Lundi 19 octobre : St Pierre d’Alcantara

On ne sait pas trop s’il faut s’émerveiller ou s’effrayer en lisant les pénitences extrême que s’infligeait notre saint d’aujourd’hui, saint Pierre d’Alcantara. Ne manger que tous les trois jours ne jamais parler sauf pour répondre à une question, ne dormir que quelques heures par nuit, et dans une cellule dont le plafond était trop bas pour qu’on puisse se lever complètement… Cela ressemble vraiment à une conduite excessive et dangereuse et aucun supérieur religieux que je connaisse n’accepterait qu’un de ses religieux vive ainsi ! De l’autre au milieu de ses pénitences saint Pierre d’Alcantara restait équilibré et pieux et sa fondation enthousiasmait de nombreux frères pour vivre une vie plus donnée… Ste Thérèse d’Avila avait bien connu les saint et elle raconte qu’après sa mort elle eut une vision de St Pierre d’Alcantara d’une gloire vraiment impressionnante. Et elle entendit alors ces mots : Bienheureuse pénitence qui m’a valu une telle gloire ! Il y avait donc, dans sa pénitence, le doigt de Dieu… En évitant tout excès, évidement, n’oublions pas que nous sommes tous capables de faire des renoncements et des sacrifices, alors faisons le de temps en temps pour offrir au Seigneur notre générosité…

Pratique : Un sacrifice qui coûte un peu…

Dimanche 18 octobre : 20° dimanche après la Pentecôte et dimanche pour les Missions

Seigneur envoyez des ouvriers à votre moisson !

Nous fêtons un bel anniversaire aujourd’hui. Cela fait cent ans tout pile que fut célébré le premier dimanche pour les missions donc sous le pape Pie XI en 1926. Ce jour-là, dans toutes les églises, chapelles et oratoires du monde chrétien, des prières particulières seront offertes pour le succès des Missions, et des prédications spéciales seront faites pour instruire les fidèles sur la grandeur de l’œuvre missionnaire ! Disait le décret de la congrégation des rites. Et pendant 100 ans les fidèles ont donc prié assidûment pour le succès des missions et 100 ans après, nous sommes toujours là, avec l’idéal missionnaire, je l’espère, et à genoux pour prier ! Merci mon Dieu ! Car oui j’aimerais que la foi brille à nouveau forte dans nos pays autrefois chrétiens ! Oui j’aimerais que les missionnaires d’aujourd’hui fassent de grande conquêtes ! Oui j’aimerais que tous les peuples se tournent vers Jésus-Christ et suivent sa loi personnellement et même publiquement ! Oui, j’aimerais travailler à cette grande œuvre par mon labeur quotidien ! Oui je souhaite le Royaume de Dieu par la diffusion de la foi ! C’était le feu sacré qui brûlait dans les veines de Ste Marie-Madeleine, St Irénée, St Martin, St Bernard, St François Xavier, St Théophane Vénard, Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus ! Eux ont réussi à toucher des peuples entiers, prions que nous ayons la même grâce !

Pratique une prière pour les missionnaires

Samedi 17 octobre : Ste Marguerite Marie Alacoque

Elle était de nature très simple, douce et plutôt effacée ! C’est le tableau que les contemporains ont tracé de sainte Marguerite Marie. Était-elle effacée à cause de sa mauvaise santé qui lui avait joué des tours depuis son enfance ? Ou à cause des épreuves de sa jeunesse et de ses tantes, devenues ses tutrices, qui l’avaient persécutée ? Ou peut être parce qu’elle se sentait attirée par Dieu de manière irrésistible depuis toute petite ? Toujours est-il que Jésus choisit cette petite Bourguignonne effacée pour révéler le grand mystère de son sacré Cœur ! Pas de doute, Jésus aime les humbles… Lors des trois grandes apparitions de Paray le Monial, Jésus lui montrera son cœur avec une gloire extrême et demandera à Marguerite de répandre la dévotion à son sacré Cœur dans le monde entier. Et la petite religieuse effacée manifestera une grand force pour défendre la dévotion et tant pis si des opposants se manifestent et tant pis si ses sœurs se moquent d’elle ! A sa mort le 17 octobre 1690, elle aura allumé dans la chrétienté un début d’incendie de dévotion qui ne cessera de grandir ! Cœur sacré de Jésus, j’ai confiance en vous !

