Lundi 23 mars : De la férie

Faites-nous la grâce, ô Dieu tout-puissant, qu’en pratiquant chaque année ces saintes observances avec une religieuse fidélité, nous vous soyons agréables de corps et d’âme… Tiré de la liturgie du jour

Il nous reste encore à parler de la dernière partie de la confession, j’ai nommé la satisfaction, appelée aussi la réparation.

Si vous vous êtes déjà confessé, il s’agit de la prière ou de l’effort que le prêtre vous demande d’accomplir après votre confession. Cette pénitence est obligatoire. Si on pensait ne pas pouvoir l’accomplir, on devrait demander son changement au prêtre. Son rôle est très simple à comprendre. Même si Jésus a obtenu pour nous le pardon des péchés, on demande tout de même au pénitent de collaborer au pardon par un effort personnel.

Cette pénitence, assez restreinte aujourd’hui, a toute une histoire derrière elle… Dans les temps anciens, ceux qui avaient commis des fautes graves et publiques devaient en faire pénitence publiquement. Ces pénitents publics, dont nous avons déjà parlé devaient, pendant tout le carême, être revêtus de sacs et couverts de cendres, attendre tout l’office devant la porte de l’église et pratiquer le jeûne et les pénitences, attendant le pardon de l’évêque le jeudi saint. Ainsi l’histoire rapporte que saint Ambroise refusa l’entrée de la cathédrale de Milan à l’empereur Théodose, coupable du massacre de Thessalonique. L’empereur répondit à saint Ambroise que le roi David lui-même avait bien péché. Saint Ambroise répondit à son tour : Puisque tu l’as imité dans son péché, imite le par sa pénitence ! Et Théodose accepta… A partir du 6° siècle se répandit l’habitude de la confession régulière et du coup, pour des raisons pratiques, on a transporté la pénitence après l’absolution alors qu’auparavant elle se pratiquait avant. Et avec le temps celle-ci se réduisit fortement… Aujourd’hui l’Eglise demande juste à ses prêtres d’adapter cette pénitence à la confession du pénitent. Si quelqu’un a été avare, on pourra lui conseiller un aumône. S’il a été impie, on lui conseillera une œuvre de dévotion. S’il a été égoïste, on pourra lui indiquer une œuvre de générosité pour les autres. Mais il reste toujours permis et encouragé de faire bien d’avantage que ce le confesseur demande ! Faites-nous la grâce, ô Dieu tout-puissant, qu’en pratiquant chaque année ces saintes observances avec une religieuse fidélité, nous vous soyons agréables de corps et d’âme…

Pratique : Un sacrifice en réparation de nos péchés

Dimanche 22 mars : 4° dimanche de Carême

Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons… Tiré de l’Evangile

La Bible nous rapporte que 500 ans avant la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ, le peuple hébreux était retenu captif à Babylone. Là-bas les païens leur demandaient de chanter des cantiques de leur pays. En pleurant, ils répondaient : Comment donc pourrions nous chanter les cantiques du Seigneur dans une terre étrangère ? Ne ressentons pas aujourd’hui la même chose avec ce dimanche de laetare qui voudrait nous pousser à la joie ? Comment nous réjouir aujourd’hui avec l’Eglise quand beaucoup souffrent, quand nous sommes confinés ? Quand on ne peut pas assister aux offices, et devons envisager une année sans la semaine sainte ? C’est triste de lire le récit de la multiplication des pains, image de l’Eucharistie alors qu’on ne pourra sans doute pas accomplir ni sa confession ni sa communion pascale !

Sans prétendre répondre au grand mystère des misères de cette terre, je remarque tout de même que, dans la vie, les épreuves peuvent être l’occasion d’une générosité exceptionnelle ! N’est-ce pas devant l’horreur de la bataille de Solférino qu’Henri Dunant fonda la Croix-Rouge ? N’est-ce pas devant un homme qui n’avait jamais osé confesser ses péchés à un prêtre que saint Vincent de Paul se résolut à devenir un saint ? N’est-ce pas en constatant de conduites légères chez les prêtres de son pèlerinage de Rome, que sainte Thérèse comprit combien il était important de prier et de s’offrir pour la sanctification des prêtres ? Et si le Seigneur nous attendait là ? Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons…

Pratique : Prions pour que des générosités nouvelles se lèvent

Samedi 21 mars : De la férie

Moi non plus, je ne te condamnerai pas ; va, et désormais ne pèche plus. Tiré de l’évangile du jour.

