Vendredi 31 janvier: Saint Jean Bosco

Lorsqu’on reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi-même que l’on reçoit… Parole du Seigneur tirée de l’Evangile de la Messe de Dom Bosco

Jean Bosco (1815-1888) est né dans le Piémont italien, dans ce 19° siècle parcouru d’un important renouveau de l’esprit chrétien, mais aussi de grandes misères sociales. Il est universellement connu comme un patron et un apôtre de la jeunesse. Tout enfant, un songe – qui annonçait sa mission – le marquera profondément. Il voyait une multitude d’enfants qui se battaient et blasphémaient, et, juste après, la sainte Vierge lui conseillant d’employer la douceur pour gagner leur amitié et les amener à Dieu. Qu’est-ce que ce songe pouvait bien prédire ? Jean passera de grands obstacles pour devenir prêtre, et voilà qu’un jour où il se préparait à dire la Messe, un jeune orphelin de 16 ans s’était introduit par curiosité dans la sacristie. Le sacristain tente d’expulser par la force le supposé chapardeur. Mais Jean l’arrête et demande à Barthélémy Garelli : sais-tu faire le signe de la Croix ? L’enfant, le visage fermé fait non de la tête. Mais sais-tu au moins siffler ? L’enfant sourit et regarde don Bosco avec complicité, et fait oui de la tête. Viens me voir à la fin de la Messe, je te ferai le catéchisme ! Le lendemain Barthélémy arrive avec ses amis et bientôt, c’est tout une troupe qui se presse là. Dieu a indiqué sa volonté, une œuvre de jeunesse est lancée ! Jean fondera bientôt un patronage pour enfants puis deux congrégations, une d’hommes, les Salésiens, l’autre de femmes, les Auxiliatrices de Marie-Immaculée, pour se dévouer à la sanctification des enfants. Saint Jean Bosco est une figure emblématique du souci de l’Eglise pour l’éducation de la jeunesse. Sa méthode d’éducation préventive plutôt que punitive, et recommandant une grande proximité auprès des enfants, fera date pour tous les éducateurs.

L’éducation est en crise. Qui oserait dire le contraire ? N’avons nous pas tous vu des enfants irrespectueux envers leurs parents ? Des parents débordés par leur responsabilité ? Et si peu d’enfants dans nos sociétés vieillissantes ? Loin de moi de condamner quiconque ! C’est évident que l’éducation d’enfants est particulièrement difficiles dans des sociétés sans repères et où il est interdit d’interdire… Reste que l’avenir est là et nulle part ailleurs ! Merci à saint Jean bosco de nous inviter tous, à notre place, à veiller à l’éducation de la génération future. Veillons tout particulièrement au catéchisme, quelle merveille si tous les enfants pouvaient en bénéficier ! Ne craignez pas de vous y dévouer : Lorsqu’on reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi-même que l’on reçoit…

Pratique : Prions pour les enfants souvent malmenés dans nos sociétés.

Jeudi 30 janvier : Sainte Martine

Vous avez aimé la justice et haï l’iniquité. C’est pourquoi Dieu, votre Dieu, vous a ointe d’une huile d’allégresse d’une manière plus excellente que toutes vos compagnes. Trait de la Messe de sainte Martine.

Martine était une vierge romaine de noble origine puisqu’elle était fille d’un consul. Ayant perdu ses parents très jeune, elle distribua ses grands biens aux pauvres, préférant le trésor du ciel à celui de la terre. Elle fut arrêtée et on lui demanda d’adorer des idoles ce qu’elle refusa d’accepter avec horreur. Longuement torturée, elle eut finalement la tête tranchée sous l’empereur Alexandre Sévère le 1er janvier 226. Son corps bienheureux fut retrouvé quelques 1400 ans plus tard sous le pontificat du Pape Urbain VIII et placé en grande pompe dans l’Eglise qui lui est dédiée à Rome sur le Forum.

