Samedi 19 septembre : St Janvier et ses compagnons martyrs

On n’a confiance que dans les saints qui font des miracles ! C’est ce que me disait un ami Italien, c’est même un dicton dans ce pays, paraît-il ! Alors avec saint Janvier les napolitains sont servis ! Chaque année, le sang du martyr, contenu dans une ampoule se met à bouillir dès qu’on y approche la relique du crâne ! Mais en plus, saint Janvier semble avoir décidé de protéger Naples au cours de l’histoire ! Ainsi cet évêque de Bénévent au tout début du 4° siècle, mort exécuté au cours de la persécution de Dioclétien aurait protégé la ville en 1497, 1631, 1698, 1767, 1779 ! soit des épidémies de peste, soit des éruptions du turbulent volcan Vésuve ! Mais peut être que cette protection est due aussi à la confiance des habitants de Naples qui ont signé un acte, devant notaire veuillez remarquer ! en s’engageant en 1527 à bâtir une magnifique chapelle à St Janvier en échange des sa protections sur la ville ? Alors choisissez un saint à miracle, si vous voulez, mais en tout cas, ne doutez jamais de la puissance de saints !

Pratique : Une prière à notre saint préféré

Vendredi 18 septembre : St Joseph de Cupertino

Habituellement, on retient de la vie de saint Joseph de Cupertino ses miracles de lévitations. En période de grande émotion spirituelle, on le voyait s’élever en l’air. Le Pape Clément XIII, quand il le canonisera, remarquera qu’on n’a jamais vu cela à un tel niveau dans la vie des saints ! Mais il est aussi célèbre pour sa réussite dans les études. En fait, notre Joseph était humainement très limité ! Il est nonchalant, maladroit, accumule les bêtises et est de tempérament rêveur. Deux fois il sera refusé d’un couvent pour ses limites évidentes. Mais sa mère demande à son propre frère qui est franciscain de le prendre comme serviteur dans le couvent. C’est toujours mieux que rien… Et voilà qu’au couvent il semble faire vraiment mieux les taches qu’on lui demande ! Et sa piété impressionne. Du coup on se demande si on ne fera pas de lui un prêtre, quand même. Mais il faut passer deux examen pour être admis, et son niveau est insuffisant… Mais voilà qu’au premier examen il tombe sur le seul texte qu’il connaissait pas cœur, et du coup ses réponses sont suffisantes. Et le 2° examen ? L’examinateur est surpris du bon niveau des premiers candidats, du coup, il admet tout le monde, sans examiner plus personne ! Notre Joseph deviendra donc prêtre ! De cet épisode de sa vie est venue l’habitude de prier saint Joseph de Cupertino aux examens où on ne se sentait pas trop à l’aise. Il paraît que ça marche ! Après tout, avec un surplus de piété, on pourrait bien recevoir un coup de pouce du Ciel !

Pratique : Acceptons la volonté de Dieu à travers les contrariétés de la journée…

Jeudi 17 septembre : De la férie

Vous avez tous entendu parler de sainte Hildegarde, au moins pour ses livres de cuisine ! Mais elle a fait bien autre chose que des livres de cuisine dans sa vie ! Et même s’il ne faut pas mépriser la cuisine, c’est tout de même plus important de fonder deux monastères, Rupertsberg près de Bingen et Eibingen ! Ces monastères seront des centres de rayonnement spirituel et intellectuel pour toute la chrétienté du 12° siècle et les vocations afflueront. Du coup Hildegarde correspond avec les plus grand hommes de son temps. Mais elle a aussi des visions céleste, depuis l’âge de 3 ans, et humblement elle demande aux plus grands hommes de son temps leur jugement sur ces phénomènes. St Bernard les validera tout comme le Pape de l’époque, Eugène III ! Celui-ci lui demandera d’écrire ce qu’elle a reçu du Ciel,et Hildegarde écrira donc le Scivias, le liber vitae meritorum, et le liber divinum operum. Ces livres racontent son expérience spirituelle, mais aussi le monde, la nature, les plantes, avec des accent, parfois, d’une modernité surprenante. Ils auront une influence spirituelle immense. En plus de toute cela, Hildegarde écrira des hymnes et des musiques encore écoutées aujourd’hui, elle mourra le le 17 septembre 1179, sera déclarée sainte et vu son influence sur son temps, déclarée le 35° docteur de l’Eglise par le Pape Benoît XVI, un compatriote ! Alors n’hésitez pas à cuisiner selon ses livres de cuisine, si le cœur vous en dit, mais surtout imitez son immense amour du Christ !

Pratique : Ne pas oublier la prière avant et après les repas !

