Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai toujours été curieux… par exemple aujourd’hui dans l’Evangile du jour qui parle de la transfiguration, on remarque que Jésus s’entretenait avec Moïse et Elie! Comme quoi parler avec les saint du Ciel n’est pas un péché contrairement à ce que disent bien des protestants et autres évangéliques… Mais à votre avis, de quoi parlaient ils entre eux ? On aimerait entendre cette conversation du Ciel… Parlaient ils du carême, eux qui avaient tous fait les 40 jours de jeune ? Parlaient ils de la dureté du cœur du peuple juif, aux qui l’avaient tous rencontrée ? Non, nous dit saint Luc : Ils parlaient de son départ (de Jésus) qui allait s’accomplir à Jérusalem ! Ils parlaient donc de la Mort de la Résurrection et de l’Ascension de Jésus qui allait accomplir la salut du monde ! Evidement ! C’est la plus belle et plus sainte chose qu’on a jamais vu sur cette terre… Pendant ce carême que nos pensées, nos efforts et même nos conversations soient centrées sur ce mystère, sur l’amour immense qui doit bientôt couler sur nos âmes…
Samedi 28 février : Samedi de la 1° semaine de Carême
Vous me dispenserez certainement de vous expliquer combien la luxure, le mauvais usage du plaisir sexuel, est répandu aujourd’hui… La révolution dite sexuelle des années 60 a profondément changé les mentalités de nos contemporains. Il semble presque impossible de demander aujourd’hui la pureté avant la mariage pour les jeunes, les tenues décentes, et l’ouverture à la vie de la sexualité dans les mariages… Les résultats dans la société et pour les individus sont pourtant catastrophiques, mais rien n’y fait… Et bon courage à vous si vous voulez vous opposer à ces habitudes enracinées ! Et Pourtant l’Evangile reste inchangé. Il ne tient pas compte des modes, et non seulement Jésus nous rappelle le commandement interdisant l’adultère, mais il va jusqu’à demander une vraie pureté intérieure : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur… N’oublions pas de demander au Seigneur beaucoup de courage pour lutter à contre courant, et poursuivre encore cet idéal de maîtrise de soi…
Vendredi 27 février : Vendredi de la 1° semaine de Carême
Bien au delà de l’avarice, Jésus a recommandé la pauvreté choisie. On l’oublie trop souvent et ce n’est plus guère d’actualité aujourd’hui, malheureusement, mais quand Jésus appelle ses disciples, il leur demandait avant de donner leurs biens aux pauvres. Vas, vends tout ce que tu as et donne le aux pauvres, puis viens et suis-moi ! Le jeune homme riche devint tout triste quand il entendit l’exorbitante demande de Jésus… Quoi, alors que j’ai pas mal d’argent je dois tout donner aux pauvres ? Oui, pour avoir un trésor dans le Ciel ! Comme quoi l’avarice était plus présente dans son cœur que ce qu’il imaginait, ce jeune homme qui respectait la loi parfaitement… Pourtant Jésus promettait un trésor dans le Ciel… Au cours de l’histoire des milliers de chrétiens ont écouté et suivi cette parole de Jésus en faisant le vœu de pauvreté, la promesse qu’on ne posséderait rien pour trouver le royaume de Dieu. Saint François d’Assise, le grand saint pauvre de l’Eglise, donna même ses habits le jour où il se consacra à Dieu, en ne voulant dépendre que de son Père du Ciel. A sa suite ne craignons pas de pratiquer la charité…
Jeudi 26 février : Jeudi de la 1° semaine de Carême
Encore plus attentif au salut de nos âmes, Jésus n’a pas seulement montré le danger de l’avarice, mais il a aussi donné Lui-même le remède ! Un jour où il était était invité à manger chez un pharisien, celui ci remarqua que Jésus n’avait pas fait les ablutions avant le repas. Et Jésus lui reprocha alors de veiller à la purification intérieure tout en gardant un cœur rempli de cupidité et de méchanceté. Et il ajoute alors : Donnez plutôt en aumône ce que vous avez et tout sera pur pour vous ! Voilà le grand remède contre l’avarice et aussi pour vérifier qu’on n’est pas trop avare : Donner de temps en temps ! Combien de fois on a l’occasion de donner à celui qui est pauvre et souvent tout près de chez soi ! Mais on hésite toujours, vous l’aurez remarqué… Même si on mange à sa faim, qu’on se divertit sans difficulté, on calcule toujours avant de donner quelques précieux euros… Et si on n’a pas d’argent, on peut aussi, donner aussi du temps pour aider les autres dans leurs difficultés, ou simplement apporter de l’attention à ceux qui nous entourent et vivent dans l’épreuve ou la solitude. Mais est-ce qu’on a le temps pour la charité ?
