, pour une fois, nous allons arrêter nos saintes activités pour regarder ce qui vient d’arriver… Enfin un peu d’esprit de méditation… Seconde grâce tout aussi précieuse, par ce regard prolongé nous allons comprendre notre responsabilité dans tout ça. Car on ne peut pas dire : je n’y suis pour rien ! C’est bien à cause de nous et à cause de nos péchés qu’Il est mort sur la Croix… D’un coup le réel de la vie nous frappe, on a envie de demander pardon, et on se dit qu’on pourrait bien aimer un peu plus. Quelle merveille que cette lucidité nouvelle !

Pratique : Un acte de contrition

Samedi 13 juin : St Antoine de Padoue

Dans mon église de Carnoules sa statue est là, sans doute la plus visitée après celle de la sainte Vierge Marie, car saint Antoine a le don de se faire aimer. Un patron céleste qui aide à retrouver les objets perdus, ça se ménage ! Sa statue le représente debout, tenant un livre ouvert à la main et sur ce livre, l’enfant Jésus se tient, doucement tourné vers lui. Cela fait référence d’abord à sa science et sa connaissance des écritures, c’est là qu’il a appris à connaître Dieu et à l’aimer. Mais cela fait référence aussi à un épisode de la fin de sa vie. Le saint s’était retiré dans une ermitage de Camposanpietro, une bourgade à coté de Padoue. Et là, un soir le comte Tiso qui habitait le château tout à coté, put voir, entre les branchages de son ermitage une grande lumière. Il s’approcha et vit le saint tenant dans ses bras l’Enfant-Jésus plein de lumière. A sa manière, saint Antoine nous encourage donc à ne pas manquer notre prière, ce rendez vous quotidien avec le Seigneur qui nous remplit d’amour.

Pratique : Faire une visite au saint Sacrement

Vendredi 12 juin : Fête du Sacré-Coeur de Jésus

Depuis l’antiquité, le cœur est le symbole de l’amour. C’est encore le cas aujourd’hui ou les cœurs rouges envahissent les écrans de nos téléphones… Mais comme, en plus, l’Evangile précise, dans un passage célèbre, que le cœur de Jésus a été transpercé sur la Croix. Alors, rien d’étonnant que soit né dans l’Eglise la dévotion au sacré Cœur de Jésus… C’est d’abord le symbole de l’amour de Dieu pour nous. Et c’est vrai qu’on est stupéfait de sa grandeur. Nous créer est déjà un acte de bonté stupéfiant, mais venir sur terre et mourir pour nous sauver, monte la barre à un niveau incroyable ! Les anciens grecs et romains qui imaginaient les dieux se battant, se trompant et se vengeant des hommes étaient loin du compte, tout comme les dieux Aztèques qui réclamaient le sang des victimes… Mais ce qui est tout autant stupéfiant c’est la tranquillité avec laquelle les hommes peuvent négliger Dieu. Passe encore qu’un athée ne prie pas, il n’y croit pas ! Il devrait quand même se poser des questions minimum sur Dieu, mais en attendant il est athée… Mais comment des gens qui disent croire en Dieu ou au moins en quelque chose, peuvent passer leur vie sans prière, sans aucun contact avec ce Dieu qu’il savent être là, voilà qui est vraiment étonnant. Et c’est pourtant la grosse majorité… Quelles godasses de plomb dans nos cœurs à nous ! Alors remercions particulièrement Jésus aujourd’hui de nous avoir ouvert le cœur et de l’aimer un peu, espérons le… Et n’oublions pas de célébrer le jour de sa fête…

Pratique : Une prière d’action de grâces pour avoir reçu la foi

Jeudi 11 juin : St Barnabé

A sa naissance notre saint Barnabé s’appelait Joseph ! Il était originaire de Chypre, et c’était un lévite, un juif de la tribu de Lévi, donc, chargé de l’entretien du Temple de Jérusalem. Très vite il avait suivi Jésus qui l’avait choisi parmi les 72 disciples. Et il eut une grande influence dans la primitive Eglise : Il fait le don d’un champ pour aider la communauté, il introduit saint Paul nouvellement converti dans l’assemblée, et il part en voyage apostolique avec lui ! Il est alors surnommé par les apôtres « Barnabé » ce qui veut dire « fils de consolation » et la Bible va même jusqu’à lui donner le titre d’apôtre ! Mais les personnes brillantes peuvent parfois s’entrechoquer… Et il va y avoir une tension entre lui et saint Paul… qui se sépareront pour mener chacun de son coté l’œuvre apostolique… Comme quoi les difficultés ont toujours fait et feront toujours partie de la vie de l’Eglise… Barnabé repartira à Chypre, et y mourra martyr, à Salamine, selon la tradition, vers l’an 61. L’Eglise fête saint Barnabé au rang des apôtres, et on peut bine lui demander, à lui aussi, de l’ardeur pour la mission !

Pratique : Une prière pour un ami loin de Dieu

Mercredi 10 juin : Ste Marguerite d’Ecosse

Notre sainte reine d’aujourd’hui, Marguerite d’Ecosse vécut une vie bien agitée. Elle naquit en Hongrie en l’an 1045, parce que son Père, l’héritier du trône d’Angleterre avait été chassé de son royaume par le roi Canut du Danemark. A la mort de Canut, elle put rentrer, avec son père Edouard en Angleterre. Mais ce père décède bientôt et cette fois-ci ce sont les normands qui envahissent l’Angleterre ! Avec sa mère Agathe elle se réfugie cette fois en Ecosse auprès du roi Malcolm III. Celui-ci veuf, tombe bientôt amoureux de la belle et douce Marguerite, et elle devient reine d’Ecosse à 24 ans. Marguerite se révèle une souveraine parfaite. Pleine de douceur de bonté et de piété. Conseillant son mari, le poussant à une authentique piété, et s’occupant magnifiquement des pauvres. Elle imposera d’ailleurs en Ecosse, la coutumes romaines. Mais voilà que les normands envahissent l’Ecosse en 1093 et son mari et son fils aîné sont tués le 13 novembre. Son confesseur nous a transmis sa prière, apprenant la terrible nouvelle : Dieu Tout Puissant, je vous rends grâce de m’avoir envoyé une si grande affliction en ces derniers moments de ma vie. Avec ta miséricorde, j’espère qu’elle servira à me purifier de mes péchés ! Elle mourut 3 jours plus tard, son visage de souffrance étant redevenu magnifique… Quelle belle âme !

Pratique : offrir les peines de la journée pour le pardon de nos péchés