Mercredi 16 septembre : Sts Corneille et Cyprien

Ces deux saints furent uni dans la vie et dans la mort ! D’abord dans la mort parce que le jour de la mise au tombeau de Corneille, le 14 septembre fut le jour de la passion et de la mort glorieuse comme martyr de St Cyprien de Carthage ! Mais aussi dans la vie car ils combattirent cote à cote pour qu’on soit miséricordieux pour les lapsi. De quoi s’agissait il ? Lors de la terrible persécution de Dèce, beaucoup de chrétiens étaient mort martyrs, mais certains avaient flanché, soit en sacrifiant aux faux dieux, soit en brûlant de l’encens devant eux, soit en obtenant un billet falsifié comme quoi ils avaient fait un acte de vénération des dieux romains. Une fois la persécution passée, ils venaient demander pardon à l’Eglise pour leur lâcheté et demandaient à être réintégrés. Mais la plus rigides de l’époque refusaient qu’on réadmette dans l’Eglise ces anciens frères qui avaient trahi au temps de l’épreuve ! Et ils attaquaient violemment ceux qui prétendaient le faire, créant un schisme dans l’Eglise. Mais le Pape Corneille à Rome et Cyprien à Carthage s’unirent pour qu’on pardonne à ces frères moyennant une vraie repentance. Et c’est eux qui l’emportèrent. Oui, l’Eglise n’aime pas le péché mais sait aussi pardonner aux frères qui se repentent !

Pratique : sachons pardonner du fond du cœur à ceux qui nous ont offensés

Mardi 15 septembre : Notre Dame des sept douleurs

La dévotion à Notre Dame des douleurs se serait lancée fortement suite à la fondation de l’ordre des Servites de Marie. La sainte Vierge apparut aux fondateurs et leur a demandé de prêcher les douleurs de Marie et de revêtir aussi un habit noir de deuil en son honneur. Et le bon peuple fut profondément ému par leur prédication. Comme le souligne Jacopone de Todi, dans sa magnifique, séquence Stabat Mater :Quel est l’homme qui ne pleurerait s’il voyait la Mère du Christ dans un si grand supplice ? Mais, on doit encore remarquer que souvent la sainte Vierge apparaît comme douloureuse quand elle vient nous aider dans nos souffrances de cette terre… Ainsi à la Salette, elle apparaît au enfants en pleurant car elle voit, à travers les maladies des récoltes la punition de Dieu sur ses enfants ingrats et indifférents. Elle apparaît aussi brièvement à Fatima le 8 octobre, car on était encore dans la boucherie de la première guerre mondiale. Et enfin à Kibeho,au Rwanda, juste avant les terribles massacres qui s’y produiront… Que les larmes de Marie nous aident à nous convertir et aussi à porter les épreuves de cette vie !

Prartique : Réciter le stabat Mater

Lundi 14 septembre : Exaltation de la sainte Croix

Dans l’histoire, la Croix s’est imposée comme le symbole le plus répandu du christianisme. Mais ce n’était pas gagné d’avance ! En effet à l’époque antique, le supplice de la Croix était infamant et réservé aux esclaves. La première représentation de la Croix de Jésus qu’on possède est d’ailleurs un graffiti d’un païen se moquant d’un chrétien. Dessiné sans doute vers l’an 200, on y voit un homme prier devant un autre à tête d’âne mis sur une Croix avec marqué Alexamènos adore son Dieu ! De leur coté les grands prêtres juifs espéraient bien aussi que la mise à mort de Jésus sur la Croix éloignerait automatiquement de lui tout disciple ! Alors dans les premiers siècles, où le supplice de la Croix se pratiquait encore, les chrétiens ont plutôt représenté Jésus sous la forme du bon Pasteur, portant avec dévouement une brebis sur son dos ! Tout allait changer avec l’arrivée de l’empereur Constantin, le premier à être favorable aux chrétiens. D’abord il gagna la bataille du pont Milvius, en mettant une Croix sur ses étendards d’après une vision qu’il avait eue. Puis sa mère Hélène redécouvrit la vraie croix de Jésus à Jérusalem, et enfin 300 ans plus tard, l’Empereur Héraclius après une glorieuse victoire put récupérer cette précieuse Croix que les Perses avaient emportée en rançon lors d’un sac de Jérusalem. Ces événement eurent un retentissement considérable, et la Croix s’imposa définitivement comme le grand symbole de fierté chrétienne : le souvenir du don de la vie de Jésus pour nous ! Alors gardons cette fierté et chez nous un crucifix !

Pratique : Une prière de remerciement devant un crucifix

Dimanche 13 septembre : 16° dimanche après la Pentecôte

Va te mettre à la dernière place !