Mercredi 25 février : Mercredi de la 1° semaine de Carême
Plein de bonté, Jésus nous a averti Lui-même des dangers de l’avarice ! Et il l’a fait plusieurs fois ! Nul ne peut servir deux maîtres ! Oui il aimera l’un et haïra l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent… Et encore : Là où est ton trésor, là est ton cœur ! Vous voyez la réponse : Si on laisse l’amour de l’argent dominer nos vies, très vite Dieu aura moins d’importance, on le négligera et même on l’abandonnera… Le danger c’est de mettre Dieu de coté ! Comprenez bien cette remarque, il ne s’agit pas de passer plus de temps à la prière qu’au travail. A moins d’être religieux c’est impossible à réaliser. Mais il faut se battre pour que Dieu reste à la première place, et beaucoup m’ont témoigné qu’ils luttaient pour que le matériel ne devienne pas envahissant dans leur vie. Qu’il est précieux alors de garder de bonnes habitudes de prières. Dans la vie de saint François d’Assise, on lit qu’un frère était venu le visiter et qu’il le trouve en train de brûler un panier qu’il avait passé des heures à confectionner. Pourquoi faire cela, Père ? Lui dit il. Et François de répondre : Quand je priais, le souvenir de ce panier me revenait sans cesse, alors je le brûle pour qu’il ne gène pas ma prière ! En voilà un qui donnait bien la première place à Dieu !
Mardi 24 février : Saint Matthias
Quelle scène étonnante, racontée au premier chapitre du livre des Actes ! Jésus vient de monter au Ciel à l’Ascension et saint Pierre, au milieu d’environ 120 frères déclare qu’après la mort de Judas, il lui faut un remplaçant pour qu’il y ait toujours les 12 apôtres ! Et il faut qu’il ait suivi Jésus depuis son baptême dans le Jourdain ! On en présente deux aux apôtres, Un certain Joseph surnommé le juste, et Matthias… Alors les apôtres se mettent en prière en demandant à Dieu d’indiquer lequel Il a choisi. Ils tirent au sort et c’est le 2°, Matthias qui, est désigné… Ce sera un excellent choix puisque l’histoire nous dit que Matthias s’est dépensé pour la Mission et qu’il est mort martyr ! Quelle foi dans ces apôtres ! Alors que la Pentecôte n’est encore arrivée, ils savent avec une foi profonde que Jésus est toujours présent à son Eglise qu’il la dirige et veille sur elle ! N’oublions jamais, quelles que soient les crises que traverse l’Eglise, que Jésus veille sur elle et la gardera vivante jusqu’à la fin du monde… Et soyons prêts à la servir comme saint Matthias !
Lundi 23 février : Lundi de la première semaine de Carême
En suivant la liste des péchés capitaux donnée par saint Thomas d’Aquin, parlons aujourd’hui de l’avarice ! On définit ce défaut comme un amour désordonné des biens de cette terre. C’est à dire que c’est normal d’aimer avoir une maison, une voiture, et de quoi vivre. Mais c’est facile d’exagérer et de se passionner pour l’argent et les richesses. C’était un des péchés de Judas, d’après l’Evangile de saint Jean. Quand Marie de Béthanie verse du parfum sur les pieds de Jésus, Judas râle : On aurait pu vendre ce parfum 300 pièces d’argent que l’on aurait donné aux pauvres ! Dit-il. Et saint Jean ajoute : Il parla ainsi non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur. Comme il tenait la bourse commune, il prenait ce qu’on y mettait… Vous avez remarqué comme Judas estime le prix du parfum avec rapidité ? Voilà bien la fascination désordonnée… Comment savoir si nous sommes avares nous-mêmes ? On l’est sans doute tous un peu… ou parfois beaucoup… Est ce que nous parlons souvent d’argent ? De quand date notre dernier don gratuit ? On a parfois surpris du décalage entre ce que nous pensons être et ce que nous sommes en vérité…
Dimanche 22 février : 1° dimanche de Carême
Arrière Satan !
