Lundi 14 septembre : Exaltation de la sainte Croix

Dans l’histoire, la Croix s’est imposée comme le symbole le plus répandu du christianisme. Mais ce n’était pas gagné d’avance ! En effet à l’époque antique, le supplice de la Croix était infamant et réservé aux esclaves. La première représentation de la Croix de Jésus qu’on possède est d’ailleurs un graffiti d’un païen se moquant d’un chrétien. Dessiné sans doute vers l’an 200, on y voit un homme prier devant un autre à tête d’âne mis sur une Croix avec marqué Alexamènos adore son Dieu ! De leur coté les grands prêtres juifs espéraient bien aussi que la mise à mort de Jésus sur la Croix éloignerait automatiquement de lui tout disciple ! Alors dans les premiers siècles, où le supplice de la Croix se pratiquait encore, les chrétiens ont plutôt représenté Jésus sous la forme du bon Pasteur, portant avec dévouement une brebis sur son dos ! Tout allait changer avec l’arrivée de l’empereur Constantin, le premier à être favorable aux chrétiens. D’abord il gagna la bataille du pont Milvius, en mettant une Croix sur ses étendards d’après une vision qu’il avait eue. Puis sa mère Hélène redécouvrit la vraie croix de Jésus à Jérusalem, et enfin 300 ans plus tard, l’Empereur Héraclius après une glorieuse victoire put récupérer cette précieuse Croix que les Perses avaient emportée en rançon lors d’un sac de Jérusalem. Ces événement eurent un retentissement considérable, et la Croix s’imposa définitivement comme le grand symbole de fierté chrétienne : le souvenir du don de la vie de Jésus pour nous ! Alors gardons cette fierté et chez nous un crucifix !

Pratique : Une prière de remerciement devant un crucifix

Dimanche 13 septembre : 16° dimanche après la Pentecôte

Va te mettre à la dernière place !

Les saints n’ont pas manqué de repérer cette phrase de Jésus ! Et ils ont rivalisé de courage pour la suivre. C’est saint Bruno quittant son poste de recteur d’université pour vivre en ermite au fin fond du massif de Chartreuse. Enfin l’oubli du monde ! C’est Sainte Catherine Labouré ne laissant personne laver à sa place les pots de chambres des personnes âgées dont elle s’occupait, ce sont mes bijoux, personne ne me les prendra dira-t-elle ! Elle y tenait à sa charge de servante… C’est encore saint Romuald renvoyant ses frères pour mourir tout seul. Il ne faudrait quand même pas qu’on puisse voir des signes miraculeux de sainteté ! Ils le retrouveront le lendemain mort en position de prière ! Ces saint ont fui comme la peste les honneurs, la gloire et bonnes places, certainement pour éviter le danger de l’orgueil si facile à se réveiller en nous. Mais c’était surtout parce c’était la place qu’à occupée Jésus ! Servir plutôt que commander, se faire oublier plutôt que chercher la gloire, ou au moins laisser parler les autres, pas sûr qu’on aime suivre ce chemin… Et pourtant, il a l’odeur de l’Evangile…

Pratique : Laisser parler les autres, aujourd’hui

Samedi 12 septembre : Fête du saint Nom de Marie

Cette fête est, comme un ex-voto pour remercier, fut instituée par Pape Innocent XI en 1683. Il s’agissait de remercier de la victoire de l’armée chrétienne menée par le roi de Pologne Jean Sobiecki, à Vienne, contre les turcs envahisseurs. Cette fête, peut être ressentie comme trop guerrière, fut supprimée du calendrier en 1970 par le Pape Paul VI, mais remise à sa date par le Pape Jean Paul II en 2002 ! Comme quoi la liturgie peut connaître des retours en arrière… Jean Paul II l’a t il fait à cause du polonais Jean Sobiecki ? L’histoire nous apprend en tous cas, que ce roi chrétien avait particulièrement invoqué le saint Nom de Marie avant d’entrer dans la bataille… Le nom de Marie à l’origine veut sans doute dire protectrice ou souveraine, c’est toujours ainsi que la piété catholique avait appelé Marie, Mais c’était aussi le nom de la sœur de Moïse, celle qui l’accompagnait pour la sortie d’Egypte du peuple de Dieu… Tous ces souvenirs nous aident à répéter, uni avec des milliers de nos frères sur la terre, le nom de Marie avec un respect et un amour tout particulier !

