Un travail intéressant s’est accompli dans l’âme de saint Gaétan. Il est né dans une famille noble dans la république de Venise en 1480. De bonne famille, intelligent et travailleur, il a tout pour réussir. Après de fortes études de droit, il est appelé à Rome par la Pape Jules II, il sera son secrétaire, ainsi que du Pape suivant, Léon X. Mais c’est l’époque fastueuse du 160 siècle ou le luxe et même l’immoralité règnent des la hiérarchie de l’Eglise. Éduqué dans la piété, sa première réaction c’est de faire son travail et de ne pas se mêler à ces excès, et il redouble de charité envers les pauvres. Mais après la mort de sa mère si pieuse, il rentre à Vicence pour l’enterrement. Et sa conscience est un peu troublée. Ne devrait il pas faire plus pour l’Eglise ? Il renonce alors à tous ses titres de Rome, fonde un hôpital à Vicence, devient prêtre, et fonde l’institut des Théatins. Des prêtres qui devaient soigner les pauvres, enseigner la foi au peuple, et surtout vivre pauvrement et même ne jamais demander d’argent se contentant de ce qu’on leur donnait spontanément… Après le sac de Rome, en 1527, souvent interprété par les contemporains comme une punition divine, Gaétan ira se dévouer à Naples. Il y terminera sa vie le 7 août 1547 en refusant un matelas pour mourir sur la cendre. Ce sont des saints comme lui qui ont rendu à l’Eglise l’immense service de montrer le chemin de la réforme qui sera pris après le Concile de Trente : Croire en l’Evangile et l’appliquer vraiment !
Pratique : Un sacrifice aujourd’hui pour notre Eglise
