Mardi 20 février : De la férie

QU’EST-CE QU’UN SACRIFICE 1 ?

Les premiers sacrifices dont parle la Bible datent de l’origine de l’humanité : ce sont ceux de Caïn et Abel. Caïn offrira à Dieu le produit de ses cultures, et Abel les premiers-nés de son troupeau. Tout homme qui sait que Dieu existe, et Lui a donné la vie et ses biens, sera porté à Lui offrir quelque chose de précieux en hommage : il fera un sacrifice. Le sacrifice est donc un acte naturel et profond d’adoration envers Dieu.

Cependant, pas question pour nous aujourd’hui d’offrir des poireaux ou d’égorger un inoffensif agneau !! En revanche nous devrions être vraiment habités par le désir d’offrir quelque chose de grand au Dieu qui nous a créés et nous bénit chaque jour… Est-ce le cas ? Je n’en dis pas plus pour aujourd’hui, mais ici se cache un grand secret… Celui que découvrit un jour un jeune garçon qui offrit au Seigneur cinq pains et deux poissons et qui vit arriver des choses extraordinaires…

Pratique : Penser à ce que le Seigneur nous a donné dans notre vie

Lundi 19 février : De la férie

UN THEME DE RETRAITE POUR LE CAREME

Pour vous faire bien vivre ce carême, je me suis demandé ce qu’il fallait vous apporter ? Avec plus de 20 ans de sacerdoce, il me semble avoir une petite idée de ce que les fidèles attendent d’un prêtre : de l’enthousiasme dans la foi, ou pour parler un langage plus religieux, de l’espérance !

Pour transmettre cette espérance, nous allons approfondir un thème spirituel, faire comme une petite retraite. Tous ceux dont la dernière retraite remonte à, quelques années… pourront ainsi trouver matière à rattrapage !

Le sujet choisi est : le sacrifice. Et savez-vous pourquoi j’ai choisi ce thème ?

Il y a trois raisons : 1°) D’abord, parce que nous serons ainsi préparés à la semaine sainte et la méditation du sacrifice de notre Maître. 2°) Ensuite, parce qu’il y a une carence d’esprit de sacrifice dans le monde et jusqu’au cœur de l’Église (On a souvent souligné qu’un des problèmes posé par la réforme liturgique était de ne pas manifester que la Messe est un sacrifice). 3°) Enfin, car je me souviens de ce que disait la petite Anne de guigné, si courageuse pour faire des sacrifices : On a bien des joies sur la terre, mais elles ne durent pas. Celle qui dure, c’est d’avoir fait un sacrifice. Alors, à nous cette joie qui provient du sacrifice !!

Pratique : Une prière à l’Esprit-Saint pour l’écouter au cours de ce carême.

Dimanche 18 février : 1er dimanche de Carême

Retire-toi, Satan ; car il est écrit : « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul !  » Extrait de l’Évangile du jour

L’Évangile de ce jour est d’une puissance étonnante.
Tout d’abord il nous montre le diable à l’œuvre, comme origine de bien des tentations de cette terre. Saint Paul dira que nous avons ici-bas à lutter surtout contre les esprits mauvais répandus dans les airs… Avis à ceux qui entrent en Carême : ils défient le démon, qu’ils soient sur leurs gardes !
Mais le point le plus frappant, c’est la violence de ce récit.
Le diable s’approche de manière doucereuse, avec des raisonnements parfaitement ciblés. Et le Seigneur répond la vérité avec des phrases courtes, lapidaires, puissantes. Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ! Arrière, Satan ! Nous ne sommes pas dans la faiblesse de la Passion mais dans la puissance du Seigneur.
Si un réalisateur s’avisait de mettre en scène ce passage, qu’il ne se trompe pas en montrant un Christ doucereux et calme, nous sommes en face d’un combattant…

