Mardi 12 juin : Saint Jean de saint Facond

Jean, naquit à Saint-Facond, en Espagne, près de Burgos, l’an 1430. C’est un enfant pieux et qui cherche à conduire ses camarades vers le Seigneur. Il se dirige vers le sacerdoce, et devient favori de l’évêque de Burgos qui le comble d’avantages et de bénéfices. Mais saint Jean renonce à tout argent et poste, et devient chapelain d’une pauvre église d’où il exhorte les fidèles à la sainteté. Il rentre en 1464 chez les ermites de St-Augustin à Salamanque, ordre très austère de l’époque. Sa piété pendant la Messe était célèbre, il y eut plusieurs fois la vision de Notre Seigneur Jésus-Christ dans l’hostie comme un soleil splendide adoré par les anges… L’oraison de la Messe rappelle qu’il avait un don particulier pour apaiser les différents, ainsi il pacifiera Salamanque d’une révolte violente et sanglante. Il mourut à Salamanque le 11 juin 1479.

Saint Jean de Saint-Facond savait adorer le Seigneur présent dans l’Eucharistie; c’est sans doute là où il a trouvé le secret d’une paix profonde, celle que le Seigneur nous a promis… Qu’ils sont sympathiques ces saints porteurs de paix ! Ils indiquent clairement un chemin de beauté et de joie. Si nous autres, chrétiens nous savions être artisans de paix, nul doute que le monde trouverait facilement le chemin de Dieu!

Pratique: conservons aujourd’hui la paix du cœur et autour de nous.

Lundi 11 juin : Saint Barnabé

Saint Barnabé, s’appelait d’abord Joseph, juif originaire de Chypre, il était Lévite. La Bible parle plusieurs fois de lui, comme d’un homme de premier plan dans la communauté primitive des chrétiens. Les Actes des apôtres disent qu’il était un homme bon, plein de Saint-Esprit et de foi. Très vite après la Pentecôte, il vendit un champ et en apporta le fruit aux apôtres; par ce geste il se joignait à la communauté primitive avec disponibilité. Ces mêmes apôtres changèrent son nom de Joseph en Barnabé, ce qui signifierait « fils de consolation ». Les apôtres l’avaient en grande estime et ayant entendu que beaucoup se convertissaient à Antioche, ce fut Barnabé qu’ils envoyèrent pour gérer la situation. Là-bas il introduisit saint Paul chez les chrétiens après sa conversion et missionna avec lui. Sur l’indication du Saint-Esprit, il accompagna spécialement Paul dans sa mission d’évangélisation des païens. C’est pourquoi saint Paul le qualifie toujours d’apôtre quand il parle de lui ! Suite à un désaccord avec saint Paul, il se séparera de lui Paul et partira prêcher à Chypre avec saint Marc. C’est là qu’il mourra vraisemblablement, martyrisé par les païens. La liturgie le place au rang des apôtres.

Remarquons simplement aujourd’hui que Barnabé avait l’immense qualité de disponibilité ! Qualité rare aujourd’hui, surtout pour le Seigneur… Dieu qui récompense au centuple la moindre générosité de notre part, en fera un grand missionnaire. Il pourrait aussi faire des merveilles dans nos vies, mais sommes-nous disponibles ?

Pratique : Cultiver la générosité. Pour les plus courageux: ne refuser aucun service!

Dimanche 10 juin : 2° dimanche après la Pentecôte, solennité du Sacré-Cœur

Dans les apparitions du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial, Notre Seigneur précise qu’Il lui plait particulièrement que son image soit exposée, et qu’Il répand ses bénédictions spéciales là où cette image est honorée. Dans la suite de ce désir, le révérend Père Matéo Crawley (1875-1960), religieux de la congrégation des Sacrés-cœurs de Jésus et Marie, consacra sa vie à mettre les familles sous la protection du Sacré-Cœur de Jésus. Il fut l’apôtre de l’Intronisation du Sacré-Cœur dans les familles. L’intronisation, disait-il, c’est Notre-Seigneur venant réclamer sa place au foyer (…) : place d’honneur car Il est ROI, et doit régner sur chaque famille afin de régner bientôt sur la société… place intime et familiale car Il est AMI et c’est par son COEUR, par son AMOUR qu’Il veut régner… Il s’agit donc – pour qui veut consacrer son foyer – de se préparer par une neuvaine de prière, de mettre dans une place centrale une image ou une statue du Sacré-Cœur de Jésus, et que le père de famille récite l’acte de consécration au nom de tous, et en présence d’un prêtre si possible.

