Dimanche 11 janvier : Fête de la sainte famille

Ils ne comprirent pas la parole qu’il leur avait dite. Ils retournèrent à Nazareth et Il leur était soumis…

Quand j’entends dire aujourd’hui des montagnes de sottises sur les rapports hommes femme : Pourquoi pas des couples ouverts à des expériences multiples ? Pourquoi pas des couples sans enfants ? Pourquoi assigner à l’homme et à la femme des rôles prédéterminés ? J’ai envie de crier : Mais vous êtes fier de l’état de notre société qui a voulu tout déconstruire ? Vous n’avez pas vu assez de sang sur les murs ? Combien d’échec et de souffrances vous faudra t il pour revenir au modèle si simple et si naturel de la famille ? Elle est irremplaçable ! Bien sur qu’elles ne seront jamais parfaites, nos familles, et l’Evangile d’aujourd’hui nous montre très clairement les difficultés qu’il y a a vivre ensemble…. On devra gérer les différences, les incompréhensions, et les épreuves. Mais nous avons été construit pour vivre dans une famille, c’est comme cela et on y peut rien changer ! C’est dans une famille qu’on peut éduquer des enfants à grandir et aimer un jour à leur tour. C’est dans une famille qu’on trouvera l’affection dont nous avons tous besoin. C’est dans une famille et grâce aussi, mystérieusement aux épreuves qu’on y trouvera toujours, qu’on peut grandir dans la fidélité le don de soi, et même la sainteté ! En cette belle fête, prenons la résolution de travailler chacun pour notre famille…

Samedi 10 janvier : Sainte Léonie Aviat


Travaillons à faire le bonheur des autres ! C’était le devise d’un grande chrétienne au cœur généreux, Léonie Aviat. Cette jeune fille originaire de la Champagne est très pieuse, elle se prépare à devenir religieuse dans l’ordre de la Visitation. Mais, en entrant un jour dans une usine, elle regarde toutes les ouvrières qui y travaillent et elle sent un immense amour pour elles. Dieu veut qu’elle les guide et soit leur mère. Elle entre alors dans l’œuvre des oblates de St François, une œuvre sociale et religieuse pour les ouvrières à peine créée, dont elle va devenir la supérieure générale. Elle fait rayonner cette communauté sur ses deux grands axes, le don de soi, et la bonté caractéristique de saint François de Sales. Suite à des critiques et tensions internes, elle sera mise de coté par sa communauté pendant plusieurs années, ce qu’elle suportera avec une profonde humilité. Nommée de nouveau supérieure générale elle passera toute sa vie à fonder des œuvres en France, et à l’étranger, jusqu’en Afrique ! La communauté est encore présente aujourd’hui dans 9 pays et compte 286 sœurs. Léonie meurt le 10 janvier 1914 dans la paix n’ayant jamais rien voulu faire que travailler au bonheur des autres… Et si c’était ça le secret du bonheur ?

Vendredi 9 janvier : Pauline Jaricot

Je suis faite pour agir, mon cloître c’est le monde !

Qui était la jeune fille qui prononçait des paroles si engagée ? Elle s’appelait Pauline Jaricot née à Lyon le 22 juillet 1899, dans une famille bourgeoise aisée. Très attirée par les mondanités au début de sa vie, elle fait une conversion spectaculaire et se consacre désormais au servie de Dieu. Mais ce ne sera pas dans un cloître de sœurs, ce sera dans le monde, au service de ses frères ! Et la lyonnaise, pourtant de mauvaise santé toute sa vie, se révèle incroyablement douée pour entreprendre, elle fonde l’œuvre de la propagation de la foi pour soutenir financièrement les missions catholiques, et l’œuvre du rosaire vivant. Dans ces deux fondations, Pauline enthousiasme et regroupe des personnes pour obtenir un effet décuplé tant dans le mouvement de prière que dans le soutien financier. Guérie miraculeusement d’une maladie mortelle par sainte Philomène, elle entreprend de fonder une usine pour donner un travail et de bonnes conditions de vies aux ouvrier, mais trompée par des personnes malhonnêtes, l’œuvre connaîtra la faillite et ruinera Pauline jusqu’à la fin de sa vie. Elle meurt le 9 janvier 1862 dans le dénuement le plus total, mais ses œuvre rayonnent mondialement… Qu’elle nous aide à nous engager sincèrement pour Dieu et pour nos frères !