Il y a plusieurs exemples dans l’histoire où un saint ancien ressurgit bien plus tard que son époque, et son témoignage frappe à nouveau les chrétiens. C’est fut le cas de sainte Martine. Et à vrai dire son témoignage porte encore aujourd’hui ! Voilà une jeune fille très riche et de grande famille, qui donne tous ses biens aux pauvres et donne sa vie en fidélité au Christ. Quelle leçon pour notre époque si matérialiste qui semble si étrangère à la foi ! Et pourtant chaque homme est fait pour l’infini, et sait que la vie de la terre n’est que passagère… Verra-t-on un jour la réalisation de la prophétie du saint Curé d’Ars ? Viendra un jour où les hommes seront tellement déçus des hommes qu’ils se tourneront vers Dieu…

Pratique : Veillons aujourd’hui à soulager une souffrance ou aider un pauvre.

Mercredi 29 janvier : Saint François de Sales

On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel, qu’avec cent tonneaux de vinaigre… Saint François de Sales

Saint François de Sales est un immense saint de l’histoire catholique qui a eu une postérité spirituelle nombreuse jusqu’à nos jours. François Bonaventure de Boisy naquit en 1567 dans une famille noble au château de Sales près de Thorens en Haute-Savoie.

Après de brillantes études à Paris puis Padoue, son père destine cet ainé de famille au poste prestigieux de sénateur de Savoie. Mais il s’y refuse, affronte paisiblement la colère de son père, pour devenir simple prêtre. Mgr Granier, l’évêque de Genève en exil (du fait de la domination protestante sur la ville), lui confie l’évangélisation du Chablais, gagné au calvinisme. Il s’y dévoue sans compter, au milieu de mille dangers, renouvelant les méthodes pastorales (distribution de tracts, conférences contradictoires, etc.), avec un énorme succès, puisqu’il ramena le pays entier à la foi catholique ! En 1597, il est nommé coadjuteur de son évêque auquel il succéda en 1602. Pendant 20 ans il se dépensera sans compter, dans le souci de son peuple, écrivant des livres spirituels dont la très fameuse introduction à la vie dévote,et fondant l’ordre des religieuses de la Visitation avec sainte Jeanne de Chantal. Sa douceur était proverbiale et sa réputation était immense. Quand il mourut le 28 décembre 1622, ce fut un deuil national.

Saint François de Sales vivait à la même époque que saint Vincent de Paul. Après l’avoir rencontré à Paris, et séduit par sa bonté exquise, saint Vincent de Paul écrira : Que Dieu doit être bon puisque déjà est si bon Mgr de Genève ! Quelle magnifique éloge ! Nous savons bien que la bonté touche le cœur des hommes… Nous savons qu’un chrétien ou un prêtre rempli de bonté conduit facilement son entourage à croire à Dieu et à L’aimer. Nous savons aussi trop bien le mal qu’ont pu faire nos colères, nos rancunes, nos jugement rapides et implacables, nos égoïsmes… Alors, allons nous changer? Pas si sûr… Sauf peut-être si nous le demandons à saint François de Sales avec humilité !

Pratique : Nous garderons aujourd’hui la douceur dans nos cœurs et nos paroles.

Mardi 28 janvier : Saint Pierre Nolasque

Le Seigneur a envoyé la Rédemption à son peuple (Psaume 110)

Saint Pierre Nolasque vécut principalement au XIII° siècle. Né en France, il passa la majeure partie de sa vie en Espagne. Suite à une vision de la Vierge Marie, il fonda l’ordre de Notre Dame de la Merci pour le rachat des captifs. A cette époque, en effet, les musulmans razziaient fréquemment les pays chrétiens et faisaient beaucoup d’esclaves… Dans l’ordre fondé par Pierre Nolasque, on faisait un quatrième vœu étonnant : S’il arrivait aux religieux de manquer de l’argent nécessaire pour racheter un esclave, ils devaient s’offrir comme captifs à la place de ces malheureux, notamment pour éviter le naufrage dans la foi de ces frères chrétiens ! Saint Pierre Nolasque mourut la nuit du 24 décembre 1256, pendant qu’il récitait le psaume 110 et arrivait à ces paroles: Le Seigneur a envoyé la Rédemption à son Peuple.

