Lundi 20 juillet : St Jérôme Emilien

Avec saint Camille de Lellis et saint Vincent de Paul, qu’on a pas pu fêter hier, Jérôme Emilien fait partie de ces saints qui se dévouèrent auprès des détresses de son temps, et qui étaient aussi des grands convertis… Engagé dans l’armée, Jérôme aimait faire la fête, se battre et mener une vie légère. Mais voilà qu’au cours d’une bataille, il est fait prisonnier. Comme il souffre, il a faim et peur pour sa vie, il retrouve les prières apprises dans l’enfance ! Et il fait la promesse à Marie de se convertir s’il retrouve sa liberté. Et il est libéré ! Il n’oublie pas sa promesse et change réellement de vie. Désormais il soigne les miséreux, les malades de la peste et fonde une œuvre pour s’occuper de l’enfance abandonnée, les clercs réguliers de Somasque. Il y passera toute sa vie, et mourut de la peste, attrapée auprès d’un malade, à Somasque, près de Bergame, le 8 février 1537. Il est considéré comme le patron des enfants abandonnés. Soyons fier de ces saints qui ont donné leur vie pour soulager les misères de leurs frères et fier d’un Dieu qui inspire de si belles choses à ses enfants.

Pratique : un acte de dévouement

Dimanche 19 juillet : 8° dimanche après la Pentecôte

Chaque année je revois arriver cette parabole du l’intendant malhonnête avec un sourire. Le Père de famille, c’est à dire Dieu dans les paraboles, loue son intendant qui se fait des copains en piquant l’argent du maître… Incroyable ! Il n’y a vraiment que Jésus pour être aussi transgressif ! Oser louer un magouilleur, et nous traiter tous de magouilleurs au passage, c’est du grand art ! Et pourtant comme c’est vrai qu’on est des magouilleurs ! Est ce qu’on rend toujours à Dieu l’honneur qui lui est du, par une prière sincère, ou est ce qu’on s’arrange parfois ? Est ce qu’on aime son prochain comme soi-même ou plutôt soi d’abord ? Sincèrement… Est ce qu’on est pas tous capables de mentir ou au moins de présenter la vérité comme cela nous arrange ? On est des magouilleurs, c’est la vérité ! Mais la bonne nouvelle c’est qu’il y a une place dans le Ciel pour les magouilleurs ! Si malgré nos péchés et nos misères, nous savons demander pardon à Dieu, piquer ses trésors de bonté et miséricorde pour effacer nos péchés, alors le Ciel sera ouvert pour nous ! Si nous savons pardonner aux autres, et être généreux avec eux en utilisant les biens que Dieu nous a donné, alors il nous ouvrira ses bras ! Dans le fond n’est il pas beau cet Évangile qui nous annonce que le Ciel est à porté de main ? Il faudrait être stupide pour le manquer…

Pratique : Regarder un moment ce qu’on pourrait faire de bien dans sa vie

Samedi 18 juillet : St Camille de Lellis

quelle merveille que le travail de la grâce de Dieu dans la vie de saint Camille de Lellis. Né au milieu du 16° siècle dans le royaume de Naples, il suivit l’exemple de son père en devenant militaire, mais il tomba dans des vices lourds. Violence, amour du jeu d’argent, comportements désordonnés… Ce qui lui valut d’être renvoyé de l’armée, ayant tout perdu ! Il se fit embaucher par le couvent de Capucin de San Giovanni Rotondo, et là un brave frère lui parle du sens de la vie et le touche profondément. Il rentre alors chez les Capucins, mais devra en ressortir par deux fois à cause d’un ulcère à la jambe qui ne guérit pas. Du coup il rejoint l’hôpital saint Jacques à Rome. Il veut se faire soigner, mais bientôt c’est lui qui soigne les autres avec tant de bonté qu’il est nommé directeur de l’hôpital ! Après quelques étude,s il est ordonné prêtre et il a alors l’idée de fonder un ordre pour s’occuper des malades, les pères de la bonne mort qui deviendront les Camilliens. Et cet ordre renouvellera le souci pour les malades ! Saint Camille est considéré comme le patron des infirmier. Le soldat rebelle était devenu, par la grâce de Dieu, un modèle d’amour envers ceux qui souffrent… Qu’elle est puissante cette grâce de Dieu !