Jeudi 8 janvier : Saint Agathon


Agathon, appelé aussi Agathon de scété, fait partie de l’illustre groupe des Pères du désert dont nous avons gardé le souvenir et les paroles pleines de sagesse. Né en Egypte au 4° siècle, il devint très jeune le disciple d’Abba Lot et d’Abba Poemen. Très vite Poemen l’appelle Abba ce qui choque les autres moines, car Agathon est encore jeune pour être un Abba ! Mais Poemen répond que c’est sa bouche, pleine de sagesse, qui fait de lui un authentique Abba ! Agathon est connu pour sa douceur et son humilité. Il aurait vécu trois ans avec une pierre dans la bouche pour éviter de trop parler. C’est sur que cela évite de dire du mal des autres… Un jour que des frères jaloux l’accablaient en disant qu’il était un fornicateur, un idiot, un orgueilleux et un hérétique. Il répondit calmement que les frères avaient raison en tout, sauf pour l’hérésie car il ne voudrait jamais, pour rien au monde, manquer à la foi de l’Eglise ! Les frères repartirent impressionnés de son humilité… Il mourut l’an 435. Qu’il nous donne un peu de sa douceur, lui qui osait dire : Un homme qui est en colère, même s’il ressuscite des morts, n’est pas agréable à Dieu !

Mercredi 7 janvier : le saint frère André


Ce petit frère fit construire la plus grande basilique de St Joseph dans le monde ! A sa naissance il s’appelait Alfred Bessette, et ce Canadien est le 8° enfants sur 13, d’un simple bûcheron et d’une femme au foyer… Sa vie fut vraiment difficile, il devint orphelin de père et de mère à 12 ans, multiplie les petits boulots avec une santé qui sera toujours fragile, et il ne savait presque pas lire. Mais il est très pieux et on l’oriente vers la congrégation des frères de la sainte Croix à Montréal. La congrégation hésite à accepter ce frère si chétif et malade, mais finalement le prend, le forme et le nomme portier et homme à tout faire du collège notre Dame. Le nouveau frère André y restera presque 40 ans ! Mais là, mystérieusement, en accueillant avec un bon sourire ceux qui venaient, il se met à faire mes guérisons miraculeuses. A Ceux qui viennent, il prie, fait une onction avec de l’huile de la lampe qui brûle devant les statue de St Joseph et les gens guérissent ! Du coup la foule accourt et le brave frère passe ses journées à accueillir les éprouvés. Les dons arrivent aussi et le petit frère demande la permission de faire bâtir une église à St Joseph. La première chapelle sera 4 fois de suite agrandie jusqu’à devenir le gigantesque oratoire de St joseph qui domine tout Montréal. Frère André mourra à 91 ans le 6 janvier 1937. Plus d’un million de personne vinrent vénérer sa dépouille ! A sa suite, aimons et prions saint Joseph !

Mardi 6 janvier : Fête de l’Epiphanie




Le mot « Epiphanie » signifie « manifestation ». Ce qu’on fête aujourd’hui c’est donc bien une nouvelle manifestation de Dieu. Un de ces moments magnifiques où Dieu se montre aux hommes et leur fait voir sa gloire. Et si la manifestation de Dieu aux bergers était déjà grandiose avec ces milliers d’anges qui chantaient dans le Ciel, cette manifestation est tout aussi grandiose avec l’apparition d’une nouvelle étoile dans le Ciel ! Et il ne s’agit pas d’un message envoyé à de simples bergers qui se trouvaient à proximité, mais à des mages, des savants, qui vivaient à des milliers de kilomètres de là ! Ce hommes savants et tournés vers le spirituel, reconnaissent le message divin et font le long voyage vers le pays des juifs. Là bas Hérode consulte la Bible pour leur indiquer le lieu précis où devait naître le messie attendu. Et on leur dit Bethléem ! En se dirigeant vers la ville voilà que l’étoile réapparaît devant eux et les guide à la maison où se trouvent Joseph, Marie et Jésus ! Ils sont rempli de joie en revoyant l’étoile et ils sont remplis de la certitude que Dieu est content de leur quête ! Et ils trouvent le but et offrent leurs présents, l’or, l’encens et la myrrhe ! A travers ces sympathiques rois mages, nous fêtons notre appel, nous qui venons des tant de peuples, non juifs d’origines, nous avons eu la joie de recevoir le message de la naissance de Jésus et nous y avons cru… Remercions le Seigneur de nous avoir ainsi appelé avec sa bonté profonde…