Il est de bon ton aujourd’hui de critiquer les chrétiens, leur histoire, et leurs croyances. Mais bien peu se risqueraient à reproduire la charité qu’ils ont manifesté au cours de l’histoire ! Saint Pierre Nolasque, saint Vincent de Paul, Mère Teresa… la liste est longue et bien belle de tous ces saints qui ont illuminé le monde par l’amour qu’ils portaient à leurs frères. N’oublions jamais qu’ils sont nos frères, nos modèles, qu’ils nous ont montré le bon chemin. Nous aussi, à notre place, nous devons aimer nos frères !

Pratique : Prenons quelques instants pour aider les autres, aujourd’hui.

Lundi 27 janvier : Saint Jean chrysostome

Que votre lumière luise devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres ! Tiré de l’Evangile de la fête.

Jean Chrysostome vécut à la fin du IV° siècle, l’âge d’or de la patristique. Né à Antioche, il devint patriarche de Constantinople. Il fut célèbre pour son éloquence (Chrysostome veut dire Bouche d’or), et on raconte que quand il finissait de prêcher, ses auditeurs le suppliaient de continuer ! Personnellement, cela ne m’est encore jamais arrivé… Saint Jean Chrysostome écrivit de nombreux ouvrages célèbres encore aujourd’hui (la collection de ses écrits chez Vivès fait 8 gros tomes…). Son courage pour réformer les mœurs, y compris des puissants, lui valut de grandes inimitiés, et, plusieurs fois, l’exil. C’est en exil qu’il mourut, en 407, et il est devenu le saint patron des orateurs. Le bréviaire raconte sur sa mort une anecdote étonnante. Alors qu’il cheminait captif, à travers l’Arménie, saint Basilisque, un martyr patron de l’église à où il venait de prier, lui apparut en songe er lui dit : Courage, Jean, mon frère, demain nos serons réunis ! Et c’est bien en ce jour qu’il rendit son âme à Dieu !

En ce jour, profitons d’un texte magnifique de notre saint. Celui-ci est sur l’Eucharistie !

Puisque le Verbe a dit : « Ceci est mon corps », soyons persuadés de la vérité de ses paroles, soumettons-y notre croyance… Combien y en a-t-il maintenant qui disent : Je voudrais bien voir Notre-Seigneur revêtu de ce même corps dans lequel il a vécu sur la terre. Je serais ravi de voir son visage, toute la figure de son corps, ses habits et jusqu’à sa chaussure. Et moi je vous dis que c’est Lui-même que vous voyez ; que c’est Lui-même que vous touchez, que c’est Lui-même que vous mangez. Vous désirez de voir ses habits, et le voici Lui-même qui vous permet, non seulement de le voir, mais encore de le toucher, de le manger, et de le recevoir au-dedans de vous. Mais que personne ne s’approche de cette table sacrée avec dégoût, avec négligence, et avec froideur. Que tous s’en approchent avec avidité, avec ferveur et avec amour.

(Homélie de saint Jean chrysostome sur saint Matthieu)

Pratique : Comme saint Jean Chrysostome le demandera tant de fois pendant sa vie, prenons el temps de lire un passage de l’Evangile !

Dimanche 26 janvier : 3° dimanche après l’Epiphanie

Je n’ai pas trouvé une telle foi dans tout Israël…

Un lecteur trop pressé pourrait être surpris de la conduite de Jésus dans cet Evangile… Il y a d’abord ce lépreux juif qui vient humblement demander sa guérison après s’être prosterné devant Jésus. Et Jésus le guérit… Puis il y a ce centurion qui vient demander avec foi la guérison de son serviteur. Jésus le guérira aussi. Mais au premier Jésus demande de ne parler à personne de ce qui vient de se produire, donc de rester discret sur sa guérison… Tandis que pour le deuxième il semble vouloir mettre tout le monde au courant du miracle qui va s’accomplir !

