Mardi 21 avril : Saint Anselme

Seigneur, accordez-moi la grâce de Vous aimer autant que vous me le commandez ! St Anselme

Saint Anselme rêvait de la tranquillité d’un cloître, et la Providence le mêla aux combats de son temps. Né à Aoste en Italie au début du 11° siècle, Anselme se révèle un garçon d’une grande intelligence. De nature calme il décide d’entrer au monastère du Bec en Normandie, un des centre intellectuel de son temps. Là bas il devient rapidement enseignant et tout le monde se précipite à ses cours. Car il enseigne d’une manière nouvelle en donnant des arguments logiques et cohérents pour expliquer la foi. Grâce à lui naissait ce qu’on appellera plus tard la scholastique, l’explication rationnelle de la foi ! De professeur vedette, il est alors nommé père abbé, puis choisi comme archevêque de Cantorbery ! Fini le calme monastique et les réflexions au calme. Il est mélé à toutes les tensions de son siècle et défend bec et ongle l’indépendance de l’Eglise et l’union avec Rome et le Pape. Cela lui vaudra deux fois l’exil… Il mourra e 21 avril 1109 et sera canonisé et déclaré docteur de l’Eglise, titre de ceux qui ont particulièrement brillé dans l’explication de la foi ! Saint Anselme gadez nous une âme d’enfant qui cherche à aimer Dieu par dessus tout !

Lundi 20 avril : Sainte Odette

Sainte Odette fait partie de ces saints filles qui décidèrent de donner leur vie à Dieu contre la volonté de leurs parents. Mais elle, le fit de manière plutôt radicale ! Jugez plutôt : Née au début du 12° siècle, la jeune Odette avait fait le vœu de chasteté, donnant toute sa vie à Dieu, mais ses parents avaient la possibilité de la marier au chevalier Simon, et comptant bien qu’elle obéisse, vont jusqu’à la traîner devant l’autel pour qu’elle accepte le mariage. Mais quand le prêtre pose la question fatidique à la douce Odette : Voulez vous prendre comme légitime époux, Simon ici présent ? Elle répond à haute voix : Non, pas du tout ! Le chevalier se retire humilié, mais ses parents continuent dans leur projet de la marier, du coup elle décide de se couper le bout du nez avec une épée, bien certaine que personne en voudra plus d’elle dans cet état ! Elle finira par entrer au couvent des prémontrées de Riveulles, non loin de chez elle, impressionnant les sœurs par sa bonté, qui la choisiront comme abbesse ! Elle meurt à 23 ans le jour de Pâques 1158. Soyons clairs, il n’est pas question de recommander de se couper le bout du nez ! Mais peut être d’avoir un vrai courage pour témoigner de sa foi, car les courageux sont rares de nos jours…

Dimanche 19 avril : 2° dimanche après Pâques

Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis !

Entre le dire et le faire, il y a toujours un immense écart. Quand Jésus dit qu’il est le bon Pasteur qui donne sa voie pour les brebis, c’est beau mais ce ne sont que des paroles. Bien sur, il ne cesse de parcourir la Palestine pour prêcher l’Evangile, guérir les malades et s’occuper des gens qu’Il croise. C’est déjà très beau, mais quand nous le verrons accepter la douloureuse Passion et mourir sur la Croix en demandant le pardon des hommes à son Père, on entre dans une autre dimension… Et on ne peut que se taire, et admirer ce qu’est un vrai amour, l’Amour de Dieu pour nous… C’est aussi très beau, au cours de l’histoire de l’Église de voir les saints qui ont essayer de reproduire cet amour extraordinaire du Maître. Saint Etienne sous les coups de pierre des juifs qui le lapidaient priera pour ses persécuteurs, saint Padre Pio acceptera tant de souffrances pour les pécheurs qu’il convertissait en masse, et saint Maximilien Kolbe offrit sa vie pour sauver celle d’un de ses frères qui risquait de ne jamais revoir sa famille. Sans prétendre arriver au niveau de ces grands saints qui ont illuminé l’Église et le monde de leur charité puissante, essayons, à notre place, de nous dévouer pour nos familles, nos paroisses, ceux que le Seigneur met sur notre chemin, gardant vivant cet extraordinaire Esprit que le seigneur est venu mettre sur la terre. Cet Esprit qui nous fait donner notre vie pour nos frères !

