Lundi 15 juin : Ste Germaine de Pibrac

Sans le bon Dieu, personne n’aurait rien sur de la vie héroïque de sainte Germaine Cousin, appelée aussi sainte Germaine de Pibrac. Cette petite jeune fille, née handicapée dans le village de Pibrac, proche de Toulouse et qui perdit sa mère alors qu’elle avait 4 ans. Son Père se remaria et nouvelle belle mère ne la supportait pas et la persécutait de toutes manière notamment en l’excluant de la vie familiale. Mais Germaine trouva en Dieu et dans la prière, son soutien et elle développa une piété très forte et un service de tout le monde sans jamais se plaindre. Elle mourut à 22 ans, un jour de juin 1601. Et on l’enterra vite. Mais 43 ans après sa mort, quand on a creusé la tombe des Cousin, on tomba sur un corps miraculeusement conservé. Les anciens du village reconnurent le corps de Germaine ! On vint prier devant cette tombe et bientôt des miracles se produisirent. Du coup l’Eglise ouvrit une enquête qui aboutit à la canonisation de notre sainte le 29 juin 1867. Et la dévotion à sainte Germaine ne s’est jamais arrêtée depuis ! Qu’elle nous encourage à la fidélité, quelles que soient les difficultés du chemin !

Pratique : Supportons paisiblement les peines de notre journée

Dimanche 14 juin : Solennité du Sacré-Coeur

Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé…

J’ai toujours été saisi par la profondeur de cette phrase, qui vient de l’Ancien Testament et du prophète Zacharie, mais que saint Jean applique directement au moment où le cœur de Jésus sera transpercé sur la Croix. La citation complète est encore plus parlante, la voici : Il arrivera, en ce jour-là… Je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication. Ils regarderont vers moi, Celui qu’ils ont transpercé, ils feront une lamentation sur lui, comme on se lamente sur un fils unique ; ils pleureront sur lui amèrement, comme on pleure sur un premier-né. C’est vrai que le Sacré-Cœur ouvert contient d’abord une grâce contemplative. Saisi par le spectacle, pour une fois, nous allons arrêter nos saintes activités pour regarder ce qui vient d’arriver… Enfin un peu d’esprit de méditation… Seconde grâce tout aussi précieuse, par ce regard prolongé nous allons comprendre notre responsabilité dans tout ça. Car on ne peut pas dire : je n’y suis pour rien ! C’est bien à cause de nous et à cause de nos péchés qu’Il est mort sur la Croix… D’un coup le réel de la vie nous frappe, on a envie de demander pardon, et on se dit qu’on pourrait bien aimer un peu plus. Quelle merveille que cette lucidité nouvelle !

Pratique : Un acte de contrition

Samedi 13 juin : St Antoine de Padoue

Dans mon église de Carnoules sa statue est là, sans doute la plus visitée après celle de la sainte Vierge Marie, car saint Antoine a le don de se faire aimer. Un patron céleste qui aide à retrouver les objets perdus, ça se ménage ! Sa statue le représente debout, tenant un livre ouvert à la main et sur ce livre, l’enfant Jésus se tient, doucement tourné vers lui. Cela fait référence d’abord à sa science et sa connaissance des écritures, c’est là qu’il a appris à connaître Dieu et à l’aimer. Mais cela fait référence aussi à un épisode de la fin de sa vie. Le saint s’était retiré dans une ermitage de Camposanpietro, une bourgade à coté de Padoue. Et là, un soir le comte Tiso qui habitait le château tout à coté, put voir, entre les branchages de son ermitage une grande lumière. Il s’approcha et vit le saint tenant dans ses bras l’Enfant-Jésus plein de lumière. A sa manière, saint Antoine nous encourage donc à ne pas manquer notre prière, ce rendez vous quotidien avec le Seigneur qui nous remplit d’amour.