Retenons bien l’exemple donné par le Seigneur : PROCLAMER LA VERITE.
Oh ! je sais bien qu’on doit parfois par prudence ne pas tout dire à celui qui se trouve devant nous, mais je crois aussi que bien souvent nous sommes lâches et nous n’osons pas dire la vérité ! Le monde en crève de ce qu’on ne dise pas la vérité : vérité sur le salut ou la perte que nous risquons, vérité sur l’obligation d’adhérer au catholicisme clairement connu, vérité sur notre devoir de respecter toute la morale et de confesser nos péchés ! Dans l’histoire de Benoîte Rencurel, la voyante du Laus, on lit qu’elle eut un jour la visite de protestants qui lui demandèrent : est-il nécessaire d’être catholique pour être sauvé ? A ces hommes qui visiblement avaient été touchés par la grâce des apparitions du Laus, mais manquaient de courage pour devenir catholiques, Benoîte, un peu gênée, répondit : J’en laisse le jugement à Dieu! La sainte Vierge lui reprocha par la suite cette parole manquant de vérité en lui disant : Si tu avais dit la vérité, ils se seraient convertis…

Pratique : éviter tout respect humain (la honte d’être chrétien).

Samedi 17 février : De la férie

…Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si tu bannis du milieu de toi le joug, le geste menaçant, les discours injurieux ; si tu donnes la nourriture à l’affamé, et si tu rassasies l’âme affligée ; ta lumière se lèvera au sein de l’obscurité, et tes ténèbres brilleront comme le midi.    tiré de l’épître du jour.

Avant de s’embarquer pour un retraite de Carême, que je vous proposerai dès lundi prochain, il me restait à faire un rappel de la liturgie de Carême, et de sa beauté extraordinaire. En Carême, toutes les Messes sont propres, c’est-à-dire que les textes sont nouveaux chaque jour et, bien souvent, merveilleux. N’est-ce pas le cas du texte d’Isaïe cité en tête de ce mot ? Alors n’hésitons pas à lire et méditer chaque jour ces textes si profonds.

Les symboles dans la liturgie sont ceux de l’affliction et de la pénitence : plus d’Alléluia ni de Gloria, plus de fleurs ni d’orgue, et la couleur est violette. On ajoute aussi à la fin une oraison « super populum » qui nous encourage à l’effort.Le graduel est remplacé par le trait ; celui-ci revient plusieurs fois par semaine : Seigneur, ne nous traite pas selon les péchés que nous avons commis, et ne nous rends pas ce que méritent nos fautes. Seigneur, ne te souviens pas de nos fautes passées ; que ta miséricorde nous prévienne plutôt, car nous sommes devenus pauvres à l’extrême. (ici on fléchit le genou) Aide-nous, Dieu notre sauveur, et pour la gloire de ton nom, Seigneur, délivre-nous, et pardonne-nous nos péchés pour la cause de ton nom.    Trait Ps 102, 10 – 78, 8-9

Qui pense que le Carême est triste ? Ne parle-t-on pas tout le temps de la bonté et de la miséricorde de Dieu ? Elle sera répandue sur ceux qui la chercheront…

Pratique : Relisons lentement le trait particulier au Carême.

Vendredi 16 février : De la férie

Arrivés au Carême, beaucoup de chrétiens se demandent quels efforts ils pourraient bien faire… Voici quelques pistes pour les hommes de bonne volonté que vous êtes tous…

En Carême, l’Église nous demande trois résolutions :

– Une de prière : nous devons prier plus. Si la sainte Vierge Marie, à Fatima, a dit au petit François : Oui, tu iras (au Paradis) mais tu devras dire beaucoup de chapelets! qui oserait omettre un effort en ce sens pendant le Carême ?

– Une de charité : je lisais récemment sœur Emmanuelle qui racontait la pauvreté des chrétiens coptes au Caire, vivant parmi les ordures. Une profonde charité régnait entre eux. Un jour un des chiffonniers tomba malade. Pas de sécurité sociale là-bas, donc lui et sa famille n’avaient rien à manger. Alors dix autres chiffonniers de l’entourage se sont réunis et ont décidé de donner chacun 10% de leur salaire pour que leur frère puisse vivre et guérir… Qu’en pensez-vous ? N’est-ce pas pour nous aussi le moment ? Ne voyons-nous aucun proche à aider, personne avec qui se réconcilier ? On peut donner de l’argent, du temps, de l’attention, des prières, un pardon, ce que l’on veut, mais donnons ! Retrouvons notre cœur chrétien !