Lisons de plus près… Ce n’est pas la guérison qui passionne Jésus, mais bien plutôt la foi qui est visiblement beaucoup plus forte dans le centurion païen que dans le lépreux juif…

Ce qu’Il admire et Le réjouit, c’est de voir la foi dans le cœur des hommes. Avons nous compris cette leçon de Jésus ? Avons nous compris la chance immense d’avoir la foi ? Comme c’est merveilleux de savoir qui nous a créé, ce qu’Il attend de nous et ce qui se passera après notre mort… Qu’y a-t-il de plus important que la réponse à ces questions qui agitent le cœur de tous les hommes de tous les temps ? Comment oserait-on dire qu’un corps brillant de santé est aussi important qu’une âme illuminée par la vérité ? Et pourtant on va plus vite chez le médecin que chez le confesseur, on veille plus à son alimentation quotidienne qu’à la communion fréquente, on lit d’avantage les magazines que le catéchisme…

Prions pour garder la foi, pour avoir une foi vivante et active qui nous montre le royaume de Dieu comme ce qu’il ne faut manquer à aucun prix…

Pratique : Essayer de dire en vérité les paroles du centurion avant d’aller communier.

Samedi 25 janvier : Fête de la conversion de saint Paul

Celui qui a agi efficacement dans Pierre pour le rendre Apôtre, a aussi agi efficacement en moi pour me rendre Apôtre des Gentils…             Passage de la lettre de saint Paul aux Galates.

Nous fêtons aujourd’hui la conversion de saint Paul, racontée au chapitre 9 du livre des actes des apôtres. Il n’y a pas d’autre fête liturgique à l’occasion d’une conversion… Mais il faut dire que celle-là est emblématique ! Saint Paul, jeune loup prometteur de la caste des pharisiens, se prépare à persécuter violemment les chrétiens de Damas. Il prend la route, muni des lettres des grands prêtres autorisant sa mission. Mais voilà que sur le chemin de Damas, une vive lumière brille à ses yeux, et il tombe de cheval. Il entend alors une voix : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il répond : Qui es-tu Seigneur ? La voix réponds : Je suis Jésus que tu persécutes ! En un instant, le Seigneur va changer le pharisien en chrétien, le violent en obéissant, le persécuteur en apôtre. Et quel apôtre ! Il sera le plus puissant des temps apostoliques, réalisant la prophétie du Seigneur à Ananie : cet homme m’est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites.

On imagine sans peine l’émerveillement des premiers chrétiens en apprenant la conversion de saint Paul… Ainsi le Seigneur protégeait bien son Eglise, et pouvait même convertir en un instant un des plus grands ennemis ! Aujourd’hui encore le Seigneur touche les cœurs et convertit, et il faudrait que ce mouvement grandisse car notre pays devient de plus en plus dominé par les « territoires perdus » de l’Eglise… Il revient aux chrétiens de prier pour ces conversions et d’accompagner les nouveaux arrivants dans l’Eglise…

Pratique : Une prière pour la conversion de notre pays

Vendredi 24 janvier : Saint Timothée

Mon bien-aimé : recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la patience, la douceur. Combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait ta belle profession en présence de nombreux témoins.    Epitre de saint Paul à Timothée.

Timothée, nom qui signifie « qui honore Dieu », était le fils d’un père grec et d’une mère juive. Il naquit à Lystres et était contemporain des apôtres. Très jeune, vers 20 ans sans doute, il rencontra saint Paul, devint son disciple et même son disciple préféré. Saint Paul écrivit aux Philippiens ce bel éloge de Timothée : Je n’ai en effet personne d’autre qui partage véritablement avec moi le souci de ce qui vous concerne (Phil 2, 2). Saint Paul le fit évêque d’Ephèse et lui écrivit deux épîtres dites « pastorales », contenant de nombreux conseils pour pratiquer la charge épiscopale. Il mourut à Ephèse, d’après le bréviaire, il aurait été lapidé du fait de son opposition au culte de Diane. Ses reliques sont vénérées à Constantinople.

Je n’ai en effet personne d’autre qui partage véritablement avec moi le souci de ce qui vous concerne… En voilà un compliment ! Au jugement de saint Paul, le jeune saint Timothée était devenu un très grand apôtre. Et comment l’était-il devenu ? Sans doute en suivant l’exemple de saint Paul lui-même ! Timothée avait su se faire disciple et son âme s’est transformée et remplie de charité… Nous-mêmes savons-nous être des disciples ? En ce cas la lecture quotidienne de la vie des saints devrait nous transformer…

Pratique : Se souvenir des grandes grâces de sa vie… Et voir si nous y sommes toujours fidèles.