Pratique : Faire une visite au saint Sacrement

Vendredi 12 juin : Fête du Sacré-Coeur de Jésus

Depuis l’antiquité, le cœur est le symbole de l’amour. C’est encore le cas aujourd’hui ou les cœurs rouges envahissent les écrans de nos téléphones… Mais comme, en plus, l’Evangile précise, dans un passage célèbre, que le cœur de Jésus a été transpercé sur la Croix. Alors, rien d’étonnant que soit né dans l’Eglise la dévotion au sacré Cœur de Jésus… C’est d’abord le symbole de l’amour de Dieu pour nous. Et c’est vrai qu’on est stupéfait de sa grandeur. Nous créer est déjà un acte de bonté stupéfiant, mais venir sur terre et mourir pour nous sauver, monte la barre à un niveau incroyable ! Les anciens grecs et romains qui imaginaient les dieux se battant, se trompant et se vengeant des hommes étaient loin du compte, tout comme les dieux Aztèques qui réclamaient le sang des victimes… Mais ce qui est tout autant stupéfiant c’est la tranquillité avec laquelle les hommes peuvent négliger Dieu. Passe encore qu’un athée ne prie pas, il n’y croit pas ! Il devrait quand même se poser des questions minimum sur Dieu, mais en attendant il est athée… Mais comment des gens qui disent croire en Dieu ou au moins en quelque chose, peuvent passer leur vie sans prière, sans aucun contact avec ce Dieu qu’il savent être là, voilà qui est vraiment étonnant. Et c’est pourtant la grosse majorité… Quelles godasses de plomb dans nos cœurs à nous ! Alors remercions particulièrement Jésus aujourd’hui de nous avoir ouvert le cœur et de l’aimer un peu, espérons le… Et n’oublions pas de célébrer le jour de sa fête…

Pratique : Une prière d’action de grâces pour avoir reçu la foi

Jeudi 11 juin : St Barnabé

A sa naissance notre saint Barnabé s’appelait Joseph ! Il était originaire de Chypre, et c’était un lévite, un juif de la tribu de Lévi, donc, chargé de l’entretien du Temple de Jérusalem. Très vite il avait suivi Jésus qui l’avait choisi parmi les 72 disciples. Et il eut une grande influence dans la primitive Eglise : Il fait le don d’un champ pour aider la communauté, il introduit saint Paul nouvellement converti dans l’assemblée, et il part en voyage apostolique avec lui ! Il est alors surnommé par les apôtres « Barnabé » ce qui veut dire « fils de consolation » et la Bible va même jusqu’à lui donner le titre d’apôtre ! Mais les personnes brillantes peuvent parfois s’entrechoquer… Et il va y avoir une tension entre lui et saint Paul… qui se sépareront pour mener chacun de son coté l’œuvre apostolique… Comme quoi les difficultés ont toujours fait et feront toujours partie de la vie de l’Eglise… Barnabé repartira à Chypre, et y mourra martyr, à Salamine, selon la tradition, vers l’an 61. L’Eglise fête saint Barnabé au rang des apôtres, et on peut bine lui demander, à lui aussi, de l’ardeur pour la mission !

Pratique : Une prière pour un ami loin de Dieu

Mercredi 10 juin : Ste Marguerite d’Ecosse

Notre sainte reine d’aujourd’hui, Marguerite d’Ecosse vécut une vie bien agitée. Elle naquit en Hongrie en l’an 1045, parce que son Père, l’héritier du trône d’Angleterre avait été chassé de son royaume par le roi Canut du Danemark. A la mort de Canut, elle put rentrer, avec son père Edouard en Angleterre. Mais ce père décède bientôt et cette fois-ci ce sont les normands qui envahissent l’Angleterre ! Avec sa mère Agathe elle se réfugie cette fois en Ecosse auprès du roi Malcolm III. Celui-ci veuf, tombe bientôt amoureux de la belle et douce Marguerite, et elle devient reine d’Ecosse à 24 ans. Marguerite se révèle une souveraine parfaite. Pleine de douceur de bonté et de piété. Conseillant son mari, le poussant à une authentique piété, et s’occupant magnifiquement des pauvres. Elle imposera d’ailleurs en Ecosse, la coutumes romaines. Mais voilà que les normands envahissent l’Ecosse en 1093 et son mari et son fils aîné sont tués le 13 novembre. Son confesseur nous a transmis sa prière, apprenant la terrible nouvelle : Dieu Tout Puissant, je vous rends grâce de m’avoir envoyé une si grande affliction en ces derniers moments de ma vie. Avec ta miséricorde, j’espère qu’elle servira à me purifier de mes péchés ! Elle mourut 3 jours plus tard, son visage de souffrance étant redevenu magnifique… Quelle belle âme !

Pratique : offrir les peines de la journée pour le pardon de nos péchés

Mardi 9 juin : La bienheureuse Anne Marie Taïgi

Qui a dit qu’il fallait être religieux ou religieuse pour être saint ? Aujourd’hui nous fêtons une mère de famille qui a même vécu avec un mari difficile !. Anne Marie Gianetti est née à Sienne mais son père, ruiné, déménagera dans un quartier pauvre de Rome. C’est là qu’elle fait la connaissance de Domenico Taïgi et elle l’épouse. Le mari n’est pas facile, et si les plats en sont pas à son goût, il n’hésite pas à jeter l’assiette par terre ! Mais Anne Marie est une femme remplie de piété, assiste à la Messe tous les jours et prie intensément. Elle choisit de toujours garder la douceur et de servir à la perfection son mari difficile. Mystérieusement, le Seigneur lui donne alors des dons mystiques et des révélations pour le monde. Du coup des personnages importants viendront la consulter ! Elle reste humble au milieu de tout cela, osant même dire au seigneur, quand elle sentait qu’une grâce mystique arrivait : Laissez moi, Seigneur, je ne suis qu’une mère de famille ! Elle meurt le 9 juin 1837 et son corps, incorrompu, est conservé dans l’Eglise St Chrysogone à Rome. Qu’elle nous apprenne à servir là où le Seigneur nous a placé ! 