Notre époque est fascinée par le Diable. Film ou séries, musiques à paroles violentes, ésotérisme en tout genre, il est bien rare de ne pas retrouver sa figure inquiétante sur notre chemin. Sans prétendre apprécier d’aucune manière cette sous culture en recherche d’émotions fortes, je crois qu’en se laissant trop fasciner on risque de louper l’essentiel. C’est à dire la véritable attaque de Satan sur notre monde moderne. Vous la voyez vous ? Elle est dans le divertissement continuel (le pain que l’homme d’aujourd’hui préfère à la parole de Dieu pour le faire rêver), elle est dans le désir d’indépendance forcenée qui va jusqu’à pousser les hommes à nier la nature et ses réalités fondamentales d’homme et de femme et de famille, comme s’ils se jetaient du haut du Temple en pensant qu’il n’arrivera rien. Elle est dans le refus de toute obéissance, c’est à dire dans le culte de l’homme et de sa propre personne comme si l’on croyait ainsi dominer le monde ! Arrière Satan, c’est à Dieu seul que tu rendras un culte ! Dit Jésus. Attentions aux attaques sournoises de notre temps. Et aujourd’hui comme hier, le culte de Dieu, la prière, sera la seule manière de faire vivre notre et de trouver le chemin de Dieu.
Samedi 21 février : Samedi après les Cendres
Comment lutter contre l’orgueil et acquérir l’humilité son contraire ? Une parole puissante de Jésus lui-même dans l’Evangile nous éclairera parfaitement. Va te mettre à la dernière place ! C’était un jour où Jésus observait comment les invités à un repas visaient les meilleures places, belle manifestation d’orgueil… Pour éviter l’orgueil visons donc la dernière place ! La dernière place en gardant le silence alors qu’on aimerait parler, la dernière place en obéissant alors qu’on aimerait tellement commander, la dernière place en pensant à ses propres fautes plutôt que celles du prochain… N’est ce pas à notre portée ? Dans la vie des père du désert on raconte qu’un jour on appela Abba Moïse pour juger un frère coupable d’une grave faute. Il vint en portant sur son dos un panier de sable percé qui laissait une traînée de sable derrière lui. On lui demanda : Que veux tu nous dire, Abba ? Il répondit : Mes péchés coulent à flot derrière moi et je ne les vois pas, et je viens aujourd’hui pour juger des fautes d’autrui. Lui était vraiment humble…
Vendredi 20 février : Vendredi après les Cendres
Ce défaut bien caché de l’orgueil fait des ravages en nous-mêmes. Vous savez lesquels ? D’abord cela nous rend incapable d’écouter les sages avis des autres, surtout s’ils ne correspondent pas à notre avis… Dans la Bible on lit ainsi l’histoire de Roboam, le fils du roi Salomon. Devenu roi après la mort de Salomon, il rencontre des représentants des tribus d’Israël qui lui demandent d’alléger leurs charges. Le conseil des anciens demande d’écouter favorablement cette demande, mais les jeunes qui l’entouraient lui conseillent la fermeté pour mater toute désobéissance. Et Roboam suit le conseil des jeunes qui lui plaisait et il provoqua le schisme en deux royaume celui de Juda dont il restait roi et celui d’Israël, séparé de lui… Même si nous ne sommes pas des rois, combien des fois nous aovns été incapable d’écouter simplement des avis différents ?… Une autre conséquence de l’orgueil, c’est la vanité ! C’est à dire rechercher toujours l’admiration des autres.. Salomé dansa devant le roi Hérode, elle lui plut et il promit d’accorder ce qu’elle voulait. La tête de Jean-Baptiste sur un plateau ! Fut sa réponse. Et Hérode, devant ses officiers, n’osa pas revenir sur sa parole et commis crime épouvantable… Attention à la leçon, l’orgueil ne tient pas ses promesses, il ne nous grandit pas, il abaisse moralement celui qui le laisse dominer…
