Samedi 11 mai : Saints Philippe et Jacques apôtres

Philippe, celui qui Me voit, voit le Père ! Tiré de l’Evangile du jour.

Saint Philippe et saint Jacques, fêtés le 1er mai depuis le 6° siècle, en ont été « expulsés » par saint Joseph artisan… Philippe était originaire de Bethsaïde et l’Evangile rapporte à son sujet deux anecdotes : Il mena Nathanaël (appelé aussi Barthélemy) au Seigneur. Et Jésus qui voulait nourrir la foule de 5000 hommes demanda personnellement à Philippe où l’on trouverait de quoi les faire manger… Un gars en qui on peut faire confiance, un bon serviteur, en somme ! Il aurait subi le martyr en Phrygie.

Jacques était le « frère » du Seigneur, et un apôtre de premier plan. Il devint le premier évêque de Jérusalem après la Pentecôte. Le bréviaire raconte quelques détails fort peu hygiéniques: Sa pénitence était telle qu’il n’usait jamais de parfum ni de bains, et qu’il ne se coupait jamais les cheveux ! De plus il priait si souvent à genoux que sa peau serait devenue aussi calleuse que celle d’un chameau… Il écrivit l’épitre de la bible qui porte son nom, fut martyrisé à Jérusalem, et pardonna à ses bourreaux son supplice.

Philippe, celui qui Me voit, voit le Père ! Vénérons particulièrement les apôtres, comme cela se faisait dans les temps anciens. Ils ont eu la grâce immense de voir le Fils de Dieu sur la terre et ils nous ont transmis son message. Ils ont parcouru toute la terre et donné leur vie pour que nous recevions l’Evangile de vie. Qu’ils nous bénissent encore du haut du Ciel et nous rendent fidèles à notre mission !

Pratique : Lire la courte épitre de St Jacques dans notre Bible, à l’occasion de sa fête !

Vendredi 10 mai : Saint Antonin

Que les mérites de saint Antonin, votre Confesseur et Pontife, nous soient en aide, ô Seigneur ! Tiré de la liturgie du jour.

Antonin vécut au 15° siècle en Italie à l’époque de la Renaissance, donc. Enfant précoce dans la science et la sainteté, il entra chez les dominicains à 16 ans. Il fut particulièrement admirable dans son ardeur au travail : Il se privait même de sommeil pour travailler d’avantage ! Sa sagesse aussi lui valut le surnom d’Antonin « des conseils ». Devenu archevêque de Florence, il se dévoua sans compter à son troupeau et mourut le 20 mai 1459.

Il avait déclaré la guerre à la paresse… Écrit de lui le bréviaire ! Ainsi, il était le premier au travail et à la prière, le premier à servir Dieu et ses frères. Parle-t-on encore aujourd’hui de cette vertu de générosité ? Demande-t-on encore aux enfants de servir ? Demande-t-on aux parents de se sacrifier pour leurs enfants ? Demande-t-on à ceux qui ont du pouvoir, de s’effacer devant le bien commun ? Pas guère, il me semble ! Et on s’étonne de voir gagner partout l’égoïsme et la mollesse… Puisque saint Antonin a accumulé des mérites par sa bonne conduite, qu’il nous en donne un peu, à nous tous qui avons si souvent besoin de courage pour avancer et d’espérance pour y croire !

Pratique: Aujourd’hui déclarons, nous aussi, la guerre à la paresse !

Jeudi 9 mai : Solennité de l’Ascension

sous leurs regards Il fut élevé et une nuée Le déroba à leurs yeux. Tiré de l’Evangile du jour.

C’est tout de même surprenant ! Avez vous noté, dans le récit de l’Evangile la discrétion avec laquelle Jésus quitte cette terre ? sous leurs regards il fut élevé et une nuée le déroba à leurs yeux. Et c’est tout ? Mais où sont les anges triomphants dont parle la liturgie ? Où est le cortège des patriarches ? Où sont les acclamations et les trompettes ? Il n’y a rien ni dans le Ciel ni sur la terre… A Noël les anges chantaient, même à l’Agonie l’ange entourait Notre Seigneur, et à Pâques ils proclamaient la nouvelle aux saintes femmes. Ici ils se contentent d’envoyer les apôtres au boulot ! Circulez, il n’y a rien à voir ? Et les apôtres s’en reviennent plein de joie cependant…

