Lundi 7 septembre : De la férie

Le martyrologe est le livre de l’Eglise qui nous garde la mémoire des saints de chaque jour. Aujourd’hui il nous rappelle le martyr Jean de Nicomédie. Voilà ce que nous dit ce livre précieux : Voyant affiché sur la place publique les édits cruels portés contre les chrétiens, dans son zèle pour la foi, il y porta la main, mes arracha, et les mit en pièces. Le fait fut rapporté aux empereurs Dioclétien et Maximien, alors à Nicomédie. Ils ordonnèrent aussitôt d’infliger à Jean tous les genres de tourments, et cet homme généreux les supporta avec une telle tranquillité d’esprit et de visage qu’on ne vit pas même en lui une marque de tristesse ! On voit bien dans ce martyrs la force chrétienne, capable tout à la fois d’attaquer avec fierté quand l’injustice est trop grande, mais aussi capable de supporter les injustice avec courage et même paix… A son exemple, nous devrions être capables de fierté et d’opposition franche contre les attaques si répandues contre le christianisme, que beaucoup se lèvent pour combattre ! Mais aussi, et le plus souvent, d’accepter de subir les injustices sans se révolter à l’exemple du Christ qui, humilié n’ouvrait pas la bouche… N’est on pas sur qu’un jour la justice se fera et que le Christ triomphera !

Pratique : Demander au Seigneur un peu de sa force

Dimanche 6 septembre : 15° dimanche après la Pentecôte

Jésus le remit à sa mère

Dans l’Evangile d’aujourd’hui deux gros cortèges se font face à la sortie de la ville de Naïm. Il y a le cortège avec Jésus, ses disciples et la foule nombreuse. De l’autre coté, un cortège bien douloureux avec cette veuve qui pleure la mort de son fils unique et sa future pauvreté et solitude, et pour l’accompagner, un grand nombre de gens de la ville se désole avec elle… Les deux cortèges vont se rencontrer et la vie et la joie vont jaillir de cette rencontre ! Et le jeune homme mort va ressusciter. Il me semble que ces deux cortèges symbolisent la vie de la terre, et la vie surnaturelle venue de Dieu. La vie de la terre, n’est pas mauvaise, mais elle est terriblement limitée ! Ne veut elle pas dire pour tous, les maladies, les peines, les séparations et elle se termine toujours par la mort… Soyons honnête, d’ailleurs, ce monde ne nous a jamais rien promis de plus. C’est nous qui rêvons en prétendant qu’il doit absolument nous apporter le bonheur ! En revanche, le royaume de Dieu, lui, apporte la vie et la joie. Et là, Jésus nous l’a promis en vérité ! Jésus le remit à sa mère…Nous faisons tous partie du premier cortège, mais prions pour appartenir toujours au second, c’est-à-dire de ceux qui croient en Dieu pour sanctifier leur vie, qui croient en la prière et croient dans le royaume à venir…

Pratique : Une prière pour ceux qui ne croient pas

Samedi 5 septembre : St Laurent Justinien

Giovanni Giustiniani avait beau être originaire d’une grande famille de la prestigieuse république de Venise, au 13 et 14° siècle, il semblait ne s’intéresser qu’aux choses de Dieu ! Il entre à 19 ans chez les chanoines réguliers de saint Georges de l’ile d’Alga, et prend le nom de Laurent. Il mène une vie si pieuse et mortifiée, jointe à de grandes qualités humaines, qu’il en sera nommé le supérieur général ! Pour vous donner une idée de son esprit, on raconte dans sa vie qu’un jour un frère vint le trouve en se lamentant parce que la cave qui contenait la réserve de nourriture du monastère avait pris feu, et tout était brûlé ! Laurent lui répondit avec paix : Pourquoi avons-nous fait vœu de vivre dans la pauvreté ? Dieu nous a fait cette grâce afin que nous puissions la ressentir ! Ainsi il voyait comme un grâce d’être privé des biens de ce monde et pouvoir mieux se tourner vers Dieu ! Ordonné prêtre, il fut choisi comme évêque de Castello par la Pape Eugène IV, puis on regroupa Venise à son évêché ce qui fait de lui, le premier patriarche de Venise ! Il travailla toute sa vie à la réforme de son diocèse, et à écrire des livres d’une grande spiritualité, sans rien diminuer de ses austérités. Ses contemporains estimaient que sa sainte vie avait écarté les châtiments de Venise… Il est mort le 8 janvier 1455, et fut canonisé le 16 octobre 1690.