Pratique : Une prière ou une visite pour un malade

Vendredi 17 juillet : St Alexis

Il a été bien populaire ce « fou de Dieu » du 4° siècle, saint Alexis ! De haute noblesse romaine, il s’enfuit, juste avant ses noces, pour vivre comme un pauvre et un mendiant jusqu’à la ville d’Edesse en Mésopotamie. 17 ans après il revint à Rome défiguré par ses privations et il trouva refuge, sans être reconnu, sous l’escalier de la villa de ses parents. Au bout de 17 ans de pauvreté et de mauvais traitements, il mourut avec à la main un parchemin qui racontait sa vie. Pourquoi ce comportement marginal et atypique qui serait dévastateur sans un appel particulier de Dieu ? Sans doute, comme tous les fous de Dieu catholiques, ils vivent de manière extrême la fidélité à l’Évangile. Mais ils sont aussi un message de Dieu qui nous rappelle la pauvreté de ce monde qui passe, la misère morale qui y règne trop souvent, et la grandeur immense dont sont capable les hommes qui croient vraiment en l’Évangile… Que saint Alexis nous rappelle souvent que ce monde passe..

Pratique : Un sacrifice d’une envie légitime

Jeudi 16 juillet : Notre Dame du Mont Carmel

L’histoire nous apprend que des ermites latins au 12° siècle s’étaient retirés sur le mont Carmel pour continuer l’esprit de prière des anciens prophètes Elie et Elisée. L’église de leur premier ermitage s’appelait notre Dame du mont Carmel ! Devant l’avancée musulmane ils durent quitter la terre sainte et s’établir en occident. Et curieusement cet ordre déraciné qui aurait du s’éteindre car les vocations n’arrivaient pas, s’est, au contraire, incroyablement répandu en occident comme un des grands ordres de l’église au cours de l’historie avec des saints extraordinaires comme sainte Thérèse D’Avila, Saint Jean de la Croix, et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus… Ces anciens moines avaient du prier avec une ferveur extrême, et l’ordre des carmes est encore aujourd’hui un ordre renommé pour la profondeur de sa prière. Mais aussi ils avaient une protection spéciale de Marie. Encore aujourd’hui le scapulaire, l’habit du Carmel et l’habit de Marie, protège spécialement ceux qui le portent… est-ce votre cas ?

Pratique : porter le scapulaire

Mercredi 15 juillet : St Henri

Il fut sans doute l’homme le plus puissant de son siècle ! Duc de Bavière, Roi de Germanie, roi d’Italie, et enfin à 40 ans empereur du saint Empire romain Germanique ! Il se révéla un souverain puissant, capable d’unir son vaste empire et faire la paix avec le roi de Pologne. Mais aussi un missionnaire ardent, il participa à la conversion de St Etienne de Hongrie et de tout son royaume au christianisme, défendit le Pape, et travailla à la réforme intérieure de l’Eglise. Et il fut enfin personnellement un grand chrétien, fondant des monastère et aimant par dessus tout prier avec les moines, il vécut aussi dans la chasteté avec son épouse sainte Cunégonde. Cet homme si puissant écrira dans son testament : la gloire présente est fugitive et vaine si, tandis qu’on la possède, on omet de penser à l’éternité céleste. Cet homme si puissant pensait surtout au Ciel qui l’attendait… Ce conseil pourrait bien nous servir à nous aussi au quotidien… Ce conseil pourrait aussi être le secret du rayonnement incroyable de ce saint !

Pratique : Penser à la fin de notre vie…

Mardi 14 juillet : St Bonaventure

Si au départ les frères premiers franciscains autour de saint François étaient des gens simples, il y eut aussi rapidement des grands savant qui furent attirés par la pauvreté et la spiritualité de l’ordre franciscain. Et c’est le cas de saint Bonaventure. Guéri dans son enfance, par une prière à St François, Giovani da fidenza fit de fortes études, mais à l’université de Paris, décida d’entrer dans l’ordre et de s’appeler Bonaventure, en référence à la bonne aventure de sa guérison par St François ! Il continua cependant d’étudier et d’enseigner comme aussi d’écrire et la valeur de ses livres lui valut le titre de docteur de l’Eglise ! Puis il fut choisi comme maître général de l’ordre qu’il gouverna avec sagesse, malgré la difficulté d’unir plus de 30.000 frères ! En reconnaissance de tous ses services rendus, le Pape grégoire X le fit cardinal et on raconte que quand on vint lui apporter son chapeau de cardinal au couvent, St Bonaventure faisait la vaisselle ! Et il dit aux envoyés du Pape de poser là le chapeau, le temps qu’il termine son service ménager ! Comme quoi la sagesse et l’intelligence peut nous faire choisir une vie simple et pauvre !

