Dimanche 20 novembre : 27ème dimanche après la Pentecôte, dernier de l’année.

…Alors toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec une grande puissance et une grande majesté !     Tiré de l’Evangile du dimanche.

Etonnante psychologie humaine ! Nous aimons ce qui fait peur, ce qui effraie, et sommes nettement moins intéressés par la paix et l’harmonie… Qu’à toute époque un charlatan se présente, qu’il annonce la fin du monde, et voilà les hommes effrayés, séduits, attirés par le message catastrophiste ! Depuis les témoins de Jéhovah jusqu’au calendrier Maya, en passant par Paco Rabane, la liste devient longue… et un peu lourde, ne trouvez-vous pas ?

…Et le Seigneur alors ? N’éveille-t-Il pas, Lui aussi, dans l’Evangile de ce jour, l’attirance morbide des humains pour les discours apocalyptiques ? Un lecteur rapide et superficiel pourrait le penser, mais quand on lit précisément, on est frappé, justement, des différences :

– D’abord ils ne parlent pas des mêmes tribulations ! Les charlatans de tout bois évoquent, de façon grandiloquente, la ruine de notre terre… Le Seigneur, Lui, parle du drame de la ruine religieuse dans le cœur des hommes… L’abomination de la désolation dans le lieu saint…, les faux prophètes… (à qui penseriez-vous ?), ne sont pas des signes économiques, ni écologiques, ni sociétaux, mais religieux ! Et c’est le souci que les élus tiennent bon qui occupe le Seigneur.

– Ensuite ils n’ont pas du tout le même message pour l’avenir ! Pas question pour le Seigneur de nous décrire complaisamment un cataclysme terminal, Il nous avertit qu’Il est en train d’arriver au milieu de ce monde tourmenté, pour récompenser ceux qui seront trouvés fidèles, ceux dont l’Apocalypse dit justement qu’ils reviennent de la grande tribulation…

Cet Evangile est donc une gigantesque exhortation au courage au milieu d’un monde difficile ! Ne participons pas alors au « concert des nations », celui des lamentations ! Préparons-nous plutôt pour le monde nouveau : le Seigneur arrive, et nous ne nous lèverions pas pour aller à sa rencontre ?

Pratique : Aujourd’hui nous éviterons les plaintes et cultiverons le courage.

Samedi 19 novembre : sainte Elisabeth de Hongrie

Elisabeth naquit en 1207 et était la fille d’André, roi de Hongrie. Selon la coutume de ce temps, elle fut mariée très jeune à Louis IV, le Landgrave de Hesse et de Thuringe (aujourd’hui en Allemagne). Sa vie semblait angélique, elle prenait de longs temps de prières, était attentive à son époux qu’elle aimait profondément, et se dévouait auprès des pauvres. Elle fut critiquée auprès de son mari, à cause de sa générosité ; Louis répondit : Tant qu’elle ne vend pas le château, j’en suis content ! Une autre fois qu’elle portait du pain aux pauvres, son mari lui demanda de montrer ce qu’elle avait dans son tablier ; elle l’ouvrit, et ce furent des roses qui tombèrent à terre… C’est pourquoi on représente souvent sainte Elisabeth avec des roses ! Après 6 ans de mariage heureux et quatre enfants, son époux mourut lors d’une croisade ; accablée de chagrin, elle abandonna aussitôt tous ses habits princiers, revêtit un habit simple et devint tertiaire de saint François. Le propre frère de Louis usurpa alors le pouvoir sur ses états et persécuta violemment Elisabeth, la forçant à errer dans le pays. Elle supporta tout avec une grande patience, en ne cessant de faire du bien. Quelque peu réhabilitée par des membres de sa famille, elle fit construire un hôpital grâce à sa pension de veuve, se consacra entièrement à Dieu et au service des pauvres, tout en restant dans le monde. Elle mourut le 17 novembre 1231, à l’âge de 24 ans.

