Mercredi 23 mai : Mercredi de Pentecôte

Infunde amorem cordibus : Versez la charité dans nos cœurs !

Bien souvent je vois des gens accuser Dieu de leurs problèmes, et cela m’étonne… Quand on a un ennui (et qui n’en a pas connu ?), alors on vient facilement prendre Dieu à partie parce qu’une maladie affecte un de nos proches, que les affaires ne marchent pas comme on voudrait, parce qu’on a connu un échec… Je comprends très bien qu’on soit révolté par une souffrance, mais pourquoi en accuser Dieu quand souvent, par ailleurs, on ne pratique pas, on prie très peu, et on n’attache à Lui qu’une très faible importance ?

Les chrétiens pratiquants connaissent aussi de grandes épreuves, mais ils connaissent un grand secret: le Seigneur leur a laissé un endroit où trouver son soutien et son secours, c’est-à-dire dans les sacrements. C’est dans la pratique des sacrements, surtout la communion et la confession que l’Esprit d’amour agit en nous et nous communique ce surplus d’amour dont nous avons tant besoin pour supporter les peines de cette vie et trouver le chemin d’une vraie charité. Sainte Jeanne D’arc, par exemple, a connu un moment d’angoisse terrible quand elle appris sa condamnation à mort sur le bûcher. Elle savait par ses voix qu’elle devait mourir, mais tout son être se cabrait à l’idée de la destruction de son corps dont elle avait conservé la virginité… Elle demanda alors à recevoir la communion. Malgré tout se dont on l’avait accusé (hérétique, relapse, et j’en passe…), on accéda à sa demande et elle retrouva alors la paix et la force d’affronter son supplice…

Ayons cette sagesse, nous aussi, et ne nous éloignons pas de l’Amour qui nous est particulièrement communiqué dans les sacrements.

Pratique: Comme toute cette semaine, récitons le Veni Creator

Mardi 22 mai : Mardi de Pentecôte

Accende lumen sensibus: Allumez la lumière dans nos esprits !

Rien de plus évident à constater : les hommes sont dans les ténèbres ! Posez autour de vous des les questions les plus essentielles de la vie : Pourquoi sommes nous sur cette terre ? Qu’arrivera-t-il après notre mort ? Comment doit-on gérer sa vie ? Bien peu donnent une réponse claire et assurée…

Mais ne connaissent-ils pas la prédication de l’Église catholique ? En France, un bon nombre sait globalement ce qu’Elle dit, mais cela se mélange avec ce que disent les médias, les amis, les lectures qu’on a pu faire… Quel terrible malheur que notre intelligence, si belle par certains cotés, soit ainsi dans de profondes ténèbres, résultat particulier du péché originel. Pour ceux qui accueillent la foi, le Saint-Esprit sera particulièrement donné pour faire comprendre les mystère et les goûter particulièrement. C’est ainsi que saint François d’Assise voyait dans toute la nature l’œuvre de Dieu qui chantait sa gloire, et que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus voyait que nos péchés ne pesaient pas grand chose si nous savions nous confier à l’incroyable miséricorde de Dieu ! Tout cela n’est pas réservé aux grands saints ! Nous pouvons, nous aussi, demander cette lumière du Saint-Esprit et en vivre…

Pratique: Réciter le Veni Creator

Lundi 21 mai : Lundi de Pentecôte

Pendant toute la semaine, nous célébrons l’octave de la Pentecôte. Profitons-en pour développer notre dévotion au Saint-Esprit. Je commenterai donc chaque jour quelques mots de la splendide hymne de notre temps liturgique: Le Veni Creator. Qui diceris Paraclitus… : Toi qu’on appelle le Consolateur !