Pratique : Un sacrifice aujourd’hui pour demander la protection de Dieu sur notre famille

Vendredi 4 septembre : Canonisation de Mère Térésa

S’il y a eu une figure de sainteté rayonnante au 20° siècle, c’est bien mère Térésa ! Partir s’occuper des pauvres des bidonvilles de Calcutta, au milieu d’une misère noire, qui le fait ? Faire naître une congrégation religieuse florissante et pieuse, vous ne connaissez beaucoup ? En imposer au monde entier ce qui l’amènera à recevoir le prix Nobel de la paix, et au milieu de cette assemblée oser dire que l’avortement était le plus grand destructeur de la paix du monde, bien peu osent ce courage et ce témoignage de foi ! Écrire des textes profond sur la prière, tout en supportant pendant 50 ans une vraie nuit de la foi… mais qui a fait autant qu’elle, je vous le demande un peu ? Mère Térésa c’était cela… Personnellement, il y a plus de 20 ans de cela que j’ai lu ses textes, et à chaque fois, et c’est encore le cas aujourd’hui, j’avais l’impression de voir se lever le lourd brouillard imposé par la société occidentale, et d’un coup de respirer l’odeur de Jésus-Christ. Puissions nous servir les pauvres un peu comme elle, parler de Dieu avec sa franchise et son enthousiasme, et prier aussi comme elle en montrait l’exemple…

Pratique : Faire quelque chose pour un pauvre

Jeudi 3 septembre : St Pie X

A travers sa vie, le Seigneur a voulu donner une leçon au monde, aucun doute. St Pie X était d’origine modeste, n’avait aucun diplôme supérieur, a commencé son ministère de prêtre au bas de l’échelle comme simple vicaire de paroisse pendant 9 ans, n’avait aucune expérience diplomatique, et n’était certainement pas le favori quand le conclave de 1903 s’est ouvert à la suite de la mort du Pape Léon XIII. Pourtant c’est lui qui sera élu ! C’est lui qui sera le premier saint Pape depuis saint Pie V, plus de 300 ans auparavant ! C’est lui qui va faire souffler un vent de sainteté, mieux que les autres Papes, en engageant, à un rythme incroyable, des réformes bénies pour toute l’Eglise ! Liturgie, chant liturgique, droit canonique, études bibliques, réforme des séminaires, publication d’un catéchisme, condamnation du modernisme, incitation à la communion fréquente et admission à la communion des enfants dès l’âge de raison, c’est-à-dire 7 ans au plus tard. Quel rayonnement ! En fait, quand il écrivit sa première encyclique, disant qu’il voulait tout bâtir sur le Christ, ce n’était pas une formule, mais un projet de saint, appuyé seulement sur la grâce de Dieu. Et si c’était ça ce que Dieu voulait rappeler au monde et à nous-même aujourd’hui…

Pratique : En cette rentrée, voir comment on pourrait vivre d’avantage de la grâce de Dieu

Mercredi 2 septembre : St Etienne de Hongrie

Étienne de Hongrie fait partie de ces saints rois qui ont amené tout un peuple à Jésus Christ ! Etienne était donc le fils de Géza de Hongrie, celui-ci avait déjà favorisé le christianisme comme grand prince de Hongrie, mais il était resté attaché au Tengrisme, la religion des mongols, une sorte d’animisme, liée au culte du Ciel… Etienne est son fils et en 996, il épouse Gisèle la fille de St Henri qui deviendra Empereur du saint Empire Romain Germanique. Et en l’an 997, Etienne devient grand prince de Hongrie, il est le premier dans cette charge à être baptisé ! S’étant imposé à tous les Seigneurs du pays, il est proclamé roi en 1001 par le Pape Sylvestre II. Et il prend très au sérieux sa nouvelle responsabilité en bâtissant des monastères, fondant des évêchés, consacrant son royaume à Notre dame de l’Assomption, et favorisant l’Eglise de toutes les manières. Il soigne aussi les pauvres de ses mains, et on garde la relique de sa main incorrompue à Budapest. Par un beau signe de la Providence, il meurt le 15 août 1038, ayant fermement conduit tout le peuple Hongrois à Jésus-Christ !

Pratique : Essayons aujourd’hui de faire notre travail avec une grande fidélité

Mardi 1er septembre : St Gilles

I y a sans doute beaucoup de légende dans sa vie telle qu’elle nous est parvenue, mais cette vie porte aussi la piété des temps anciens, ceux qui ont fait la chrétienté. Saint Gilles aurait vécu au 7° siècle. Il aurait quitté sa Grèce natale pour vivre en ermite en Occitanie avec l’accord de l’évêque du lieu. Et là dans une grande forêt, c’est une biche qui l’aurait nourri de son lait ! Mais un Seigneur des environs, l’Ostrogoth Wamba, était un grand chasseur. Il poursuivit donc la biche de St Gilles. Celle-ci trouva refuge auprès de Gilles, mais quand un des hommes de Wamba tira un flèche, Gilles avança le bras pour protéger la biche et c’est lui qui reçut la blessure. Pour s’excuser d’avoir ainsi blessé un homme de Dieu, Wamba fit don de l’endroit à St Gilles qui bâtit à cet endroit un monastère qui devint très célèbre en partie par la sainteté de Gilles et aussi parce qu’il était sur un chemin de St Jacques de Compostelle ! Gilles mourut le 1er septembre 725, et devint un des 14 saints auxiliaires du moyen-âge donc parmi les intercesseurs les plus puissants. Ce saint, représenté le plus souvent avec sa flèche et sa biche, est devenu le sympathique patron des camping-carristes !

