Vendredi 7 juillet : Saints Cyrille et Méthode

En quelque ville que vous entriez et qu’on vous reçoive, mangez ce qui vous sera servi ; guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : « Le royaume de Dieu est proche de vous. » Tiré de l’évangile du jour.

Nous fêtons aujourd’hui les plus grands apôtres du monde slave. Cyrille et Méthode, frères de sang, naquirent au 9° siècle à Thessalonique. Cyrille fit de brillantes études puis choisit les ordres sacrés, tandis que Méthode se dirigeait vers la vie monastique. Il furent appelés tous deux par l’empereur de Constantinople Michel III pour évangéliser la Moravie (actuellement en Hongrie). Il inventèrent l’écriture pour la langue slave (écriture qu’on appelle encore « cyrillique ») et traduisirent en cette langue la Bible et la liturgie, et connurent de grands succès apostoliques. Revenant à Rome en 867, ils présentèrent leur œuvre au pape Adrien II qui les défendit contre leurs détracteurs et les consacrèrent évêques. Peu après Cyrille mourut à Rome le 14 février 869 à l’âge de 42 ans, tandis que Méthode repartit pour la Moravie où il développa énormément, aidé de ses disciples, toute la mission de l’Eglise dans les pays sous influence slave. Méthode mourut le 6 avril 885. Les deux saints furent appelés les apôtres des Slaves et furent déclarés co-patrons de l’Europe en 1980.

Comme souvent dans l’histoire, quand quelques chrétiens ont la générosité de consacrer leur vie pour répandre l’Evangile, les conséquences sont merveilleuses ! La générosité des saints Cyrille et Méthode dure encore aujourd’hui puisque la foi est encore si forte dans le monde slave. Mais pour nous-mêmes, à quoi consacrons nous notre vie ?

Pratique : Une prière pour que de nouveaux missionnaires se lèvent.

Jeudi 6 juillet : De la férie, mémoire de sainte Marie Goretti

Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis ! Dernières paroles de sainte Maria Goretti pour son aggresseur.

Sainte Maria Goretti est une extraordinaire icone de la pureté et de la charité catholique. Elle naquit le 16 octobre 1890, à Corinaldo en Italie, dans une famille pauvre et très pieuse, et eut la tristesse de perdre son père à l’âge de 10 ans. Très pieuse elle-même et très dévouée, elle faisait l’admiration de tout le village qui se cotisera pour lui offrir sa robe de première communion qu’elle fera à 12 ans. Mais dans la famille voisine, il y a Alessandro Serenelli, garçon de 20 ans, porté à l’impureté et qui nourrit de mauvaises pensée à son égard… Maria n’ose pas parler des avances qu’il lui fait, évite de se trouver seule avec lui et se réfugie dans la prière. Mais le 5 juillet 1902 Alessandro l’entraine dans une pièce pour la violenter. Alessandro, Dieu ne veut pas ces choses là ! Si tu fais cela tu iras en enfer ! Lui dit-elle. Furieux de la voir résister, Alessandro la poignarde avec un poinçon. Transportée à l’hôpital, elle y décèdera le lendemain après avoir communié. Au prêtre qui lui demande si elle pardonne, elle répond ces paroles magnifiques, parmi les plus belles jamais prononcées par un saint : Oui, pour l’amour de Jésus, je pardonne. Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi, je lui ai déjà pardonné ! Sa prière fut exaucée, Alessandro, condamné à trente ans de prison, se convertit suite à une apparition de Maria Goretti. Il demanda pardon pour le mal qu’il avait commis, vécut le reste de sa vie dans la pénitence comme serviteur dans un couvent, assista à la Messe de béatification de Maria, et mourut en 1970.

Quelle merveille que cette immense charité qui brûlait dans le cœur de sainte Maria Goretti ! Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis ! Devant un tel exemple, on ne peut que se taire et admirer la puissance de l’amour, venu du Ciel et vainqueur de tout mal !

Pratique : Veillons à la pureté dans toute notre vie

Mercredi 5 juillet : Saint Antoine Marie Zaccaria

Ma parole et ma prédication ne consistent pas dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans la manifestation de l’esprit et de sa puissance. Tiré de la liturgie du jour.