Il me semble qu’on comprend mieux cette fête, en voyant l’exemple de nos frères humains qui ont eu une apparition du Ciel. Que faisait Bernadette après avoir vu la belle jeune fille dans la grotte de Lourdes ? Se roulait-elle par terre de dépit de son départ ? Courrait-elle dans toute la ville pour raconter ce qu’elle avait vu ? Non, ses yeux encore pleins de lumière, et le cœur rempli de joie, elle se taisait, faisait au mieux son devoir quotidien et retournait fréquemment à la prière où elle se sentait la plus proche de son amie du Ciel…

C’est cela l’Ascension. C’est une fête toute céleste, et intime. Remplie de la présence de Jésus qui règne maintenant auprès de son Père. Et cela nous remplit de joie, parce que notre cœur est fait pour cela. Alors, bien entendu la liturgie chante ce mystère avec les mots de la terre, comme le triomphe d’un empereur romain, et cela nous permet de mieux comprendre la gloire que nous devrions rendre à Jésus. Mais l’essentiel se vivra toujours dans le cœur et la paix et la joie que nous devrions ressentir en ce jour !

Pratique : Un temps de prière silencieuse

Mercredi 8 mai : Vigile de l’Ascension

Jésus leva les yeux au ciel, et dit : Père, l’heure est venue, glorifiez votre Fils !

Veillez et priez ! Tel est le conseil que nous donne Jésus dans plusieurs passages de l’Evangile… L’Eglise a retenu ce conseil et elle prépare les plus grandes fêtes par une vigile, c’est-à-dire un jour de prière préparatoire à la solennité qu’on va célébrer. Le mot vigile, vient du latin, et signifie d’ailleurs: veille. Aujourd’hui c’est donc la vigile de l’Ascension. Et, alors que les vigiles nous appellent normalement toujours à la pénitence (pour bien se préparer à la fête), la vigile de l’Ascension fait exception. C’est une vigile joyeuse, célébrée avec Gloria et les ornements blancs. Il faut dire que l’Ascension correspond à un événement particulièrement heureux : la glorification de Jésus dans le ciel… La Messe est la même que dimanche dernier sauf l’épître et l’évangile qui sont propres à ce jour.

Dans l’office de Matines du bréviaire, l’Eglise nous donne un texte profond de saint Augustin sur l’évangile du jour. Quand il lit que Jésus dit Père, l’heure est venue, glorifiez votre Fils ! saint Augustin remarque que Jésus dit cette prière à voix haute, alors qu’Il aurait pu le faire silencieusement ! C’est donc un enseignement pour nous tous, qui oublions si souvent que notre vie de la terre ne dure pas, mais qu’elle aboutira à la rencontre avec Dieu. Nous aussi nous sommes fils de Dieu, fils de cette gloire et héritiers du Ciel, si nous le voulons… Penses à ta fin et tu ne pècheras pas ! c’était déjà un enseignement de l’ancien Testament… Qui n’a pas perdu de sa valeur aujourd’hui !

Pratique: Méditer quelques instants sur notre accueil par Dieu après notre mort

Mardi 7 mai : Saint Stanislas

que nous soyons affligés, c’est pour votre encouragement et votre salut… Tiré de la liturgie du jour.

Saint Stanislas fut un enfant miraculeux, car ses parents le reçurent après trente année de stérilité ! Il naquit à Scepanow près de Cracovie en Pologne, l’an 1030, de parents nobles et pieux. Très brillant, il fut désigné par l’évêque comme chanoine et prédicateur de sa cathédrale. Bientôt il succéda à ce prélat comme évêque de Cracovie en 1072. Il repris fortement le roi Boleslas de l’époque pour son libertinage et finit par le priver de la communion eucharistique. En fureur, le roi le tua de ses propres mains le 8 mai 1097 dans l’église même ou le prélat célébrait le saint Sacrifice de la Messe. Plus tard Boleslas se convertira, et saint Stanislas deviendra le patron de la Pologne.

La vie de saint Stanislas nous offre l’image saisissante du saint assassiné pendant qu’il célébrait la Messe ! Au moment où il offrait le sacrifice de Jésus pour le salut du monde, il offrait aussi le sacrifice de sa vie pour son peuple… Quelle image ! Le peuple polonais a toujours gardé fidèlement son souvenir, et il a toujours vu en saint Stanislas celui qui protégeait la mère patrie, et unissait tous ses habitants. Quel enseignement pour nous aussi ! Savons nous unir notre vie, avec ses joies et ses peines, à la Messe, en union avec le sacrifice de Jésus ? C’est la seule manière pour nous de rayonner Jésus Christ, dans notre vie et pour nos frères !