Qui est donc ce mystérieux Saint-Esprit ? Son nom même évoque déjà beaucoup : On le dit spécialement « Esprit » parce qu’on ne le verra jamais. Il ne se manifeste que par des signes: la Colombe ou le feu… Mais il est puissamment là ! On le dit aussi « Saint » parce qu’il sanctifie tout ce qu’il touche, si j’ose dire… L’Esprit-Saint, force sanctifiante, est donc spécialement répandu dans le monde à l’occasion de la Pentecôte, nous en sommes environné. Jésus n’est plus là, mais son Esprit nous est donné. Il est donc bien juste d’appeler l’Esprit-Saint le « Consolateur » puisque c’est Lui qui nous transforme, nous pousse vers le ciel et nous aide à faire de notre vie une belle louange à notre Dieu.

Pratique: Récitons le Veni Creator, spécialement pour deux confrères ordonnés prêtre et diacre en ce jour !

Dimanche 20 mai : Dimanche de la Pentecôte

Je suis venu jeter une feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fut allumé ! 

Pour bien comprendre le mystère qui se produit à la Pentecôte, regardons de près les signes qui s’accomplissent selon le récit des Actes dans l’épitre de ce jour : On remarquera d’abord que la descente du Saint-Esprit s’accomplit le jour de la fête juive de la Pentecôte. La Pentecôte juive était à la fois la commémoration du don de la loi à Moïse au Sinaï et aussi une fête ou l’on offrait les premières récoltes. On notera ensuite que se produit un ébranlement de toute la maison et du feu qui descend du ciel. Ce qui évoque encore l’ancienne alliance avec Moïse faite par Dieu sur le mont Sinaï dans le feu et la tempête. Enfin, on retiendra encore que les apôtres se mettent à parler toutes les langues, ce qui semble dépasser l’ancienne séparation des langues et des peuples qui se produisit à la tour de Babel.

Toutes ces signes manifestent une nouvelle alliance entre Dieu et les hommes, alliance pour l’humanité toute entière, et qui portera un fruit excellent ! Le nouveau peuple de Dieu ainsi constitué sous la direction du Saint-Esprit s’appelle l’Église catholique !

Soyons fier de l’Église catholique, notre Église: Elle est animée d’une telle flamme : le feu du Saint-Esprit ! Ce feu qui a habité les premiers apôtres, et tous les vrais chrétiens au cours des siècles est encore à notre disposition: Que voulons-nous d’autre, sinon qu’il embrasse notre âme et le monde entier de sa douce flamme ? Ce jour anniversaire de la Pentecôte est un jour de grâces. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui devait devenir la patronne des missionnaires du monde entier,  fut guérie de sa grande maladie par le sourire de Marie, le jour même de la Pentecôte. Demandons alors nous-mêmes d’être guéris de notre tiédeur spirituelle !

Pratique: Invoquons particulièrement le Saint-Esprit aujourd’hui: Veni Sancte Spiritus!

Samedi 19 mai : Vigile de la Pentecôte

La vigile de la Pentecôte, au contraire de bien des vigiles, est une vigile joyeuse, une anticipation de la grande fête du lendemain. Autrefois on y célébrait les baptêmes d’adultes et les confirmations au cours d’une grande veillée, semblable à celle de la vigile pascale. Les textes de la Messe évoquent donc naturellement le renouvellement que l’Esprit-Saint doit accomplir en nous. Si nous voulons vivre dans l’esprit de la liturgie, nous devrions en ce jour :

1°) particulièrement commémorer notre baptême : Le grand jour où nous avons été touchés par le Saint-Esprit au fond de notre âme, et renouvelé en profondeur, mérite bien une action de grâces et un anniversaire ! C’est ce que pensait saint Louis qui se faisait appeler « de Poissy » parce que c’était l’endroit de son baptême ! Mais connaissons-nous au moins la date de notre baptême ?

2°) nous préparer à la venue du Saint-Esprit : Si le ciel est à l’unisson de la terre dans la liturgie, il y aura de belles grâces préparées pour nous en ce jour. Sachons les désirer et nous y préparer par une fidélité plus grande… N’oublions pas de nous confesser pour ce jour de Pentecôte!

