Ce petit frère fit construire la plus grande basilique de St Joseph dans le monde ! A sa naissance il s’appelait Alfred Bessette, et ce Canadien est le 8° enfants sur 13, d’un simple bûcheron et d’une femme au foyer… Sa vie fut vraiment difficile, il devint orphelin de père et de mère à 12 ans, multiplie les petits boulots avec une santé qui sera toujours fragile, et il ne savait presque pas lire. Mais il est très pieux et on l’oriente vers la congrégation des frères de la sainte Croix à Montréal. La congrégation hésite à accepter ce frère si chétif et malade, mais finalement le prend, le forme et le nomme portier et homme à tout faire du collège notre Dame. Le nouveau frère André y restera presque 40 ans ! Mais là, mystérieusement, en accueillant avec un bon sourire ceux qui venaient, il se met à faire mes guérisons miraculeuses. A Ceux qui viennent, il prie, fait une onction avec de l’huile de la lampe qui brûle devant les statue de St Joseph et les gens guérissent ! Du coup la foule accourt et le brave frère passe ses journées à accueillir les éprouvés. Les dons arrivent aussi et le petit frère demande la permission de faire bâtir une église à St Joseph. La première chapelle sera 4 fois de suite agrandie jusqu’à devenir le gigantesque oratoire de St joseph qui domine tout Montréal. Frère André mourra à 91 ans le 6 janvier 1937. Plus d’un million de personne vinrent vénérer sa dépouille ! A sa suite, aimons et prions saint Joseph !
Mardi 6 janvier : Fête de l’Epiphanie
Le mot « Epiphanie » signifie « manifestation ». Ce qu’on fête aujourd’hui c’est donc bien une nouvelle manifestation de Dieu. Un de ces moments magnifiques où Dieu se montre aux hommes et leur fait voir sa gloire. Et si la manifestation de Dieu aux bergers était déjà grandiose avec ces milliers d’anges qui chantaient dans le Ciel, cette manifestation est tout aussi grandiose avec l’apparition d’une nouvelle étoile dans le Ciel ! Et il ne s’agit pas d’un message envoyé à de simples bergers qui se trouvaient à proximité, mais à des mages, des savants, qui vivaient à des milliers de kilomètres de là ! Ce hommes savants et tournés vers le spirituel, reconnaissent le message divin et font le long voyage vers le pays des juifs. Là bas Hérode consulte la Bible pour leur indiquer le lieu précis où devait naître le messie attendu. Et on leur dit Bethléem ! En se dirigeant vers la ville voilà que l’étoile réapparaît devant eux et les guide à la maison où se trouvent Joseph, Marie et Jésus ! Ils sont rempli de joie en revoyant l’étoile et ils sont remplis de la certitude que Dieu est content de leur quête ! Et ils trouvent le but et offrent leurs présents, l’or, l’encens et la myrrhe ! A travers ces sympathiques rois mages, nous fêtons notre appel, nous qui venons des tant de peuples, non juifs d’origines, nous avons eu la joie de recevoir le message de la naissance de Jésus et nous y avons cru… Remercions le Seigneur de nous avoir ainsi appelé avec sa bonté profonde…
Lundi 5 janvier : Saint Syméon Stylite
En voilà un saint qui pourrait sembler bien excessif ! Comme beaucoup d’autres, saint Syméon fut un jour touché par une parole de l’Evangile : Bienheureux les cœurs purs ! Il lui semblait qu’elle lui demandait de quitter ce monde pour suivre Dieu de tout son cœur. Il entra d’abord au monastère très austère de Téléda et il y resta 10 ans. Puis il voulut faire encore plus pour le Seigneur et il partit vivre seul en ermite. Sa pénitence était extrême et, par exemple, il ne mangeait rien de tout le carême. Devant l’afflux des gens qui venaient lui demander conseil du fait de sa grande sainteté, il eut l’idée incroyable de s’installer sur une colonne pour s’éloigner de la pression des gens et faire une plus grande pénitence. C’est de là que lui vint le surnom de « stylite ». Après avoir ainsi vécut, il mourut le 2 septembre 459, en position de prière comme il avait vécu… Sans prétendre imiter les pénitences de ce saint, on pourrait au moins l’imiter en refusant quelques plaisirs quotidiens par amour de Dieu et ne jamais se plaindre des tracas de la vie… C’est déjà une très grande chose !