Pratique : Une prière supplémentaire à Marie aujourd’hui

Vendredi 11 septembre : De la férie

Rêver aux missions lointaines est enthousiasmant. Mais participer aux missions lointaines, surtout au 19° siècle, demande vraiment un grand esprit de sacrifice et de générosité. St Jean-Gabriel Perboyre, que nous fêtons aujourd’hui, n’a pas fait que rêver aux missions catholiques de Chine, il s’y est engagé, et à connu les voyages interminables, la maladie, l’apostolat caché par peur d’être pris, l’épuisement et même le doute. Lors d’une crise profonde, en pleine Chine, il prie et le Christ semble lui répondre : Que crains-tu ? Ne suis je pas mort pour toi ? Il sortira pacifié de ce violent combat spirituel. Quelque temps après, il est fait prisonnier, il refuse d’apostasier et refuse de fouler au pieds le Crucifix. On lui grave sur le front ces paroles : Propagateur d’une secte abominable ! Pendant un an de captivité il garde une foi inébranlable, encourageant même ses compagnons à rester ferme dans la foi. Il sera tué le 11 septembre 1840. Il sera le premier martyr de Chine a être canonisé en 1999. Après sa mort, sa dépouille sera ramenée à Paris et on peut encore la vénérer dans la maison mère des Lazaristes, rue de Sèvres. Il reste un exemple de ces immense missionnaires qui ont illuminé le 19° siècle !

Pratique : essayons aujourd’hui de témoigner de notre foi

Jeudi 10 septembre : St Nicolas de Tolentino

De ce saint italien du 13° siècle on peut retenir trois choses. D’abord étant enfant, il entendit un jour un religieux ermite de saint Augustin qui prêchait sur la parole de la bible : Le monde passe et sa concupiscence avec lui !L’homélie devait être belle et touchante puisque Nicolas décida d’entrer dans son ordre des ermites de saint Augustin, et toute sa vie il pratiqua la pénitence et la fuite des mondanités ! Que le Seigneur nous donne des aussi bons prédicateurs aujourd’hui, et aussi des fidèles qui écoutent… La deuxième chose, c’est que Nicolas était connu pour sa dévotion aux âmes du purgatoire. Et souvent sa prière libérait ceux qui y étaient prisonniers de ce lieu de purification douloureuse. N’oublions pas, par charité nos frères qui subissent cette peine à cause de leur tiédeur. Cela pourrait nous arriver un jour… Enfin dernier détail qui vous étonnera peut-être, quand il confessait les fidèles, il leur proposait souvent de faire la pénitence de leur péché à leur place ! Que nos cœurs seraient remplis de charité si nous savions porter les péchés de nos frères…

Pratique : Un sacrifice aujourd’hui pour une âme du purgatoire

Mercredi 9 septembre : Le Bienheureux Alain de la Roche

Si le bienheureux Alain d ela Roche fut un grand théologien, au témoignage des historiens, il est surtout connu pour la grande œuvre de sa vie : Répandre la dévotion au saint Rosaire ! On pense que c’est lui qui a « inventé » la disposition en 15 dizaines et qu’il a aussi fixé les mystères à méditer que nous avons toujours aujourd’hui. Il fonda la première confrérie du saint Rosaire à Douai, en 1470. Celle-ci sera suivie de centaines d’autres si bien que cent ans plus tard, ces fameuses confréries du rosaire purent se mettre en prière pour demander et obtenir la victoire de Lépante ! Notre bienheureux mourra un 8 septembre 1475. Dans ses écrits, Alain de la Roche, fait 15 promesses, au nom de la sainte Vierge, à ceux qui diront le Rosaire, en voilà deux :Le Rosaire fera germer les vertus et obtiendra aux âmes la Miséricorde divine ; il substituera dans les cœurs l’Amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d’âmes se sanctifieront ainsi ! Et enfin celle-ci : J’ai obtenu de mon Fils que les confrères du saint Rosaire aient pour frères en la vie et en la mort les Saints du Ciel… Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Pratique : Dire notre chapelet avec un piété particulière aujourd’hui

Mardi 8 septembre : Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

La popularité de la fête du 8 décembre, l’Immaculée-Conception a un peu éclipsé la fête d’aujourd’hui, la Nativité de Marie. Pourtant elle est plus ancienne, et, détail touchant, là où l’Immaculée-Conception insiste sur la beauté et la pureté de Marie, la fête de la Nativité va insister pour montrer comme Marie est proche de nous, de notre race humaine. St Jérôme le remarque finement dans l’office des matines d’aujourd’hui, car la généalogie de Marie jusqu’à Jésus qu’on lit comme évangile aujourd’hui, n’indique que des hommes, sauf deux femmes pécheresses Ruth et Bethsabée dans les ascendants de Jésus et Marie. Enfin pécheresses, la pauvre Ruth était une très brave femme, remplie de bonté pour sa belle-mère Naomi au point de quitter son pays de Moab pour la suivre jusqu’à Bethléem ou elle se mariera avec Booz, mais enfin c’était une Moabite et elle n’appartenait pas au peuple juif. Quand à Bethsabée, elle avait clairement fauté avec le roi David, et intrigué pour mettre Salomon sur le trône… Alors je sais bien qu’on est pas responsable de ses ancêtres et des secrets de famille, mais cela montre bien que Marie est née dans une famille vraiment humaine avec ses drames et ses faiblesses, mais aussi qu’elle venait, comme une nouvelle Eve, apporter un souffle nouveau sur la terre. Que l’amour de Maire ne quitte pas nos cœur, c’est lui qui nous entraîne vers le haut !