Tout comme chez moi à Carnoules, On trouve parfois dans nos églises un vitrail ou une statue de sainte Elisabeth de Hongrie. Sans doute parce qu’elle est une patronne du tiers-ordre franciscain : cette association dans laquelle des fidèles laïcs désirant une vie plus pieuse entraient en masse… autrefois. Le bréviaire souligne qu’Elisabeth garda la paix de l’âme dans les persécutions qu’elle subit, heureuse de souffrir quelque chose pour Dieu ! Gardons-nous habituellement ce fruit d’une vie de prière : la paix de l’âme ?

Pratique : aujourd’hui nous veillerons à ne pas nous plaindre.

Vendredi 18 novembre : Dédicace des Basiliques Saint Pierre et Saint Paul

Ma maison sera appelée une maison de prière, dit le Seigneur. Quiconque y demande reçoit ; et celui qui cherche trouve ; et on ouvrira à celui qui frappe.       Communion de la Messe.

Nous fêtons aujourd’hui les deux basiliques les plus connues dans le monde : celle de saint Pierre et celle de saint Paul à Rome. L’immense basilique saint Pierre est aujourd’hui la plus grande église de la chrétienté (219 m de long, 136 m de haut).
Elle est célèbre comme un symbole de l’Eglise et c’est l’endroit où le pape nouvellement élu est présenté au monde. Ce n’est pourtant pas la cathédrale de Rome, mais, plus simplement, la basilique érigée en dévotion à l’apôtre saint Pierre, et qui fut un grand lieu de pèlerinage chrétien au cours des siècles. Construite au 4° siècle par l’empereur Constantin à l’endroit même où la tradition plaçait la tombe de Saint Pierre, elle fut reconstruite aux 16° et 17° siècles par les plus grands artistes de la Renaissance.

La basilique saint Paul dite « hors les murs » fut construite le long de la via Ostiense (et donc hors des murs de Rome), à l’endroit où saint Paul avait connu son supplice.

A Rome, nous sommes chez nous ! Et la fête de la consécration de ses grandes basiliques est aussi notre fête. Les basiliques de saint Pierre et Paul nous exhortent puissamment à garder le culte des ces apôtres et surtout à rester fermes dans la foi reçue d’eux à travers les siècles !

Pratique : prions aujourd’hui pour le pape

Jeudi 17 novembre : saint Grégoire le Thaumaturge

Saint Grégoire le Thaumaturge marqua profondément son époque par la sainteté de sa vie et ses miracles… Ceux-ci nous impressionnent encore aujourd’hui, vous en jugerez par vous-même… Saint Grégoire, surnommé le Thaumaturge, c’est-à-dire celui qui fait des miracles, naquit vers 213 à Néocésarée, dans le Pont. Païen dans son enfance, il se fit baptiser à l’adolescence, fut disciple d’Origène, et devint évêque de Néocésarée qu’il convertira presque entièrement ! C’est le premier saint non martyr que l’Orient honorera ; saint Basile comparera sa sainteté à celle de Moïse et des prophètes. Le bréviaire raconte de lui deux miracles retentissants : il déplaça d’abord par sa prière un montagne qui gênait la construction d’une église, accomplissant ainsi la promesse du Seigneur pour ceux qui auraient la foi. L’Evangile de sa Messe est donc le passage de l’Evangile de saint Marc qui rapporte la promesse du Seigneur. Enfin, il assécha de la même manière un marais qui causait de la discorde entre deux frères ! Il mourut vers 270 et connut immédiatement une intense vénération.

Voilà un évêque comme on les aime ! Et je ne parle pas des miracles, mais plutôt de son action apostolique… Le bréviaire rapporte que, sur son lit de mort, il demanda simplement combien il restait d’infidèles à Néocésarée… On lui répondit : 17 ! Et il rendit grâce à Dieu en disant que 17 était le nombre de fidèles chrétiens à Néocésarée quand il avait commencé son épiscopat ! Que le Seigneur nous donne de tels pasteurs, aussi saints que pragmatiques !

Pratique : faire son examen de conscience le soir : qu’avons-nous fait pour Dieu aujourd’hui ?