Pratique: se confesser pour cette grande fête

Vendredi 18 mai : Saint Venant

Venant vécut au 3° siècle à Camerino dans les marches. A environ 15 ans il subit un martyre d’une cruauté inouïe vers l’an 250. Il fut flagellé, brulé avec des torches, suspendu la tête en bas, et pendant ce temps Venant continuait de prêcher au peuple !

Nous sommes petits, en face de ces champions de la foi que furent les martyrs comme Venant… Mais si les tourments et le courage de saint Venant nous paraissent inimitables, il serait tout de même bon que nous sachions l’imiter sur le simple fait, à notre portée, d’enseigner notre religion ! Mais connaissons-nous notre foi ? Au point de savoir l’expliquer à d’autres ? Et aurions nous le courage de témoigner, avec prudence évidement, mais aussi avec enthousiasme, de nos convictions ? Savons-nous être apôtres ?

Il ne sert de rien de se lamenter sur l’état religieux de la France, et de ne jamais bouger le petit doigt pour y changer quelque chose!

Pratique: essayer de montrer le chemin de Dieu à quelqu’un qui l’ignore

Jeudi 17 mai : Saint Pascal Baylon

O Dieu, qui avez orné l’âme du bienheureux Pascal, votre Confesseur, d’un admirable et tendre amour pour les mystères sacrés de votre corps et de votre sang, accordez-nous, dans votre bonté, que nous méritions de retirer de ce banquet divin la même abondance de grâces qu’il y a trouvée. Oraison de la Messe

Pascal Baylon naquit à Torre-Hermosa, en Aragon. Son enfance fut simple et pieuse, à tel point qu’il était un exemple pour les autres enfants. Désireux de se donner tout à Dieu, il entra dans l’ordre des Franciscains comme frère destiné à servir dans des humbles taches. Sa piété était merveilleuse envers la Vierge Marie et surtout envers Jésus dans le Très saint Sacrement : il multipliait les temps de présence à l’église auprès de son Seigneur et y trouvait force et joie. Fidèle au milieu de grandes épreuves, saint Pascal mourut à Villaréal près de Valence à l’âge de 52 ans, le jour qu’il avait lui-même prédit : le 17 mai 1592. Un miracle admirable vint, après sa mort, couronner son ardente piété eucharistique : alors que son corps était exposé dans la chapelle du couvent et qu’on y célébrait la Messe, on vit, au moment de l’élévation de l’Hostie sainte, saint Pascal par deux fois ouvrir et fermer les yeux en signe de vénération ! Il fut alors déclaré patron des œuvres eucharistiques.

Si vous connaissiez une fontaine de bénédiction, ne viendriez vous pas y puiser ? Si vous saviez combien votre âme a soif de Dieu ne lui donneriez-vous pas à boire ? Si vous connaissiez quelqu’un capable de soulager les lourdes peines de ce monde, n’iriez-vous pas le trouver ? Alors pourquoi ne pas prendre un peu de temps auprès de Jésus présent dans l’église ? Le temps que vous passez avec Jésus au Saint Sacrement est le meilleur temps que vous puissiez passer sur terre. Mère Teresa.

Pratique : Un temps d’adoration auprès de Jésus dans l’Eucharistie

Mercredi 16 mai : Saint Ubald

N’ayant pas beaucoup parlé de la sainte Vierge, dans ce mois de mai qui lui est consacré, saint Ubald laissera donc sa place aujourd’hui au récit des apparitions de Marie à l’Ile Bouchard…