Dans son beau livre « Jésus Roi d’Amour », le Père Matéo raconte comment cette dévotion a eut des fruits merveilleux. Il raconte – entre autres – l’histoire de ce curé chilien qui se désolait de n’avoir qu’une trentaine de personne qui faisaient leur Pâques dans une paroisse de 40.000 âmes. Il pensait démissionner devant son échec, quand il reçut l’encouragement de promouvoir l’intronisation du Sacré-Cœur dans les familles. Il se mit au travail et dix mois après, il croulait sous le travail avec 1700 communions à Pâques. Sa paroisse était renouvelée ! Il est très dangereux d’ouvrir sa porte au Sacré-Cœur… mais on ne le regrette jamais !

Pratique : Parler à un couple de notre connaissance de cette consécration…

Samedi 9 juin : De la sainte Vierge au samedi

Parlons encore, aujourd’hui et demain, sur le Sacré-Cœur de Jésus. Au témoignage de sa cousine, il arrivait souvent à Jacinthe, la petite voyante de Fatima âgée de 7 ans, de s’arrêter d’un coup dans ses activités et de dire avec tristesse : Mais pourquoi les pécheurs offensent-ils notre Seigneur?  Elle était effrayée de leur aveuglement et disait: Les hommes se perdent parce qu’ils ne pensent pas assez à la mort de Notre-Seigneur et qu’ils ne font pas pénitence. Elle disait encore : Ah ! si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j’ai là dans la poitrine, qui me brûle, et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie !

Et nous, sommes-nous dans cet aveuglement ? Vivons nous un grand Amour pour la Sacré-Cœur ? Regardons la magnifique nature, créée par Dieu, nous y verrons un reflet de sa Bonté. Méditons l’Évangile ! Nous comprendrons la Délicatesse du Seigneur qui nous explique qu’Il est venu chercher la brebis perdue et la mettre sur ses épaules. Souvenons-nous surtout comment le Seigneur a donné sa vie pour nous sur la Croix ; comment son cœur a été transpercé; et nous comprendrons le message d’Amour du Sacré-Cœur… Notre vie sera renouvelée par ce message d’amour, de vie et de bonheur!

Pratique : Méditer un instant sur l’Amour du Sacré-Cœur pour nous.

Vendredi 8 juin : Fête du Sacré-Cœur de Jésus

On savait depuis longtemps, dans l’Église catholique, que le Seigneur nous avait immensément aimé. Saint Augustin, saint Bernard, saint Bonaventure – pour ne citer qu’eux – ont magnifiquement parlé de la bonté de Jésus-Christ, et ont même vu dans le cœur transpercé du Seigneur un symbole particulièrement parlant de cet Amour. Mais il revint à saint Marguerite-Marie de populariser cette dévotion au Sacré-Cœur. En juin 1675, elle eut une apparition du Seigneur, qui lui montra son cœur en disant : Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C’est pour cela que je te demande que le premier Vendredi d’après l’octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur… La dévotion du peuple chrétien pour le Sacré-Cœur se répandit bientôt partout. La fête est célébrée dans le calendrier de l’Eglise universelle depuis Pie IX en 1856.

Fêtons aujourd’hui l’Amour incroyable du Seigneur ! Mais n’oublions pas que nous sommes aussi appelés à réparer pour toutes les froideurs et ingratitudes de ce monde, les nôtres et celles des autres… Il y a un devoir de « se bouger », et d’aimer fortement pour attirer sur nos frères la miséricorde de Dieu ! Cette générosité nous concerne donc, nous qui ne pouvons pas dire: « je ne savais pas… »

Pratique : Prier pour réparer les scandales de notre monde.

Jeudi 7 juin : De la férie

Comme on a fêté le saint Sacrement jeudi dernier et omis Marie, Reine (le 31 mai), je voudrais vous en dire un mot aujourd’hui : La reine se tient à sa droite, en vêtements tissus d’or… Tiré du graduel de la fête de Marie Reine.