J’espère que vous goûtez l’Evangile d’aujourd’hui, il est tellement touchant. Cette femme adultère jetée devant Jésus par des pharisiens haineux qui demandent à Jésus d’intervenir de toute son autorité ! Jésus impressionne par son calme, Il se contente d’écrire par terre. Pressé de plus belle par les pharisiens, il se relève, et réponds par un véritable boulet de canon qui va mettre ces juifs KO : Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre ! Et Jésus de se baisser et de continuer d’écrire ! Vaincus les pharisiens se retirent, les plus âgés en tête… Et Jésus parle avec douceur à cette femme, Je ne te condamnerai pas ; va, et désormais ne pèche plus ! On imagine combien cette femme dut être touchée par le Seigneur qui venait de pardonner ses fautes !

Quels sont donc les fruits de l’absolution ? Ils sont nombreux, et superbes ! Le premier fruit nous dit le concile de Trente, c’est la réconciliation avec Dieu. Le pénitent se sent dans une étrange paix avec Dieu, une joie profonde, ses péchés n’existent plus ! Le bon Dieu au moment de l’absolution jette nos péchés par-derrière ses épaules, c’est-à-dire il les oublie, il les anéantit : ils ne reparaîtront plus jamais. St Curé d’Ars. N’allons surtout pas revenir sur ces péchés passés, Dieu Lui-même les a oubliés ! Dans la liste des autres fruits, on peut noter encore la reviviscence des bonnes œuvres. Ce terme un peu barbare veut simplement dire que toutes nos bonnes actions d’avant le péché comptent de nouveau devant Dieu ! Les péchés passés, une fois pardonnés, eux ne revivront plus jamais ! Enfin la Préservation des rechutes ou pour le dire de manière plus positive, cela nous donne un courage nouveau pour repartir dans la vie chrétienne.

Dans le fond, à chaque confession, Jésus nous redit à nous-mêmes, dans l’intime de nos âmes : Moi non plus, je ne te condamnerai pas ; va, et désormais ne pèche plus.

Pratique : Relisons l’évangile du jour

Vendredi 20 mars : De la férie

Seigneur Dieu, écoutez le cri de ce peuple, et ouvrez-leur votre trésor, ouvrez-leur la source d’eau vive… Tiré de la liturgie d’aujourd’hui

Et si maintenant on changeait de place au confessionnal ? Je vous propose de vous mettre du coté du prêtre ! Que doit-il faire, au moment de donner l’absolution ? Tout d’abord, il doit juger de la contrition du pénitent ! Accorder l’absolution est habituel, mais il peut y avoir des cas où il doit, malheureusement, la refuser… Quels sont ces cas ? En gros, quand le pénitent ne veut pas se détacher du péché grave. Par exemple en gardant volontairement une haine contre quelqu’un ou bien en voulant poursuivre une relation intime en dehors des lois de l’église. Comment peut on faire autrement ? Tant qu’on aime le péché, et qu’on ne veut pas y renoncer, on bloque la miséricorde de Dieu et on ne peut obtenir le pardon… Une possibilité reste tout de même au prêtre, c’est de convaincre le pénitent de changer ses dispositions et, au moins qu’il accepte de demander à Dieu cette conversion ! Combien des fois le saint curé d’Ars a-t-il prié, fait pénitence, et argumenté pour que ses paroissiens se convertissent ? On connaît bien l’histoire de Maissiat, le Lyonnais incroyant qui vint le voir un jour et voulait discuter avec lui. Confessez vous ! lui dit le saint curé. L’autre le fit, sans aucun regret (c’était l’époque où on obéissait encore aux prêtres…). Le saint curé d’Ars vit parfaitement qu’il n’avait pas de regret mais qu’il avait au moins eu l’humilité de dire ses péchés, lui dit : Allez prier à la chapelle de sainte Philomène ! L’autre y alla et au bout d’un certain temps se mit à pleurer ses fautes, sans savoir d’où cela venait. Mais cela venait du saint curé qui suppliait le bon Dieu de lui accorder la conversion de cette âme perdue ! Au confessionnal, le prêtre doit donc travailler à faire progresser nos disposition intérieures, écoutons ses conseils qui n’ont qu’un but, ouvrir grandes les portes de nos âmes à l’amour de Dieu ! Seigneur Dieu, écoutez le cri de ce peuple, et ouvrez-leur votre trésor, ouvrez-leur la source d’eau vive…