Antoine Marie Zaccaria naquit à Crémone dans le milanais au début du 16° siècle. Il manifesta une grande piété dés l’enfance, n’hésitant pas à secourir les pauvres. Comme il étudiait pour devenir médecin, le Seigneur manifesta qu’il l’avait choisi pour être médecin des âmes, à son service. Devenu prêtre il se consacra aux délaissés, et à tous ceux qui désertaient la religion. Sa bonté exceptionnelle le fit surnommer le père et l’ange de sa ville natale. Bientôt il réunit quelques disciples pour fonder la congrégation des clercs réguliers de saint Paul, appelés aussi Barnabites. Sa congrégation, remplie de l’esprit missionnaire comme saint Paul, eut des fruits magnifique en prêchant la Croix du Seigneur et la dévotion à l’Eucharistie (la dévotion des quarante heures d’adoration avant le carême vient d’eux). Il mourut en 1539, ayant superbement travaillé pour le Seigneur, âgé de 36 ans seulement !

Saint Antoine Marie Zaccaria fut un des ces nombreux saint qui enflammèrent la dévotion des fidèles et produisirent un grand renouveau de l’Eglise en Italie au 16° siècle. Pourquoi n’en serait-il pas de même dans notre monde d’aujourd’hui ? Si le Seigneur nous trouvait avec un vrai amour des pauvres, avec la dévotion à la Croix de Jésus et l’esprit de sacrifice, aiment immensément Jésus dans l’Eucharistie, je crois que nous verrions encore de ces miracles…

pratique : la bonté pour ceux que nous croiserons

Mardi 4 juillet : De la férie

Puisque l’été arrive et que nous sommes un jour de férie, parlons d’un sujet qui nous passionne tous : Les vacances !

Savez vous que la Bible nous invite au repos ? Tout d’abord dans le récit de la création du monde : La Genèse décrit Dieu comme créant le monde en 6 jours, puis 7° jour, Dieu se reposa de toute le travail qu’Il avait fait ! Et bien plus, puisque Dieu s’est reposé le samedi, ce sabbat restera, dans l’Ancien Testament, comme le jour saint de la semaine pendant lequel il sera interdit de travailler… Notre Seigneur aussi invite au repos au chapitre 6 de saint Marc. Les apôtres viennent de rentrer de mission, et Jésus leur dit : Venez vous-mêmes à l’écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. Et la Bible précise que : … les visiteurs  étaient si nombreux que les apôtres n’avaient pas même le temps de manger. Pas de doute, il est bien de se reposer !

Nous acceptons bien volontiers que notre vocation n’est pas d’être une bête de travail ; mais l’idéal serait de ne pas oublier que nous ne sommes pas non plus faits pour être des bêtes de plage… Non, nous sommes faits pour l’infini et notre vocation est de devenir enfants de Dieu… Si nos vacances pouvaient être au service de ce beau projet !

Pratique : Préparer la dimension spirituelle de nos vacances…

Lundi 3 juillet : Saint Irénée

Celui donc qui me confessera devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ! Tiré de la liturgie du jour.

Avec Irénée, nous retrouvons un des plus importants auteurs chrétiens du 2° siècle. Saint Irénée a connu saint Polycarpe, lui-même disciple direct de l’apôtre saint Jean ! Nous touchons vraiment à la source du témoignage apostolique ! Né près de Smyrne vers 149, Irénée fut éduqué dans la foi par saint Polycarpe. Il se rendit en Gaule, à Lyon, où l’évêque saint Pothin l’ordonna prêtre. Il porta au Pape, (et peut être même est-ce lui qui l’écrivit ?) la magnifique lettre des martyrs de Lyon qui décrivait la foi des fidèles lyonnais, presque tous emprisonnés pour leur foi. Après le martyr de saint Pothin, il lui succéda dans l’épiscopat et gagna un grand nombre de païens à la foi chrétienne. Il intervint auprès du Pape saint Victor pour empêcher un schisme avec les évêques d’orient, méritant bien son nom d’Irénée (ce qui signifie paix en grec) Il écrivit de nombreux exposés dont un, le magnifique traité l’adversus haereses, nous a été conservé. Dans celui-ci il professe que les églises doivent être en accord avec l’Eglise de Rome ! Et, parlant de la Vierge Marie comme la nouvelle Eve, il pousse à la dévotion mariale. Il mourut martyr en 202.

On reste stupéfait de lire la lettre des martyrs de Lyon. Quelle générosité chez ces Blandine, Attale et Ponticus, qu’on envoyait aux fauves dans l’arène ! La grande et belle âme de saint Irénée s’y retrouve aussi. A travers ses écrits, son engagement apostolique et le don de sa vie, ce saint nous a laissé l’exemple d’une vie belle, pleine d’amour, et de fidélité !

