| Dieu, vous avez inspiré à saint Jean, votre Confesseur et Docteur, un amour sublime de la parfaite abnégation de soi et de la Croix : faites que, nous attachant toujours à l’imiter, nous obtenions la gloire éternelle. Tiré de la liturgie du jour. Juan de Yepes y Alvarez naquit à Fontiveros en Vieille Castille (province d’Avila) en 1542. Son père, qui s’était mésallié, avait été rejeté de la famille et, quand il mourut en 1545, sa famille connut l’errance et la misère. Jean rentra chez les Carmes en 1563, puis fit de fortes études à l’université de Salamanque. Après son ordination, il était attiré par une vie plus parfaite et pensait devenir Chartreux. C’est alors que sainte Thérèse d’Avila, qui a eu vent de ses désirs, lui propose de fonder une réforme plus stricte des Carmes : les Carmes déchaussés (ils allaient pieds-nus…). Jean fonde le premier couvent à Duruelo, en 1568, et devient un pilier de la réforme ; sainte Thérèse d’Avila l’appelait son petit Sénèque pour sa sagesse ! Les tensions seront si fortes entre les chaussés et les déchaussés que saint Jean de la Croix sera emprisonné en 1577 au couvent des chaussés de Tolède, dans des conditions éprouvantes. C’est là qu’il composera plusieurs poèmes mystiques d’une profondeur incroyable. Au bout de 9 mois, il s’enfuit et apprend que la réforme des déchaussés est définitivement approuvée. Il sera supérieur pendant 10 ans en Andalousie, puis connaîtra de nouveau une période difficile où l’on parlera de l’exiler au Mexique et même de l’exclure de l’ordre ! Il meurt à Ubeda le 14 décembre 1591, sera canonisé et déclaré docteur de l’Eglise. Parler de l’humanité lasse, parler de Dieu enthousiasme. Saint Jean de la Croix n’a pas perdu son temps en parlant des beautés de Dieu. Quel service rendu à l’humanité que de la faire rêver de l’Essentiel ! Pratique : un temps d’oraison (prière silencieuse en présence de Dieu) |
Lundi 23 novembre : Saint clément
toi aussi, mon fidèle collègue, je te prie de les assister, elles qui ont travaillé avec moi pour l’évangile, avec Clément et mes autres collaborateurs, dont les noms sont dans le livre de vie. Tiré de la liturgie du jour, où saint Paul cite saint Clément notre saint d’aujourd’hui.
Avec Clément de Rome, nous touchons aux origines les plus antiques du catholicisme ! Au témoignage de saint Irénée (en 180), il avait vu les apôtres, avait encore dans l’oreille leur prédication, et devant les yeux leur tradition, et fut le troisième successeur de saint Pierre, après Lin et Anaclet (son nom est cité d’ailleurs en troisième position dans le Canon romain…). Nous possédons la magnifique lettre qu’il écrivit vers 96 aux Corinthiens. Après un période d’expansion et de rayonnement, l’église de Corinthe connaissait de redoutables tensions de charité : un groupe de jeunes laïcs avait tout simplement déposé les autorités de l’église ! Et tout le monde s’était allègrement jeté dans la discorde, scandalisant les païens au passage… Clément intervient alors avec autorité, et il demande non la victoire d’un camp sur l’autre, mais qu’on se pardonne, que la charité renaisse dans la communauté, et qu’on se consacre enfin à l’annonce de l’Evangile !
Pourrait-on voir cette sagesse minimum régner aujourd’hui ? Si on laissait de coté nos jugements capricieux sur les personnes qui nous plaisent ou pas, si on regardait en face l’urgence de l’Évangélisation, combien de conflits stupides seraient évités dans nos familles, notre société et notre Eglise ! Regarder l’essentiel et l’urgence d’aujourd’hui est-ce trop demander ?
Pratique : Surveiller ses critiques.
Dimanche 22 novembre : 25° et dernier dimanche après la Pentecôte
Lorsque vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, qu’il est aux portes. Tiré de l’Évangile du jour.