Pratique : Faisons un sacrifice pour ceux qui sont loin de Dieu

Jeudi 19 mars : Saint Joseph

Tu lui donneras le nom de Jésus ! Tiré de l’Evangile de la fête.

Saint Joseph est un des rares cas où je suis un peu fâché avec l’art chrétien. On représente en effet la plupart du temps saint Joseph comme un homme âgé, discret, timide et dans son coin ! Mais d’où tire-t-on cela ? On me dit que  la Bible ne dit pas grand chose de lui qui pourrait nourrir notre curiosité et notre dévotion… Mais alors pourquoi en faire un introverti ? Et puis, regardez de plus près, il n’y a pas que le diable qui soit dans les détails, le bon Dieu s’y cache aussi parfois !

Premier détail, saint Joseph fut le père adoptif de Jésus. Aujourd’hui, la psychologie moderne nous explique que la part du père dans la formation de l’adulte est absolument irremplaçable. En clair, l’enfant se construit en regardant son père comme un modèle. On peut donc conclure que la personnalité de Jésus, telle qu’on la voit dans l’Evangile reflète un peu ce que fut saint Joseph. Et vous serez d’accord que Jésus n’était pas vraiment un introverti !

Deuxième détail, Dieu lui donna une responsabilité incroyable en lui confiant la sainte Vierge et Jésus, Lui-même. Du coup, il lui donna forcément des grâces spéciales pour bien remplir sa mission ! Est-ce que le saint Curé d’Ars n’a-t-il pas reçu des grâces spéciales pour faire ce qu’il faisait ? Tout le monde ne peut confesser 15 heures par jour tout en jeûnant et ne dormant quasiment pas… Donc saint Joseph dut recevoir de grandes grâces de force et de sagesse pour s’occuper de la sainte famille, dans l’exil et la pauvreté…

Troisième et dernier détail, l’ange vient lui transmettre, et à lui seul, les messages du Ciel. Dieu respecte donc l’autorité qu’il lui a donné ! Voilà sans doute pourquoi sainte Thérèse d’Avila disait qu’elle ne l’avait jamais prié sans être exaucée… avis aux amateurs ! Moi je vous dis que saint Joseph est un gars sur qui on peut compter, mais vous n’êtes pas obligés de me croire…

Pratique : une dévotion particulière à saint Joseph

Mercredi 18 mars : De la férie

Je tressaillirai de joie et d’allégresse dans votre miséricorde, car vous avez regardé mon état humilié. Tiré de la liturgie

Un bouleversement profond se produit dans l’âme qui reçoit l’absolution. Saint Thomas d’Aquin n’hésitait pas à dire que c’était plus grand que la création du monde ! Je te pardonne tous tes péchés ! Le péché qui s’opposait à Dieu disparait d’un coup et c’est l’amour de Dieu qui règne dans l’âme…

On peut décrire précisément comment cela se passe. Un pénitent vient accuser ses péchés avec une contrition même imparfaite, qu’on appelle l’attrition. Il regrette donc ses péchés seulement à cause de leur laideur et des punitions qu’ils mériteraient. Par l’absolution Dieu élève cette contrition imparfaite en une contrition parfaite qui lave immédiatement de tout péché. C’est comme un coup de vent sur des braises, il fait bruler vif l’amour de Dieu en nous. Le saint curé d’Ars, qui s’y connaissait en confessions, écrivait à ce sujet : La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage. Nos cœurs entrainés par l’amour de Dieu à qui nous avons accepté simplement de nous confier, quelle belle image ! N’avez vous jamais remarqué qu’en sortant d’une confession, on se sent étrangement renouvelé, avec l’envie de ne plus recommencer les péchés qu’on vient d’accuser ? Dieu est passé par là… Comme un torrent débordé… Je tressaillirai de joie et d’allégresse dans votre miséricorde, car vous avez regardé mon état humilié.