C’est une apparition proche de nous puisqu’elle eût lieu la semaine après le 8 décembre 1947 ! L’île Bouchard est un petit village de Touraine d’un peu plus de 1000 habitants. Trois enfants, Jacqueline Aubry, 12 ans, et sa sœur  Jeannette, 7 ans, ainsi que Nicole Robin, 10 ans, vont à l’Église ce lundi 8 décembre pour prier juste avant de se rendre à l’école. Il faut dire que la sœur qui fait la classe leur a demandé de bien prier pour la France. Les jeunes filles se rendent devant la statue de Marie pour dire une dizaine de chapelet. Et là dit Jacqueline: Je vis tout à coup, à ma gauche, entre le vitrail de Notre-Dame de Lourdes et l’autel, une grande lumière, vive et non éblouissante, écrit Jacqueline. Au milieu, apparut une belle dame, se tenant dans une grotte. Elle avait à sa droite un ange. Ce que leur dit Marie: Dites aux petits enfants de prier pour la France. Elle en a grand besoin! La Vierge demandera encore aux enfants de chanter le « Je vous salue Marie », cette prière qu’elle aime bien, Elle leur apprendra à bien faire le signe de la Croix, leur demandera de faire construire aussi une grotte dans l’église… La Vierge fait encore des remarques touchantes : – Elle apparaît ici parce qu’il y a des personnes pieuses et que sainte Jeanne Delanoue y est passée. – Je mettrai du bonheur dans les familles, dit-elle encore. – Elle n’est pas venue pour faire des miracles, mais demander de prier pour la France. Marie guérira tout de même Jacqueline d’une maladie d’yeux, et le dernier jour des apparitions elle enverra, en signe de vérité, devant une église comble, un rayon de soleil qui contournera le pilier pour éclairer les voyants.  Et les désordres qui menaçaient la France à cette époque commencèrent de refluer…

Comme Marie le rappelle très sérieusement en apprenant aux enfants un lent signe de la Croix, veillons à bien nous préparer à la prière: le plus grand moment de notre journée.

Pratique: Notre signe de Croix toujours bien fait…

Mardi 15 mai : Saint Jean-Baptiste de la Salle

Jean-Baptiste de la Salle naquit à Reims en 1651. Il fut un enfant particulièrement pieux et studieux. Bientôt il compris que sa mission serait d’ instruire les pauvres dans la doctrine chrétienne et particulièrement à conduire la jeunesse sur la voie de la vérité (oraison de sa Messe). Au milieu de bien des contradictions, il fonda alors l’Institut des Frères des écoles chrétiennes en 1684. Cet institut fit un bien considérable dans l’histoire par l’éducation chrétienne des enfants. On les appelait les frères quatre bras! A cause d’un manteau qu’ils portaient toujours sans en passer les manches, et sans doute aussi à cause de leur inlassable travail. Saint Jean-Baptiste de la Salle donna tous ses biens aux pauvres et mourut à Rouen le vendredi saint, un 7 avril 1719. Il fut canonisé en 1900.

Le plus grand acte d’espérance pour le Seigneur que l’on puisse faire aujourd’hui, c’est de travailler à former une jeunesse catholique ! Par de vrais catéchismes, des écoles catholiques, et une jeunesse ardente dans sa foi aussi… N’oublions jamais qu’il nous revient comme un devoir impérieux de transmettre ce que nous avons reçus !

Pratique: Savoir offrir de bons livres à ceux qui en ont particulièrement besoin

Lundi 14 mai : De la férie

Ce jour de férie nous laisse le champ libre pour parler du temps après l’Ascension que nous vivons en ce moment.

Les apôtres ont vu Jésus monter au ciel, et Il leur a demandé d’attendre la venue du Saint-Esprit: Vous donc, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut. (Luc 24, 49). Alors ils attendent et ils prient, et Marie prie avec eux, au témoignage du livre des Actes des apôtres: Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus… (Act. 1, 14). Cet temps consacré à la prière durera neuf jours et se terminera par la descente du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. C’est l’ancêtre des neuvaines de prières que nous aimons réciter pour obtenir une grâce spéciale.

Notre temps après l’Ascension est donc spécialement consacré à la prière. Souvenons-nous bien que rien de grand, dans l’Église, ne se fait sans une prière profonde…

Pratique: une prière au Saint-Esprit