Pratique : Pensons à nous unir à une Messe célébrée ce jour

Lundi 6 mai : De la férie

Revenons aujourd’hui sur le saint d’hier qui a tellement marqué l’Eglise !

Grâce à l’offrande de ces presents, accordez Seigneur, la lumière à votre Eglise ; faites prospérer partout votre troupeau, et daignez diriger ses pasteurs pour qu’ils vous soient agréables. Tiré de la liturgie

Michel Ghislieri, né à Bosco Marengo en Italie, entra à 14 ans dans l’ordre des dominicains. D’une piété et d’une intelligence remarquables, il gravit rapidement les échelons de la hiérarchie de l’Eglise jusqu’au cardinalat. Contre toute attente il fut élu Pape, sous le nom de Pie V, et garda, après l’élection, ses habitudes de simplicité. Il garda notamment sa robe blanche de dominicain, et à sa suite et encore aujourd’hui, les Papes sont habillés de blanc ! Comme Pape, il appliqua fermement les décrets de réforme voulus au Concile de Trente. Saint Pie V est célèbre pour sa défense de la chrétienté à la bataille de Lépante, pour avoir publié le catéchisme romain, et aussi pour sa réforme de la liturgie contre les abus de l’époque. Réforme qui fera date, d’où le fait qu’aujourd’hui encore on appelle rite de saint Pie V, par abus de langage, la forme traditionnelle du rite romain. Ses dernière paroles furent une strophe d’un hymne du bréviaire, Nous vous demandons, Auteur de toutes choses, au milieu de ces joies pascales, de défendre votre peuple de tout assaut mortel ! Tel un bon Pasteur, ses derniers mots furent pour son peuple ! Il mourut à Rome le premier mai 1572 après seulement 6 ans d’un pontificat particulièrement fructueux !

Catéchisme, liturgie, renouveau de la vie chrétienne, saint Pie V l’a obtenu en 6 ans seulement ! L’autorité, qui reste toujours puissante, est une vraie bénédiction quand on a la chance d’avoir un saint pour l’exercer ! Nous devrions beaucoup prier pour les responsables de ce monde, tant dans l’Eglise que la société civile pour qu’ils avancent dans ce sens… Que le Seigneur nous accorde ce don précieux d’avoir des saints pour nous diriger !

Pratique: Prions pour l’Eglise

Dimanche 5 mai : 5° dimanche après Pâques

Le Père Lui-même vous aime ! tiré de l’Evangile du jour

Sommes nous aussi durs de cœur que cela ? A chaque apparitions de la sainte Vierge, elle demande aux chrétiens de prier, l’avons nous écoutée ? Des dizaines de fois dans l’Evangile, Jésus donne l’exemple d’une prière profonde, cet exemple nous a-t-il décidé ? Encore aujourd’hui, dans l’Evangile du jour, ce fameux soir du Jeudi-saint où Jésus se confie comme jamais à ses apôtres, Il leur recommande surtout de prier, n’est-ce pas assez clair ? Quel mystère que ces godasses de plomb qui nous collent toujours à la terre…

Prions comme nous le voulons, dans la solitude d’une église ou en marchant dans la nature si fleurie à notre époque. En récitant le chapelet comme le firent fidèlement nos pères, ou en lançant simplement au Seigneur, au cours de nos journées, une pensée vers Lui, de joie, de remerciement pour ce qu’Il nous a donné, de pardon pour nos fautes, de demande aussi pour tous les soucis de nos vies… Sommes nous vraiment convaincus que le Père Lui-même nous aime et qu’Il se plait à notre amitié ?

Hermann Cohen, jeune juif prodige du piano, élève de Litz à l’âge de 12 ans, vivait dans la débauche et l’indifférence religieuse. Mais en participant à un salut du Très Saint sacrement, par amour de la musique, une force l’oblige à s’incliner devant l’Hostie et il en ressent une profonde paix… Fidèle à la grâce, il se convertira, sera baptisé et deviendra prêtre. Dieu l’appela à incliner la tête et à découvrir la joie d’être en sa présence, s’il pouvait le faire pour nous tous !

Pratique : Préparons la fête de l’Ascension qui vient en se confessant.

Samedi 4 mai : Sainte Monique

Si quelqu’un n’a pas soin des siens et surtout de ceux de sa maison, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. Tiré de l’épitre de la Messe du jour.