Les apparitions de Fatima en 1917 avaient vraiment frappé les esprits du 20° siècle… Voir la Vierge Marie faire danser le soleil par un rayon venu de ses mains, rappelait à la vieille chrétienté un titre parmi les plus anciens de Marie : Elle est Reine ! Alors, par l’encyclique ad cœli reginam, du 11 octobre 1954, le Pape Pie XII institua cette fête de Marie Reine qui devait se célébrer chaque 31 mai. Cette dévotion dont on garde la trace dans des prières antiques comme les litanies de la sainte Vierge, les hymnes à Marie (Regina coeli, ave regina coelorum, salve regina) et tant d’autres, était donc un nouveau cri d’amour pour celle qui était souvent venue visiter notre terre. Mais au fait, que signifie-t-elle vraiment ? Que Marie a puissance sur toute la création depuis la terre jusqu’aux anges en passant par les hommes ? Certainement ! Que la dignité de la mère de Dieu devrait lui valoir le respect et l’affection de tous ? Sans aucun doute ! Que Marie veille sur tous les hommes comme une bonne souveraine ? Oui, cela encore ! Pour toutes ces raisons, Marie est Reine…

Autrefois, dans les lieux où les miracles de Marie s’étaient multipliés, on couronnait les statues. C’était un signe de remerciement, d’affection, de dévouement envers Elle. On peut le reproduire personnellement : Cela s’appelle se consacrer à Marie. De l’avis de tous les grands saints c’est l’occasion d’un renouveau spirituel certain. Pourquoi pas vous ?

Pratique : S’offrir à Marie pour la servir

Mercredi 6 juin : Saint Norbert

…le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte. Et celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, et présenta cinq autres talents, en disant : Seigneur, vous m’avez remis cinq talents ; voici que j’en ai gagné cinq autres… tiré de l’Evangile de la Messe de saint Norbert

Norbert naquit à la fin du 11° siècle. Issu d’une famille aisée, et quoiqu’il fut clerc dans l’Église, il mena d’abord une vie mondaine. Mais un jour qu’il allait à cheval, un orage se déclencha et la foudre tomba juste devant lui. Il tomba de sa monture et il crut entendre une voix qui lui reprochait sa vie passée. Devant ce signe, Norbert restait libre, mais il choisit dorénavant d’être fidèle au Seigneur… Il donna ses biens aux pauvres, pratiqua une vie pénitente et consacrée à la prédication de la parole de Dieu. Avec 13 compagnons, il fonda, dans ce même but, un nouvel ordre dans le diocèse de Laon, au lieu dit « prémontré » : L’ordre qu’on appellera « des prémontrés », qui suivra la règle de saint Augustin. Il se propagera de façon merveilleuse, participant à un profond renouveau de l’Église. Nommé plus tard archevêque de Magdebourg, il se dévoua pour la cause de l’Église. Il mourut le 11 juin 1134 à Magdebourg.

Tout comme saint Norbert, le choix de la direction de notre vie dépend de nous… Reste à savoir, particulièrement au moment de notre mort, ce que nous voudrions avoir accompli ! Si nous savions écouter la parole de Dieu, nous aurions sans doute la réponse…

Pratique: Pourquoi ne pas relire l’Evangile des talents (Mt 25, 14-30), celui de la Messe d’aujourd’hui…

Mardi 5 juin : Saint Boniface

Boniface naquit en Angleterre vers la fin du VII° siècle et s’appelait d’abord Winfried. Attiré par la vie religieuse, il entra jeune au monastère. Ordonné prêtre à 30 ans, il ressenti l’appel pour les missions, c’est-à-dire, à l’époque, à partir annoncer la foi aux Germains. Il commença une première mission en Frise qui fut un échec. Il revint à son monastère où il fut élu abbé, charge qu’il résilia bientôt, poussé par le désir de repartir évangéliser. Il rencontre à Rome le Pape Grégoire II qui le renomme « Boniface », « le bienfaisant » et le confirme dans l’envoi auprès des Germains. Il part en mission en Thuringe, Saxe et finalement Frise avec grand succès. Bientôt, il est sacré évêque et responsable de toute la Germanie, immense territoire ! Il sera l’apôtre incessant de toute cette région, convertissant de nombreux païens et sacrant Pépin comme roi des Francs. A l’âge de 80 ans, apprenant que les Frisons étaient revenus à l’idolâtrie, il repartira là-bas en mission, tout en pressentant sa mort prochaine (il emmena avec lui son linceul…). Il fut massacré par des frisons païens le 5 juin 756, et fut enterré au monastère de Fulda. Les allemands ont une grande vénération pour leur apôtre, encore de nos jours…

