A Noël, les bergers s’étaient émerveillés devant les anges et l’Enfant Jésus, ils louaient Dieu de tout leur cœur. Après ces âmes simples, vinrent les savant mages de l’Orient. Après avoir vu l’Enfant ils offrirent les cadeaux précieux qu’ils avaient emporté pour le roi des juifs. Et enfin, aujourd’hui, nous lisons que Siméon et Anne ont aussi vu l’Enfant dans le temple de Jérusalem… Comment vont ils réagir ? En proclamant, avec toute leur science de la Bible, qu’il est vraiment le Messie attendu par Israël et que cet Enfant éclairera tous les peuples de la terre ! Je ne sais pas comment vous vous sentez vous même ? Simples fidèles comme les bergers ? Où jouissant de la richesse et de la science comme les rois mages ? Ou encore très savant dans la foi et la loi de Dieu comme Siméon et Anne ? N’oubliez pas de donner à l’Enfant Jésus ce que vous pouvez… Des prières, un don, ou un engagement renouvelé pour donner la foi à ce monde qui en manque tant ? A vous de voir, mais ne laissez pas l’Enfant Jésus seul et sans réponse en cette nuit froide…
Samedi 27 décembre : Saint Jean, apôtre et Evangéliste
Le disciple que Jésus aimait !
C’est ainsi que saint Jean ose s’appeler dans l’Evangile ! Et ne croyez pas qu’il avait les chevilles qui enflent ! Jésus visiblement aimait la compagnie de saint Jean… Et Il le prenait avec lui lors des plus grands événement de sa vie. Comme par exemple lors de la sainte Cène, saint Jean était juste à coté de Jésus au point de poser sa tête sur sa poitrine ! L’Eglise ancienne a pensé que la raison de cette préférence était qu’il était resté vierge et que le Seigneur aimait particulièrement cette vertu. Mais on peut aussi penser que saint Jean était un esprit contemplatif et tout livré à son maître, ce qui a du aussi attirer l’amour particulier de Notre-Seigneur. Il mourut très âgé en répétant à ses frères chrétiens qu’ils devaient s’aimer les uns les autres selon l’enseignement du Maître ! Et ce serait bien si on s’y mettait chacun de notre coté, vous ne croyez pas ?
Vendredi 26 décembre : Saint Etienne
Seigneur, pardonnez leur ce péché !
Imaginez cette scène ! Etienne vient d’être ordonné diacre, et sa parole remue les cœurs des juifs et il est tellement inspiré qu’on dirait un ange de Dieu nous dit la Bible. Oui, mais c’est dangereux d’être un apôtre puissant en parole et Etienne se fait accuser faussement et traîner devant le tribunal des juifs. Il prononce un magnifique discours et termine en disant que d’un coup il voit Jésus dans le Ciel debout à droite de Dieu ! C’en est trop pour les assistants qui se bouchent les oreilles et le massacrent à coup de pierre. Mais lui demande au Seigneur de recevoir son esprit, et de pardonner ce péché de violence de ses assaillants. Il aurait pu les combattre, il aurait du leur en vouloir d’attenter ainsi à sa vie. Non, il se soucie du salut de l’âme de ceux qui sont dans la violence, et demande leur pardon… Après le péché d’Adam et Eve, on voyait la violence apparaître sur la terre avec le meurtre d’Abel par Caïn. Après la Pentecôte, on voit le pardon et l’amour dominer dans les cœurs… N’oublions pas, spécialement à Noël de se soucier des pauvres, et de pardonner à ceux qui nous ont offensé…
Jeudi 25 décembre : Fête de Noël
Elle le coucha dans la crèche….