Pratique : Remercier Dieu de nous avoir donné la confession

Mardi 17 mars : De la férie

La main droite du Seigneur a fait éclater sa puissance, la main droite du Seigneur m’a exalté ! Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les œuvres du Seigneur. Tiré de la liturgie du jour

Nous avons préparé notre confession et accusé nos péchés, reste encore à recevoir l’absolution ! Selon la doctrine de l’Eglise, c’est cette formule d’absolution toute simple qui accomplit, en un instant, le sacrement de pénitence et le pardon des péchés. En occident elle consiste en ces mots : Ego te absolvo a peccatis tuis, in nomine Patris et Filii, et Spiritus Sancti ! ça, c’est en latin… En Français cela donne : Je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ! L’Eglise n’a évidemment pas inventé ce pouvoir de pardonner les péchés, mais elle en a reçu la mandat de Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même. C’était au soir de la Résurrection, Jésus souffla sur ses apôtres en disant : Recevez le Saint-Esprit, Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus…

Peut-être êtes vous habitués à la formule d’absolution et vous ne voyez plus ce qu’elle a d’énorme ? Le prêtre ose dire JE te pardonne tous tes péchés ! Mais pour qui se prend-il ce prêtre ? On touche là le grand mystère de tous les sacrements… Quand un pauvre prêtre prononce cette phrase, c’est Jésus qui parle à sa place et qui agit en un instant dans l’âme du pénitent. Vous saisissez la merveille ?

A tous ceux qui regrettent de n’avoir pas vu le visage de Jésus, de n’avoir pas entendu ces paroles merveilleuses, ou vu un de ses miracles, j’ose dire que vous regrettez des choses secondaires ! Vous avez infiniment plus dans le moindre sacrement de l’Eglise où Jésus touche votre âme et la remplit de lumière. Pour rencontrer Dieu, pratiquez les sacrements, et laissez faire le Seigneur… La main droite du Seigneur a fait éclater sa puissance, la main droite du Seigneur m’a exalté ! Je ne mourrai point, mais je vivrai, et je raconterai les œuvres du Seigneur !

Pratique : Parler, à un ami éloigné de la religion, de la beauté de la confession

Lundi 16 mars : De la férie

Que votre miséricorde nous vienne en aide, Seigneur, en sorte que votre protection nous arrache aux périls imminents où nos péchés nous engagent ; et que votre intervention libératrice nous conduise au salut. Tiré de la liturgie du jour.

Permettez moi d’interrompre le fil de notre retraite pour évoquer l’actualité, et l’épidémie qui nous menace actuellement, le Coronavirus. C’est une épidémie sérieuse puisque, dans les dernières 24 heures, 368 personnes en sont mortes en Italie… Tout épidémie est d’abord et avant tout un grand malheur, est-il nécessaire de le rappeler ? Comment ne pas être touché par la souffrance de nos frères luttant dans les hôpitaux, par les décès qui frappent de nombreuses familles, par l’inquiétude qui gagne de plus en plus ? Notre premier mouvement sera donc de prier pour nos frères, pour que l’épreuve s’arrête au plus tôt.

Tout malheur doit aussi nous faire réfléchir. Dans notre monde dominé par l’argent, nous oublions trop l’importance de la vie ! Puissions nous, dés aujourd’hui redoubler d’attention à ceux qui nous entourent, et nous aurons fait un grand pas vers un plus grand amour de la vie. L’amour commence à la maison ! Mère Teresa.

Nous oublions aussi tellement vite que nous sommes tous fragiles et mortels. Que cette vie passe et que nous ne sommes que poussière. Surtout ne perdons pas de temps pour faire le bien… Enfin nous oublions encore combien le péché est grave, lui aussi. Au delà des dramatiques milliers de morts de l’épidémie, nous devons aussi regretter profondément les quelques 10000 morts par suicide chaque année en France, et les 41000 décès par an, dus à l’alcool… Décès dans lesquels le péché à sa part ! Si nous savons combien le péché est grave, travaillons nous aussi à le chasser de nous ? Que votre miséricorde nous vienne en aide, Seigneur, en sorte que votre protection nous arrache aux périls imminents où nos péchés nous engagent…

Pratique : Prions pour les soignants qui se dévouent et les familles éprouvées.