Pratique : Une prière spéciale à Marie

Lundi 7 septembre : De la férie

Le martyrologe est le livre de l’Eglise qui nous garde la mémoire des saints de chaque jour. Aujourd’hui il nous rappelle le martyr Jean de Nicomédie. Voilà ce que nous dit ce livre précieux : Voyant affiché sur la place publique les édits cruels portés contre les chrétiens, dans son zèle pour la foi, il y porta la main, mes arracha, et les mit en pièces. Le fait fut rapporté aux empereurs Dioclétien et Maximien, alors à Nicomédie. Ils ordonnèrent aussitôt d’infliger à Jean tous les genres de tourments, et cet homme généreux les supporta avec une telle tranquillité d’esprit et de visage qu’on ne vit pas même en lui une marque de tristesse ! On voit bien dans ce martyrs la force chrétienne, capable tout à la fois d’attaquer avec fierté quand l’injustice est trop grande, mais aussi capable de supporter les injustice avec courage et même paix… A son exemple, nous devrions être capables de fierté et d’opposition franche contre les attaques si répandues contre le christianisme, que beaucoup se lèvent pour combattre ! Mais aussi, et le plus souvent, d’accepter de subir les injustices sans se révolter à l’exemple du Christ qui, humilié n’ouvrait pas la bouche… N’est on pas sur qu’un jour la justice se fera et que le Christ triomphera !

Pratique : Demander au Seigneur un peu de sa force

Dimanche 6 septembre : 15° dimanche après la Pentecôte

Jésus le remit à sa mère

Dans l’Evangile d’aujourd’hui deux gros cortèges se font face à la sortie de la ville de Naïm. Il y a le cortège avec Jésus, ses disciples et la foule nombreuse. De l’autre coté, un cortège bien douloureux avec cette veuve qui pleure la mort de son fils unique et sa future pauvreté et solitude, et pour l’accompagner, un grand nombre de gens de la ville se désole avec elle… Les deux cortèges vont se rencontrer et la vie et la joie vont jaillir de cette rencontre ! Et le jeune homme mort va ressusciter. Il me semble que ces deux cortèges symbolisent la vie de la terre, et la vie surnaturelle venue de Dieu. La vie de la terre, n’est pas mauvaise, mais elle est terriblement limitée ! Ne veut elle pas dire pour tous, les maladies, les peines, les séparations et elle se termine toujours par la mort… Soyons honnête, d’ailleurs, ce monde ne nous a jamais rien promis de plus. C’est nous qui rêvons en prétendant qu’il doit absolument nous apporter le bonheur ! En revanche, le royaume de Dieu, lui, apporte la vie et la joie. Et là, Jésus nous l’a promis en vérité ! Jésus le remit à sa mère…Nous faisons tous partie du premier cortège, mais prions pour appartenir toujours au second, c’est-à-dire de ceux qui croient en Dieu pour sanctifier leur vie, qui croient en la prière et croient dans le royaume à venir…

Pratique : Une prière pour ceux qui ne croient pas

Samedi 5 septembre : St Laurent Justinien

Giovanni Giustiniani avait beau être originaire d’une grande famille de la prestigieuse république de Venise, au 13 et 14° siècle, il semblait ne s’intéresser qu’aux choses de Dieu ! Il entre à 19 ans chez les chanoines réguliers de saint Georges de l’ile d’Alga, et prend le nom de Laurent. Il mène une vie si pieuse et mortifiée, jointe à de grandes qualités humaines, qu’il en sera nommé le supérieur général ! Pour vous donner une idée de son esprit, on raconte dans sa vie qu’un jour un frère vint le trouve en se lamentant parce que la cave qui contenait la réserve de nourriture du monastère avait pris feu, et tout était brûlé ! Laurent lui répondit avec paix : Pourquoi avons-nous fait vœu de vivre dans la pauvreté ? Dieu nous a fait cette grâce afin que nous puissions la ressentir ! Ainsi il voyait comme un grâce d’être privé des biens de ce monde et pouvoir mieux se tourner vers Dieu ! Ordonné prêtre, il fut choisi comme évêque de Castello par la Pape Eugène IV, puis on regroupa Venise à son évêché ce qui fait de lui, le premier patriarche de Venise ! Il travailla toute sa vie à la réforme de son diocèse, et à écrire des livres d’une grande spiritualité, sans rien diminuer de ses austérités. Ses contemporains estimaient que sa sainte vie avait écarté les châtiments de Venise… Il est mort le 8 janvier 1455, et fut canonisé le 16 octobre 1690.

Pratique : Un sacrifice aujourd’hui pour demander la protection de Dieu sur notre famille