Jeudi 23 janvier : Saint raymond de Penafort

O Dieu, qui avez choisi le bienheureux Raymond pour en faire un ministre admirable du sacrement de la pénitence, et qui lui avez fait traverser les eaux de la mer de façon merveilleuse, accordez-nous cette grâce, que, par son intercession, nous puissions porter de dignes fruits de pénitence et parvenir au port du salut éternel. Oraison de la Messe de saint Raymond.

Raymond de Penafort vécut en Espagne aux 12ème et 13ème siècles. Sa vie fut bien remplie. Il fut religieux dominicain, expert du droit de l’Eglise, spécialiste de la confession (il fut le confesseur du Pape de l’époque et est considéré comme un des patrons des confesseurs), fondateur d’ordre, et en plus d’avoir le don des miracles, il vécut jusqu’à presque cent ans ! Son plus grand miracle fut de rallier Barcelone depuis les iles Baléares avec son manteau en guise d’embarcation ! A ne pas tenter de refaire chez soi…

Faire de dignes fruits de pénitence et parvenir au port du salut ! L’Eglise a vraiment le génie d’utiliser des épisodes de vie pour nous donner des leçons spirituelles ! Nous demanderons donc aujourd’hui de faire de dignes fruits de pénitence… Et donc de nous confesser souvent ! Comment imaginer se libérer de ses péchés sans utiliser la force que Dieu a mis dans la confession pour nous convertir ? Cela devrait être une évidence pour un chrétien… Demandons aussi de parvenir au port du salut éternel, c’est-à-dire d’aller un jour au Ciel. Contrairement à ce que beaucoup semblent penser aujourd’hui ce n’est pas automatique après la mort ! Et la meilleure manière de s’en assurer c’est de le demander fidèlement et avec humilité ! L’avons nous fait ?

Pratique : Demander au Seigneur d’aller un jour au Ciel

Mercredi 22 janvier : Saints Vincent et Anastase

Les âmes des justes sont dans la main de Dieu. Aux yeux des insensés ils ont paru mourir, mais ils sont dans la paix.  extrait de l’introït de la Messe des saints Vincent et Anastase.

Deux saints martyrs sont proposés à notre vénération : Vincent et Anastase, réunis dans une même fête, car ils moururent le même jour, mais à 324 années de distance !

Saint Vincent naquit en Espagne à Huesca au 2ème siècle. Il fut ordonné diacre par Valens, évêque de Saragosse, et celui-ci, ayant du mal à parler, chargea Vincent de prêcher à sa place. Ayant appris son rôle, Dacien, gouverneur de cette province au nom de l’empereur Dioclétien, ordonna d’arrêter Vincent et de l’amener, couvert de chaines, à Valence. Il y subit un terrible martyr devant de nombreux témoins, qu’il supporta avec une force admirable. Il mourut le 22 janvier 304. Son courage dans ses souffrances le rendit vite célèbre et son culte se répandit rapidement partout. Il fait partie, avec saint Etienne et saint Laurent, des trois plus célèbres diacres. Saint Vincent est aussi le sympathique et populaire patron des vignerons ! Quant à Anastase, nous savons peu de choses de lui. Il était un moine persan, et le roi des perses Chosroas lui fit trancher la tête en 628. Son chef fut transporté à Rome, où il était vénéré vers 650. En 1221, les reliques de St Vincent furent aussi apportées d’Espagne et placées dans la basilique dédiée à St Anastase.

La fête de saint Vincent est l’occasion de parler un peu des diacres. Le livre de la Bible appelé « Actes des apôtres » raconte que, débordés par l’activité, les apôtres décidèrent d’instituer des diacres, personnes choisies pour servir les pauvres. Puis on leur confia plus tard aussi la prédication dans l’église et la distribution de la sainte Communion. C’était bien la mission de saint Vincent… Ces diacres nous rappellent comme nous devons cultiver dans l’Eglise l’esprit de service de nos frères. Les hommes, aujourd’hui comme hier, ont toujours jugé de la valeur de l’Eglise et d’un chrétien, à la bonté qu’il manifestait pour ses frères. Sommes nous de vrais témoins de ce service ?

Pratique : Aujourd’hui nous ne refuserons aucun service.