– Une de pénitence : inutile de rêver aux terribles austérités racontées par les anciens, nous n’en sommes pas capables ! En revanche, à l’heure où les sportifs et les élégantes rivalisent d’efforts, il serait bien honteux que les chrétiens soient incapables de pratiquer un peu de jeûne… N’oublions pas aussi le silence ! Restreindre la consultation d’Internet, du téléphone portable, et de la télévision ! Après un court moment d’angoisse… on redécouvrira la paix, la joie des discussions en famille, et la facilité à penser à Dieu.  Enfin n’oublions pas les initiales magiques : NPSP ! C’est-à-dire : Ne pas se plaindre ! La France est, paraît-il, championne du monde pour râler et critiquer… Sur ce coup là, faisons mentir les mauvaises langues !

Pratique : fixer nos résolutions de carême sur un bout de papier…

Jeudi 15 février : De la férie

Nous voici donc au carême, temps d’effort et de renouvellement. Mais savez-vous pourquoi l’Église nous demande ces quarante jours de pénitence ? Et bien ouvrez un peu votre Bible et regardez le nombre de quarantaines qui y sont racontées : – les quarante jours du déluge (Livre de la Genèse, ch 6 à 9). – les quarante années passées par le peuple hébreu dans le désert (Livre de l’Exode) – les quarante jours de Moïse sur le mont Sinaï (Livre de l’Exode). – les quarante jours d’Elie avant d’arriver à l’Horeb (1er Livre des rois, ch. 19) – les quarante jours avant que Ninive ne soit détruite (Livre de Jonas). – les quarante jours de jeûne de Notre Seigneur (Par exemple Matthieu, ch. 4).

Dans toutes ces quarantaines nous sommes confrontés à une situation dramatique où le péché a abondé sur la terre. Mais après une pénitence de quarante jours, le Seigneur accorde un pardon général et renoue l’alliance avec le pécheur… L’Église a écouté et compris cette indication de son Maître ! Elle nous invite donc à la grande purification. Au bout d’une année où le péché a alourdi notre vie, et avant de célébrer la grande fête de Pâques, tachons de nous livrer courageusement à la pénitence pour obtenir ce pardon général et la reprise d’une alliance parfaite et vraie avec Notre Seigneur !

Pratique : relire ces différents épisodes de la Bible…

Mercredi 14 février : Mercredi des Cendres

Voici ce que dit le Seigneur : revenez à moi de tout votre cœur, avec des jeûnes avec des larmes et des lamentations. Déchirez vos cœurs, et non vos vêtements… tiré de l’épitre du mercredi des Cendres.

Nous y voici ! Le carême commence aujourd’hui, en ce jour du mercredi des Cendres. Et il commence fort, par un jour de jeûne obligatoire pour tous de 18 à 60 ans… Jeûner – faut-il le rappeler ? – consiste à prendre un repas par jour, sans viande. On peut prendre un liquide le matin avec un peu de pain, et une légère collation au moment de l’autre repas (au séminaire nous prenions une soupe avec un peu de pain…).

Ce qui nous marque tous en ce jour, c’est le rite d’imposition des cendres. Détail pratique : on n’est absolument pas obligé de garder la marque des cendres sur le front après la Messe ! Encore enfant, je n’osais pas toucher aux traces de cendres sur mon front, j’aurais eu l’impression de renier le Christ… Il y a plus de mille ans que ce geste d’imposition des cendres se pratique dans l’Église. Depuis le 4° siècle, on les imposait aux pécheurs publics qui devaient faire pénitence pendant quarante jours, et être réconciliés le jeudi-saint. Bientôt de pieux fidèles – qui se reconnaissaient aussi pécheurs – se mêlèrent par humilité aux pécheurs publics, et la cérémonie s’étendit à tous. Le sens de ces cendres est simple, comme l’indique l’une des oraisons de bénédiction : daignez, selon votre miséricorde, bénir ces cendres que nous avons résolu de déposer sur nos têtes comme une marque d’humiliation et pour obtenir le pardon (oraison de bénédiction des cendres) Recevoir les Cendres, c’est reconnaître que nous ne sommes que de pauvres mortels, et de pauvres pécheurs. C’est aussi un geste rempli d’espérance, car le chrétien sait bien que quand il s’humilie devant Dieu, le Seigneur lui ouvre grand les bras… En recevant les cendres, nous entrons donc pour de bon dans le combat du carême !