Mercredi 16 novembre : sainte Gertrude

Sainte Gertrude fait partie de ces saintes religieuses qui vécurent un amour profond du Seigneur et eurent la grâce d’écrire leur expérience à la postérité. Née le 6 janvier 1256 en Saxe, Gertrude entra à 5 ans, pour ses études, au monastère de Helfta, et elle y passera toute son existence ! On trouve trois parties dans sa vie ; la première, sa jeunesse, ne fut pas fameuse. Elle vivait, dit-elle, dans un tel aveuglement, que si vous ne m’aviez donné une horreur naturelle du mal, un attrait pour le bien avec les sages conseils de mon entourage, il me semble que je serais tombée dans toutes les occasions de fautes, sans remords de conscience, absolument comme si j’avais été une païenne […]. Cependant vous m’aviez choisie dès ma plus tendre enfance, afin de me faire grandir au milieu des vierges consacrées, dans le sanctuaire béni de la Religion… La deuxième partie dura 20 ans pendant lesquels elle étudia ardemment, et avec grand succès, les sciences profanes et la sagesse humaine, négligeant la prière. Mais elle eut une vision du Seigneur qui la prit par la main et lui montra doucement le buisson d’épines qui opprimait son âme. Elle se tourne alors vers le Seigneur par la lecture de la Bible, l’étude de la théologie et une prière intense. Le Seigneur déclara que le cœur de Gertrude était devenu pour Lui une demeure de délices. Elle eut de fortes expériences mystiques, des révélations particulières de Dieu, et une grande influence par ses livres : le hérault de l’amour divin, les révélations, les exercices spirituels, véritables chefs-d’œuvre de la littérature spirituelle. Morte un 17 novembre vers l’an 1302, âgée de 46 ans, elle est souvent représentée avec un cœur enflammé en main.

Puisse sainte Gertrude nous apprendre que la vraie joie se trouve dans l’amitié avec Dieu. Amour, ô mon doux Soir, faites-moi m’endormir en vous d’un sommeil tranquille, et goûter cet heureux repos que vous avez préparé en vous à ceux que vous aimez.     Sainte Gertrude, exercices spirituels

Pratique : Nous veillerons aujourd’hui à offrir chacune de nos activités par une brève prière.

Mardi 15 novembre : saint Albert le Grand

Seigneur Jésus-Christ, écoutez la voix de notre douleur… nous crions vers vous pour n’être pas séduits par de vaines paroles tentatrices sur la noblesse de la famille, le prestige de l’Ordre, le brillant de la science. Prière de saint Albert le Grand

Albrecht von Bollstaedt, né à Lauingen en Souabe, au début du 13ème siècle, fut un des esprit les plus brillants du Moyen-Âge. Enfant remarquablement doué pour l’étude, il fut envoyé à Padoue pour parfaire son instruction. Là-bas, il choisit d’entrer dans l’ordre dominicain contre l’avis familial. Ses supérieurs le destinèrent à l’enseignement en Allemagne puis à Paris (à l’université de la Sorbonne), c’est là qu’il rencontra son élève saint Thomas d’Aquin dont il prédit l’incroyable rayonnement futur. Il fut nommé provincial d’Allemagne pour son ordre, conseiller du Pape Alexandre IV, puis évêque de Ratisbonne qu’il gouverna pendant deux ans ; enfin il revint à Cologne pour y étudier et enseigner. C’est là qu’il mourut le 15 novembre 1280 ; il fut canonisé et déclaré docteur de l’Eglise en 1931. Son extraordinaire science (on compte plus de 21 volumes de ses écrits), unie à une authentique sainteté, le fit surnommer, de son vivant, « le grand ». Il a marqué l’histoire de l’Eglise par l’étendue de sa connaissance dans les sciences surnaturelles, pour avoir introduit la philosophie réaliste d’Aristote dans l’explication de la doctrine, et pour avoir défendu l’harmonie entre la science et la foi.

L’extraordinaire rayonnement intellectuel de saint Albert s’est uni à une grande piété et à l’amour des âmes. Pour reprendre la parabole de l’Evangile, Albert avait reçu 10 talents, et il a su en rendre 10 autres ! Lui… Et nous, qu’avons-nous fait de nos capacités ? Chacun ne doit-il pas apporter sa pierre ? Qu’avons-nous donné de nous-mêmes pour le royaume de Dieu ?

Pratique : Nous veillerons aujourd’hui à tout faire avec générosité.

Lundi 14 novembre : saint Josaphat

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Offertoire de la fête de saint Josaphat.