Dimanche 4 janvier : Fête du saint Nom de Jésus
Jésus, nom qui lui avait été donné par l’ange…
Les chrétiens ont gardé avec vénération et fidélité tout ce qui touche à Jésus. C’est pour cela qu’on a conservé de précieuses reliques comme le saint suaire, c’est pour cela aussi qu’on à vénéré l’Evangile qui nous transmet sa parole. Alors le nom de Jésus, donné par le Ciel, qui signifie Dieu sauve, devait normalement être entouré de vénération au cours de siècles chrétiens. Ainsi en orient, on a développé la prière de Jésus où l’on répète en boucle : Jésus, fils de Dieu, aies pitié de moi, pécheur ! Et le cœur de cette prière est, bien entendu, l’invocation confiante et répétée du nom de Jésus qui nous vaut sa protection… En occident aussi on a vénéré ce saint nom de Jésus, particulièrement saint Bernardin de Sienne au 15° siècle. Il faisait peindre des tablettes avec marquées dessus, IHS c’est à dire le nom de Jésus, et il les faisait passer devant lui avant qu’il ne prêche au peuple ? Comme pour les mettre en présence de Jésus à qui ils allaient devoir dire oui ou non, suite à la prédication du saint… Cette fête doit être l’occasion pour nous d’un examen de conscience. Est ce que nous aimons Jésus-Christ ? Est ce que nous cherchons vraiment à lui plaire et à ce qu’Il règne autour de nous ?
Samedi 3 janvier : Sainte Geneviève
Geneviève est la patronne de Paris, elle fait partie de ces fortes femmes qu’on trouve régulièrement dans l’historie de France. Contemporaine du roi Clovis et vénéré par elle et sa femme sainte Clotilde, elle consacra sa vie à Dieu comme vierge. Elle défendit a plusieurs reprise la ville de Paris, et on a gardé le souvenir de ses fortes paroles aux parisiens qui voulaient s’enfuir devant Attila le chef des Huns qui se dirigeait vers Paris. Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplication ! Encouragés par ces paroles si fortes les habitants restèrent et Attila évita la Ville… Son rayonnement de sainteté était si grand que depuis la lointaine Syrie saint Siméon stylite demanda à des marchands parisiens de passage que Geneviève prie pour lui ! Elle s’engagea pour Clovis et est donc avec sainte Clotilde à l’origine de ce premier royaume chrétien d’Occident. Quand elle mourut elle fut enterrée à coté du roi Clovis et rejoint bientôt par sainte Clotilde. A l’exemple de sainte Geneviève, n’oublions jamais que la sainteté est le plus grand moteur d’une vie rayonnante !
Vendredi 2 janvier : Saint Macaire d’Alexandrie
Avis aux amoureux des pères du désert, il existe deux Macaires parmi eux. L’un est saint Macaire de Scété, le fondateur du célèbre monastère de Scété qui eut une influence considérable sur tous les moines à venir, et notre saint d’aujourd’hui saint Macaire d’Alexandrie ! Il fut d’abord confiseur à Alexandrie puis parti dans le désert pour devenir moine auprès d’Abba Antoine. Ordonné prêtre il brillait pas la grandeur de ses sacrifices. Un jour il vint incognito vivre auprès de saint Pacôme au monastère de Tabenèse, car on lui avait dit que ce monastère était particulièrement fervent et réputé dans les grandes pénitences de ses moines. Mais Macaire les dépassa tellement dans les sacrifices que saint Pacôme le reconnut et lui demanda de partir pour ne pas décourager les autres moines ! Il mourut centenaire… Je ne sais pas si vous effrayez, vous aussi, votre entourage par la grandeur de vos pénitence, moi non… Mais que saint Macaire nous aide à être charitable au quotidien ce qui n’est pas si facile…
Jeudi 1er janvier : Octave de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ
Aujourd’hui on commémore beaucoup de choses dans l’Eglise. D’abord la circoncision de Jésus, et je vous avoue n’avoir jamais été à l’aise pour l’expliquer aux enfant du catéchisme… Ensuite l’octave de Noël. Pendant 8 jours l’Eglise a continué l’esprit de Noël pour en faire vivre ses enfants… Ensuite encore Marie Mère de Dieu ! Comment ne pas penser à Marie dans ces jours de Noël où elle avait un rôle si particulier à remplir ? Dans l’art chrétien, pendant de siècles, on n’a jamais osé représenter Marie autrement qu’avec l’Enfant Jésus… Enfin l’Eglise fête la nouvelle année, bienvenue à l’année 2026 ! Et comme pour le Te Deum du 31 janvier, l’Eglise accorde une indulgence plénière pour le chant public du Veni Creator le 1er janvier. Car on doit bien commencer l’année par une prière et en demandant au Saint-Esprit de venir nous bénir particulièrement , nous en avons tellement besoin ! Bonne année 2026 à vous tous !