Pratique : Pensons à utiliser nos déplacement de la journée pour prier un peu

Lundi 31 août : St Raymond Nonnat

Une coutume fascinante est née de l’historie de la vie de saint Nonnat. Selon la règle de son ordre, l’ordre de Notre Dame de la merci, fondé pour racheter les chrétiens mis en esclavage, il devait être capable de s’offrir comme esclave si il n’avait pas assez d’argent pour libèrer un esclave. Et c’est ce qui arriva à saint Raymond, il s’offrit lui même ene sclavage pour libèrer un de ses frères. Mais les marchands musulmans qui avaient acceptés l’échange pensaient faire une bonne affaire et gagner d’avantage d’argent. Mais en fait, saint Raymond se mit à convertir l’entourage y compris les geôliers musulmans ! Pour l’en empêcher, on lui perça les lèvres et on y mit un cadenas pour qu’il ne puisse plus parler ! Ce geste barabre ne fonctionna pas car rien que par son exemple de foi, et même sans parole, il touchait encore ceux qui l’entouraient ! Du coup il fut vite libéré et put revenir en Occident continuer son œuvre. Mais la coutume est donc restée pour ceux qui ont du mal a tenir leur langue et disent parfois du mal du prochain, de mettre un cadenas à l’autel de saint Raymond Nonnat ! Ils espèrent ainsi recevoir des grâces pour lutter contre leur défaut ! Ne l’ayant jamais fait, je ne peux pas vous dire si ça marche, mais je n’ai pas de doute que que saint Raymond Nonat écoute certainement ceux qui lui demandent aussi humblement son aide !

Pratique : Vérifier s’il nous arrive de dire du mal des autres…

Dimanche 30 août : 14° dimanche après la pentecôte

Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent…

Les hommes sont fait pour servir ! Dans toutes leurs actions, tous leurs désirs, toutes leurs envie, il cherchent quelque chose avec avidité. Rien de négatif dans cela, on est construit comme cela… Mais ce qui change tout, ce qui peut être merveilleux ou dramatique, c’est le but que nous donnons à notre vie, et il n’y en a que deux, soit Dieu, soit nous-même et les possessions de ce monde, c’est-à-dire l’argent. D’où la parole décisive de Jésus, vous ne pouvez servir Dieu et l’argent… , L’un ou l’autre va donner la direction de notre vie. Et les conséquences sont faciles à prévoir, celui qui se dirige vers Dieu en subira l’influence, l’attirance se trouvera élevé au dessus de lui avec une paix profonde qu’il n’aurait même pas pu imaginer. Tandis que celui qui se dirige vers lui même, le monde et ses richesses, risque de leur ressembler à force de les chercher et il sera limité, déçu, humilié par tout ce matériel qui est tellement en dessous de l’homme, dans le fond. Il deviendra alors facilement cynique sur la vie, rempli de déception et de critique des autres… Si nous voyons trop ces mauvais sentiments en nous mêmes, rectifions le tir, il faudrait sans doute d’avantage s’occuper de Dieu…

Pratique : Demandons à Dieu de Le chercher sincèrement

Samedi 29 août : Décollation de St Jean-Baptiste

Jean-Baptiste reprochait à Hérode de vivre avec Hérodiade, la femme se son frère Philippe. Celle-ci, furieuse, profita que la danse de sa fille avait plu à Hérode pour obtenir la décapitation de Jean-Baptiste. Et on apporta ainsi sur un plat la tête du saint… Difficile de faire plus sordide que ça… Mais cette image insoutenable est devenue dans la suite des âges, le symbole de nos passions violentes quand on s’oppose à elles. Qui est content quand on lui reproche, même avec charité, ses faiblesses ? Pas grand monde, je pense… Cette violence cachée c’est nous-même, c’est bien notre monde… La première étape de notre guérison intérieure, c’est d’être conscient du problème, ne nous voilons pas la face ! Et la deuxième étape, c’est de demander humblement au Seigneur qu’il nous guérisse. Car le martyre de St Jean-Baptiste montre aussi, et c’est plein d’espérance, que l’amour est plus fort que la mort !

Pratique : Demandons au Seigneur l’humilité