Samedi 18 avril ; Saint Joseph Moreau

On en a retenu et béatifié 99 en tout ! On les appelle les martyrs d’Angers. On a groupé ensemble ces prêtes, hommes et femmes catholiques tués en haine de la foi par l’impie révolution française. Certains, dont les prêtres, ont été guillotinés place du ralliement à Angers entre le 30 octobre 1793 et le 14 octobre 1794. Les autres ont été fusillées à Avrillé entre le 12 janvier 1794 et le 16 avril 1794. On en a retenu 99, mais dans le champ des martyrs d’Avrillé, au moins 2000 corps sont là ensevelis et reposent dans l’attente de la résurrection des morts qui les verra parmi les élus. Les archives conservées sont formelles, c’est à cause de leur religion et de leur fidélité à l’Eglise qu’ils ont été exécutés. Ainsi fonctionnait la terreur révolutionnaire… Après la terreur, on viendra se recueillir sur le lieu de leur exécution, spécialement à Avrillé et une chapelle saint Louis des martyrs sera construite là. Puis la cause de béatification sera lancée, cause qui aboutira en 1984 à leur béatification. Parmi eux Joseph Moreau qu’on fête aujourd’hui, jour de sa mort, un vendredi-saint de l’année 1794. On sait qu’il a toujours refusé de signer la constitution civile du Clergé, et qu’il est mort sans jamais renoncer à sa fidélité catholique et son rôle de prêtre… Que son courage inspire encore notre génération devant les attaques contre la foi et le religion…

Vendredi 17 avril : Sainte Kateri Tekakwitha

Une âme pure au milieu des féroces Iroquois !

Kateri Tekakwitha, la petite indienne d’Amérique que nous fêtons aujourd’hui était de la tribu féroce des Iroquois. Ceux-ci ne craignaient pas de manger les organes de ceux qu’ils avaient massacrés ! Quand elle était enfant, il y eut une épidémie de variole dans la tribu son père et sa mère moururent, et elle même fut malade. Elle en guérit, mais son visage resta marqué des cicatrices de la maladie. Malgré ses malheurs, cette enfant gardait un cœur pur. Voyant la nature si belle d’Amérique, elle pensait naturellement à Dieu et faisait dans son cœur cette prière : Qui me dira ce qu’il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse ? Dieu entendit sa prière si belle et lui envoya des missionnaires jésuites qui passèrent par son village. Elle fut impressionnée par eux et ce qu’ils enseignaient. Elle demanda le baptême, qu’elle reçut le jour de Pâques 18 avril 1676. C’est là qu’elle reçut le prénom de Catherine, Kateri en Iroquois. Elle rejoint le village des missionnaires et se dévoue de tout son cœur, impressionnant tout le monde par sa prière, sa générosité et ses pénitences. A sa mort, miraculeusement, son visage retrouva sa beauté originelle, signe que cette âme avait particulièrement plu à Dieu. Cette petite sainte, canonisée en 2012, à le don de toucher les cœurs. Son âme était tellement pure…

Jeudi 16 avril : Saint benoît Joseph Labre

Un saint plus admirable qu’imitable !

A son époque comme plus tard, on reste stupéfait devant la vie de ce saint ! Benoît Joseph Labre est le fils d’un laboureur et l’ainé de 15 frères et sœurs. Sa famille est très catholique et deux de ses oncles sont prêtres. Benoît Joseph est très pieux il veut donner sa vie à Dieu. Mais il est tourmenté en pensant combien le péché est grave et se demande s’il aime vraiment Dieu ou pas. Tous les monastères où il essaye de rentrer le refusent au fur et à mesure. Et il décide de vivre en pèlerin perpétuel. Il va vivre toute sa vie angoissé par le malheur du péché, marchant de sanctuaire en sanctuaire, dans la pauvreté la plus extrême, et, osons le dire, avec une hygiène inexistante. On pense que sa vie était une manière mystérieuse par laquelle Dieu faisait porter cette une âme d’élite les péché de son siècle. Cet impie 18° siècle qui nous amènera la révolution française. Il mourra un mercredi saint à Rome et les gamins de la ville se répandront partout en criant : Le saint est mort ! Une étrange affection nous uni à ce saint atypique qui était toujours si doux et portait avec courage et sans rien dire la gravité du péché que nous oublions trop souvent nous-mêmes. Qu’il nous aide à chasser ce péché de nos vie !

Mercredi 15 avril : Saint Damien de Molokaï

Il donna sa vie pour les lépreux !