Si vous avez eu la joie d’assister à la Messe de minuit, vous avez vu le prêtre qui mettait l’Enfant-Jésus dans la crèche ! Quel geste magnifique qui reproduit le geste de Marie et des parents qui veillent sur un enfant. C’est aussi, mystérieusement, le geste du Père qui envoie son Fils dans le monde ! Et nous recevons donc aujourd’hui, avec émotion, rien moins que le Verbe de Dieu, Dieu Lui-même qui vient vivre parmi nous ! Cet enfant sans aucune défense on pourra en faire ce qu’on voudra… Soit le pourchasser, et Hérode osera tranquillement envoyer des gardes pour supprimer celui qui semblait gêner son pouvoir… La race des Hérode n’est malheureusement pas éteinte aujourd’hui quand on voit ceux qui travaillent à effacer Noël de nos traditions populaires françaises… Cet Enfant, on pourra l’ignorer comme ces habitant de Bethléem qui n’avaient pas de place pour l’Enfant et sa mère. Cet enfant on pourra l’accueillir et l’aimer…A vous de choisir… Si le bonheur et la bénédiction de Dieu vous intéressent… Je vous souhaite un saint et joyeux Noël à tous !
Mercredi 24 décembre : Vigile de Noël
Aujourd’hui, vous saurez que le Seigneur va venir et qu’il nous sauvera…
La liturgie de l’Eglise est merveilleuse ! Comme une pièce de théâtre bien rodée, elle nous fait revivre la naissance de Jésus comme si nous allions la découvrir cette année encore… Alors la vigile, le jour d’avant la naissance de Jésus nous sommes pleines d’impatience comme les enfants qui attendent leur cadeaux. Qu’est ce que le Ciel va nous envoyer comme Sauveur ? Qu’allons nous ressentir devant l’Enfant de la crèche, innocent et dépendant de ceux qui l’entourent ? Car il y a bien une grâce de Noël, et la liturgie est, en fait, plus qu’un théâtre, parce qu’elle ne nous donne pas que de l’émotion en jouant une scène passée, mais elle nous met vraiment en contact avec la naissance de Jésus et cela peut nous éclairer aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard si saint Bernard, le Père Chevrier, et Paul Claudel ont reçu une grâce spéciale en ce soir béni, et si les anciens vénéraient même la bûche qui brûlait dans la cheminée ce soir là ! Préparons nous à la grâce de Noël !
Mardi 23 décembre : Bienheureux Antoine Chevrier
Méditer devant la crèche peut mener loin !
Même si ce n’est pas sa fête aujourd’hui (on le fête localement le 2 octobre), parlons d’Antoine Chevrier. Il était un bon prêtre lyonnais, vicaire à la paroisse saint André de la Guillotière. Mais voilà qu’un soir de Noël 1856, il prie auprès de la crèche. Et d’un coup, une grâce pénètre son âme. Tout lui paraît clair ! Jésus est venu pauvre, et il a donné sa vie pour sauver les hommes. Il décide alors de se donner entièrement au salut des hommes dans une pauvreté totale. Il loue une salle de bal attenante, le Prado et il passe ses journées à catéchiser les enfants pauvres, et fonde bientôt la société des prêtres du Prado toute donnée au salut des pauvres. Il écrivit un livre magnifique, « le véritable disciple » qui explique son idéal de prêtre entièrement donné au salut des âmes. Il meurt à 53 ans le 2 octobre 1879 en tendant les bras et disant doucement : «Ciel, ciel, ciel ! ». N’oublions pas de venir à la crèche demander au seigneur ce qu’il veut de nous…
Lundi 22 décembre : Saint Françoise Xavière Cabrini
Il ne faut pas se tromper de rève…
Françoise Cabrini est une pieuse jeune fille de Milan qui reçoit l’appel à la vie religieuse le jour de sa confirmation. Elle rève d’être missionnaire en Chine, mais sa santé fragile la fait refuser de toutes les communauté missionnaires auxquelles elle se présente. Qu’à cela ne tienne, elle ouvre elle-même un orphelinat et bientôt fonde l’oeuvre des sœurs missionnaire du Sacré Coeur de Jésus pour porter l’amour de Jésus jusqu’au bout du monde ! Et elle rajoute Xavier à son prénom pour rappeler son appel misisonnaire ! Reçue en audience par le pape Léon XIII elle lui parle encore de la Chine. Pas à l’Orient, mais à l’occident ! Lui répond le pape. Et il l’envoie en Amérique auprès des migrants italiens parti là bas pour faire fortune et qui rencontraient souvent la misère matérielle et spirituelle. Elle s’installe donc à Ney York et fonde en Amérique des écoles, des hôpitaux, des orphelinats. Elle mourra d’épuisement à 67 ans en 1917 en ayant tout donné à Jésus Christ et pour les autres… Si nous pouvions, nous-même vivre un peu de sa charité…
Dimanche 21 décembre : 4° dimanche de l’Avent
Il parcourut toute la région du Jourdain proclamant un baptême de pénitence !