Mercredi 31 décembre : Saint Sylvestre
Le saint du réveillon ! La nuit de la saint Sylvestre est bien populaire, car, dans tous les pays, on célèbre l’année passée et on se tourne vers l’année nouvelle par des réjouissances… Mais notre pauvre saint Sylvestre est bien passé dans l’ombre du réveillon à part son nom qui a traversé les siècles… L’histoire rapporte qu’il fut Pape à l’époque de l’empereur Constantin, donc le premier qui connut la paix de l’Eglise. Il fut un Pape bâtisseur et les premières basilique romaines furent édifiées sous son pontificat, la ville de Rome devenait lentement une ville chrétienne ! On a pu mettre en doute son rôle trop effacé par rapport aux conciles d’Arles et de Nicée, mais sans doute ne voulait il pas se placer sous l’autorité de Constantin qui avait convoqué lui même ces conciles… On a des traces très ancienne de son culte à Rome. Gardons la coutume de chanter le Te Deum pour les grâces reçues en 2025 ! Bonne réveillon à tous, et que saint Sylvestre nous garde de tout excès !
Mardi 30 décembre : Saint Félix
Malgré son nom, qui veut dire Heureux, saint Félix eut à gouverner l’Eglise comme Pape dans des temps difficiles de persécution, la fin du 3° siècle. Il faudra attendre 40 ans pour obtenir une paix durable pour les catholiques… Félix est connu pour sa défense de la foi et une de ses lettre qui expose clairement que Jésus est Dieu et homme dans une seule personne, fera date dans l’histoire. Il est connu aussi pour avoir établi ou reconnu la coutume de célébrer la Messe sur le tombeaux des martyrs. Encore aujourd’hui quand on consacre un nouvel autel pour la Messe, on y insère des reliques de martyrs en souvenir de ce glorieux temps où tant de chrétiens ont donné leur vie pour Jésus ! Félix mourut le 30 décembre 274, sans doute pas martyr, mais ayant donné un bel exemple d’engagement pour le Christ. Qu’il nous apprenne à être fidèle tous les jours là où le Seigneur nous a placé !
Lundi 29 décembre : Saint thomas Becket
Il arrive parfois que des bonnes personnes se laissent entrainer au mal quand arrive la gloire et la richesse. Pour notre saint Thomas Becket, appelé aussi saint Thomas de Cantorbery, ce fut l’inverse ! Alors qu’il était un très courtisan du roi et ami des plaisirs de la vie, sa nomination à l’archevêché de Cantorbery le conduisit à une vie sainte ! Fini les plaisirs, et les flatteries… Et alors que le roi avait poussé sa nomination pour mieux contrôler l’Eglise, il se trouva en face d’un homme résolu à défendre la liberté de l’Eglise quoi qu’il en coûte… Le conflit avec le roi fut rapide et saint Thomas Becket s’exila pour éviter les risques pour sa vie. Revenu plus tard, suite à un accord avec le roi, les tensions reprirent et quatre chevaliers du royaume l’assassinèrent dans sa cathédrale un 29 décembre 1170. Le roi revint peu après sur ses dispositions injustes, et le courage de saint Thomas Becket impressionna si fortement que son tombeau devint un lieu de pèlerinage célèbre. N’oublions pas ne ce temps de Noël de prendre partie pour l’Enfant de la crèche ! C’est lui notre roi !