Avec sainte Monique, nous célébrons l’amour maternel élevé à ses sommets par la grâce du Christ. Si vous voulez lire de bien belles choses, n’hésitez pas à lire le chapitre 9 des confessions de saint Augustin où il relate la vie et la grande âme de sa mère ! Monique naquit à Tagaste, dans le nord de l’Afrique, vers 331, de parents chrétiens. Mariée à Patricius, un païen de caractère difficile, elle toucha puis convertit son mari par sa douceur. Elle eut trois enfants dont le fameux saint Augustin. Augustin avait adhéré à la secte de Manichéens et vivait mal moralement. A force de prières et de larmes, elle obtint la conversion de son fils. Peu avant de mourir, elle dit à son Fils: Mon fils, en ce qui me regarde, rien ne m’attache plus à cette vie. Qu’y ferais-je ? pourquoi y suis-je encore ? J’ai consommé dans le siècle toute mon espérance. Il était une seule chose pour laquelle je désirais séjourner quelque peu dans cette vie, c’était de te voir chrétien catholique avant de mourir. Mon Dieu me l’a donné avec surabondance, puisque je te vois mépriser toute félicité terrestre pour le servir. Que fais-je encore ici ? Elle mourut peu après, à Ostie en 387, en demanda simplement à son fils de se souvenir d’elle à l’autel du Seigneur… Quel modèle des mères chrétiennes !

Sainte Monique est l’occasion de parler d’une vertu peu connue et encore moins pratiquée, la patience ! Aujourd’hui où l’on veut tout, tout de suite et sans aucun effort, sainte Monique nous rappelle que la patience est la seule manière d’arriver à faire de grandes choses. Eduquer un enfant, unir une famille, obtenir la conversion d’un pécheur, où mener une vie de prière, que de patience cela demande !

Pratique: prier pour les membres de sa famille dans le besoin spirituel

Vendredi 3 mai : De la férie, mémoire des saints Alexandre, Eventius, Théodule et Juvénal

Vous aurez remarqué que l’on fête beaucoup de martyrs au temps pascal. Il y a là sans aucun doute un clin d’œil de la liturgie qui nous montre la puissance de la Résurrection. Pour nous aussi la puissance de Pâques devrait nous mener à cette vie nouvelle caractérisée par le don de soi… Aujourd’hui où nous fêtons une simple mémoire de saints, dont trois sont martyrs. Souvenons-nous simplement qu’ils étaient de chair et d’os, tout comme nous… D’où la profonde réflexion de saint Augustin : Si Isti, si istae, cur non Ego? Si celui-ci (l’a fait), si celle-ci (l’a fait), pourquoi pas moi?

Pratique: La générosité du quotidien

Jeudi 2 mai : Saint Athanase

Voici le grand Pontife qui dans les jours de sa vie a plu à Dieu. Nul ne lui a été trouvé semblable, lui qui a conservé la loi du Très-Haut. Tiré de la liturgie du jour.

Saint Athanase, est universellement connu comme un champion de la vraie foi ! Il naquit en orient vers 295. C’était l’époque de l’hérésie arienne qui refusait de reconnaître Notre Seigneur Jésus-Christ comme Dieu. Personne ne s’opposa à cette hérésie avec autant de force que saint Athanase. D’abord diacre puis évêque d’Alexandrie, son opposition résolue à l’arianisme, lui valut cinq fois l’exil, et même l’excommunication par une faiblesse du Pape Libère. Plus tard, il fut rétabli sur son siège et gouverna saintement son église. Il écrivit aussi un des best-sellers de l’antiquité, la vie de saint Antoine du désert, dont il était proche, et qui fut la source d’un renouveau spirituel et monastique en occident. Il mourut, après plus de 50 ans de lutte, le 2 mai 373.

Garder sa foi intacte n’est pas facile au milieu d’un monde incroyant, nous en savons quelque chose aujourd’hui ! Mais c’est encore plus admirable de rester fidèle quand tout le monde vous persécute pour cela, y compris même au sein de l’Eglise ! Saint Athanase écrivait, au sujet de saint Antoine : Qu’il fut partout connu, admiré par tous et désiré, également par ceux qui ne l’avaient jamais vu, est un signe de sa vertu et de son âme amie de Dieu ! On pourrait retourner à Athanase le compliment qu’il adresse à saint Antoine… Dans toute l’histoire jusqu’à aujourd’hui, saint Athanase est connu et vénéré comme un exemple de foi par des gens qui ne l’ont jamais vu ! Cela nous indique bien la grandeur de son âme, et nous pousse à le prier pour nous garder toujours la vraie foi !

Pratique : Prier pour que la foi éclaire notre famille.