Il n’y a pas moyen d’être tranquille ! Alors que saint Jean-Baptiste était parti dans le désert pour y vivre de prière et quitter ce monde rempli de scandales, voilà que la parole de Dieu lui est adressée ! Et cette parole crée un choc en lui puisque Saint Jean-Baptiste quitte immédiatement sa solitude pour sillonner toute la région du Jourdain. Et pas pour faire du tourisme ! Mais pour crier à tue tête : convertissez vous ! Changez de vie pour ouvrir votre cœur à la venue tout proche du Seigneur parmi vous ! Quel missionnaire ardent ! Chers amis, avons nous saisi la leçon ? Pourquoi nous ne sommes plus missionnaires ? Pourquoi notre occident s’enfonce dans l’incroyance et l’oubli de Dieu ? Sans doute parce que nous refusons le silence du désert et préférons l’abrutissement des écrans… Sans doute parce que nous aimons notre tranquillité et nos divertissements, plutôt que de prier et d’ouvrir nos cœurs à la parole de Dieu… Noël est dans 3 jours, est ce que cela nous fait nous bouger ?
Samedi 20 décembre : Saint Dominique de Silos
Ce berger fonda un des plus importants monastères de l’Espagne !
Même si son père était gentilhomme, le petit Dominique fut envoyé garder les troupeaux. Après quelques année comme berger il peut faire des études et choisit de devenir prêtre, puis de partir dans la solitude vivre comme un ermite. Enfin il entra dans le monastère bénédictin san Millan situé dans sa Navarre natale. Exilé par le prince à qui il refusait l’argent qu’il lui demandait, il fut accueilli dans la Castille voisine et repris le monastère san Sebastian de Silos. Il y vivra 30 ans, rayonnant de charité pour les pauvres et faisant de son abbaye un centre rayonnant de vie chrétienne pour toute l’Espagne. La sainte Vierge Marie lui apparut pour lui annoncer la date de sa mort le 20 décembre 1073. 100 ans plus tard, la maman de saint Dominique, le fondateur des dominicains, obtint la naissance de son enfant en priant au tombeau de saint Dominique de Silos ! N’oublions pas que toutes nos bonnes actions porteront du fruit et pour longtemps !
Vendredi 19 décembre : Bienheureux Urbain VIII
Dans la liste des papes, il porte le numéro 200 ! Né dans une famille de Seigneur de Lozère en 1310, il de vint moine et aurait voulu consacrer sa vie à la prière et aux études. Mais le Seigneur en avait décidé autrement et cet homme brillant fut élu abbé Bénédictin de l’abbaye St Germain d’Auxerre puis abbé de l’abbaye saint Victor à Marseille. Repéré par le pape Innocent VI, et nommé légat pontifical, il devint, à la mort de ce dernier, le 200 Pape de l’Eglise catholique. Il eut un grand zèle pour reformer l’Eglise et tenta, en vain de ramener la résidence du Pape d’Avignon à Rome. Quand il approcha de la mort, il demanda d’être mis dans une simple maison ouverte à tous. Tout le monde pouvait alors constater qu’un Pape pouvait vivre et mourir simplement, en bon chrétien. Qu’il nous apprenne la simplicité et le courage de témoigner de la foi !
