Jeudi 19 février : Jeudi après les Cendres




Chers amis, cette année, pour le Carême, on parlera des péchés capitaux, c’est à dire tous nos défauts ! On regardera si ils sont bien en nous, le danger qu’ils représentent et comment lutter efficacement contre eux… vaste programme ! Commençons tout de suite par l’orgueil ! Pensez vous être orgueilleux ? Et bien regardez, par exemple, comment vous réagissez par rapport aux critiques ? Avec paix ou énervement ou même colère ? Regardez aussi s’il n’y a pas un peu d’égoïsme dans vos attitudes quotidiennes ? Alors la réponse est oui, vous êtes un peu orgueilleux… Et si ce défaut est fort et même dominant en vous, il va falloir s’y attaquer pendant ce carême. La petite Bernadette de Lourdes, quand on lui dit qu’on la prenait pour une folle à boire ainsi de l’eau boueuse et manger de l’herbe, répondit C’est pour les pécheurs ! Et elle ne se troubla pas, l’orgueil n’était sans doute pas son grand défaut. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, elle, refusa catégoriquement quand son père lui demanda d’embrasser la terre pour avoir un sou. Elle reconnaîtra sans peine qu’elle avait du travail à ce sujet… Et nous ?

Mercredi 18 février : Mercredi des Cendres

Souviens toi, homme, que tu es poussière et que tu retourneras en poussière !

Pourquoi des cendres sur ma tête ? La Bible raconte que se couvrir de cendres est un très ancien geste de pénitence de l’humanité. Ainsi le livre de Jonas raconte que les Ninivites, qui n’étaient donc pas des juifs, quand ils entendirent les annonces de destruction de leur ville par Jonas, prirent cela très au sérieux. Ils déclarèrent un jeune obligatoire, se couvrirent de sac et s’assirent sur la cendre. Être couvert de Cendres indique qu’on a compris n’est pas grand chose, qu’on est un peu de poussière qui passe. Ça veut dire aussi qu’on est conscient du mal et des destructions trop fréquentes sur notre terre. Ça veut dire enfin qu’on est triste d’avoir fait du mal nous-mêmes… Alors aujourd’hui allons à l’Eglise, devant Dieu et recevons ces Cendres sur notre tête ! Pas pour se faire voir, évidemment, mais pour dire à Dieu, qu’on va travailler sérieusement à changer tout ce mal, et devenir de vrais enfants. On y croit ! Et n’oublions de jeûner, c’est obligatoire, pour ceux qui le peuvent, de 18 à 60 ans !

Mardi 17 février : Préparation au Carême 2




C’est au vieux penseur grec Aristote qu’on doit cette belle parole de sagesse : Le commencement est la moitié de la chose faite ! C’est à dire que le plus dur est de commencer ! Et nous le savons bien… Combien de fois on a eu de belles paroles et on a rien fait. Combien de fois on a donné de bons conseils… aux autres. Combien de fois on n’a pas commencé le Carême au début et on a réalisé avec honte à la troisième semaine de carême qu’on avait toujours pas commencé le moindre effort… Alors par pitié nous devons absolument commencer demain mercredi des Cendres ! Un jour passé est un jour déjà perdu ! Mais si nous sommes résolus à donner ce coup de collier, si nous attaquons les efforts dès le début, alors nous avons toutes les chances de faire un vrai et bon carême marqué par les succès ! Vous m’avez compris ? Alors au boulot, dès demain, sans faute !

Lundi 16 février : Préparation au Carême 1

Le pape saint Grégoire le Grand remarque qu’on devrait normalement garder la ferveur toute l’année. Mais comme cela est malheureusement assez rare, c’est donc un précieux cadeau du Ciel que la sainte Eglise appelle ses enfants au moins une fois par an à un vrai temps de pénitence ! Au moins un fois par an, et pour préparer la fête de Pâques, tous les chrétiens unis dans l’effort pendant 40 jours vont multiplier les prières qui rempliront les âmes de lumière, multiplier les efforts de pénitence qui corrigeront les cœur trop tournés vers le mal, multiplier aussi les actes de bonté pour les autres qui ne nous étouffent pas habituellement… Voilà les trois efforts que nous devons absolument fixer aujourd’hui, à deux jour de l’ouverture officielle du temps de pénitence, si cela n’était pas déjà fait. Quelle prière vais je faire en plus ? Quel dévouement pour les autres ? Quel sacrifice pour transformer mon âme ? Et si vous n’aviez pas d’idée, n’hésitez pas à demander à ceux avec qui vous vivez, ils sauront vous indiquer, avec charité, ce qui cloche peut être chez vous…

Dimanche 15 février : Dimanche de la Quinquagésime

Ils lui disaient de se taire, mais lui criait de plus belle !

J’avoue que les cours de catéchisme m’amusent souvent, les enfants découvrent la vérité avec tellement de naïveté ! Par exemple à chaque retour de vacances je leur pose la question : J’espère que vous n’avez pas oublié de faire votre prière le matin et le soir ? Et il y en a toujours l’un ou l’autre qui reconnaît avec simplicité : Moi j’ai oublié ! Et je lui dit alors : Tu as oublié ? Mais est ce que tu as aussi oublié de manger un repas ? Il me répond non, évidemment… Et je lui dit alors : Tiens c’est curieux on oublie facilement le bon Dieu mais on n’oublie pas son ventre ! Ils me regardent alors avec stupéfaction pensant que je dois être un grand sage pour faire des remarques aussi profondes ! Quelque part cette leçon est aussi celle de l’Evangile d’aujourd’hui avec cet aveugle qui crie de toutes ses forces pour que Jésus le guérisse. Il s’en moque qu’on lui crie dessus, qu’on lui demande de se taire, il veut vraiment guérir ! Mais est ce que nous voulons aimer le bon Dieu et changer nos défauts autant que celui ci a envie de guérir ? Pas vraiment, avouons le humblement… Voilà notre pauvre cœur qu’il faudrait faire progresser… Et le carême est là pour cela. Soyons prêt à faire des efforts ! Crions à Dieu un peu plus fort pour qu’il nous guérisse !