Pratique : Recevoir les cendres et (re)lire les oraisons de bénédiction.

Mardi 13 février : De la férie

Parlons encore un peu de Lourdes, avant d’attaquer le Carême… Le dimanche 14 février 1858, trois jours après la première visite de Marie (le jeudi d’avant), Bernadette se sent pressée d’aller à la grotte, et viennent avec elle une douzaine de jeunes filles : c’est la deuxième apparition de Lourdes… Elles ont emporté de l’eau bénite, des fois que… Arrivée à la grotte Bernadette s’écrie : Elle y est, Elle y est, la voilà ! Puis elle se met à asperger l’apparition d’eau bénite. Bernadette s’exclame : Elle ne s’en fâche pas, au contraire, elle approuve de la tête et sourit vers nous toutes. Plus je lui en jette, plus elle sourit ! Puis elle tombe en extase environ une heure en contemplant la Vierge. Antoine Nicolau, accouru depuis, sera témoin de la scène et dira : Bernadette était à genoux, blême, les yeux très ouverts, fixés vers la niche, les mains jointes, le chapelet entre les doigts; les larmes coulaient des deux yeux; elle souriait et avait un visage plus beau que tous ceux que j’ai vus. Pas de parole ce jour là, mais un sourire extraordinaire de Marie qui se plaît à être aspergée d’eau bénite. Notez bien ces deux choses : – L’eau bénite plaît à Marie ! Inutile cependant, la prochaine fois que vous entrerez dans une Église, d’asperger partout pour autant… Je ne tiens pas à avoir des problèmes avec votre curé ! Mais ayons une grande foi dans cette eau bénite au nom de l’Église et dont l’utilisation est un geste de foi. – Marie sourit ! Elle sourit de la foi simple de ces enfants, tout comme le ciel sourit certainement à chaque fois qu’un acte de foi et d’amour sort de nos âmes… Si nous pouvions plus souvent provoquer le sourire de Marie sur ce monde…

Pratique : Avez-vous chez vous de l’eau bénite ?

Lundi 12 février : Les saints sept fondateurs des servites de Marie

Nous fêtions hier la fête des apparitions de Marie à Lourdes. Le 11 février 1858, il y a 160 ans, c’est la première apparition, et cette date deviendra la journée consacrée aux malades. relisons le récit de sainte Bernadette arrivant par une froide matinée vers 11h, au bord du Gave, à la grotte de Massabielle :