Pratique : Lisons la courte lettre des martyrs de Lyon

Dimanche 2 juillet : 5° dimanche après la Pentecôte

Va te réconcilier avec ton frère !

C’est pourtant très clair pour chacun de nous ! Si notre terre était un lieu rempli d’amour qu’il serait agréable à vivre ! Notre terre est belle dans le fond… Bien sur on n’empêcherait pas les morts, mais ce seraient des morts entourées d’affection et de délicatesse. Bien sur il y aurait encore les maladies, mais on aurait tellement de soutien auprès de soi pour les affronter. Bien sur il y aurait toujours les séparations, les échecs, les misères, mais tous nos frères autour de nous nous aideraient à franchir ces mauvais caps de la vie. A l’inverse, on voit bien ce que produit le manque d’amour ! N’est-il pas clair le résultat des haines dans les sociétés, des vengeances dans les cités, des violences jusque dans les familles ? Ne rendent-ils pas ce monde détestable et décourageant ?

Nous savons cela et pourtant, avec une persévérance digne de meilleures causes, les hommes continuent à camper sur leur égoïsme et leur intérêt personnel au risque de broyer les autres… Alors il faut que Jésus nous secoue, et nous commande, et Il le fait avec une rare fermeté dans cet évangile. Va te réconcilier avec ton frère ! Et si tu ne le fais pas, tu ne connaîtras pas simplement la tristesse dans ce monde, mais tu devras rendre des comptes à Dieu Lui-même pour ta conduite détestable ! Allons nous écouter ces paroles si intenses ? Et commencer ce travail essentiel du chrétien, mettre la paix dans son âme et de la bonté pour ses frères…

Pratique : commencer par demander la grâce du pardon

Samedi 1er juillet : Fête du Précieux Sang de Notre Seigneur

Vous nous avez rachetés, Seigneur, par votre Sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation : et vous nous avez fait royaume pour notre Dieu. Tiré de la liturgie du jour.

La fête du Précieux Sang, célébrée en Espagne dès le 16° siècle, est récente dans l’Eglise universelle. Après avoir subi les violences de la révolution, le Pape Pie IX put rentrer au début du mois de juillet 1849 à Rome. Alors, en action de grâces, il étendit à toute l’Eglise cette fête du Précieux Sang, et la fixa au premier juillet (tout le mois de juillet est aussi consacré à cette dévotion). Un saint Italien du début du 19° siècle, saint Gaspare del Buffalo, fut célèbre à Rome et dans l’Italie pour ses prédications enflammées sur la Passion de Jésus et le Précieux-Sang. Il fonda l’institut des missionnaires du Précieux Sang.

Tout comme le cœur, le sang est un symbole naturel et parlant pour nous. être prêt à verser son sang pour une cause signifie qu’on y est très profondément attaché. A cela se rajoute le symbolisme particulier du sang dans la Bible et l’Ancien Testament. Le sang du juste Abel criait vers le Ciel, le sang de l’agneau pascal mis sur les portes des hébreux les protégeaient de l’ange exterminateur, et Moïse conclut l’alliance entre avec Dieu en aspergeant le peuple par le sang. Tout cela annonçait ce Sang précieux de Jésus qui serait un jour répandu pour notre salut… Vénérons donc ce Précieux Sang qui sait si bien nous expliquer l’intensité de l’Amour de notre Sauveur pour nous. Et qui a aussi le pouvoir de nous toucher tout particulièrement…

Pratique : Pensons à nous confesser régulièrement durant l’été.

Vendredi 30 juin : Commémoraison de saint Paul

Sa grâce n’a pas été vaine en moi ! Tiré de la liturgie du jour.

Après la fête des saints Pierre et Paul, encore une commémoraison de saint Paul ? En fait, pas vraiment… Autrefois on célébrait trois Messe le jour de la saint Pierre et Paul, mais devant l’accumulation des cérémonies, on a choisi de déplacer l’une d’entre elles, qui parlait de saint Paul, au lendemain. C’est l’occasion de parler un peu plus de saint Paul ! L’apôtre ! Tel est le titre que lui attribue la tradition chrétienne. Un peu comme pour souligner que c’est lui qui en a fait le plus pour Jésus ! Antioche, Chypre, la Pamphilie, Philippes, Thessalonique, Bérée, Athènes, Corinthe, Ephèse et Rome (et j’en oublie !) le verront passer tour à tour, prêchant l’Evangile, faisant des conversions, et fondant des églises ! Mais qu’est ce qui a transformé saint Paul en apôtre magnifique ? Une rencontre avec Jésus ressuscité Lui-même, sur le chemin de Damas… Saint Paul, pharisien ombrageux qui ne pensait qu’à persécuter la secte naissante des chrétiens, en tombera de son cheval et se relèvera disciple entièrement donné au Maître qui s’était si fortement révélé à lui.