Mettons peut être un peu d’ordre dans nos idées ! Jésus nous enseigne d’abord dans l’Evangile que ce monde terminera et que les derniers temps de notre monde seront marqués par une violence particulière, la grande tribulation. Après ces moments pénibles, Il reviendra sur la nuées du Ciel avec une grande gloire, et enfin, Il rassemblera tous les humains devant lui pour le jugement. Ce qui nous frapperait aujourd’hui ce serait le premier épisode et l’ébranlement du Cosmos. Tout comme les anciens païens gaulois, nous craignons encore que le Ciel nous tombe sur la tête… Nos ancêtres dans la foi, eux, ont été particulièrement marqués par les deuxième et troisième épisodes, je veux dire la venue du Christ en gloire et le jugement de l’humanité toute entière. Ils ont ainsi sculpté le jugement dernier dominé par le Christ en gloire aux tympans des cathédrales. Ou encore, comme Michel-Ange, ils ont peint en une fresque grandiose, ce jugement dernier dans la chapelle Sixtine à Rome. Leur jugement était plein de foi, et était meilleur que le notre ! Car enfin nous aurons beau faire, nous ne pourrons pas empêcher la fin de notre monde… tandis que nous pouvons beaucoup quand au jugement dernier et à la sentence que le maître portera sur chacun de nous ! Dans ce monde avons-nous fait le choix entre le bien et le mal, entre Jésus et le diable entre l’Eglise de Jésus-Christ et l’esprit du monde ? Définitivement notre seule crainte devrait être d’être infidèles au Christ notre maître…
Pratique : Méditer quelques instants sur le jugement dernier.
Samedi 21 novembre : Présentation de la vierge Marie au Temple
O Dieu, qui avez voulu qu’en ce jour, la bienheureuse Marie toujours Vierge, en qui résidait l’Esprit-Saint, vous fût présentée au temple ; faites que, grâce à son intercession, nous méritions de vous être présentés dans le temple de votre gloire. Tiré de la liturgie du jour.
La charmante histoire de la présentation de Marie au Temple ne vient pas de l’Evangile, mais d’un texte apocryphe : le Protévangile de Jacques, écrit sans doute en Egypte au milieu du 2ème siècle. D’après ce texte, qui aura une grande influence dans la piété et l’art chrétien, Marie se serait offerte au Temple de Jérusalem à l’âge de trois ans, et y serait restée, nourrie de la main d’un ange… Il semble que la fixation de la date de la fête aurait pour origine la consécration de la basilique sainte Marie-la-neuve, un 21 novembre 543. Cette basilique, située sur l’esplanade du temple de Jérusalem (à l’emplacement actuel de la mosquée al-Aqsa…), pouvait facilement évoquer aux chrétiens l’offrande supposée de Marie ! La fête de la Présentation de Marie fut célébrée dès le 8ème siècle en Orient et au 14ème siècle en Occident. Ne nous moquons surtout pas de cette légende chrétienne qui, à travers la piété naïve de ce chrétien du 2ème siècle, nous transmettait sa foi en la grandeur de Marie, toute disponible au Seigneur et destinée à devenir comme son temple. De nombreux consacrés choisiront cette fête pour faire l’offrande de leur vie au Seigneur, à la suite de celle, parfaite, de Marie.
Cette fête, selon le mot du bienheureux cardinal Schuster rappelle à tous, mais spécialement aux parents que la fréquentation de l’église, des homélies et des sacrements, est le moyen le meilleur et irremplaçable d’éduquer un enfant de Dieu !
Pratique : Aujourd’hui, nous prierons pour qu’on enseigne la foi aux enfants
Vendredi 20 novembre : Saint Félix de Valois
O Dieu, qui, par une inspiration céleste, avez daigné appeler votre bienheureux Confesseur Félix de la solitude du désert à l’œuvre du rachat des captifs ; faites, s’il vous plaît, que son intercession nous obtienne de vous la grâce d’être délivrés de l’esclavage de nos péchés, et de parvenir à la patrie céleste.Tiré de la liturgie du jour.