Samedi 14 février : Saint Valentin




Bonne fête aux amoureux ! Et qu’ils n’oublient pas de prier saint Valentin, leur patron céleste car on doit bien veiller sur l’amour pour qu’il dure ! J’espère que tous les couples l’ont compris… Mais au fait, pourquoi Valentin est il devenu le patron des amoureux ? Mystère… Des anciennes traditions disent qu’il mariait en secret des soldats à qui le mariage était interdit. D’autres disent qu’il avait réconcilié des fiancés qui se disputaient en leur offrant une rose et aurait célébré plus tard leur mariage. D’autres enfin que sa date de fête coïncidait avec l’approche du printemps, temps favorables à la naissance des amours… Après tout, peu importe l’origine, maintenant qu’il est chargé du job, il doit bien s’en occuper fidèlement, alors prions le de veiller sur les couples, et pour que leurs amours restent toujours belles !

Vendredi 13 février : Sœur Lucie de Fatima




Jacinta et Francisco, je vais les emmener bientôt. Mais toi tu restes ici encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer

Ces paroles de la Vierge Marie à La petite Lucie de Fatima en 1917 sont incroyables… D’abord parce qu’au Ciel on n’a peut être pas la même notion du temps que sur la terre ! En effet, alors que ses cousins Jacinthe et François mourront dans les deux ans après l’apparition, Lucie de Fatima, atteindra presque ses 98 ans ! En aussi parce que nous autres, qui n’avons pas vu Marie, nous ne sommes pas si pressé que cela d’aller au Ciel… Pas vrai ? Et pourtant, c’est certainement Marie qui a raison… En dehors de la grâce exceptionnelle du choix de Jésus et Marie sur elle, Lucie se révéla une enfant d’une forte piété, et une religieuse extrêmement fidèle à sa règle. Plus de 1600 miracle ont aussi été recensé par son intercession ce qui laisse supposer sa béatification prochaine. Que sœur Lucie nous apprenne à aimer le cœur de Marie et, comme elle de s’y réfugier souvent dans les moments difficiles…

Jeudi 12 février : Les sept saints fondateurs des Servites de Marie

Quand Dieu parle par la bouche des enfants !

Un jour que les sept fondateurs des Servites de Marie entraient dans un village, vêtus de leur habit noir symbole des douleurs de Marie qu’il devaient prêcher au monde, un enfant se mit à s’exclamer : Voilà les serviteurs de Marie ! Et depuis, ce nom leur est resté pour la postérité ! Servites de Marie ! Mais qui étaient ils ? C’étaient sept nobles Florentins, très pieux, qui décidèrent de quitter leurs charge et leur maison, de donner leur biens aux pauvres et de vivre ensemble dans la pauvreté, la prière et la dévotion à Marie, et le dévouement pour le salut des âmes. Reconnus par l’évêque, ils fondèrent un ordre toujours vivant de nos jours. Quand ils moururent on mit dans le même tombeau ceux qui avaient toujours étés unis d’une profonde charité sur la terre ! Demandons leur d’être aussi nous-mêmes des vrais serviteurs de Marie !

Mercredi 11 février : Fête des apparitions de Marie à Lourdes




Deux choses me plaisent par dessus tout quand j’ai la chance de passer au sanctuaire de Lourdes. D’abord de voir des gens simples venir avec foi auprès de Marie. C’est tellement pesant ce monde qui se vautre dans le matérialisme et la technologie et rejette la foi ! Et c’est tellement beau de voir tous ces gens prier Marie avec la ferveur d’un enfant. Du coup ça revigore d’être environné de croyants ou au moins de personnes cherchant sincèrement la vérité ! Merci du coup de pouce ! L’autre chose, c’est de croiser là-bas des gens qui viennent de tous les pays du monde ! Ici un sénégalais, là bas un coréen ou un chinois, des Italiens à foison ! Un confrère français prêtre quelques année au Sri Lanka me disait que les catholiques de là bas économisaient pendant plusieurs année pour se payer le voyage à Lourdes et revenaient enchantés en disant que la France est un pays rempli de catholiques ! Aïe, si seulement Lourdes était représentatif de la France… En tout cas, à Lourdes la sainte Vierge est chez elle ! Merci Marie d’être venue jusqu’à nous !

Mardi 10 février : Sainte Scholastique


St Grégoire le grand, Pape et ancien moine bénédictin écrivit la vie de saint Benoît moins de 50 ans après sa mort. Et il raconte aussi la vie de sainte Scholastique la sœur de saint Benoît et la première moniale bénédictine. Une fois par an, le frère et la sœur s’entretenaient des choses de Dieu. Et cette année là l’heure de fin de la réunion était passée, mais Scholastique, sentant sa fin prochaine, demanda à son frère de pouvoir continuer un peu la discussion pour le bien de son âme. Mais le frère refusa catégoriquement de manquer ainsi à la règle ! Alors Scholastique se mit en prière et un orage se déclencha immédiatement ! Qu’avez vous fait? lui dit saint Benoît. Vous ne vouliez pas m’écouter, mais Dieu, lui, m’a entendu ! Et ils restèrent donc à parler de Dieu… Trois jours après Benoît vit l’âme de scholastique sous la forme d’une colombe qui entrait au Ciel. Il vint donc chercher son corps et le mit dans le tombeau préparé pour lui même qui réunit donc ceux qui avaient si bien servi Dieu ! Veillons sur notre famille !