Diùanche 15 mars : 3° dimanche de Carême

Tout royaume divisé contre lui-même part à sa ruine…

Cela vous paraîtra sans doute bizarre, mais j’ai un peu pitié de ces pharisiens de l’Evangile. Qu’est ce qu’ils se font ramasser par notre Seigneur ! Ils viennent avec leurs sourires mielleux, tordus dans leurs pensées, échafaudent des mauvais coups, et espèrent vraiment mettre Jésus dans l’embarras ! Mais vous savez à qui vous parlez, là ? C’est le Fils de Dieu, la deuxième personne de la sainte Trinité, qui est devant vous ! Il voit le fond de vos cœurs comme en plein jour, et possède toute la sagesse du monde. C’est vraiment plié d’avance… D’ailleurs ces attaques n’auront qu’un temps, viendra vite le moment, comme le dit avec sobriété l’Evangile, où personne n’osait plus l’interroger…

Profitons de l’impudence de ces pharisiens pour méditer la réponse de Jésus, si pleine de sagesse. Tout royaume divisé contre lui-même part à sa ruine… Comme c’est bien vu ! Pays, famille, communauté… partout où s’installe la division, les guerres fratricides, la perte du bien commun, c’est l’explosion qui est bien vite à prévoir.

Mais au fait, n’est-ce pas vrai également pour ces pharisiens et pour chacun d’entre nous ? Ne sommes nous pas des êtres divisés ? Divisés entre la bonté et le péché, entre l’envie d’héroïsme et le rappel de nos misères, entre notre désir d’aimer Dieu, et nos sombres compromissions avec le diable… Alors nous sommes en danger de ruine, nous aussi, l’avons nous compris ? Avons nous compris que nous avons absolument besoin d’un homme fort, de Jésus, notre espérance ? Que nous avons besoin de la prière, de la confession, de la communion ? si nous pouvions comprendre, durant ce carême que tout royaume divisé contre lui-même part à sa ruine…

Pratique : Prions pour tous les malades de l’épidémie de coronavirus

Samedi 14 mars : De la férie

Il faut te réjouir, mon fils, parce que ton frère était mort et qu’il est revenu à la vie ; parce qu’il était perdu, et qu’il est retrouvé. Tiré de la liturgie

Un dernier reproche, plus rare, mais qu’on peut entendre au sujet de l’accusation des péchés, c’est que cela doit bien soûler le prêtre d’entendre tout cela ! Ne doit on pas craindre de le déranger ?

Alors par pitié, chers fidèles, si vous aimez vos prêtres, surtout demandez leur de vous confesser, et  régulièrement même ! Quelle joie pour le pasteur de donner la grâce de Dieu à ses brebis ! J’avoue franchement que cela m’agace passablement d’entendre dans l’Eglise, des prêtres et des évêques s’interroger à longueur de temps sur leur mission. A quoi sert un prêtre ? Quelle est sa mission ? Pourquoi est-il envoyé ? Et patati, et patata… Que de temps gaspillé ! Que de conférences inutiles… Mais qu’ils confessent ! Et ils comprendront tout de suite pourquoi ils sont envoyés. Pour purifier et sanctifier leur peuple ! N’était-ce pas le labeur quotidien du saint curé d’Ars et de tant de curés d’autrefois ? D’où vient qu’on a arrêté de confesser aujourd’hui ? Les péchés seraient ils disparus de la face de la terre ? Le diable aurait il pris des vacances ? Prions et travaillons pour qu’on retrouve au plus vite, dans notre Eglise, l’habitude de la confession fréquente, pour le plus grand bien et la plus grande paix des âmes ! Il faut te réjouir, mon fils, parce que ton frère était mort et qu’il est revenu à la vie ; parce qu’il était perdu, et qu’il est retrouvé.

Pratique : De quand date notre dernière confession ?