Saint Félix de Valois, né en 1127, est sujet à quelques controverses… Le bréviaire prétend qu’il était de famille royale, pratiquant la charité depuis son jeune âge, se faisant ordonner prêtre et se réfugiant dans un désert pour ne vivre qu’avec Dieu. Mais selon les historiens récents, il semble que saint Félix fut un simple solitaire, originaire sans doute du Valois, mais absolument pas de descendance royale… Quoi qu’il en soit, il fut rejoint dans sa solitude par saint Jean de Matha.
Là-bas, un ange en robe blanche et avec une croix bleue et rouge leur apparut, et leur demanda de fonder un ordre pour le rachat des captifs. Ils se rendirent à Rome où le Pape Innocent III, qui avait eu une révélation similaire du Ciel, approuva leur projet. Ainsi naquit l’ordre de la très sainte Trinité pour le rachat des captifs, dont les religieux étaient vêtus de blanc et portaient la croix bleue et rouge. C’est un vrai tournant dans l’histoire de l’Eglise que de voir des religieux qui ne quittaient plus le monde pour se retirer dans leurs monastères, mais qui allaient porter à tous la charité de Notre Seigneur ! Cet ordre eut un rayonnement considérable et libéra de nombreux captifs des musulmans. Le 1er monastère de l’ordre fut fondé à Cerfroid, au diocèse de Meaux. Peu avant de mourir, le 4 novembre 1212, saint Félix eut la douce consolation de chanter l’office avec la Vierge Marie et des anges, tous revêtus de l’habit de son ordre..
Si tout le Ciel chanta l’office avec saint Félix, ce fut pour rappeler combien sa vie remplie de charité fut une magnifique louange de l’amour de Dieu… Si nous nous y mettions ?
Pratique : Un acte de charité pour un membre de notre famille
Jeudi 19 novembre : Sainte Elisabeth de Hongrie
Dieu de miséricorde, éclairez les cœurs de vos fidèles, et, touché des glorieuses prières de sainte Élisabeth, faites-nous mépriser les prospérités du monde et jouir sans cesse des consolations célestes. Tiré de la liturgie du jour.
Elisabeth naquit en 1207 et était la fille d’André, roi de Hongrie. Selon la coutume de ce temps, elle fut mariée très jeune à Louis IV, le Landgrave de Hesse et de Thuringe (aujourd’hui en Allemagne). Sa vie semblait angélique, elle prenait de longs temps de prières, était attentive à son époux qu’elle aimait profondément, et se dévouait auprès des pauvres. Elle fut critiquée auprès de son mari, à cause de sa générosité ; Louis répondit : Tant qu’elle ne vend pas le château, j’en suis content ! Une autre fois qu’elle portait du pain aux pauvres, son mari lui demanda de montrer ce qu’elle avait dans son tablier ; elle l’ouvrit, et ce furent des roses qui tombèrent à terre… C’est pourquoi on représente souvent sainte Elisabeth avec des roses. Après 6 ans de mariage heureux et quatre enfants, son époux mourut lors d’une croisade ; accablée de chagrin, elle abandonna aussitôt tous ses habits princiers, revêtit un habit simple et devint tertiaire de saint François. Le propre frère de Louis usurpa alors le pouvoir sur ses états et persécuta violemment Elisabeth, la forçant à errer dans la pays. Elle supporta tout avec une grande patience, en ne cessant de faire du bien. Quelque peu réhabilitée par des membres de sa famille, elle fit construire un hôpital grâce à sa pension de veuve, se consacra entièrement à Dieu et au service des pauvres, tout en restant dans le monde. Elle mourut le 17 novembre 1231, à l’âge de 24 ans.
De famille royale par sa naissance, sainte Élisabeth n’eût qu’une ambition, suivre fidèlement Jésus dans les joies et les peines de sa vie. Les tertiaires franciscains firent de cette belle âme leur patronne bien-aimée. Qu’elle nous apprenne la joie de servir Dieu !