Pratique : éviter de se plaindre aujourd’hui

Lundi 8 juin : St Médard

Saint Médard, le saviez vous, est invoqué pour éviter la pluie depuis les temps les plus anciens dans notre pays. C’est que ce jeune homme très pieux qui vivait en Picardie au 5° avait une grande affection pour les pauvres. Et un jour qu’un fermier du coin avait perdu son cheval, il donna un des chevaux de son père à ce pauvre homme. Le père, furieux de ce don excessif, sortit pour récupérer le cheval, et sortit sous une pluie battante avec Médard, pour le récupérer. Impossible de retrouver le fermier, mais en rentrant, le père constata, que Médard était complètement sec, signe éloquent que Dieu approuvait ses générosités. Et Médard acquit la réputation de contrôler la pluie… Nommé ensuite évêque de Noyon, et plus tard, de Tournai en supplément, il réussit à convertir de nombreux païens à la religion catholique. Il mourut le 8 juin 560 et on bâtit l’abbaye saint Médard pour recueillir ses reliques ! Alors si la pluie vous ennuie parfois, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Pratique : un acte de charité envers un pauvre

Dimanche 7 juin : Solennité de la Fête-Dieu

Dans l’ancien catéchisme des diocèses de France, appelé parfois le « Quinet », on pose la question suivante (N°226) : Pourquoi Jésus a-t-il institué l’Eucharistie ? Vous connaissez certainement la réponse ! Jésus a institué l’Eucharistie pour 1. Continuer à s’offrir en sacrifice pour à Dieu son Père, 2. Pour être la nourriture de nos âmes dans la communion, 3. Pour demeurer toujours avec nous…Et alors c’est facile de vérifier si on est fidèle à cette volonté exprimée de Jésus… Est ce que nous participons à la Messe autant que c’est possible et raisonnable ? Est-ce que nous communions souvent ? Est ce que nous visitons Jésus présent dans tous les tabernacles du monde ? J’ai toujours été surpris de voir de gens choqués quand on détruit une église qui ne sert plus à plus personne de puis longtemps, mais qui n’imagineraient pas pour autant de s’y rendre eux-même de temps en temps… Faudrait il une nouvelle cohérence entre nos convictions et nos actions ? N’oublions pas que dans le Saint Sacrement, Jésus vient vraiment pour nous…

Pratique : une visite au saint Sacrement

Samedi 6 juin : St Norbert

St Norbert est un converti. Cet homme du 11-12° siècle vivait au bord du Rhin, du coté de l’Allemagne. Pourtant éduqué religieusement par des chanoines réguliers  de Xanten, et destiné au sacerdoce, il s’enfuit de cette vocation et préfère la vie de cour, luxueuse et relâchée. Comme il est apparenté à l’Empereur d’Allemagne, rien de plus facile que de se laisser aller et profiter des avantages de sa situation… Mais voilà qu’à 33 ans,  alors qu’il se rend à cheval à la ville de Wreden en Westphalie, la foudre le frappe et il tombe par terre inanimé. Quand il revient à lui, il déclare qu’il a vu ses proches décédés en au Paradis qui lui demandent de quitter sa vie mauvaise pour apporter aux pauvres la parole de vérité et le Pain du Christ ! Il quitte alors toute mondanité et se consacre vraiment à Dieu. Après un séjour de pénitence dans une abbaye bénédictine, il devient prédicateur itinérant, est ordonné prêtre puis bientôt nommé par le Pape missionnaire apostolique. Après des années passées à convertir les âmes et réformer les monastères, il fonde un ordre monastique de chanoines réguliers pour l’Évangélisation. L’ordre de prémontré est né, il aura une influence considérable au cours de l’histoire. A la mort de Norbert, l’Ordre comptera plus de 100 maisons, et il compte, encore aujourd’hui plus de 800 membres prêtres. Norbert sera finalement nommé évêque de Magdebourg et travaillera à la réforme de toute l’Eglise. Il meurt épuisé, le 6 juin 1131. Pas de doute, sa conversion était sincère et son influence dure encore jusqu’à aujourd’hui !

Pratique : pensons à ce que pourraient nous dire nos ancêtres déjà dans le Paradis…