Pratique : Des invocations au sacré cœur au cours de la journée

Vendredi 16 octobre : Ste Hedwige

Une sainte qui doit faire trembler les féministes, quand on regarde sa vie… Hedwidge est née dans une famille au cœur du pouvoir politique de l’Europe. Son père était duc de Méranie, conte de Tyrol, prince de Carinthie et d’Istrie. Sa sœur Gertrude a épousé le roi de Hongrie et son autre sœur Agnès a épousé Philippe Auguste, le roi de France ! Hedwidge, elle, épouse Henri 1er dit « le barbu », duc de Silésie et futur prince de toute la Pologne. Malgré ces titres rutilants, elle restera toujours une femme très simple aimant profondément son mari et lui donnant 7 enfants. Elle met toute son énergie et son argent à bâtir des monastères, s’occuper des pauvres et elle pratique une rude pénitence en marchant pieds nus ! A la mort de son mari elle a 64 ans et choisit de se retirer dans le monastère de sa fille et d’y finir ses jours dans l’humilité et la simplicité qu’elle avait toujours voulu. Elle fut immensément aimée de son peuple, et, après sa mort le 15 octobre 1243, des foules immense virent prier à son tombeau. Pas de doute, ce sont ce genre de femmes qui ont forgé l’Europe chrétienne…

Pratique : L’humilité

Jeudi 15 octobre : Ste Thérèse d’Avila

Elle avait le don de plaire ! Et elle le reconnaîtra d’ailleurs par ces mots :C’est une faveur que Dieu m’a faite : partout où j’ai été, on m’a toujours vue avec plaisir… Ste Thérèse d’Avila puisque c’est bien d’elle que nous fêtons aujourd’hui, est née dans l’Espagne catholique du 16° siècle. Elle eut une enfance pieuse, mais à l’adolescence une mauvaise compagne la poussa vers la frivolité. Et comme elle avait du succès, son père finit par la mettre à étudier chez les religieuses pour éviter le pire. Elle détesta le couvent, y tomba malade et rentra chez elle, mais finit par demander à son père de rentrer au couvent du carmel de l’Incarnation d’Avila. Ce n’était pas par vocation mais plutôt pour échapper au mariage ! Dans ce couvent pas très strict, Thérèse sera une religieuse médiocre, abandonnant l’oraison, et recevant ses amis. Vers l’âge de 40 ans, une grâce de conversion la bouleverse, elle voit, à travers une image de Jésus outragé, la réalité de ce qui s’est passé pour Jésus et elle sent son cœur se fendre… Elle reprend la prière et reçoit alors des grâces mystiques profondes. Elle décide alors de quitter son couvent pour en fonder un plus strict, ce sera le couvent saint Joseph d’Avila. Et la réforme prônée par Thérèse va se répandre comme une traînée de poudre, car elle sait toujours plaire ! Elle va aussi faire un couvent réformé pour les hommes avec saint Jean de la Croix. Après des dizaines de fondations et avoir écrit des livres spirituels profond sur la prière, elle meurt le 15 octobre 1582. Elle sera déclarée docteur de l’Eglise, cas rare pour une femme. Elle aura réussi à plaire même aux Papes !

Pratique : Un temps d’oraison

Mercredi 14 octobre : St Callixte

Notre vie, à travers ses succès et ses échecs devrait nous apprendre la sagesse ! C’est en tous cas ce qui s’est passé pour Callixte, le 16° Pape de l’Eglise catholique… Dans sa jeunesse il a été esclave, il a aussi ruiné des épargnants en plaçant leur argent dans une banque qui fera faillite, il tentera de s’enfuir, connaîtra la prison et même les mines sel de Sardaigne pendant 3 ans ! Mais rappelé à Rome, il est affranchi, baptisé, vit saintement, devient conseiller du Pape Victor 1° puis secrétaire du Pape Zéphirin. A la mort de ce Pape, en 217 il est donc élu Pape à son tour. Et il se révélera un Pape extrêmement avisé pour gérer les biens de l’Eglise, et rempli de miséricorde pour les esclaves et les pécheurs., malgré les attaques que cela lui vaudra de la part de l’anti-Pape Hippolyte… Et le martyre couronnera ce Pape à la vie si intense ! Comme quoi ses propres échecs de vie lui avait fait comprendre la sagesse de la gestion de l’argent, le don de soi, et combien la miséricorde de Dieu était précieuse pour chacun de nous… Demandons à saint Callixte la grâce de trouver nous-même la sagesse au cours de notre vie…

Pratique : Une prière pour demander la sagesse

Mardi 13 octobre : St Edouard

St Edouard fut un saint roi d’Angleterre au 11° siècle. Et contrairement à l’époque qui état plutôt rude, il était d’une grande douceur. Quand il devint roi, il travailla à répandre la foi et la paix dans son royaume. Ce saint avait une particularité étonnante : il avait une immense dévotion à l’apôtre saint Jean ! Et celui-ci lui rendait bien son amitié puisque six mois avant sa mort il lui fit savoir qu’il viendrait bientôt le chercher pour partir au Ciel ! Et ils doivent être bien heureux ces deux grands saints amis aujourd’hui dans le paradis ! C’est l’occasion de nous rappeler que les saints ne sont pas que des statues dans nos églises, mais aussi de vrais amis pour la vie, si, du moins, nous cultivons l’amitié avec eux !