Pratique : aujourd’hui nous veillerons à ne pas nous plaindre.
Mercredi 18 novembre : Dédicace des basiliques saint Pierre et saint Paul à Rome
En ces jours-là, je vis la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis une voix forte venant du trône, qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il habitera avec eux ; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, comme leur Dieu… Tiré de la liturgie du jour.
Décidément, novembre est le mois des dédicaces ! Après toutes les églises consacrées à une date inconnue, après le Latran, voici la fête de la dédicace des glorieuses basiliques romaines saint Pierre et saint Paul. Glorieuses par leur taille et beauté, mais surtout par les trésors qu’elles contiennent, les restes de saint Pierre et de saint Paul ! Ces deux basiliques sont sans doute les plus connues dans le monde. L’immense basilique saint Pierre est aujourd’hui la plus grande église de la chrétienté (219 m de long, 136 m de haut). Elle est célèbre comme un symbole de l’Eglise et c’est l’endroit où le pape nouvellement élu est présenté au monde. Ce n’est pourtant pas la cathédrale de Rome, mais, plus simplement, la basilique érigée en dévotion à l’apôtre saint Pierre, et qui fut un grand lieu de pèlerinage chrétien au cours des siècles. Construite au 4° siècle par l’empereur Constantin à l’endroit même où la tradition plaçait la tombe de Saint Pierre, elle fut reconstruite aux 16° et 17° siècles par les plus grands artistes de la Renaissance.
La basilique saint Paul dite « hors les murs » fut construite le long de la via Ostiense (et donc hors des murs de Rome), à l’endroit où saint Paul avait connu son supplice. Les constructeurs de ces basiliques grandioses ont envoyé un message fort aux siècles à venir : Notre église est fondé sur Pierre et elle traversera les siècles sous la protection de Dieu ! Merveilleuse promesse qui nous réconforte encore aujourd’hui !
Pratique : prions aujourd’hui pour le pape
Mardi 17 novembre : Saint Grégoire le Thaumaturge
Si quelqu’un dit à cette montagne : Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et qu’il ne doute pas dans son cœur, mais qu’il croie que ce qu’il dit arrivera, il le verra s’accomplir ! Tiré de l’évangile du jour.
Ce saint Grégoire impressionna tellement ses contemporains qu’on lui donna, et à lui seul, le glorieux titre de thaumaturge, c’est-à-dire celui qui fait des miracles ! Il naquit vers 213 à Néocésarée dans le Pont. Païen dans son enfance, il se fit baptiser à l’adolescence, fut disciple d’Origène, et devint évêque de Néocésarée qu’il convertira presque entièrement ! C’est le premier saint non martyr que l’Orient honorera ; saint Basile comparera sa sainteté à celle de Moïse et des prophètes. Le bréviaire raconte de lui deux miracles retentissants : D’abord il déplaça par sa prière un montagne qui gênait la construction d’une église, accomplissant ainsi la promesse extraordinaire du Seigneur envers ceux qui auraient la foi. L’Evangile de sa Messe est donc le passage de l’Evangile de saint Marc qui rapporte cette promesse du Seigneur. Enfin, il assécha de la même manière un marais qui causait de la discorde entre deux frères ! Il mourut vers 270 et connut immédiatement une intense vénération.
Plus que ces miracles, pourtant bien sympathiques, je trouve extraordinaire son esprit apostolique ! Le bréviaire rapporte encore que, sur son lit de mort, il demanda simplement combien il restait d’infidèles à Néocésarée… On lui répondit : 17 ! Et il rendit grâce à Dieu en disant que 17 était le nombre de fidèles chrétiens à Néocésarée quand il commença son épiscopat ! Quel esprit apostolique ! Comment ne pas suivre de tels pasteurs ?
Pratique : Prions pour que la foi se répande dans notre pays !
Lundi 16 novembre : Sainte Gertrude
O Dieu, qui vous êtes préparé une demeure agréable dans le cœur de la bienheureuse Vierge Gertrude, daignez, dans votre clémence, en égard à ses mérites et à son intercession, laver les taches qui souillent notre cœur et nous faire jouir de sa compagnie. Tiré de la liturgie du jour.