Josaphat Kuncewicz est né à Wladimir en Volhynie (en actuelle Ukraine) en 1580 ; il est contemporain, donc, de saint François de Sales et saint Vincent de Paul. Jeune homme très pieux, il entra à 20 ans chez les religieux de saint Basile, y mena une vie édifiante, et gravit rapidement les échelons des responsabilités : prêtre, Archimandrite, réformateur de l’ordre basilien, et même Archevêque de Polotsk (en actuelle Biélorussie). Il se dévoua corps et âme à son troupeau, travaillant particulièrement à ramener les schismatiques et les hérétiques à l’unité romaine avec un merveilleux succès. Mais cela lui valut leur profonde inimitié et un complot en vue de le tuer. Il annonça lui-même en sermon la mort qui le guettait, et, peu après, comme il se rendait à Vitebsk pour la visite pastorale, des schismatiques investirent le palais épiscopal, massacrant ceux qui se trouvaient sur leur passage. Saint Josaphat sortit alors au devant d’eux, demandant avec douceur : Mes chers enfants, pourquoi maltraiter mes serviteurs ? Si c’est à moi que vous en voulez, me voici. Les insurgés se précipitèrent alors sur lui, le transpercèrent de leurs armes et le décapitèrent d’un coup de hache, puis il jetèrent son corps dans le fleuve. C’était le 12 novembre 1623, Josaphat était âgé de 43 ans. Son corps, émettant une vive lumière, fut retiré des flots, et ses meurtriers se convertirent et revinrent à la foi catholique.

Notre saint d’aujourd’hui a beaucoup travaillé pour l’unité de l’Eglise, c’est-à-dire pour le retour à l’Eglise catholique des Orientaux qui s’en étaient séparés. A sa Messe, on lit le bel évangile du Bon Pasteur, car Josaphat a vraiment donné sa vie pour ses brebis, puisqu’il a été assassiné par ceux qu’il essayait de convertir. Et nous, portons-nous vraiment le souci de l’Eglise et de son unité ? Croyons-nous que l’unité est un don de Dieu qui ne s’obtient que par la prière ? Que naisse alors chez nous un grand courant de prière pour demander à Dieu cette grâce de l’unité !

Pratique : une prière pour tous ceux qui vivent loin de l’Eglise, surtout parmi notre prochain.

Dimanche 13 novembre : 26ème dimanche après la Pentecôte, 6ème après l’Epiphanie

C’est la plus petite de toutes les semences…

Notre évangile du jour contient deux paraboles de saint Matthieu, deux paraboles parlant du Royaume de Dieu. Dans un cas, ce Royaume ressemble au minuscule grain de sénevé qui devient un grand arbre, dans l’autre, il ressemble à un peu de levain qui fait lever une belle quantité de farine. Méditons ces paraboles du Royaume, nous autres, chrétiens du 21ème siècle, qui sommes spectateurs malheureux de la paganisation et de l’écroulement de notre monde. Ce Royaume, nous sommes tellement en manque de le voir !

Bien sûr, les gros livres d’histoire nous montrent que douze apôtres sont partis au milieu d’un empire romain décadent, et que 300 ans plus tard cet empire était converti… Bien sûr, une nouvelle civilisation est alors née, priant Dieu, soignant les pauvres et bâtissant des cathédrales ; cette civilisation était grande comme un arbre, et combien de saints, tels des oiseaux, se sont nichés dans ses branches ! Bien sûr, cette évangélisation a touché tous les continents par la générosité des missionnaires, faisant lever une bonne pâte dans le monde entier… Mais pourquoi, alors, l’effondrement d’aujourd’hui dans nos pays de vieille chrétienté ?

Peut-être avons-nous oublié la leçon du grain de sénevé ? Peut-être avons-nous rêvé de grands arbres et de positions acquises, de brioches et d’opulence… Le Royaume de Dieu ne recommence jamais que par des choses minuscules aux yeux du monde, la prière, l’humble dévouement, le sacrifice… l’ai-je compris ? Finalement… le grain de sénevé, ce devrait être moi…

Pratique : Aujourd’hui nous veillerons à ne pas refuser à celui qui nous demande.