Pratique : Une prière à notre saint Préféré

Lundi 12 octobre : St Carlo Acutis

peut-être avez vous entendu déjà parler de lui ? Il a une vraie popularité ce saint si proche de nous, mort jeune et qui aimait l’informatique ! Je veux parler de saint Carlo Acutis, sa fête est aujourd’hui. Né le 3 mai 1991 il est décédé à 15 ans en 2006 ! Carlo est né dans une famille peu marquée par la foi, comme c’est fréquent à notre époque. Son père n’a pas la foi, sa mère n’est pas pratiquante, mais la jeune fille qui garde Carlo, une polonaise, l’ouvre à une foi intense. Dès 4 an et demi il dit le chapelet, et après sa première communion, il ira à la Messe tous les jours ! Étonné de voir si peu de gens croire en Dieu, ce jeune passionné d’informatique lancera un site internet sur les miracles eucharistique, pour montrer à tous la vérité de la foi. Ce site est toujours en ligne, recensant les 187 miracle de l’histoire autour de l’Eucharistie ! A 15 ans il est frappé d’une leucémie foudroyante, vit dans la paix et la joie ses derniers jours et meut le 12 octobre 2006, c’était il y a 20 ans tout pile ! Qu’il nous aide à gagner la jeunesse à Jésus-Christ !

Pratique : Une prière pour les jeunes

Dimanche 11 octobre : 20° dimanche après la Pentecôte

Si vous ne voyez des signes, vous ne croyez pas !

Ce que Jésus dit dans l’Evangile est pour les hommes de tous les temps, mais remarquons comme cela colle bien à l’homme d’aujourd’hui ! Combien de fois j’ai entendu des phrases du genre : Ça ne m’intéresse pas vraiment la religion, cela ne m’apporte rien, je n’ai pas eu de signe de Dieu… Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les églises ne sont pas pleines… Si vous ne voyez des signes, vous ne croyez pas ! Alors qu’est qui va changer cet officier royal qu’on imagine opulent et qui ressemble tant aux gens d’aujourd’hui ? Pas les paroles de Jésus, mais le sentiment que si Dieu n’est vraiment pas là, sa vie va devenir effrayante et terrible ! Si Dieu n’est pas là, alors on est sur terre pour quoi ? Pour vieillir, pour souffrir les maladies ? Pour les abandons et voir mourir les gens qu’on aime ? Pour passer du temps à quoi ? Du coup l’officier devient suppliant, et quand il constate qu’à travers Jésus, Dieu s’est manifesté à lui, il croit avec toute sa famille. Oui le second signe de Cana, c’est que Dieu est une solution à la solitude et la misère de l’humanité… Espérons que beaucoup de nos contemporains le réaliseront un jour ou l’autre…

Pratique : Une prière pour nos frères incroyants

Samedi 10 octobre : St François Borgia

François Borgia est considéré par les jésuites comme un second fondateur, cet homme au tempérament de chef développera en effet fortement l’ordre des Jésuites après la mort de saint Ignace, tout en manifestant une sainteté étonnante. Son tempérament de chef, il le tient de sa famille qui a brillé tant au civil, son père était le puissant duc de Gandie, qu’au religieux, son grand père était le Pape Alexandre VI Borgia, de triste mémoire, il faut bine le dire. Mais, première grande grâce de la vie de notre François, sa mère, Jeanne d’Aragon est une femme pieuse qui consacre toutes ses forces à élever son fils dans la droiture. Quelle chance d’avoir une telle mère ! Devenu duc de Gandie et vice roi de Catalogne, il doit accompagner le cercueil de l’impératrice Isabelle, morte au sommet de sa gloire. A l’issue de sa route, la vision de son cadavre bouleversera François, deuxième grâce, il se dit que s’il le peut il ne servira que Dieu ! Et quand son épouse décède, il rentre dans la compagnie de Jésus nouvellement fondée. Troisième grâce car sa piété explose puisqu’on raconte qu’il lui arrivait de faire jusqu’à 8 heures d’oraison par jour ! bientôt il en devient le supérieur général et développe fortement l’ordre en Europe et dans les missions. Quand il meurt, on peut constater qu’il a vraiment bien servi le Seigneur !

Pratique : Un acte de dévouement