Pratique : Au cours de cette journée veillons à la pauvreté et à la simplicité de notre vie

Lundi 13 juillet : St Jean Gualbert

Je ne peux m’empêcher de revenir sur le saint d’hier, qu’on n’a pas pu fêter à cause du dimanche qui prime toujours. Jean Gualbert était un noble Florentin du début du 11° siècle. Il a la foi depuis son enfance, mais les facilités et plaisirs de la vie l’ont porté à une vie clairement relâchée et surtout, à Florence, en recherche de pouvoir, comme beaucoup de jeunes nobles. Et voilà que dans une de ces querelles pour le pouvoir son propre frère Hugues est tué. Fou de douleur Jean se promet de se venger. Et, le jour du vendredi saint 1016 il croise providentiellement le meurtrier de son frères dans un chemin étroit. Jean est avec ses amis, l’autre presque seul. il dégaine son épée pour le tuer. Mais l’autre, qui n’a pas d’épée, se met à genoux les bras en croix et lui demande pardon au nom du Christ. Quelle tension dans le cœur de notre saint, d’un coté la foi qui ne l’a pas quitté lui montre le Christ mourant en Croix, de l’autre la mort de son frère. Après un instant, à la stupéfaction de ses compagnons, il prend l’autre dans les bras et lui pardonne. Un peu plus loin, encore tremblant de l’immense effort qu’il vient de faire, il entre dans une église, et là il voit le crucifix bouger et incliner doucement la tête vers lui. Un peu comme si Jésus lui disait, moi aussi je te pardonne tes péchés ! Du coup il renonce au monde et devient moine bénédictin. Il fondera même une branche de cet ordre, l’ordre de Vallombreuse. Il mourra le 12 juillet 1073, et reste pour toute l’Eglise un exemple de la bénédiction que fait descendre du Ciel un pardon donné du fond du cœur.

Pratique : Pardonner à ceux qui nous ont offensés

Dimanche 12 juillet : 7° dimanche après la Pentecôte

C’e ne sont en me disant : Seigneur Seigneur ! Qu’on entrera dans le royaume de Dieu…

On raconte une histoire amusante dans la vie de saint Philippe Néri. Comme il était connu de tout Rome pour sa sagesse et sa sainteté, il arriva qu’un jour on lui demanda d’intervenir dans un couvent où une soeur montrait des phénomènes mystiques étonnant. Cela venait-il de Dieu ou bien du diable ? On demanda donc à St Philippe d’examiner la religieuse. Ils e rendit donc au couvent et entra à l’intérieur il demanda à alors à une sœur qu’il croisa dans un couloir, ma sœur, pouvez vous me dire où est la sœur qu’on pense être sainte ?L’autre sœur répondit dans une grand sourire : Mais c’est moi ! St Philippe Néri la salua et repartit aussi vite en disant aux autorités, Non ce qui lui arrive n’est certainement pas de Dieu ! Et pour une bonne et simple raison, c’est qu’elle s’imagine être une sainte ! Vaste farce… Mais attention à ne pas commettre ce genre de farce ! Oh c’est assez rare les gens qui se prennent pour des saints, mais de l’autre coté, c’est tellement fréquent ceux qui pensent que Dieu va les accueillir au paradis sans qu’ils aient fait aucun effort. Vaste farce, d’après les paroles de Jésus…

Pratique : Une résolution pour progresser dans sa vie

Samedi 11 juillet : De la sainte Vierge au samedi

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la translation des reliques de St Benoît à l’abbaye de St Benoît sur Loire. Parlons un peu alors de St Benoît car sa fête, qui tombe au 21 mars, pendant le Carême, échappe à notre dévotion. Saint Benoît est appelé le patriarche des moines d’occident, et on peut dire que ce sont les monastères bénédictins, au cours des siècles, qui ont fait la chrétienté ! Pourtant cet homme devenu si illustre était doux de caractère et éloigné de tout excès. La règle qu’il écrivit témoigne de son équilibre. Il aurait, par exemple, voulu enlever le vin au moines, mais devant leur opposition, il a permis une petite quantité par jour. Encore aujourd’hui quand on a le privilège de manger au réfectoire d’une abbaye bénédictine, on remarque que chacun dispose d’un petit pichet de vin individuel. Plusieurs fois dans sa vie, devant les oppositions, il préféra partir pour garder la paix et aller là où cela ne provoquait pas de tensions ! Et le Seigneur a béni ses monastères qui restent encore aujourd’hui de vraies oasis de vie paisible laborieuse et religieuse. N’hésitons pas à leur rendre visite pour puiser à une source aussi fraîche !

Pratique : En souvenir de St Benoît, pas plus qu’un verre de vin aujourd’hui !