Lundi 5 janvier : Saint Syméon Stylite


En voilà un saint qui pourrait sembler bien excessif ! Comme beaucoup d’autres, saint Syméon fut un jour touché par une parole de l’Evangile : Bienheureux les cœurs purs ! Il lui semblait qu’elle lui demandait de quitter ce monde pour suivre Dieu de tout son cœur. Il entra d’abord au monastère très austère de Téléda et il y resta 10 ans. Puis il voulut faire encore plus pour le Seigneur et il partit vivre seul en ermite. Sa pénitence était extrême et, par exemple, il ne mangeait rien de tout le carême. Devant l’afflux des gens qui venaient lui demander conseil du fait de sa grande sainteté, il eut l’idée incroyable de s’installer sur une colonne pour s’éloigner de la pression des gens et faire une plus grande pénitence. C’est de là que lui vint le surnom de « stylite ». Après avoir ainsi vécut, il mourut le 2 septembre 459, en position de prière comme il avait vécu… Sans prétendre imiter les pénitences de ce saint, on pourrait au moins l’imiter en refusant quelques plaisirs quotidiens par amour de Dieu et ne jamais se plaindre des tracas de la vie… C’est déjà une très grande chose !

Dimanche 4 janvier : Fête du saint Nom de Jésus

Jésus, nom qui lui avait été donné par l’ange…

Les chrétiens ont gardé avec vénération et fidélité tout ce qui touche à Jésus. C’est pour cela qu’on a conservé de précieuses reliques comme le saint suaire, c’est pour cela aussi qu’on à vénéré l’Evangile qui nous transmet sa parole. Alors le nom de Jésus, donné par le Ciel, qui signifie Dieu sauve, devait normalement être entouré de vénération au cours de siècles chrétiens. Ainsi en orient, on a développé la prière de Jésus où l’on répète en boucle : Jésus, fils de Dieu, aies pitié de moi, pécheur ! Et le cœur de cette prière est, bien entendu, l’invocation confiante et répétée du nom de Jésus qui nous vaut sa protection… En occident aussi on a vénéré ce saint nom de Jésus, particulièrement saint Bernardin de Sienne au 15° siècle. Il faisait peindre des tablettes avec marquées dessus, IHS c’est à dire le nom de Jésus, et il les faisait passer devant lui avant qu’il ne prêche au peuple ? Comme pour les mettre en présence de Jésus à qui ils allaient devoir dire oui ou non, suite à la prédication du saint… Cette fête doit être l’occasion pour nous d’un examen de conscience. Est ce que nous aimons Jésus-Christ ? Est ce que nous cherchons vraiment à lui plaire et à ce qu’Il règne autour de nous ?

Samedi 3 janvier : Sainte Geneviève


Geneviève est la patronne de Paris, elle fait partie de ces fortes femmes qu’on trouve régulièrement dans l’historie de France. Contemporaine du roi Clovis et vénéré par elle et sa femme sainte Clotilde, elle consacra sa vie à Dieu comme vierge. Elle défendit a plusieurs reprise la ville de Paris, et on a gardé le souvenir de ses fortes paroles aux parisiens qui voulaient s’enfuir devant Attila le chef des Huns qui se dirigeait vers Paris. Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplication ! Encouragés par ces paroles si fortes les habitants restèrent et Attila évita la Ville… Son rayonnement de sainteté était si grand que depuis la lointaine Syrie saint Siméon stylite demanda à des marchands parisiens de passage que Geneviève prie pour lui ! Elle s’engagea pour Clovis et est donc avec sainte Clotilde à l’origine de ce premier royaume chrétien d’Occident. Quand elle mourut elle fut enterrée à coté du roi Clovis et rejoint bientôt par sainte Clotilde. A l’exemple de sainte Geneviève, n’oublions jamais que la sainteté est le plus grand moteur d’une vie rayonnante !

Vendredi 2 janvier : Saint Macaire d’Alexandrie


Avis aux amoureux des pères du désert, il existe deux Macaires parmi eux. L’un est saint Macaire de Scété, le fondateur du célèbre monastère de Scété qui eut une influence considérable sur tous les moines à venir, et notre saint d’aujourd’hui saint Macaire d’Alexandrie ! Il fut d’abord confiseur à Alexandrie puis parti dans le désert pour devenir moine auprès d’Abba Antoine. Ordonné prêtre il brillait pas la grandeur de ses sacrifices. Un jour il vint incognito vivre auprès de saint Pacôme au monastère de Tabenèse, car on lui avait dit que ce monastère était particulièrement fervent et réputé dans les grandes pénitences de ses moines. Mais Macaire les dépassa tellement dans les sacrifices que saint Pacôme le reconnut et lui demanda de partir pour ne pas décourager les autres moines ! Il mourut centenaire… Je ne sais pas si vous effrayez, vous aussi, votre entourage par la grandeur de vos pénitence, moi non… Mais que saint Macaire nous aide à être charitable au quotidien ce qui n’est pas si facile…