Samedi 12 novembre : saint Martin 1er

Ce Martin-là souffre d’être un peu éclipsé par son prédécesseur, le glorieux évêque de Tours… Il eut pourtant un courage exceptionnel au cours de sa vie ! Natif de Todi, en Ombrie, au  7ème siècle, Martin fut Pape de 649 à 655. Il s’opposa au Patriarche de Constantinople tombé dans l’hérésie, le fit condamner par un concile, subissant pour cela même la colère de l’empereur. Il faillit être assassiné, mais fut finalement capturé par l’empereur, dut subir une captivité éprouvante à Constantinople (il était exposé aux moqueries de la population) et fut envoyé en exil en Chersonèse. C’est là qu’il mourut, suite aux persécutions subies. L’histoire nous a conservé l’une de ses dernières lettres d’exil, où il redit magnifiquement son attachement à la foi et son abandon au Seigneur : Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, puisse-t-il, par l’intercession de saint Pierre, établir leurs cœurs dans la foi orthodoxe, les fortifier contre tout hérétique et tout personnage qui s’oppose à notre Église… De ce pauvre corps qui est le mien, le Seigneur lui-même prendra soin, comme il lui plaira d’en disposer, soit que mes épreuves ne cessent pas, soit qu’il m’accorde un peu de soulagement. Le Seigneur est proche : de quoi puis-je me tourmenter ? J’espère en ses miséricordes, et qu’il ne tardera pas à ordonner la fin de ma course.

Dans l’Évangile de sa Messe, on lit la belle profession de foi de saint Pierre : à Jésus qui lui demande qui Il est vraiment, à son avis, saint Pierre répond : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! C’est ce que nous attendons du Pape : qu’il nous confirme dans la foi, le seul roc sur lequel nous puissions bâtir notre vie ! Mais n’oublions pas que l’Église attend aussi de nous de connaître et savoir rendre compte de notre foi !

Pratique : En profiter pour reprendre notre catéchisme.

Vendredi 11 novembre : Saint Martin

Cet homme bienheureux, saint Martin, Évêque de Tours, est entré dans son repos : et les Anges, les Archanges, les Trônes, les Dominations et les Vertus l’ont accueilli.  Alléluia de la Messe

Saint Martin naquit vers l’an 316 à Sabarie, ville de l’actuelle Hongrie. Il s’engagea dans l’armée romaine, fut touché par la grâce, et fut baptisé vers ses 18 ans. Quittant alors l’armée, il se réfugia auprès de saint Hilaire, le célèbre évêque de Poitiers. Plus tard il fut nommé évêque de Tours où il fonda un monastère d’hommes dont il partageait la vie. Son rayonnement évangélique fut immense et on le considère comme l’un des pères de la France chrétienne. Comme il se préparait à quitter ce monde, ses disciples se mirent à pleurer la perte d’un si bon maître. Saint Martin se mit alors à prier en ces termes : Seigneur, si je suis encore nécessaire à votre peuple, je ne refuse pas de travailler ; que votre volonté soit faite ! Mais le labeur était terminé pour lui et il mourut le 11 novembre 397 à Candes en Touraine.

Tout le monde connaît saint Martin, c’est même le nom le plus répandu en France, car autrefois on appelait les « martin » ceux qui avaient accompli le pèlerinage à saint Martin. Ainsi Thérèse Martin (sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus) a sans doute eu un ancêtre pèlerin. C’est aussi le jour de sa fête que fut signé l’armistice de la première guerre mondiale ! Vous connaissez sans doute aussi l’histoire de la chape de saint Martin. Saint Martin était soldat et se préparait à cette époque au baptême, quand il vit un pauvre presque nu dans le froid. Il coupa alors en deux son manteau et en donna la moitié au pauvre. Il faut dire qu’un soldat n’était propriétaire que de la moitié de son manteau à cette époque ! Ainsi saint Martin a respecté la charité mais aussi la justice. Et il eut, en récompense, une apparition de Jésus-Christ, revêtu de la moitié du manteau et disant : Martin, simple catéchumène, m’a revêtu de ce manteau !

Pratique : Ne pas omettre, en ce jour, une aumône ou au moins un acte de charité.