Sainte Gertrude fait partie de ces saintes religieuses qui vécurent un amour profond du Seigneur et eurent la grâce d’écrire leur expérience à la postérité. Née le 6 janvier 1256 en Saxe, Gertrude entra à 5 ans, pour ses études, au monastère de Helfta, et elle y passera toute son existence ! On trouve trois parties dans sa vie ; la première, sa jeunesse, ne fut pas fameuse. Même si elle fut préservée du péché elle vivait disait-elle dans l’aveuglement… La deuxième partie dura 20 ans pendant lesquels elle étudia ardemment, et avec grand succès, les sciences profanes et la sagesse humaine, négligeant la prière. Mais elle eut une vision du Seigneur qui la prit par la main et lui montra doucement le buisson d’épines qui opprimait son âme. Elle se tourne alors vers le Seigneur par la lecture de la Bible, l’étude de la théologie et une prière intense. Le Seigneur déclara que le cœur de Gertrude était devenu pour Lui une demeure de délices. Elle eut de fortes expériences mystiques, des révélations particulières de Dieu, et une grande influence par ses livres : le hérault de l’amour divin, les révélations, les exercices spirituels, véritables chefs-d’œuvre de la littérature spirituelle. Morte un 17 novembre vers l’an 1302, âgée de 46 ans, elle est souvent représentée avec un cœur enflammé en main.
Si saint Gertrude mit quelques 30 ans à sortir de la tiédeur et devenir une immense amoureuse de Jésus, c’est donc possible pour nous aussi ! Qu’attendons nous ?
Pratique : Nous veillerons aujourd’hui à offrir chacune de nos activités par une brève prière.
Dimanche 15 novembre : 23° dimanche après la Pentecôte
C’est la plus petite de toutes les semences
Combien de fois faudra-t-il le répéter ? Le Royaume de Dieu ne marche pas comme les royaumes de la terre ! Ici-bas si vous avez de l’argent, vous commanderez. Si vous avez du pouvoir, vous serez respecté. Si vous savez séduire, vous réussirez. Ici-bas on loue le puissant, l’intelligent, le capable et on méprise l’inutile, le faible, et le pauvre. Cette manière de fonctionner nous colle tellement à la peau, que l’on imagine toujours que Dieu pense un peu comme cela. En fait, c’est à peu près le contraire qui est vrai. Ainsi Jésus parlera à la femme adultère rejetée et ne regardera même pas Hérode. Il louera la minuscule offrande de la veuve et dira à ses apôtres qui s’extasiaient devant la richesse du Temple qu’il ne resterait pas grand chose au cours de l’histoire de ses puissantes murailles. Il choquera les pharisiens en leur préférant la compagnie des pauvres et des pécheurs. Combien de fois l’évangile nous recommandera des moyens misérables ? L’humble prière qui semble ne rien faire avancer, la pauvreté volontaire qui nous fait si peur, et même l’oubli de soi pour penser aux autres… Le Royaume de Dieu commence toujours par ces petites semences, le croyons-nous ?
Quand les braves sœurs de Nevers apprirent que Bernadette, la voyante de Lourdes, allait entrer dans leur couvent, ce fut l’ébullition ! Un sœur s’émerveilla de voir bientôt des yeux qui avaient contemplé la sainte Vierge… Mais quand elles virent arriver la petite paysanne qu’elle était, plusieurs furent bien déçues. Ce n’est que cela Bernadette ! S’exclama l’une d’entre elles. Oui ce n’est que cela ! Répondit Bernadette en faisant une malicieuse révérence… Pour la sainte Vierge l’apparence comptait si peu, mais Elle aimait cette simple fille qui aurait été prête à donner sa vie pour Elle. Si nous pouvions devenir ainsi une petite semence dans les mains de Dieu…
Pratique : Aujourd’hui nous éviterons de mettre en avant nos goûts et nos idées.