Les saints n’ont pas manqué de repérer cette phrase de Jésus ! Et ils ont rivalisé de courage pour la suivre. C’est saint Bruno quittant son poste de recteur d’université pour vivre en ermite au fin fond du massif de Chartreuse. Enfin l’oubli du monde ! C’est Sainte Catherine Labouré ne laissant personne laver à sa place les pots de chambres des personnes âgées dont elle s’occupait, ce sont mes bijoux, personne ne me les prendra dira-t-elle ! Elle y tenait à sa charge de servante… C’est encore saint Romuald renvoyant ses frères pour mourir tout seul. Il ne faudrait quand même pas qu’on puisse voir des signes miraculeux de sainteté ! Ils le retrouveront le lendemain mort en position de prière ! Ces saint ont fui comme la peste les honneurs, la gloire et bonnes places, certainement pour éviter le danger de l’orgueil si facile à se réveiller en nous. Mais c’était surtout parce c’était la place qu’à occupée Jésus ! Servir plutôt que commander, se faire oublier plutôt que chercher la gloire, ou au moins laisser parler les autres, pas sûr qu’on aime suivre ce chemin… Et pourtant, il a l’odeur de l’Evangile…

Pratique : Laisser parler les autres, aujourd’hui

Samedi 12 septembre : Fête du saint Nom de Marie

Cette fête est, comme un ex-voto pour remercier, fut instituée par Pape Innocent XI en 1683. Il s’agissait de remercier de la victoire de l’armée chrétienne menée par le roi de Pologne Jean Sobiecki, à Vienne, contre les turcs envahisseurs. Cette fête, peut être ressentie comme trop guerrière, fut supprimée du calendrier en 1970 par le Pape Paul VI, mais remise à sa date par le Pape Jean Paul II en 2002 ! Comme quoi la liturgie peut connaître des retours en arrière… Jean Paul II l’a t il fait à cause du polonais Jean Sobiecki ? L’histoire nous apprend en tous cas, que ce roi chrétien avait particulièrement invoqué le saint Nom de Marie avant d’entrer dans la bataille… Le nom de Marie à l’origine veut sans doute dire protectrice ou souveraine, c’est toujours ainsi que la piété catholique avait appelé Marie, Mais c’était aussi le nom de la sœur de Moïse, celle qui l’accompagnait pour la sortie d’Egypte du peuple de Dieu… Tous ces souvenirs nous aident à répéter, uni avec des milliers de nos frères sur la terre, le nom de Marie avec un respect et un amour tout particulier !

Pratique : Une prière supplémentaire à Marie aujourd’hui

Vendredi 11 septembre : De la férie

Rêver aux missions lointaines est enthousiasmant. Mais participer aux missions lointaines, surtout au 19° siècle, demande vraiment un grand esprit de sacrifice et de générosité. St Jean-Gabriel Perboyre, que nous fêtons aujourd’hui, n’a pas fait que rêver aux missions catholiques de Chine, il s’y est engagé, et à connu les voyages interminables, la maladie, l’apostolat caché par peur d’être pris, l’épuisement et même le doute. Lors d’une crise profonde, en pleine Chine, il prie et le Christ semble lui répondre : Que crains-tu ? Ne suis je pas mort pour toi ? Il sortira pacifié de ce violent combat spirituel. Quelque temps après, il est fait prisonnier, il refuse d’apostasier et refuse de fouler au pieds le Crucifix. On lui grave sur le front ces paroles : Propagateur d’une secte abominable ! Pendant un an de captivité il garde une foi inébranlable, encourageant même ses compagnons à rester ferme dans la foi. Il sera tué le 11 septembre 1840. Il sera le premier martyr de Chine a être canonisé en 1999. Après sa mort, sa dépouille sera ramenée à Paris et on peut encore la vénérer dans la maison mère des Lazaristes, rue de Sèvres. Il reste un exemple de ces immense missionnaires qui ont illuminé le 19° siècle !

Pratique : essayons aujourd’hui de témoigner de notre foi

Jeudi 10 septembre : St Nicolas de Tolentino

De ce saint italien du 13° siècle on peut retenir trois choses. D’abord étant enfant, il entendit un jour un religieux ermite de saint Augustin qui prêchait sur la parole de la bible : Le monde passe et sa concupiscence avec lui !L’homélie devait être belle et touchante puisque Nicolas décida d’entrer dans son ordre des ermites de saint Augustin, et toute sa vie il pratiqua la pénitence et la fuite des mondanités ! Que le Seigneur nous donne des aussi bons prédicateurs aujourd’hui, et aussi des fidèles qui écoutent… La deuxième chose, c’est que Nicolas était connu pour sa dévotion aux âmes du purgatoire. Et souvent sa prière libérait ceux qui y étaient prisonniers de ce lieu de purification douloureuse. N’oublions pas, par charité nos frères qui subissent cette peine à cause de leur tiédeur. Cela pourrait nous arriver un jour… Enfin dernier détail qui vous étonnera peut-être, quand il confessait les fidèles, il leur proposait souvent de faire la pénitence de leur péché à leur place ! Que nos cœurs seraient remplis de charité si nous savions porter les péchés de nos frères…

Pratique : Un sacrifice aujourd’hui pour une âme du purgatoire