Damien de Veuster est un prêtre missionnaire flamand, du 19° siècle, entré dans la congrégation des saints cœurs de Jésus et Marie, appelés couramment les père de Picpus. Sa mission : Honolulu et les îles environnantes. Damien rayonne par son dévouement. Mais comme ne ce temps on ne savait pas guérir la lèpre, le gouverneur de la région décide d’envoyer tous les lépreux sur l’île de Molokaï. Il fallait isoler les malades et empêcher la propagation de la maladie. Du coup c’est environ 800 pauvres malades qui sont abandonnés là bas dans des conditions lamentables. L’évêque de la région demande si un prêtre serait volontaire pour s’occuper d’eux, au risque d’attraper soi-même le maladie. Et notre Père Damien de Veuster se porte volontaire ! Il débarque là bas et ne quittera quasiment plus Molokaï se dévouant de tout son cœur aux pauvres lépreux. Au bout de quelques années, il attrapera lui même la terrible maladie et pourra écrire dans ses lettres : Nous autres, pauvres lépreux… Son acte de courage aura un retentissement mondial ! Il mourra un 15 avril 1889, victime de son dévouement et exemple fidèle de Jésus Christ dans le don de sa vie pour les autres… Saint Damien, aidez nous à pratiquer la charité !

Mardi 14 avril : Saint Justin

pouvoir dire la vérité et la taire, c’est mériter la colère de Dieu  St Justin

Une recherche sincère et une heureuse rencontre l’amenèrent à Jésus-Christ ! Justin est né vers l’an 96 dans l’actuelle ville de Naplouse en Cisjordanie. Né païen il est d’une intelligence brillante et d’une grande sincérité. Il recherche la vérité de tout son cœur et dévore les philosophes de son temps pensant y trouver des réponses sur Dieu qui le passionne. Mais un jour il rencontre un chrétien âgé qui le frappe par sa sagesse et l’oriente vers la Bible. Son témoignage lumineux, ajouté à la belle conduite des chrétiens et au courage des martyrs finit de convaincre Justin, il sera chrétien ! Baptisé vers l’an 130 à Ephèse à plus de 30 ans, il devient un prédicateur de Jésus Christ, mettant à son service toute sa science et sa culture. Il fondera une école de philosophie chrétienne à Rome et écrira même à l’empereur Antonin le Pieux une apologie pour défendre et exposer le christianisme ! Dénoncé par un collègue philosophe païen, il est meurt martyr en 365. Que saint Justin encourage tous ceux qui cherchent sincèrement la vérité, à se tourner vers le Christ !

Lundi 13 avril : saint Herménégilde

La grande chance d’Herménégilde fut son mariage ! Ce prince Wisigoth d’Espagne était Arien comme toute sa famille, mais voilà qu’il épouse Ingonde, princesse des francs, le grand royaume catholique de l’époque. Ingonde, ni femme ni catholique à moitié, entreprend avec l’aide de l’évêque Léandre de Séville de convertir son mari à la vraie foi. Herménégilde se convertit sincèrement, mais le conflit avec son père Léovigilde devenait inévitable. Lors de la bataille, Herménégilde fut défait et emprisonné. Pour la fête de Pâques 586, son Père lui fait porter la communion dans sa prison par un évêque Arien. Herménégilde refuse obstinément cette communion, ce qui rend son père furieux et il le fait exécuter. A 26 ans Herménégilde était un martyr de la vraie foi et son sacrifice ne fut pas vain car son frère Récarède succéda à son père Léovogilde et amena toute l’Espagne au catholicisme trois ans plus tard ! Prions pour que notre génération soit forte dans la foi, comme l’ont été les saints des siècles passés !

Dimanche 12 avril : 1° dimanche après Pâques

Bienheureux ceux qui croiront sans avoir vu !

J’ai lu plusieurs explications du fameux doute de Thomas. Si je ne met pas mes doigts sur les marques des clous, je ne croirai pas… Beaucoup essayent de l’innocenter de toute faute, mais, pardonnez moi l’expression, c’est vraiment gonflé ! D’abord parce qu’il avait rien moins que le témoignage de tous les apôtres ! Est ce que des millions de chrétiens ont eu plus que cela pour croire ? Et aussi parce que Jésus lui reproche clairement lui-même d’avoir douté. Donc, pour moi, aucun doute quand à la faute de Thomas… Mais en revanche pourquoi réclame t il à cor et à cri de voir les plaies de Jésus lui aussi ? Serait ce un acte de jalousie plutôt que d’incroyance ? Pourquoi serait il le seul à ne pas avoir vu Jésus ressuscité ? Le seigneur se plie à son caprice, mais ne le reproduira pas nécessairement au cours de l’histoire… Imitons plutôt ce père du désert que le diable vint un jour tenter : il lui apparut sous l’apparence de Jésus, et l’autre ferma les yeux en disant : Je ne veux pas voir Jésus ici-bas mais dans le paradis ! Sa réaction parfaite chassa immédiatement le mauvais ange et lui valut une joie incroyable… Que ce soit la notre aussi !