« J’avais commencé à ôter mon premier bas, quand tout à coup j’entendis une grande rumeur pareille à un bruit d’orage. Je regardai à droite, à gauche, sur les arbres de la rivière. Rien ne bougeait; je crus m’être trompée. Je continuai à me déchausser, lorsqu’une nouvelle rumeur, semblable à la première, se fit encore entendre. Oh! Alors, j’eus peur et me dressai. Je n’avais plus de parole et ne savais que penser, quand, tournant la tête du côté de la Grotte, je vis à une des ouvertures du rocher un buisson, un seul, remuer, comme s’il avait fait grand vent. Presque en même temps il sortit de l’intérieur de la Grotte un nuage couleur d’or, et peu après une Dame jeune et belle, belle surtout, comme Je n’en avais jamais vu, vint se placer à l’entrée de l’ouverture au-dessus du buisson.
Aussitôt elle me regarda, me sourit et me fit signe d’avancer, comme si elle avait été ma mère. La peur m’avait passé, mais il me semblait que je ne savais plus où j’étais. Je me frottais les yeux, je les fermais, je les ouvrais, mais la Dame était toujours là, continuant à me sourire et me faisant comprendre que je ne me trompais pas. Sans me rendre compte de ce que je faisais, je pris mon chapelet dans ma poche et me mis à genoux. La Dame m’approuva par un signe de tête et amena elle-même dans ses doigts un chapelet qu’elle, tenait à son bras droit. Lorsque je voulus commencer le chapelet et porter ma main au front, mon bras demeura comme paralysé, et ce n’est qu’après que la Dame se fut signée que je pus faire comme elle. La Dame me laissa prier toute seule; elle faisait bien passer entre ses doigts les grains de son chapelet, mais elle ne parlait pas; et ce n’est qu’à la fin de chaque dizaine qu’elle disait avec moi: Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. Quand j’eus fini de réciter mon chapelet, la Dame me fit signe d’approcher. Mais je n’ai pas osé. Alors elle rentra à l’intérieur de la roche et le nuage disparut avec elle. « La Dame avait l’air d’une jeune fille de seize à dix-sept ans, aux yeux bleus. Elle était vêtue d’une robe blanche, serrée à la ceinture par un ruban bleu glissant le long de la robe. Elle portait sur sa tête un voile blanc, laissant à peine apercevoir ses cheveux, retombant ensuite en arrière jusqu’au dessous de la taille. Ses pieds étaient nus, mais couverts par les derniers plis de la robe sauf à la pointe où brillait sur chacun d’eux une rose jaune, épanouie. Les grains de son chapelet étaient blancs et la chaîne d’or brillante comme les deux roses des pieds. Je n’en ai jamais vu de semblable, ça brillait comme de l’or et bien plus encore. »

Le chapelet de Bernadette se prolonge dans les mains de Marie, quelle image ! Marie veille aussi à ce qu’on fasse bien son signe de la Croix…

Pratique : Faire notre signe de la Croix de façon respectueuse.

Dimanche 11 février : Dimanche de la Quiquagésime

c’était pour eux un langage caché et ils ne comprenaient pas ce qui leur était dit…

J’ai beau relire l’Évangile d’aujourd’hui en long, en large, et en travers, quelque chose ne tient pas… En effet, Jésus dit très clairement qu’Il va monter à Jérusalem, et accomplir les prophéties en étant battu, flagellé et tué… Et pourtant, nous dit l’Evangile, les apôtres ne comprirent pas ce qui leur était dit… Comment est-ce possible de ne pas comprendre ?

Il me semble plutôt que les apôtres n’ont pas envie d’entendre parler d’un Messie souffrant ! C’est un peu comme nous quand on est devant une obligation qui nous ennuie. Faites l’expérience ! Le carême arrive bientôt, avec son lot de pénitences à accomplir, alors quelle est notre réaction ? Nous commençons alors à être embêté, puis nous évacuons, enfin nous pensons à autre chose… Ce piège vous sera certainement tendu ! Pour le déjouer, écoutez cette histoire :

Un vieux conte de nos chaumières rapporte l’histoire d’un enfant qui fut introduit en rêve au pays du diable : Il voit l’armée de ces mauvais esprits méditant les mauvais coups qu’ils veulent faire aux hommes et leurs regards effrayants de méchanceté. Il voit Satan lui-même, tout rouge et furieux (comme il devait être quand Notre-Seigneur Lui-même triompha de ses tentations dans le désert). Il voit enfin dans une pièce, les armes employées par les démons pour tenter les hommes et arriver à les faire chuter : Une longue corde, symbole des tentations contre la pureté qui enlacent et finissent par immobiliser ceux qui s’y livrent. Un serpentin, image des efforts faits par le diable pour distraire les hommes de leur messe du dimanche et de leurs prières de tous les jours. Une barre de fer pour toutes les colères mises en nous et les manquements à la charité qui durcissent notre cœur. Il remarque enfin une petite pierre dans un coin qui à l’air toute usée. Bien hardiment il ose demander au diable : « A quoi donc sert cette pierre ? ». Le diable répond avec un éclat de rire : « c’est le découragement, qui pèse dans le cœur des hommes comme une pierre ! ». « Et pourquoi est-elle si usée ? ». « Parce que j’emploie ce moyen avec tout le monde ! Avec tout le monde ! ». Bonne méditation ! Bonnes résolutions !

Pratique : Demander au Seigneur le courage pour le carême à venir