Saint Paul osera écrire que la grâce n’a pas été vaine en lui. C’est tellement clair qu’elle a transformé sa vie ! Mais je vous avoue que ce critère paulinien me fait un peu trembler… Faut-il se poser à soi aussi la question ? La grâce que nous avons reçu a-t-elle vraiment porté du fruit ? Souvenons nous qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, et qu’on peut aussi demander pardon à Dieu qui nous aime, si nous sommes parfois un peu tièdes…

Pratique : Pensons à ce que nous allons faire de nos vacances…

Jeudi 29 juin : Fête des saints Pierre et Paul

Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise !

Quelle histoire ! Un petit patron de pêche de Galilée croise un jour la route d’un rabbi nommé Jésus dont tout le monde commence à parler. Ce rabbi le regarde et lui demande de le suivre, et l’histoire incroyable commence ! Jésus va aimer saint Pierre et sa générosité jusqu’à, un beau jour lui confier l’Eglise tout entière, par ces mots : Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise ! Après l’Ascension de Jésus au Ciel, Pierre deviendra donc le représentant de Jésus sur la terre, avec l’assistance particulière du Saint-Esprit sur son ministère, le premier des 266 papes qui auront la redoutable charge de toute l’Eglise ! Et saint Pierre annoncera l’Evangile, aux juifs tout d’abord et sa parole en convertira des milliers. Puis il ira à Antioche, selon la tradition, et enfin à Rome où il couronnera sa générosité par le don de sa vie, crucifié la tête en bas pour ne pas égaler son maître, peut-être en l’an 64. A la fin du 2° siècle, Gaius, un prêtre de Rome, écrivait dans une lettre qu’il pouvait montrer l’édifice construit sur la tombe de saint Pierre au Vatican ! C’est dire si la tradition de la mort de saint Pierre à Rome est solide et ancienne… La dévotion des romains et des chrétiens envers saint Pierre sera énorme au cours des siècles, depuis les premiers pèlerinages des temps antiques, attestés par des graffitis en grec, jusqu’à la gigantesque basilique édifiée en son honneur sur la colline du Vatican.

La fête des saints Pierre etPaul est l’occasion pour nous de renouveler notre dévotion à saint Pierre et à ses successeurs. Qu’ils nous confirment dans la foi ! Qu’ils gardent l’Eglise dans l’unité ! Qu’ils président à la charité !

Pratique : Prions pour le Pape

Mercredi 28 juin : Vigile des saints Pierre et Paul

Pierre dit : « Je n’ai ni or ni argent ; mais ce que j’ai, je te le donne. Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ! » Tiré de la liturgie du jour.

Au tout début du 3ème siècle, Gaius, un prêtre de Rome, écrivait dans une lettre : Je peux te montrer les tombeaux des Apôtres, car, soit que tu ailles sur le Vatican, soit que tu te rendes sur la voie d’Ostie, tu trouveras les trophées (τρόπαια) des Fondateurs de cette Église. En une phrase, Gaius nous indiquait que les apôtres Pierre (au Vatican) et Paul (sur la voie Ostie) étaient morts à Rome, qu’ils étaient considérés comme les fondateurs de cette Eglise, et qu’on avait même construit pour eux un édifice d’honneur, un trophée ! Nous parlerons de Paul plus longuement demain, concentrons-nous sur Pierre… La dévotion des romains et des chrétiens envers saint Pierre sera énorme au cours des siècles, depuis les premiers pèlerinages des temps antiques, attestés par des graffitis en grec, jusqu’aux modernes grandes cérémonies. Cette grande dévotion des chrétiens a une origine très précise, que la liturgie de la Messe répète longuement : Dieu est avec lui ! En effet, Pierre est sauvé de la prison par intervention de Dieu, Il a reçu les clef du Royaume des cieux, sur lui est bâtie l’Eglise de Dieu… Ce don propre de saint Pierre se continue jusqu’à nos jours dans la personne de son successeur à Rome, le Pape, qui bénéficie toujours d’une aide spéciale du Saint-Esprit pour le gouvernement de l’Eglise…

Pensons à faire un sacrifice pour la Pape, pour qu’il assume avec fidélité sa tâche difficile !

Pratique : Prions pour le Pape