Comme le souligne la liturgie, nous avons en Boniface un de ces immenses apôtres, rempli du feu de l’Esprit-Saint que le Seigneur donne parfois, avec bonté, à son Église. Voir saint Boniface repartir à 80 ans en mission, nous remplit de confusion, nous qui sommes si tièdes pour parler de la foi ! Que saint Boniface mette en nos âmes l’amour de nos frères dans les ténèbres, et fasse de nous d’authentiques missionnaires là où nous sommes !

Pratique: Prier pour ceux que nous croiserons aujourd’hui

Lundi 4 juin : Saint François Carraciolo

François Carraciolo, qui s’appela d’abord Ascanio Carraciolo, naquit dans les Abruzzes. Il fait partie de ces saints qui pratiquèrent dés l’enfance une profonde vie chrétienne très édifiante. Il participa à la fondation d’un nouvel ordre: les clercs réguliers mineurs. Ce mouvement était un fruit de la contre réforme catholique qui cherchait un profond renouveau dans l’Église à la suite du Concile de Trente. Dans cet ordre on faisait le vœu de ne pas rechercher de dignités ecclésiastiques. Saint François vécut d’ailleurs lui-même cette promesse en refusant au Pape Paul V tous les honneurs dont celui-ci voulait le combler. L’ordre devait aussi s’adonner à l’adoration nocturne de la Sainte Eucharistie, et là encore saint François Carraciolo était le premier à donner l’exemple en veillant volontiers toute la nuit. En faisant sa profession solennelle Ascanio prit le nom de François et devint, deux ans après, le supérieur de son ordre, et il travailla de toutes ses forces à son développement. A l’âge de 44 ans il eût la révélation de sa mort prochaine qui arriva en 1608, la veille de la fête du Corps du Christ. Il fut enterré à Naples, au berceau de son ordre.

Le saint Curé d’Ars avait changé sa paroisse en rappelant à tous les habitants que le Seigneur vivait au milieu d’eux dans le tabernacle… Saint François Carraciolo, à sa manière, voulait le rappeler aussi à tous. En sommes nous vraiment conscients ? Pourquoi alors toutes ces église vides de priants ? Pourquoi le Seigneur est-il laissé si souvent seul ? N’en portons-nous pas notre part de responsabilité?

Pratique: Un moment d’adoration (même bref) auprès du Seigneur dans l’Eucharistie.

Dimanche 3 juin : 2° dimanche après la Pentecôte, solennité du très saint Sacrement

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. (Dans l’évangile de la fête)

Selon la remarque profonde de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, le Seigneur ne vient pas dans l’Hostie pour rester dans un ciboire, tout doré soit-il, mais bien plutôt pour venir dans notre âme ! C’est le mystère de la communion : l’union étonnante du Seigneur avec notre âme ! Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, encore elle, nous a laissé une description étonnante de sa première communion : Ce fut un baiser d’amour, je me sentais aimée, et je disais aussi :  » Je vous aime, je me donne à vous pour toujours ». Ce jour-là … Thérèse avait disparu, comme la goutte d’eau qui se perd au sein de l’océan… toute la joie du Ciel venant dans un cœur… Pour sainte Thérèse la communion est donc un envahissement de l’amour de Dieu ! Envahissement qui la fera d’ailleurs beaucoup grandir spirituellement…

Et pourquoi alors nos communions nous changent si peu nous-mêmes ? Sainte Catherine de Sienne nous donnera la réponse. Elle eut un jour une vision, elle voyait sortir de l’église les « communiants » portant un cierge. Certains d’entre eux ne portaient rien et semblaient dans l’obscurité, d’autres portaient un tout petit cierge avec une petite flamme, d’autres un gros cierge avec une immense flamme. Elle comprit que si le Seigneur, de son coté, donnait tout son Amour, en revanche les cœurs des hommes, par leur tiédeur, empêchaient souvent cet amour de porter du fruit…

Pratique : Une communion spirituelle, c’est-à-dire prendre un moment pour désirer recevoir notre Seigneur Jésus-Christ dans l’Hostie.